Le Rêve dans le pavillon rouge
Le Rêve du pavillon rouge, Histoire de la pierre
Cao Xueqin, 1791. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.
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Chapitre 12 Wang Xifeng tend cruellement le piège du désir ; Jia Tianxiang contemple de face le Précieux Miroir des vents et de la lune
王熙鳯毒設相思局 賈天祥正照風月鑒
Wang Xifeng tend cruellement le piège du désir
Jia Tianxiang contemple de face le Précieux Miroir des vents et de la lune
話說鳯姐正與平兒說話,只見有人囘說:「瑞大爺來了。」鳯姐命:「請進來罷。」賈瑞見請,心中暗喜。見了鳯姐,滿面陪笑,連連問好。鳯姐兒也假意殷勤讓坐讓茶。賈瑞見鳯姐如此打扮,越發酥倒,因餳了眼問道:「二哥哥怎麼還不囘來?」鳯姐道:「不知什麽緣故。」賈瑞笑道:「别是路上有人絆住了脚,捨不得囘來了?」鳯姐道:「可知男人家見一個愛一個也是有的。」賈瑞笑道:「嫂子這話錯了,我就不是這樣。」鳯姐笑道:「像你這樣的人能有幾個呢,十個裡也挑不出一個來。」
Or, tandis que Xifeng causait avec Ping’er, quelqu’un vint annoncer : « Sieur Rui est arrivé. » Xifeng ordonna : « Faites-le entrer. » Invité à entrer, Jia Rui se réjouit en secret. Dès qu’il vit Xifeng, il se répandit en sourires et lui demanda plusieurs fois de ses nouvelles. Xifeng, de son côté, feignit l’empressement, lui offrit un siège et du thé. À la voir ainsi parée, Jia Rui se sentit plus que jamais défaillir ; les yeux langoureux, il demanda : « Comment se fait-il que mon second frère ne soit pas encore rentré ? » Xifeng répondit : « J’ignore pour quelle raison. » Jia Rui dit en riant : « Quelqu’un ne l’aurait-il pas retenu en chemin, au point qu’il ne puisse se résoudre à revenir ? » Xifeng répondit : « Il est vrai qu’il y a des hommes qui s’éprennent de chaque femme qu’ils rencontrent. » Jia Rui rit : « Belle-sœur, vous vous trompez : moi, je ne suis pas ainsi. » Xifeng répondit en riant : « Combien trouve-t-on d’hommes comme vous ? Pas même un sur dix. »
賈瑞𦗟了,喜的㧓耳撓腮,又道:「嫂子天天也悶的狠。」鳯姐道:「正是呢,只盼個人來說話解解悶兒。」賈瑞笑道:「我倒天天閒着,若天天過來替嫂子解解悶兒,可好麽?」鳯姐笑道:「你哄我呢,你那裡肯往我這裡來?」賈瑞道:「我在嫂子面前,若有一句謊話,天打雷劈!只因素日聞得人說,嫂子是個利害人,在你跟前一㸃也錯不得,所以唬住了我。如今見嫂子是個有說有笑極疼人的,我怎麽不來?死了也情愿。」鳯姐笑道:「果然你是個明白人,比賈蓉兄弟兩個强遠了。我看他那樣淸秀,只當他們心裡明白,誰知竟是兩個糊𡍼䖝,一㸃不知人心。」
À ces mots, Jia Rui fut si ravi qu’il se gratta les oreilles et les joues. Il reprit : « Belle-sœur doit terriblement s’ennuyer chaque jour. » Xifeng répondit : « C’est bien vrai ; je ne souhaite qu’une personne avec qui bavarder pour tromper mon ennui. » Jia Rui dit en riant : « Je suis justement libre tous les jours. Si je venais quotidiennement distraire ma belle-sœur, cela lui plairait-il ? » Xifeng rit : « Vous vous moquez de moi. Jamais vous ne consentiriez à venir chez moi. » Jia Rui répondit : « Si je mens d’un seul mot devant ma belle-sœur, que le tonnerre du Ciel me foudroie ! Seulement, j’avais toujours entendu dire que vous étiez une femme redoutable et qu’en votre présence la moindre faute était interdite ; cela m’avait intimidé. Maintenant que je vois combien vous êtes enjouée, aimable et affectueuse, comment pourrais-je ne pas venir ? Même si je devais en mourir, je le voudrais encore. » Xifeng dit en riant : « Vous êtes vraiment un homme avisé, bien supérieur à Jia Rong et à son frère. À les voir si délicats et si beaux, je les croyais intelligents ; qui aurait pensé que ce sont deux pauvres imbéciles, incapables de comprendre le cœur d’autrui ? »
賈瑞𦗟了這話,越發撞在心坎兒上,由不得又往前凑了一凑,覷着眼看鳯姐的荷包,又問:「戴着什麽戒指?」鳯姐悄悄的道:「放尊重些,别呌丫頭們看見了。」賈瑞如𦗟綸音佛語一般,忙往後退,鳯姐笑道:「你該去了。」賈瑞道:「我再坐一坐兒,好狠心的嫂子!」鳯姐兒又悄悄的道:「大天白日人來人往,你就在這裡也不方便。你且去,等到晚上起了更你來,悄悄的在西邊穿堂兒等我。」賈瑞𦗟了,如得珍寶,忙問道:「你别哄我。但是那裡人過的多,怎麼好躱呢?」鳯姐道:「你只放心,我把上夜的小厮們都放了假,兩邉門一關了,再没别人了。」賈瑞𦗟了,喜之不盡,忙忙的告辭而去,心内以爲得手。
Ces paroles allèrent droit au cœur de Jia Rui. Il ne put s’empêcher de se rapprocher encore ; plissant les yeux vers la bourse de Xifeng, il demanda : « Quelle bague portez-vous ? » Xifeng murmura : « Un peu de tenue ; ne vous laissez pas voir par les servantes. » Jia Rui reçut ces mots comme un décret impérial ou une parole du Bouddha et se recula aussitôt. Xifeng dit en riant : « Vous devriez partir. » Jia Rui répondit : « Laissez-moi rester encore un peu. Que ma belle-sœur est cruelle ! » Xifeng lui murmura de nouveau : « En plein jour, avec tout ce va-et-vient, votre présence ici est incommode. Partez pour l’instant ; ce soir, lorsque les veilles auront commencé, venez m’attendre en secret dans le passage couvert de l’ouest. » Ravi comme s’il avait découvert un trésor, Jia Rui demanda précipitamment : « Ne vous moquez pas de moi. Mais il passe beaucoup de monde par là ; comment pourrai-je me cacher ? » Xifeng répondit : « Soyez sans inquiétude. Je donnerai congé aux garçons chargés de la garde nocturne ; une fois les deux portes fermées, il n’y aura plus personne. » Au comble de la joie, Jia Rui prit congé en toute hâte, persuadé d’avoir réussi.
盻到晚上,果然黑地裡摸入榮府,趂掩門時,鑽入穿堂。果見𣾰黑無一人來往,往賈母那邉去的門已倒鎻,只有向東的門未關。賈瑞側耳𦗟着,半日不見人來。忽聼「咯噔」一聲,東邊的門也關上了。賈瑞急的也不敢則聲,只得悄悄出來,將門撼了撼,關得鐵桶一般。此時要出去亦不能了,南北俱是大墻,要跳也無攀援;這屋内又是過門風,空落落的;現是臘月天氣,夜又長,朔風凛凛,侵肌裂骨,一夜幾乎不曾凍死。好容易盼到早辰,只見一個老婆子先將東門開了進來,去呌西門,賈瑞瞅他背着臉,一溜煙抱了肩跑出來,幸而天氣尙早,人都未起,從後門一徑跑囘家去。
Il attendit impatiemment le soir, puis se glissa dans l’obscurité au palais Rong. Profitant du moment où l’on fermait les portes, il pénétra dans le passage couvert. Tout y était effectivement noir comme poix et personne n’y circulait. La porte conduisant chez l’aïeule Jia était déjà verrouillée de l’autre côté ; seule celle qui donnait à l’est restait ouverte. Jia Rui tendit l’oreille, mais longtemps personne ne vint. Soudain, avec un claquement sec, la porte de l’est se ferma elle aussi. Malgré son affolement, Jia Rui n’osa faire entendre un son. Il sortit sans bruit et secoua la porte : elle était close comme un tonneau cerclé de fer. Il ne pouvait désormais plus sortir. Au nord comme au sud se dressaient de hauts murs, sans aucune prise pour les escalader ; la pièce, vide et désolée, était traversée de courants d’air. On était au douzième mois, les nuits étaient longues, et le vent du nord, glacial, lui pénétrait la chair et lui fendait les os. Il faillit mourir de froid au cours de la nuit. Il parvint enfin à attendre le matin. Une vieille servante ouvrit d’abord la porte de l’est et entra pour aller ouvrir celle de l’ouest. Profitant du moment où elle lui tournait le dos, Jia Rui serra les épaules et détala comme une flèche. Par bonheur, il était encore tôt et personne n’était levé ; il sortit par la porte de derrière et courut tout droit chez lui.
原來賈瑞父母早亡,只有他祖父代儒教養。那代儒素日教訓最嚴,不許賈瑞多走一歩,生怕他在外吃酒賭錢,有悞學業。今忽見他一夜不歸,只料定他在外非飮卽賭,嫖娼宿妓,那裡想到這叚公案?因此氣了一夜。賈瑞也捻着一把汗,少不得囬來撒謊,只說:「往舅𠢎家去的,天黒了,留我住了一夜。」代儒道:「自來出門,非禀我不敢擅出,如何昨日私自去了?㨿此也該打,何况是撒謊!」因此發狠搇倒打了三四十板,還不許吃飯,令他跪在院内讀文章,定要補出十天工課來方罷。賈瑞先凍一夜,又遭了打,且餓着肚子,跪在風地裡讀文章,其苦萬狀。
Les parents de Jia Rui étaient morts depuis longtemps, et seul son grand-père Jia Dairu assurait son éducation. Dairu se montrait habituellement d’une extrême sévérité : il ne permettait pas à Jia Rui de faire un pas de trop, de peur qu’il ne boive ou ne joue dehors et ne néglige ses études. Le voyant soudain passer toute une nuit hors de la maison, il tint pour certain qu’il avait bu, joué, fréquenté les maisons de prostitution ou couché chez une courtisane ; comment aurait-il pu soupçonner cette aventure ? Il en passa donc la nuit à enrager. Jia Rui, pour sa part, suait d’angoisse. À son retour, il dut inventer un mensonge : « Je suis allé chez mon oncle maternel. Comme il faisait nuit, on m’a gardé à coucher. » Dairu répliqua : « Jusqu’ici, tu n’as jamais osé sortir sans m’en avertir. Comment as-tu pu partir hier de ta propre initiative ? Cela seul mérite le bâton, sans même parler de ton mensonge ! » Dans sa fureur, il le fit jeter à terre et lui administra trente ou quarante coups de planche. Il lui interdit en outre de manger, lui ordonna de s’agenouiller dans la cour pour étudier ses textes et exigea qu’il rattrapât dix jours de travail avant d’en rester là. Après avoir gelé toute une nuit, Jia Rui fut donc battu, puis dut étudier à genoux, le ventre vide, en plein vent : ses souffrances furent indicibles.
此時賈瑞邪心未攺,再想不到鳯姐捉弄他。過了兩日,得了空,仍來找𡬶鳯姐。鳯姐故意抱怨他失信,賈瑞急的賭咒發誓。鳯姐因他自投羅網,少不得再𡬶别計令他知攺,故又約他道:「今日晚上你别在那裡了。你在我這房後小過道裡那間空屋裡等我,可别冐撞了。」賈瑞道:「果眞?」鳯姐道:「誰來哄你,你不信就别來。」賈瑞道:「來,來,來!死也要來!」鳯姐道:「這會子你先去罷。」賈瑞料定晚間必妥,此時先去了。鳯姐在這裡便㸃兵𣲖將,設下圈套。
Pourtant, Jia Rui n’avait pas renoncé à ses pensées perverses et n’imagina pas un instant que Xifeng se jouait de lui. Deux jours plus tard, dès qu’il trouva un moment de liberté, il revint la chercher. Xifeng lui reprocha délibérément de n’avoir pas tenu parole, et Jia Rui, affolé, jura ses grands dieux. Puisqu’il venait de lui-même se jeter dans le filet, Xifeng résolut de concevoir un autre stratagème pour le corriger. Elle lui fixa donc un nouveau rendez-vous : « Ce soir, ne m’attendez pas là-bas. Attendez-moi dans la pièce vide du petit passage derrière mes appartements, mais prenez garde de ne tomber sur personne. » Jia Rui demanda : « Est-ce bien vrai ? » Xifeng répondit : « Qui chercherait à vous tromper ? Si vous ne me croyez pas, ne venez pas. » Jia Rui s’écria : « Je viendrai, je viendrai ! Même si je dois en mourir ! » Xifeng dit : « Pour l’instant, partez. » Certain que tout se passerait bien le soir venu, Jia Rui se retira. Xifeng, de son côté, déploya ses troupes et ses généraux et prépara son piège.
那賈瑞只盼不到晚上,偏生家裡親戚又來了,直吃了晚飯纔去。那天已有掌燈時分,又等他祖父安歇,方溜進榮府,直往那夾道中屋子裡來等着,熱鍋上螞蟻一般。只是左等不見人影,右聞也没聲响,心中害怕,不住猜疑道:「别是又不來了,又凍一夜不成?」正自胡猜,只見黑魆魆的來了一個人,賈瑞便意定是鳯姐,不管皂白,等那人剛至面前,便如餓虎撲食、猫兒捕鼠的一般,抱住呌道:「親嫂子,等死我了!」說着,抱到屋裡炕上就親嘴扯褲子,滿口裡「親爹」「親娘」的亂呌起來。那人只不做聲,賈瑞扯了自己的褲子,硬帮帮就想頂入。忽見燈光一閃,只見賈薔舉着個蠟台,照道:「誰在屋裡?」只見炕上那人笑道:「瑞大叔要肏我呢。」賈瑞一見,𨚫是賈蓉,直臊得無地可入,不知怎樣纔好,囬身就要跑脫,被賈薔一把揪住,道:「别走!如今璉二嬸已經告到太太跟前,說你調戱他,他暫用了脫身計哄你在那邊等着。太太氣𭮀過去,因此呌我來拿你。快跟我去見太太去!」賈瑞聼了,魂不附体,只說:「好姪兒!你只說没有我,我明日重重的謝你。」賈薔道:「放你不值什麽,只不知你謝我多少?况且口說無凴,寫一文契來。」賈瑞道:「這如何落紙呢?」賈薔道:「這也不妨,寫一個賭錢輸了外人賬目,借頭家銀若干兩便罷。」賈瑞道:「這也容易。」賈薔翻身出來,紙筆現成,拿來命賈瑞寫。他兩個做好做歹,只寫了五十兩銀子,畵了押,賈薔收起來。然後撕攞賈蓉。賈蓉先咬定牙不依,只說:「明日告訴族中的人評評理。」賈瑞急的至於叩頭。賈薔做好做歹的,也寫了一張五十兩欠契纔罷。
Jia Rui ne vivait plus que dans l’attente du soir. Par malchance, des parents vinrent chez lui et ne repartirent qu’après le dîner. Les lampes étaient déjà allumées. Il dut encore attendre que son grand-père fût couché avant de se glisser dans le palais Rong et de gagner directement la pièce du passage étroit. Il y attendit comme une fourmi sur une poêle brûlante. Il eut beau regarder d’un côté, nulle silhouette ne parut ; il eut beau écouter de l’autre, aucun bruit ne se fit entendre. Pris de peur, il ne cessait de se demander : « Ne viendra-t-elle encore pas ? Vais-je de nouveau geler toute une nuit ? » Tandis qu’il se perdait en conjectures, une silhouette noire s’approcha. Convaincu qu’il s’agissait de Xifeng, Jia Rui ne chercha pas à distinguer le noir du blanc. Dès que la personne fut devant lui, il se jeta sur elle comme un tigre affamé sur sa proie ou un chat sur une souris, l’enlaça et s’écria : « Ma chère belle-sœur, j’ai failli mourir à force de vous attendre ! » Tout en parlant, il l’entraîna sur le kang de la pièce, se mit à l’embrasser et à lui arracher son pantalon, en criant pêle-mêle : « Cher papa ! Chère maman ! » L’autre ne disait mot. Jia Rui baissa son propre pantalon et, le membre tout raide, voulut le pénétrer de force. Soudain, une lumière brilla : Jia Qiang, un chandelier à la main, éclaira la pièce en demandant : « Qui est là ? » L’homme étendu sur le kang répondit en riant : « Oncle Rui veut me baiser. » Jia Rui reconnut alors Jia Rong. Rouge de honte, ne sachant où se cacher ni que faire, il se retourna pour s’enfuir ; mais Jia Qiang le saisit d’une main et dit : « Ne partez pas ! La seconde tante Lian a déjà porté plainte devant Madame, disant que vous aviez voulu la déshonorer. Pour se tirer d’affaire, elle vous a temporairement trompé en vous faisant attendre là-bas. Madame en est presque morte de rage et m’a donc envoyé vous arrêter. Venez vite avec moi vous présenter devant elle ! » À ces mots, Jia Rui sentit son âme quitter son corps. Il supplia : « Mon bon neveu ! Dis seulement que je n’étais pas ici, et demain je te récompenserai généreusement. » Jia Qiang répondit : « Vous laisser partir ne coûte rien ; encore faudrait-il savoir combien vous me donnerez. Et les paroles ne constituent pas une preuve : écrivez-moi un engagement. » Jia Rui demanda : « Comment pourrais-je mettre cela par écrit ? » Jia Qiang répondit : « Ce n’est pas difficile. Écrivez que vous avez contracté une dette de jeu envers quelqu’un de l’extérieur et que vous avez emprunté tant de taëls au tenancier. » Jia Rui dit : « Voilà qui est facile. » Jia Qiang sortit ; le papier et le pinceau étaient déjà prêts. Il les apporta et ordonna à Jia Rui d’écrire. Après avoir marchandé en feignant tour à tour la douceur et la dureté, ils lui firent reconnaître une dette de cinquante taëls et apposer son paraphe ; Jia Qiang rangea le document. Puis il se mit à tirer Jia Rong. Celui-ci refusa tout net, les dents serrées, répétant : « Demain, j’en parlerai aux membres du clan et nous verrons qui a raison. » Jia Rui, au désespoir, alla jusqu’à se prosterner. Jia Qiang intervint encore, alternant menaces et bons propos ; ce ne fut qu’après que Jia Rui eut écrit une autre reconnaissance de dette de cinquante taëls que l’affaire s’arrêta.
賈薔又道:「如今要放你,我就擔着不是。老太太那邊的門早已關了;老爺正在廳上看南京來的東西,那一條路定難過去;如今只好走後門。若這一走,倘或遇見了人,連我也不好。等我先要探探,再來領你。這屋裡你還藏不住,少時就來堆東西,等我𡬶個地方。」說𭺾,拉着賈瑞,仍息了燈,出至院外,摸着大台階底下,說道:「這窩兒裡好,只蹲着,别哼一聲,等我來再走。」說𭺾,二人去了。
Jia Qiang reprit : « Si je vous relâche maintenant, c’est moi qui porterai la faute. La porte du côté de l’aïeule est fermée depuis longtemps ; Monsieur examine dans la grande salle des objets arrivés de Nankin, si bien qu’il vous sera certainement impossible de passer par là. Il ne reste que la porte de derrière. Mais si nous partons par là et rencontrons quelqu’un, je serai moi aussi compromis. Attendez que j’aille d’abord reconnaître le chemin ; je reviendrai vous conduire. Vous ne pouvez pas davantage rester caché dans cette pièce : on viendra bientôt y entasser des objets. Je vais vous trouver un endroit. » Là-dessus, il prit Jia Rui par le bras, éteignit de nouveau la lampe et le conduisit dans la cour. Tâtant le dessous du grand perron, il dit : « Ce recoin conviendra. Accroupissez-vous et ne soufflez mot ; vous partirez quand je serai revenu. » Après quoi les deux autres s’en allèrent.
賈瑞此時身不由己,只得蹲在那臺堦下。正要盤算,只𦗟頭頂上一聲响,唿喇喇一凈桶尿糞從上面真潑下來,可巧澆了他一身一頭。賈瑞掌不住「噯喲」一聲,忙又掩住口,不敢聲張,滿頭滿臉皆是尿屎,渾身氷冷打戰。只見賈薔跑來呌:「快走,快走!」賈瑞方得了命,三歩兩歩從後門跑到家中,天已三更,只得呌開了門。家人見他這般光景,問:「是怎麽了?」少不得撒謊說:「天黒了,失脚掉在茅厮裡了。」一面卽到自己房中更衣洗濯,心下方想到鳳姐頑他,因此發一囬狠。再想想鳳姐的模樣兒標緻,又恨不得一時摟在懷裡,胡思亂想,一夜不曾合眼。
Jia Rui n’était plus maître de lui-même et dut rester accroupi sous le perron. Comme il commençait à réfléchir, un bruit retentit au-dessus de sa tête et, dans un grand fracas, tout le contenu d’un seau d’aisances, urine et excréments, se déversa sur lui, le couvrant fort à propos de la tête aux pieds. Incapable de se contenir, Jia Rui poussa un « Aïe ! », puis se plaqua aussitôt la main sur la bouche, sans oser faire davantage de bruit. Le visage et les cheveux souillés d’urine et de matières, glacé jusqu’aux os, il tremblait de tout son corps. Jia Qiang accourut alors en criant : « Vite, partez ! Vite ! » Jia Rui crut retrouver la vie. En quelques enjambées, il s’enfuit par la porte de derrière et regagna sa maison. Il était déjà minuit passé et il dut frapper pour se faire ouvrir. Le voyant dans cet état, les gens de la maison demandèrent : « Que vous est-il arrivé ? » Il fut contraint de mentir : « Il faisait noir ; j’ai trébuché et je suis tombé dans les latrines. » Il regagna aussitôt sa chambre pour changer de vêtements et se laver. Alors seulement il comprit que Xifeng s’était jouée de lui, et il entra dans une violente colère. Mais dès qu’il repensait à la beauté de Xifeng, il brûlait de la serrer sur-le-champ dans ses bras. Ballotté par ces pensées désordonnées, il ne ferma pas l’œil de toute la nuit.
自此雖想鳳姐,只不敢徃榮府去了。賈蓉等兩個常常來索銀子,他又怕祖父知道。正是相思尙且難禁,况又添了債務,日間工課又𦂳。他二十來歲人,尙未娶親,還來想着鳳姐不得到手,未免有些指頭兒告了消乏。更兼兩囘凍恼奔波,因此三五下裡夾攻,不覺就得了一病:心内發膨脹,口内無滋味,脚下如綿,眼中似醋,黒夜作燒,白日常倦,下溺遺精,𠻳痰帶血。諸如此症,不上一年,都添全了。于是不能支持,一頭跌倒,合上眼還只夢魂顛倒,滿口說胡話,驚怖異常。百般請醫療治,諸如肉桂、附子、鼈甲、麦冬、玉竹等藥,吃了有幾十斤下去,也不見個動靜。
Dès lors, bien qu’il pensât toujours à Xifeng, il n’osa plus se rendre au palais Rong. Jia Rong et Jia Qiang venaient souvent lui réclamer leur argent, et il craignait que son grand-père ne l’apprît. Son désir amoureux était déjà difficile à endurer ; à cela s’ajoutaient ses dettes et, chaque jour, des études très astreignantes. Il avait une vingtaine d’années et n’était pas encore marié. Comme il ne cessait de songer à Xifeng sans pouvoir la posséder, il lui arrivait de se soulager avec ses doigts. Ajoutez à cela les deux nuits de froid, les tourments et les courses : assailli de toutes parts, il ne tarda pas à tomber malade. Il se sentait gonflé intérieurement, n’avait plus aucun goût dans la bouche, avait les jambes molles comme du coton et les yeux brûlants comme s’ils étaient pleins de vinaigre. La nuit, il avait des accès de fièvre ; le jour, il était toujours épuisé. Il perdait son sperme en urinant, toussait des glaires mêlées de sang. En moins d’un an, tous ces symptômes se déclarèrent au complet. Incapable de tenir davantage, il s’effondra. Même les yeux fermés, il restait en proie à des rêves délirants, proférait sans cesse des paroles incohérentes et connaissait des terreurs extraordinaires. On consulta toutes sortes de médecins. On lui fit avaler plusieurs dizaines de livres de remèdes tels que cannelle, aconit préparé, carapace de tortue molle, tubercules d’ophiopogon et sceau-de-Salomon, sans obtenir la moindre amélioration.
倐又臘盡春囘,這病更又沉重。代儒也着了忙,各處請醫療治,皆不見效。因後來吃「獨參湯」,代儒如何有這力量,只得往榮府裡來𡬶。王夫人命鳯姐秤二兩給他。鳯姐囬說:「前兒新近替老太太配了藥,那整的太太又說留着送楊提督的太太配藥,偏偏昨兒我已着人送了去了。」王夫人道:「就是偺們這邉没了,你打發個人住那邉你婆婆處問問,或是你珍大哥哥那裡有,𡬶些來,凑着給人家,吃好了,救人一命,也是你們的好處。」鳯姐應了,也不遣人去𡬶,只將些渣末凑了幾錢,命人送去。只說:「太太送來的,再也没了。」然後向王夫人只說:「都𡬶了來,共凑了有二兩送去。」
Le douzième mois s’acheva bientôt et le printemps revint, mais la maladie s’aggrava encore. Dairu s’alarma lui aussi et fit venir des médecins de partout, sans aucun résultat. On prescrivit enfin une « décoction de ginseng pur ». Mais comment Dairu aurait-il eu les moyens de s’en procurer ? Il dut venir en chercher au palais Rong. Madame Wang ordonna à Xifeng de lui en peser deux onces. Xifeng répondit : « Il y a peu, nous avons préparé un remède pour l’aïeule. Quant aux racines entières, Madame avait dit de les garder pour préparer un remède à l’épouse du commandant Yang ; or, hier justement, je les ai déjà fait porter chez elle. » Madame Wang dit : « Même si nous n’en avons plus ici, envoyez quelqu’un demander chez votre belle-mère, de l’autre côté, ou voyez si votre grand frère Zhen en possède. Cherchez-en de quoi compléter la quantité et donnez-la à ces gens. Si le malade guérit et qu’une vie est sauvée, ce sera également une bonne action pour vous. » Xifeng acquiesça, mais n’envoya personne en chercher. Elle rassembla seulement quelques dixièmes d’once de débris et de poudre, puis les fit porter en disant : « Cela vient de Madame ; il n’y en a vraiment plus. » À Madame Wang, en revanche, elle déclara : « J’en ai cherché partout et j’ai pu en réunir deux onces en tout, que je leur ai envoyées. »
那賈瑞此時要命心急,無藥不吃,只是白花錢,不見效。忽然這日有個疲足道人來化齋,口稱專治𡨚業之症。賈瑞偏生在内𦗟了,直着聲呌喊,說:「快去請進那位菩薩來救命!」一面在枕頭上叩首。衆人只得帶了那道士進來。賈瑞一把拉住,連呌「菩薩救我!」那道士嘆道:「你這病非藥可醫。我有個寶貝與你,你天天此看時,命可保矣。」說𭺾,從搭連中取出正反面皆可照人的鏡,背上面鏨着「風月寳鑑」四字。遞與賈瑞道:「這物出自太虛元境空靈殿上,警幻仙子所製,專治邪思妄動之症,有濟世保生之功。所以帶他到世上來,单與那些聰明傑俊、風雅王孫等看照。千萬不可照正面,只照他的背靣,要𦂳,要𦂳!三日後吾來𭣣取,𬋩呌他好了。」話𭺾,徜徉而去,衆人苦留不住。
Jia Rui, brûlant alors de sauver sa vie, avalait n’importe quel remède ; il ne faisait pourtant que gaspiller son argent, sans aucun effet. Un jour, un taoïste aux pieds las vint demander l’aumône d’un repas, affirmant qu’il guérissait spécialement les maladies dues aux dettes karmiques. Jia Rui l’entendit de l’intérieur et se mit à crier à pleine voix : « Vite, invitez ce Bodhisattva à entrer et à me sauver ! » En même temps, il se prosternait sur son oreiller. Les gens de la maison durent faire entrer le taoïste. Jia Rui lui saisit aussitôt la main et répéta : « Bodhisattva, sauvez-moi ! » Le taoïste soupira : « Votre maladie ne peut être guérie par des remèdes. Je possède un trésor que je vais vous donner. Si vous le regardez chaque jour, votre vie pourra être préservée. » Là-dessus, il tira de sa besace un miroir dans lequel on pouvait se regarder des deux côtés. Au revers étaient gravés les quatre caractères : « Le Précieux Miroir des vents et de la lune ». Il le tendit à Jia Rui et dit : « Cet objet provient du Palais du Vide spirituel, dans le Royaume originel du Grand Vide. Il a été fabriqué par l’immortelle Jinghuan pour guérir spécialement les pensées perverses et les désirs insensés ; il a le pouvoir de secourir le monde et de préserver la vie. C’est pourquoi je l’ai apporté dans le monde, à l’usage exclusif de ces jeunes gens intelligents et remarquables, de ces élégants descendants de maisons princières. Surtout, ne regardez jamais le côté de face : ne regardez que son revers. C’est essentiel, essentiel ! Je reviendrai le reprendre dans trois jours et vous garantis qu’il vous aura guéri. » Ayant parlé, il s’éloigna d’un pas nonchalant ; malgré leurs instances, personne ne put le retenir.
賈瑞接了鏡子,想道:「這道士倒有意思,我何不照一照試試?」想𭺾,拿起「風月寶鑑」來,向反面一照,只見一個髏骷立在裡面,唬得賈瑞連忙掩了,罵:「道士混賬!如何嚇我!我倒再照照正面是什麽?」想着,便將正面一照,只見鳯姐站在裡面㸃手兒呌他。賈瑞心中一喜,蕩悠悠覺得進了鏡子,與鳯姐雲雨一畨,鳯姐仍送他出來。到了床上,「噯喲」了一聲,一睁眼,鏡子從新又掉過來,仍是反靣立着一個骷髏。賈瑞自覺汗津津的,底下已遺一了灘精。心中到底不足,又翻過正面來,只兒/見鳯姐還招手呌他,他又進去,如此三四次。到了這次,剛要出鏡子來,只見兩個人走來,拿鉄鎻把他套住,拉了就走。賈瑞呌道:「讓我拿了鏡子再走!」只說這句,就再不能說話了。
Le miroir en main, Jia Rui songea : « Ce taoïste est assez singulier. Pourquoi ne pas essayer de m’y regarder ? » Il prit donc le Précieux Miroir des vents et de la lune et en regarda le revers. Il vit un squelette debout à l’intérieur. Terrifié, il recouvrit précipitamment le miroir et jura : « Maudit taoïste ! Pourquoi m’effraie-t-il ainsi ? Voyons plutôt ce qu’il y a sur la face. » À cette pensée, il retourna le miroir et regarda le côté de face. Xifeng s’y tenait debout et lui faisait signe d’approcher. Transporté de joie, Jia Rui eut l’impression de flotter dans le miroir ; il s’y unit à Xifeng dans les jeux des nuages et de la pluie, puis elle le raccompagna au-dehors. Revenu sur son lit, il poussa un « Aïe ! » et ouvrit les yeux : le miroir s’était de nouveau retourné et le squelette se tenait toujours au revers. Jia Rui se sentit couvert de sueur ; sous lui s’étalait déjà une flaque de sperme. Pourtant, son désir n’était pas satisfait. Il retourna de nouveau le miroir : Xifeng lui faisait encore signe. Il y entra une nouvelle fois, et recommença ainsi trois ou quatre fois. La dernière fois, comme il s’apprêtait à sortir du miroir, deux hommes survinrent, lui passèrent une chaîne de fer autour du cou et l’emmenèrent. Jia Rui cria : « Laissez-moi prendre le miroir avant de partir ! » Ce furent ses dernières paroles.
旁邊伏侍的人,只見他先還拿着鏡子照,落下來,仍睁開眼拾在手内,末後鏡子掉下來,便不動了。衆人上來看看,已晏了氣,身子底下氷凉精濕一大灘精。這纔忙着穿衣抬床,代儒夫婦哭的𭮀去活來,大罵道士:「是何妖鏡!若不毁此鏡,遺害人世不小。」遂命架火來燒。只𦗟空中呌道:「誰教你們瞧正面了的!你們自己以假爲眞,爲何燒我此鏡?」忽見那鏡從空中飛出。代儒出門看時,只見還是那個疲足道人,喊道:「誰毁『風月寳鑑』?」說着,搶了鏡子,眼看着他飄然去了。
Les personnes qui le servaient l’avaient d’abord vu tenir le miroir et s’y regarder ; chaque fois qu’il lui échappait, il rouvrait les yeux et le reprenait. Mais lorsque le miroir tomba pour la dernière fois, il ne bougea plus. Tous s’approchèrent : il avait déjà rendu son dernier souffle, et sous son corps glacé s’étendait une vaste flaque humide de sperme. On se hâta de l’habiller et de soulever son lit. Dairu et son épouse pleuraient à en mourir, invectivant le taoïste : « Quel miroir maléfique ! Si nous ne le détruisons pas, il causera de grands malheurs parmi les hommes. » Ils ordonnèrent donc de préparer un feu pour le brûler. Mais une voix retentit dans les airs : « Qui vous a dit d’en regarder la face ? Vous-mêmes avez pris le faux pour le vrai ; pourquoi brûleriez-vous mon miroir ? » Soudain, le miroir s’envola dans les airs. Dairu sortit regarder et vit que c’était encore le taoïste aux pieds las, qui criait : « Qui veut détruire le Précieux Miroir des vents et de la lune ? » Sur ces mots, il s’empara du miroir et, sous leurs yeux, s’éloigna en flottant dans les airs.
當下代儒料理喪事,各處去報。三日起經,七日發引,𭔃靈鐵鑒寺,日後帶囬原籍。一時賈家衆人齊來弔問,榮府賈赦贈銀二十兩,賈政也是二十兩;寧府賈珍亦有二十兩;其餘族中人貧富不一,或一二兩、三四兩不等。外又有各同窻家中分資,也凑了二三十兩。代儒家道雖然淡薄,得此帮助,到也豐豐富富完了此事。
Dairu régla alors les funérailles et en informa les différentes maisons. Le troisième jour, on commença la récitation des sutras ; le septième, le cortège funèbre partit. Le cercueil fut provisoirement déposé au temple du Miroir de fer, en attendant d’être ramené plus tard au pays natal. Tous les membres de la famille Jia vinrent présenter leurs condoléances. Du palais Rong, Jia She offrit vingt taëls d’argent et Jia Zheng en donna autant ; du palais Ning, Jia Zhen donna lui aussi vingt taëls. Les autres membres du clan, selon qu’ils étaient riches ou pauvres, offrirent un ou deux taëls, ou encore trois ou quatre. Les familles de ses condisciples firent en outre une collecte qui réunit vingt ou trente taëls. Bien que Dairu fût de condition modeste, cette aide lui permit d’accomplir les funérailles fort convenablement.
誰知這年冬底,林如海因爲身𣑱重疾,寫書來特接林黛玉囘去。賈母𦗟了,未免又加憂悶,只得忙忙的打㸃黛玉起身。寳玉大不自在,争奈父女之情,也不好攔阻。于是賈母定要賈璉送他去,仍呌帶囬來。一應土儀盤費,不消繁絮說,自然要妥貼。作速擇了日期,賈璉與林黛玉辭别了同人,帶領僕從,登舟往揚州去了。要知端的,且聽下囬分解。
Or, à la fin de l’hiver de cette même année, Lin Ruhai, atteint d’une grave maladie, écrivit pour demander expressément que Lin Daiyu revînt auprès de lui. À cette nouvelle, l’aïeule Jia éprouva naturellement un surcroît de chagrin et d’inquiétude ; elle dut néanmoins faire préparer en hâte le départ de Daiyu. Baoyu en fut extrêmement contrarié, mais devant les liens qui unissaient le père et la fille, il ne pouvait décemment s’y opposer. L’aïeule Jia exigea donc que Jia Lian accompagnât Daiyu et la ramenât ensuite. Il va sans dire que les présents du pays et les frais du voyage furent réglés comme il convenait ; inutile de s’étendre là-dessus. On choisit rapidement une date. Jia Lian et Lin Daiyu prirent congé de tous, puis, accompagnés de leurs serviteurs, montèrent à bord d’un bateau et partirent pour Yangzhou. Pour connaître la suite exacte, écoutez les explications du prochain chapitre.
Notes
賈天祥 : autre nom de Jia Rui employé dans le titre du chapitre.
賈 : le patronyme Jia est homophone de 假, « faux » ; la scène du miroir oppose précisément le faux au vrai.
相思局 : littéralement un « dispositif » ou « piège de passion amoureuse », monté par Xifeng pour châtier Jia Rui.
雲雨 : « nuages et pluie » est une périphrase littéraire traditionnelle désignant l’union sexuelle.
風月寶鑑 : 風月, « vents et lune », évoque à la fois les plaisirs galants et le désir trompeur ; le revers montre la mort que dissimule la face séduisante.
獨參湯 : décoction médicinale composée uniquement de ginseng, remède coûteux administré aux malades très affaiblis.
以假爲眞 : « prendre le faux pour le vrai » reprend le jeu central du roman sur 賈, homophone de 假, « faux ».
起經、發引 : les sutras funéraires commencent ici le troisième jour ; le septième jour a lieu le départ du cortège portant le cercueil.