Lavis à l’encre : un pavillon de jardin aux balustrades laquées de rouge au bord d’un étang, un arbre en fleurs dont les pétales tombent sur l’eau, un saule pleureur et un pont en dos d’âne dans la brume.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

Le Rêve dans le pavillon rouge

Le Rêve du pavillon rouge, Histoire de la pierre

Cao Xueqin, 1791. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.

Traduction française assistée par intelligence artificielle, établie pour Chine Informations à partir du texte chinois original, puis relue par la rédaction. La traduction française de cette œuvre n’a pas été recopiée d’une édition ancienne : elle a été établie à partir du texte chinois par un modèle de langue (OpenAI gpt-5.6-sol), chapitre par chapitre, puis relue. Il n’existe aucune traduction française libre de droits du « Rêve dans le pavillon rouge » — la première traduction intégrale date de 1981 et reste protégée. Le texte chinois, lui, est celui de l’édition de 1791, recopié sans retouche : il est affiché en regard, passage par passage, et permet de contrôler la traduction caractère par caractère. Le texte chinois est dans le domaine public ; la traduction française est protégée : © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés.

Chapitre 2 Jia Min rejoint les immortels dans la ville de Yangzhou ; Leng Zixing expose l’histoire du palais Rongguo

 

Jia Min rejoint les immortels dans la ville de Yangzhou

Leng Zixing expose l’histoire du palais Rongguo

:「!」:「婿?」:「』『』,婿便便。」

Or donc, lorsque Feng Su entendit les agents du yamen le citer à comparaître, il se hâta de sortir et leur demanda avec un sourire obséquieux ce qu’ils désiraient. Mais les hommes ne firent que crier : « Faites vite sortir monsieur Zhen ! »

Feng Su répondit précipitamment, toujours souriant : « Votre humble serviteur se nomme Feng, non Zhen. Seul mon gendre portait autrefois le nom de Zhen ; mais voici un an ou deux qu’il s’est fait religieux. Serait-ce lui que vous cherchez ? »

Les agents dirent : « Nous ne savons rien de tous ces “vrais” Zhen et de ces “faux” Jia. Puisque c’est ton gendre, tu n’as qu’à venir en rendre compte à Son Excellence. » Et tous ensemble poussèrent Feng Su devant eux et l’emmenèrent, laissant sa maisonnée dans l’effroi, sans que personne sût de quoi il retournait.

。「婿婿囬,:『𡬶囬。』。」

Ce ne fut qu’à la deuxième veille que Feng Su revint. Tous s’empressèrent de lui demander le fin mot de l’affaire.

« Le nouveau magistrat, expliqua-t-il, se nomme Jia Hua. Originaire de Huzhou, il était autrefois lié avec mon gendre. Ayant aperçu devant notre porte Jiaoxing, la servante, qui achetait du fil, il s’est imaginé que mon gendre avait déménagé chez nous, et c’est pourquoi il m’a fait appeler. Je lui ai exposé toute l’affaire ; Son Excellence s’en est affligée et a poussé maint soupir. Puis il m’a interrogé sur ma petite-fille. Je lui ai dit qu’elle avait disparu pendant la fête des Lanternes. Il m’a répondu : “Ce n’est rien. Je vais envoyer des hommes à sa recherche, et il faut absolument qu’ils la retrouvent.” Après quelque conversation, il m’a encore donné, au moment de mon départ, deux taëls d’argent. »

À ce récit, l’épouse de Zhen Shiyin ne put retenir son chagrin. La nuit se passa sans autre incident.

縀,便便𡬶

Dès le lendemain matin, Jia Yucun envoya deux paquets d’argent et quatre pièces de brocart et de satin pour remercier l’épouse de Zhen Shiyin. Il remit aussi à Feng Su une lettre confidentielle sous pli scellé, le chargeant de demander à celle-ci la servante Jiaoxing pour seconde épouse.

Feng Su, rayonnant de joie et trop heureux de pouvoir flatter Son Excellence, mit tout son zèle à persuader sa fille. Le soir même, Jiaoxing fut portée dans une petite chaise à porteurs jusqu’au yamen.

Inutile de dire la joie de Jia Yucun. Il fit encore présent de cent taëls à Feng Su et envoya de nombreux cadeaux à l’épouse de Zhen Shiyin, afin qu’elle pût pour le moment subsister, en attendant qu’on retrouvât la trace de sa fille.

𨚫便便便𣑱便

Or cette servante Jiaoxing était précisément celle qui, jadis, s’était retournée pour regarder Jia Yucun. D’un simple regard fortuit naquit ainsi cette singulière destinée : nul n’aurait pu s’y attendre. Qui aurait cru que la fortune la favoriserait doublement ? Moins d’un an après être entrée auprès de Jia Yucun, elle lui donna un fils. Six mois plus tard, l’épouse légitime de celui-ci mourut subitement de maladie ; Jia Yucun éleva alors Jiaoxing au rang d’épouse principale. Ainsi dit-on fort justement :

便

Pour s’être une fois retournée par hasard, elle s’éleva au-dessus de tous.

便便使,靣,𨚫

Après avoir reçu cette année-là l’argent de Zhen Shiyin, Jia Yucun s’était mis en route pour la capitale dès le seizième jour. Aux grandes épreuves, tout lui avait pleinement réussi : reçu docteur, il avait été affecté au service provincial et venait d’être promu magistrat de ce district.

Malgré des talents remarquables, il n’en était pas moins cupide et cruel ; de plus, se prévalant de son intelligence, il traitait ses supérieurs avec mépris, si bien que tous les fonctionnaires le regardaient de travers. Avant même qu’un an se fût écoulé, ses supérieurs adressèrent contre lui un mémoire d’accusation : ils lui reprochaient un caractère retors, des changements arbitraires aux règles établies, l’étalage public d’une réputation d’intégrité tandis qu’il nouait secrètement des alliances de tigres et de loups, jetant le trouble dans la région et rendant l’existence intolérable au peuple.

Le visage impérial s’enflamma de colère, et l’Empereur annota aussitôt le mémoire d’un ordre de destitution. Quand la dépêche du ministère arriva, tous les fonctionnaires de la préfecture s’en réjouirent. Jia Yucun, malgré toute sa honte et son ressentiment, ne laissa paraître sur son visage aucune trace d’amertume : il continua de rire avec son aisance coutumière. Après avoir transmis les affaires de sa charge, il renvoya dans son pays sa famille et les richesses accumulées au long de ses années de fonction, veilla à leur installation, puis s’en alla seul, portant le vent sur ses épaules et la lune dans ses manches, visiter les sites célèbres de l’empire.

便,𨚫,𨚫𣲖使𦡀

Un jour, ses voyages le conduisirent dans la région de Weiyang. Il apprit que Lin Ruhai avait été nommé cette année-là à l’administration du sel. Cet homme, du nom personnel de Hai et du nom public de Ruhai, avait obtenu la troisième place aux précédents examens du palais. Devenu grand officier du Lantai, il avait été choisi par décision impériale comme censeur chargé de l’inspection du sel et venait à peine de prendre ses fonctions. Il était originaire de Gusu.

Un ancêtre de Lin Ruhai avait reçu un titre héréditaire de marquis, et la famille en était maintenant à la cinquième génération. À l’origine, le titre ne devait se transmettre que durant trois générations ; mais, par l’immense faveur et la haute vertu du souverain actuel, une grâce exceptionnelle en avait prolongé la transmission, de sorte que le père de Lin Ruhai en avait encore hérité pour une génération. Lin Ruhai, quant à lui, avait fait carrière par les examens. Sa maison jouissait donc de revenus héréditaires, mais appartenait aussi à une lignée de lettrés.

Malheureusement, les branches collatérales des Lin avaient peu prospéré et les hommes y étaient rares. Il subsistait bien plusieurs rameaux, mais tous appartenaient à une parenté éloignée et n’étaient pas de proches descendants de la branche légitime. Lin Ruhai avait déjà quarante ans. Son unique fils, âgé de trois ans, était mort l’année précédente. Bien qu’il eût plusieurs concubines, son destin ne lui accordait aucun autre fils, et il n’y avait rien à y faire.

Seule son épouse légitime, née Jia, lui avait donné une fille, dont le petit nom était Daiyu et qui venait d’avoir cinq ans. Ses parents la chérissaient comme la perle au creux de leur paume. La voyant intelligente, délicate et belle, ils voulurent aussi lui apprendre quelques caractères : c’était en quelque sorte feindre d’élever un fils, afin d’atténuer un peu la désolation de n’avoir aucun garçon sous leurs genoux.

西

Jia Yucun, qui logeait alors dans une auberge, avait pris froid. À peine guéri, il se trouva à court d’argent pour poursuivre sa route et cherchait justement une demeure où déposer son fardeau et prendre quelque repos. Il rencontra par hasard deux vieux amis. Ceux-ci connaissaient le nouvel administrateur du sel et savaient qu’il désirait engager un précepteur pour instruire sa fille ; ils recommandèrent donc Jia Yucun et le firent entrer dans sa résidence officielle.

L’élève était très jeune et de santé fragile ; la quantité de travail qu’on lui imposait n’était pas fixée. Elle n’avait d’ailleurs pour compagnes d’étude que deux servantes. La tâche de Jia Yucun était donc fort légère et lui permettait à merveille de soigner sa santé.

便歩。𤨔頺,」,

Plus d’une année passa ainsi. Contre toute attente, Madame Jia, mère de l’élève, tomba malade et mourut. La fillette l’avait servie auprès des décoctions médicinales, puis observa tous les rites du deuil ; mais son chagrin fut excessif. Comme elle était naturellement frêle, son ancienne maladie reparut et, longtemps, elle ne put reprendre ses études.

Jia Yucun, désœuvré dans sa retraite, sortait se promener après le repas chaque fois que le vent était doux et le ciel serein. Un jour, il parvint par hasard hors de la ville, dans l’intention d’admirer le paysage rustique. Laissant ses pas le conduire, il arriva en un lieu ceint de collines et contourné par les eaux, parmi des bois touffus et de hauts bambous. On y distinguait vaguement un temple. La porte et la ruelle s’écroulaient, les murs tombaient en ruine. Sur une enseigne étaient inscrits les mots : « Temple de l’Intelligence pénétrante ». À côté de la porte, un vieux distique à demi déchiré disait :

Riche au-delà de la mort, on oublie de retirer la main ; sans route devant les yeux, on songe enfin à rebrousser chemin.

:「。」,𨚫退𭭎歩

Après l’avoir lu, Jia Yucun pensa : « La forme de ces deux phrases est fort simple, mais leur sens est profond. J’ai visité bien des montagnes célèbres et de grands monastères sans jamais rencontrer semblable propos. Il doit se trouver ici quelqu’un que la vie a culbuté et qui s’en est relevé. Pourquoi ne pas entrer lui rendre visite ? »

Il pénétra dans le temple et ne vit qu’un vieux moine décrépit qui faisait cuire de la bouillie de riz. Jia Yucun n’y prêta d’abord guère attention ; mais lorsqu’il lui posa quelques questions, il constata que le vieillard était à la fois sourd et confus, édenté et embarrassé de la langue, répondant toujours à côté. Perdant patience, Jia Yucun ressortit. Il se proposait d’aller boire trois coupes dans la taverne du village, pour ajouter au plaisir champêtre, et s’y rendit donc à pas lents.

:「竒,竒!」貿:「。」:「𦂳。」飮,

À peine eut-il franchi la porte de la taverne qu’un des buveurs assis dans la salle se leva en riant aux éclats et vint à sa rencontre : « Quelle rencontre extraordinaire ! Quelle rencontre extraordinaire ! »

Jia Yucun regarda attentivement. C’était un antiquaire de la capitale, nommé Leng Zixing, qu’il y avait connu autrefois. Jia Yucun estimait fort Leng Zixing, en qui il voyait un homme entreprenant et de grande capacité ; de son côté, Leng Zixing tirait avantage de la réputation lettrée de Jia Yucun. Aussi les deux hommes s’entendaient-ils à merveille.

Jia Yucun lui demanda en souriant : « Depuis quand êtes-vous ici, mon cher ami ? Je n’en savais absolument rien. Nous rencontrer aujourd’hui par hasard, voilà vraiment un singulier coup du destin ! »

Leng Zixing répondit : « Je suis rentré chez moi vers la fin de l’année dernière. Comme je dois bientôt retourner à la capitale, j’ai profité du chemin pour rendre visite à un modeste ami et lui parler d’une affaire. Il a eu la bonté de me retenir deux jours de plus. Rien ne me presse particulièrement ; je vais donc m’attarder encore un peu et partirai vers le milieu du mois. Mon ami avait aujourd’hui quelque affaire, et je suis venu me promener jusqu’ici. Je ne m’attendais pas à une rencontre aussi heureuse. »

Tout en parlant, il invita Jia Yucun à s’asseoir à sa table et fit apporter de nouveaux plats et du vin. Les deux hommes burent tranquillement en bavardant et se racontèrent ce qui leur était arrivé depuis leur séparation.

:「?」:「。」:「?」:「?」:「。」:「𣲖,𨚫耀便。」:「。」:「便?」:「。」:「西殿?」

Jia Yucun demanda : « Y a-t-il ces derniers temps quelque nouvelle à la capitale ? »

Leng Zixing répondit : « Rien de bien nouveau. Il s’est seulement produit un petit fait étrange dans la noble maison de vos illustres parents. »

Jia Yucun sourit : « Personne de mon clan ne vit à la capitale. De qui voulez-vous parler ? »

Leng Zixing répondit en riant : « Puisque vous portez le même nom, n’êtes-vous pas du même clan ? »

Jia Yucun lui ayant demandé de quelle maison il s’agissait, Leng Zixing dit : « De la maison Jia du palais Rongguo. Elle ne déshonore certes pas votre lignée, monsieur. »

« Ah ! cette famille-là. À vrai dire, notre modeste clan est fort nombreux. Depuis Jia Fu, sous les Han orientaux, ses branches ont prospéré et se sont répandues dans toutes les provinces : qui pourrait les examiner une à une ? La branche du Rongguo figure bien dans la même généalogie que nous ; mais son éclat est tel qu’il ne nous conviendrait pas de nous réclamer d’elle. Nous sommes donc devenus de plus en plus étrangers. »

Leng Zixing soupira : « Ne parlez pas ainsi, monsieur. Les deux palais Ningguo et Rongguo sont aujourd’hui bien déchus ; leur situation n’est plus celle d’autrefois. »

Jia Yucun demanda : « Les deux résidences comptaient jadis une foule de gens. Comment auraient-elles si vite décliné ? »

« Justement ! L’histoire est longue. »

Jia Yucun reprit : « L’année dernière, je suis allé à Jinling pour visiter les vestiges des Six Dynasties. Un jour, en entrant dans la ville de Pierre, je suis passé devant leurs anciennes résidences. Le palais Ningguo se trouve à l’est de la rue et le palais Rongguo à l’ouest. Contigus, ils occupent à eux seuls plus de la moitié de la rue. Devant les grandes portes, tout était certes désert ; mais, par-dessus les murs d’enceinte, on apercevait encore des salles, des pavillons et des tours d’une imposante élévation. Même dans les jardins de derrière, les arbres et les rocailles conservaient un air de luxuriance et de fraîcheur. Comment y reconnaître une famille en décadence ? »

:「𧇊:『。』𨚫!」:「。」

Leng Zixing éclata de rire : « Et dire que vous êtes docteur ! Vous ne comprenez donc rien. Les anciens disaient : “Le mille-pattes, même mort, ne se raidit pas.” Bien que ces deux maisons ne soient plus aussi florissantes qu’autrefois, elles conservent une tout autre allure que les familles ordinaires de fonctionnaires.

« Leur population augmente de jour en jour, leurs affaires se multiplient sans cesse ; mais, parmi maîtres et serviteurs, supérieurs et subalternes, tous savent jouir de leur richesse et de leurs honneurs, et pas un ne sait prévoir ni administrer. Or ils sont incapables de réduire le faste et les dépenses quotidiennes. Leur façade tient encore à peu près debout, mais, à l’intérieur, leurs ressources sont presque épuisées.

« Encore n’est-ce là qu’une petite affaire. Il y en a une bien plus grave : qui aurait cru que, dans une maison où résonnent les cloches des banquets et où fument les trépieds, dans un clan nourri de lettres, de poésie et de livres, les fils et les petits-fils seraient de génération en génération plus médiocres ? »

Jia Yucun répondit : « Comment une famille vouée aux Classiques et aux rites pourrait-elle négliger l’éducation de ses enfants ? Je ne connais pas les autres maisons, mais on dit précisément que les palais Ningguo et Rongguo excellent à instruire leurs fils. »

:「聼,竒,便?」

Leng Zixing soupira : « Ce sont justement ces deux maisons dont je parle. Écoutez-moi. Les ducs de Ningguo et de Rongguo étaient deux frères nés de la même mère, le duc de Ningguo étant l’aîné. Celui-ci eut quatre fils. Après sa mort, son fils aîné, Jia Daihua, hérita de sa charge. Jia Daihua eut à son tour deux fils : l’aîné, Jia Fu, mourut à huit ou neuf ans ; il ne resta que le cadet, Jia Jing, qui hérita de la charge.

« Aujourd’hui, Jia Jing n’a de goût que pour la Voie. Il ne s’intéresse qu’à calciner le cinabre et raffiner le mercure ; tout le reste lui est parfaitement indifférent. Par bonheur, il avait eu dans sa jeunesse un fils, Jia Zhen. Comme le père ne songeait qu’à devenir immortel, il lui céda sa charge. Il ne veut même plus rentrer dans la demeure familiale et vit hors des murs de la capitale, mêlé à toute une bande de taoïstes.

« Monsieur Jia Zhen a lui-même un fils, Jia Rong, qui n’a encore que seize ans. À présent que le vieux maître Jia Jing ne s’occupe plus de rien, comment Jia Zhen consentirait-il à étudier ? Il ne pense qu’à se divertir sans fin, et a mis le palais Ningguo sens dessus dessous, sans que personne ose venir le contrôler.

« Passons maintenant au palais Rongguo : c’est là que s’est produit le fait étrange dont je parlais. Après la mort du duc de Rongguo, son fils aîné, Jia Daishan, hérita de sa charge. Il avait épousé une demoiselle de l’illustre famille du marquis Shi de Jinling, dont il eut deux fils : l’aîné, Jia She, et le cadet, Jia Zheng.

« Jia Daishan est mort depuis longtemps, mais l’aïeule Jia vit encore. Jia She, le fils aîné, a hérité de la charge. D’un caractère paisible et modéré, il ne s’occupe pas des affaires de la maison. Le cadet, Jia Zheng, aimait passionnément l’étude depuis l’enfance. Droit et grave de caractère, il était particulièrement chéri de son grand-père, qui voulait lui faire suivre la carrière des examens.

« Or, peu avant sa mort, Jia Daishan présenta un dernier mémoire. Par égard pour son ancien serviteur, l’Empereur, après avoir ordonné que l’aîné héritât de la charge, demanda combien il restait de fils et les fit aussitôt paraître devant lui. Par une grâce exceptionnelle, il conféra à Jia Zheng le titre de secrétaire de ministère et lui ordonna d’entrer dans l’administration pour s’y former. Jia Zheng est maintenant sous-directeur de bureau.

« Son épouse, Madame Wang, donna d’abord naissance à un fils nommé Jia Zhu. Celui-ci entra à l’école officielle à quatorze ans ; avant ses vingt ans, il avait déjà pris femme et engendré un fils, lorsqu’une maladie l’emporta.

« Son deuxième enfant fut une fille, née le premier jour du premier mois de l’année : voilà déjà qui était singulier. Mais, l’année suivante, elle mit encore au monde un garçon, et ce fut plus étrange encore. À peine sorti du ventre maternel, il tenait dans la bouche un morceau de jade cristallin aux cinq couleurs, portant de nombreuses inscriptions. N’est-ce pas là une nouvelle extraordinaire ? »

:「。」:「寳。便便𮌖便便竒,:『便𤕤,便。』。」:「厯,。」

Jia Yucun sourit : « Voilà qui est étrange, en effet. Cet enfant doit avoir une origine peu commune. »

Leng Zixing eut un rire froid : « Tout le monde le dit ; aussi sa grand-mère le chérit-elle comme un joyau. Lorsqu’il eut un an, Jia Zheng voulut éprouver ses inclinations futures. Il disposa devant lui une multitude d’objets de toute sorte pour le laisser choisir. Or l’enfant les dédaigna tous et ne tendit la main que vers le fard, les épingles et les bracelets, dont il se mit à jouer.

« Jia Zheng en fut mécontent : “Ce ne sera qu’un débauché adonné au vin et aux femmes”, déclara-t-il. Depuis lors, il n’a guère d’affection pour lui. Seule l’aïeule continue de tenir à cet enfant comme à sa propre vie.

« Autre étrangeté : il a maintenant sept ou huit ans. Malgré son espièglerie sans pareille, il est si intelligent et si éveillé que, sur cent enfants, aucun ne l’égale. Même ses propos d’enfant sont singuliers. Il dit : “Les filles ont une chair et des os faits d’eau ; les hommes ont une chair et des os faits de boue. Quand je vois une fille, je me sens pur et frais ; quand je vois un homme, je me sens assailli par une puanteur trouble.” N’est-ce pas risible ? Il deviendra certainement un démon de la luxure. »

Jia Yucun, soudain grave, l’interrompit vivement : « Nullement ! Quel dommage que vous ignoriez l’origine de cet enfant ! Le vénérable Jia Zheng lui-même se trompe sans doute en le prenant pour un démon lubrique. On ne saurait comprendre cela sans avoir beaucoup lu et observé les affaires humaines, sans avoir poussé jusqu’au bout l’examen des choses et l’acquisition du savoir, ni pénétré la Voie et sondé le mystère. »

:「,刼祿𤼵使𠒋。」:「,『?」:「𮟃𣲖?」:「。」

Voyant l’importance que Jia Yucun donnait à l’affaire, Leng Zixing le pria d’en expliquer la raison.

Jia Yucun dit : « Parmi les êtres que produisent le Ciel et la Terre, seuls les hommes d’une immense bienveillance et ceux d’une immense perversité diffèrent véritablement du commun. Les premiers naissent en réponse à une ère providentielle ; les seconds, en réponse à une calamité. Quand l’ère providentielle prévaut, le monde est bien gouverné ; quand la calamité prévaut, il est en péril.

« Yao, Shun, Yu, Tang, les rois Wen et Wu, les ducs de Zhou et de Shao, Confucius, Mencius, Dong Zhongshu, Han Yu, Zhou Dunyi, les frères Cheng, Zhu Xi et Zhang Zai naquirent tous en réponse à une ère providentielle. Chiyou, Gonggong, Jie, Zhou, le Premier Empereur, Wang Mang, Cao Cao, Huan Wen, An Lushan et Qin Hui naquirent tous en réponse à une calamité. Les hommes d’une immense bienveillance ordonnent l’empire ; ceux d’une immense perversité le jettent dans le désordre.

« La pure clarté et la grâce spirituelle forment le souffle droit du Ciel et de la Terre, que reçoivent les hommes bienveillants. La cruauté, l’excentricité et la perversité forment leur souffle dévoyé, que reçoivent les méchants.

« Nous vivons aujourd’hui sous une dynastie durable et dans une ère florissante, en un temps de paix où tout se gouverne sans contrainte. Ceux qui ont reçu le souffle de pure clarté et de grâce spirituelle se rencontrent partout, depuis la cour jusqu’aux campagnes. Le surplus de ce souffle, ne sachant où se porter, devient douce rosée et brise harmonieuse, puis se répand généreusement sur les quatre mers.

« Quant au souffle cruel, capricieux et pervers, incapable de se déployer au grand jour d’un monde civilisé, il se condense et s’entasse au fond des ravins et des gouffres. Qu’un vent vienne par hasard l’agiter ou qu’un nuage se brise contre lui, et il s’ébranle légèrement : un fil, une parcelle s’en échappe par erreur. S’il rencontre alors le souffle de grâce spirituelle, la droiture ne tolère pas la perversité, tandis que la perversité jalouse la droiture. Aucun des deux ne cède. Tels le vent, l’eau, le tonnerre et l’éclair qui se rencontrent sous terre, ils ne peuvent ni se dissiper ni s’éviter : il faut qu’ils s’entrechoquent et se déchaînent avant de s’épuiser.

« Ce souffle doit donc investir un être humain et se dépenser tout entier avant de se disperser. Les hommes ou les femmes qui naissent par hasard sous son influence ne peuvent, au-dessus, devenir des sages bienveillants ni de nobles gentilshommes ; mais ils ne peuvent non plus, au-dessous, devenir de grands scélérats ou de grands criminels. Parmi des millions d’hommes, leur intelligence, leur finesse et leur grâce spirituelle les placent au-dessus de tous ; mais leur excentricité perverse, leur absurdité et leur mépris des usages les mettent également au-dessous de tous.

« S’ils naissent dans une maison de ducs et de marquis, riche et honorée, ils deviennent des fous de sentiment, des êtres tout pétris de passion. S’ils naissent dans une famille pauvre et lettrée, ils deviennent des esprits indépendants, des hommes supérieurs retirés du monde. Même s’ils viennent au monde dans une humble maison promise à peu de fortune, ils ne sauraient se faire simples valets ou robustes domestiques, ni se soumettre docilement à la conduite et aux ordres des médiocres : ils deviendront nécessairement comédiens prodigieux ou courtisanes célèbres.

« Ainsi en fut-il de Xu You, Tao Qian, Ruan Ji, Ji Kang, Liu Ling, des deux clans Wang et Xie, de Gu Hutou, du dernier souverain des Chen, de l’empereur Xuanzong des Tang, de l’empereur Huizong des Song, de Liu Tingzhi, Wen Feiqing, Mi Nangong, Shi Manqing, Liu Qiqing et Qin Shaoyou ; et, plus récemment, de Ni Yunlin, Tang Bohu et Zhu Zhishan. Il en va de même de Li Guinian, Huang Fanchuo, Jing Xinmo, Zhuo Wenjun, Hongfu, Xue Tao, Cui Ying et Chaoyun. Tous sont gens de même nature, placés seulement dans des situations différentes. »

Leng Zixing demanda : « À vous entendre, s’ils réussissent, ils deviennent ducs et marquis ; s’ils échouent, des brigands ? »

« C’est précisément cela. Vous l’ignorez encore : depuis ma destitution, j’ai parcouru pendant deux ans toutes les provinces et rencontré deux enfants singuliers. Aussi, lorsque vous m’avez parlé de ce Baoyu, ai-je aussitôt deviné qu’il devait appartenir, à huit ou neuf chances sur dix, à cette même espèce.

« Sans chercher bien loin : dans la ville même de Jinling se trouve la maison Zhen, celle du commissaire impérial et directeur de l’Institut provincial de la Bienveillance. La connaissez-vous ? »

Leng Zixing répondit : « Qui ne la connaît ? La maison Zhen est une ancienne parente de la maison Jia, et les deux familles entretiennent des rapports fort étroits. Moi-même, il y a longtemps que je fréquente les Zhen. »

:「𫎇,𨚫𮟃:『。』:『、竒𦂳,𦂳。𠻳便𨯳穿。』便』『:『!』:『」「便。』。」

Jia Yucun sourit : « L’année dernière, à Jinling, quelqu’un me recommanda comme précepteur à la maison Zhen. Quand j’y entrai et vis leur manière de vivre, je découvris que, malgré leur richesse et leurs honneurs, ils étaient de ces gens qui “riches, aiment les rites”. C’était réellement une place rare.

« Mais l’élève, tout débutant qu’il fût, me donna plus de peine qu’un candidat aux examens. À l’entendre, c’était fort drôle. Il disait : “Il faut absolument que deux filles m’accompagnent pendant que j’étudie ; alors seulement je reconnais les caractères et mon esprit devient clair. Sinon, tout s’embrouille en moi.”

« Il répétait aussi aux jeunes serviteurs qui le suivaient : “Les deux caractères ‘fille’ sont souverainement nobles et purs ; ils sont plus rares et plus précieux encore que les animaux de bon augure, les oiseaux merveilleux, les fleurs extraordinaires et les plantes singulières ! Avec vos bouches troubles et vos langues puantes, gardez-vous bien de profaner ces deux caractères. C’est essentiel, essentiel ! Chaque fois que vous devrez les prononcer, il vous faudra d’abord vous rincer la bouche avec de l’eau pure et du thé parfumé. À la moindre faute, je vous briserai les dents et vous crèverai les yeux.”

« Sa brutalité et son indiscipline étaient tout à fait extraordinaires. Mais dès que, la classe finie, il rentrait auprès des filles, il devenait doux et paisible, intelligent et courtois : on ne reconnaissait plus le même enfant.

« Son père l’a plusieurs fois fait battre avec la dernière sévérité, sans jamais parvenir à le corriger. Lorsque la douleur devenait insupportable, il se mettait à crier pêle-mêle : “Grande sœur ! Petite sœur !” Plus tard, les filles de l’intérieur se moquèrent de lui : “Pourquoi, lorsqu’on te bat trop fort, ne cesses-tu d’appeler tes sœurs ? Espères-tu qu’elles viennent implorer ta grâce ? N’as-tu donc pas honte ?”

« Sa réponse fut admirable : “Dans l’urgence de la douleur, il se peut qu’il suffise de crier ‘grande sœur’ ou ‘petite sœur’ pour la soulager. Or, chaque fois que je l’ai fait, j’ai réellement senti que j’avais un peu moins mal. J’ai donc découvert une recette secrète : dès que la douleur devient extrême, je ne cesse plus d’appeler mes sœurs.” N’est-ce pas risible ?

« Comme sa grand-mère l’aveugle par son indulgence, elle humilie souvent le précepteur et réprimande son propre fils à cause de son petit-fils. Voilà pourquoi j’ai quitté cette place. Des enfants de cette sorte ne peuvent ni préserver l’héritage de leurs pères et aïeux, ni accepter les remontrances de leurs maîtres et de leurs amis. Il est seulement regrettable que les quelques excellentes filles de cette famille, qui sont fort rares, aient un pareil frère. »

:「便𤤽邉,,聼。」:「』『』『』『?」:「』,𨚫。」:「『宻』。」:「。」

Leng Zixing dit : « Les trois demoiselles qui vivent actuellement dans la maison Jia ne sont pas mal non plus. La fille aînée de Jia Zheng, Yuanchun, a été choisie pour entrer au palais comme lettrée de cour, en raison de sa vertu filiale, de sa sagesse et de ses talents. La deuxième demoiselle, Yingchun, est née d’une concubine de Jia She. La troisième, Tanchun, est une fille naturelle de Jia Zheng. La quatrième, Xichun, est la propre sœur de Jia Zhen, du palais Ningguo. Comme l’aïeule Jia chérit extrêmement ses petites-filles, elles vivent pour la plupart auprès d’elle et étudient ensemble. On dit qu’elles sont toutes remarquables. »

Jia Yucun dit : « Ce qui est plus remarquable encore chez les Zhen, c’est que les filles reçoivent, comme les garçons, les caractères propres à leur génération. Ils ne leur donnent pas séparément ces caractères recherchés tels que “printemps”, “rouge”, “parfum” ou “jade”, comme le font les autres familles. Comment se fait-il que la maison Jia soit, elle aussi, tombée dans cette banalité ? »

Leng Zixing répondit : « Vous vous trompez. C’est seulement parce que l’actuelle demoiselle aînée est née le premier jour du premier mois qu’on l’a nommée Yuanchun, “Premier Printemps”. Les autres ont ensuite reçu, d’après elle, le caractère “printemps”. Dans la génération précédente, les noms des filles suivaient également ceux de leurs frères. Nous en avons encore la preuve : l’épouse de votre actuel patron, monsieur Lin, est la propre sœur de Jia She et de Jia Zheng, du palais Rongguo. Dans sa famille, elle se nommait Jia Min. Si vous ne me croyez pas, vous n’avez qu’à rentrer et vous renseigner soigneusement. »

Jia Yucun frappa des mains en riant : « C’est tout à fait juste ! Mon élève se nomme Daiyu. Dans ses lectures, chaque fois qu’elle rencontre le caractère min, elle le prononce mi ; et lorsqu’elle doit l’écrire, elle en retranche un ou deux traits. Je m’en étonnais souvent. À présent que vous me l’avez dit, il ne fait aucun doute qu’elle agit ainsi pour cette raison.

« Je comprends maintenant pourquoi ses paroles et ses manières diffèrent de celles des filles ordinaires. Je supposais que sa mère n’était pas une femme commune, puisqu’elle avait donné naissance à une telle enfant. Sachant désormais que celle-ci est la petite-fille du palais Rongguo par sa mère, je n’ai plus lieu de m’en étonner. Hélas, sa mère est morte le mois dernier. »

Leng Zixing soupira : « Des trois sœurs de cette génération, elle était la plus jeune, et voilà qu’elle aussi est morte. Il n’en reste plus aucune. Il faudra maintenant voir quels gendres trouveront les filles de la jeune génération. »

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Jia Yucun dit : « C’est vrai. Vous disiez que Jia Zheng avait déjà un fils né avec un jade, ainsi qu’un jeune petit-fils laissé par son fils aîné. Se pourrait-il que Jia She n’eût aucun fils ? »

Leng Zixing répondit : « Après le garçon au jade de Jia Zheng, une de ses concubines lui a encore donné un fils, mais j’ignore ce qu’il vaut. Il a donc actuellement deux fils et un petit-fils ; ce qu’ils deviendront, nul ne le sait.

« Quant à Jia She, il a lui aussi deux fils. Le second se nomme Jia Lian et a maintenant une vingtaine d’années. Par un mariage entre parents, il a épousé une nièce de Madame Wang, l’épouse de Jia Zheng ; voici déjà deux ans qu’ils sont mariés.

« Jia Lian a acheté le titre de sous-préfet. Lui non plus n’aime pas l’étude, mais il est habile à saisir les occasions dans les affaires du monde et sait parler comme il convient. Il habite donc actuellement chez son oncle Jia Zheng et l’aide à administrer la maison.

« Or, depuis qu’il a pris femme, il n’est personne, du haut en bas de la maison, qui ne fasse l’éloge de son épouse ; auprès d’elle, Jia Lian a dû reculer d’une bonne étape. Elle est d’une beauté remarquable, d’une parole extrêmement vive et d’un esprit si profond et si subtil que dix mille hommes ne sauraient l’égaler. »

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Jia Yucun l’écouta et dit en riant : « Vous voyez que mes paroles n’étaient pas fausses. Les personnes dont nous venons de parler ont peut-être toutes reçu ce double souffle, droit et pervers, et appartiennent à une seule et même espèce. »

Leng Zixing répondit : « Droit ou pervers, peu importe ! Nous ne faisons que tenir les comptes des autres familles ; vous feriez mieux de boire aussi une coupe. »

« À force de parler, j’en ai déjà bu plusieurs. »

Leng Zixing rit : « Les commérages sur les familles d’autrui sont justement le meilleur accompagnement du vin. Quel mal y aurait-il à boire quelques coupes de plus ? »

Jia Yucun regarda par la fenêtre : « Il se fait tard. Prenons garde qu’on ne ferme les portes de la ville. Nous pourrons fort bien poursuivre tranquillement cette conversation en rentrant. »

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Les deux hommes se levèrent donc et réglèrent le prix du vin. Ils allaient partir lorsqu’ils entendirent soudain quelqu’un appeler derrière eux : « Frère Yucun, mes félicitations ! Je viens tout exprès vous annoncer une heureuse nouvelle ! »

Jia Yucun se retourna vivement. Pour savoir qui c’était, écoutez les explications du chapitre suivant.

Notes

甄/賈 : 甄 se prononce comme 真, « vrai », et 賈 comme 假, « faux » ; les agents jouent explicitement sur cette homophonie au début du chapitre.

甄士隱/賈雨村 : leurs noms suggèrent respectivement 真事隱, « les faits vrais sont cachés », et 假語存, « les propos feints sont conservés ».

嬌杏 : le nom Jiaoxing évoque 僥倖, « bonheur inespéré, coup de chance » ; son unique regard lui vaut une ascension sociale extraordinaire.

抓周 : pour le premier anniversaire d’un enfant, on disposait devant lui divers objets ; celui qu’il saisissait était censé révéler sa vocation ou son caractère futur.

身後有餘忘縮手,眼前無路想回頭 : le distique oppose l’avidité qui persiste au-delà des besoins d’une vie au repentir trop tardif, lorsqu’aucune issue ne demeure.

女史 : titre donné à des femmes lettrées attachées au service intérieur du palais impérial.

避諱 : Lin Daiyu modifie la lecture et la graphie de 敏, caractère du nom personnel de sa mère Jia Min, conformément au tabou qui interdisait d’écrire ou de prononcer sans altération le nom d’un parent ou d’un supérieur.

Texte chinois de Cao Xueqin (1791), dans le domaine public. Source : https://zh.wikisource.org/wiki/紅樓夢(程甲本).

Traduction française assistée par intelligence artificielle et relue par la rédaction. © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés — sa reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.

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