Lavis à l’encre : une estrade de pierre vide sous un abricotier en fleurs, ses pétales tombés sur la pierre usée, dans une cour close et déserte au petit matin.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

Entretiens de Confucius

Les Analectes — Lunyu

Confucius. Traduction de Séraphin Couvreur, Ho Kien Fou, Imprimerie de la Mission catholique, 1895. Texte du domaine public, d'après Wikisource. Texte chinois d'après le Wikisource chinois, apparié passage par passage sur la numérotation traditionnelle des 章.

Passage 481 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「。」

10. Tzeu hia dit : « Il faut qu’un officier gagne la confiance de ceux qui sont soumis à son autorité, avant de leur imposer des charges. Sinon, ils croiront qu’il veut les vexer. Il faut qu’il se concilie la confiance de son prince, avant de lui adresser des remontrances. Sinon, le prince le considérera comme un homme qui l’accuse faussement. »

Passage 482 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「。」

11. Tzeu hia dit : « Celui qui dans les grandes choses ne dépasse pas les limites peut dans les petites choses aller au delà ou rester en deçà, sans grand dommage pour sa vertu. »

Passage 483 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「退?」:「!」

12. Tzeu iou dit : « Les disciples de Tzeu hia savent très bien arroser et balayer la terre, répondre à ceux qui les appellent ou les interrogent, avancer ou se retirer. Mais ce sont des choses accessoires. Ils ignorent les plus importantes. Peut on les considérer comme de vrais disciples de la sagesse ? »

Ces paroles ayant été rapportées à Tzeu hia, il dit : « Ah ! Ien Iou (Tzeu iou) est dans l’erreur. Qu’est ce que le sage met au premier rang et enseigne à ses disciples ? Qu’est ce qu’il met au dernier rang et néglige ? Les disciples sont comme les plantes, dont chaque espèce exige une culture particulière. Est ce que le sage se permettrait de tromper ses disciples (en négligeant de leur enseigner les choses les plus nécessaires) ? Le sage par excellence, n’est ce pas celui qui embrasse toutes choses, non pas à la fois, mais par ordre ? »

Passage 484 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「。」

13. Tzeu hia dit : « Que celui qui est en charge remplisse d’abord les devoirs de sa charge ; puis, s’il a du temps et des forces de reste, qu’il étudie. Que celui qui étudie apprenne d’abord parfaitement ; puis, si ses forces le lui permettent, qu’il exerce une charge. » Celui qui se livre à une occupation doit d’abord faire parfaitement tout ce qui s’y rapporte, et il peut ensuite étendre ses soins à d’autres choses. Pour un officier, l’exercice de sa charge est la chose importante, et l’étude n’est pas absolument nécessaire ; il doit donc avant tout remplir les devoirs de sa charge. Pour un étudiant, l’étude est la chose principale, et l’exercice d’une charge n’est pas nécessaire ; il doit donc avant tout étudier parfaitement. Toutefois, un officier trouve dans l’étude un moyen d’établir ses ouvres plus solidement ; et un étudiant trouve dans l’exercice d’une charge un moyen de confirmer et d’étendre ses connaissances.

Passage 485 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「。」

14. Tzeu iou dit : « Le deuil est parfait, si le cœur éprouve une affliction parfaite ; tout le reste est secondaire. »

Passage 486 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「。」

15. Tzeu iou dit : « Mon compagnon Tchang fait des choses qu’un autre ferait difficilement. Cependant, sa vertu n’est pas encore parfaite. »

Passage 487 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「。」

16. Tseng tzeu dit : « Que Tchang est admirable dans les choses extérieures ! Mais il est difficile dé pratiquer avec lui la vertu parfaite. » Tzeu tchang donnait son principal soin aux choses extérieures. Hautain dans ses manières, il ne pouvait ni être aidé ni aider les autres dans la pratique de la vraie vertu.

Passage 488 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「:『!』」

17. Tseng tzeu disait : « J’ai entendu dire à notre maître que, quand même les hommes ne feraient pas tout leur possible dans les autres circonstances, ils devraient le faire à la mort de leurs parents. »

Passage 489 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「:『。』」

18. Tseng tzeu dit : « Au sujet de la piété filiale de Meng Tchouang tzeu, j’ai entendu dire à notre maître qu’on pouvait aisément imiter tous les exemples de ce grand préfet, hormis celui qu’il a donné en ne changeant ni les serviteurs ni l’administration de son père. »

Passage 490 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

使:「。」

19. Iang Fou, ayant été nommé directeur des tribunaux par le chef de la famille Meng, demanda des conseils à son maître Tseng tzeu. Tseng tzeu lui dit : « Ceux qui dirigent la société s’écartant du droit chemin, depuis longtemps le peuple se divise (et la discorde amène beaucoup de crimes). Si vous reconnaissez la vérité des accusations portées devant les tribunaux, ayez compassion des coupables, et ne vous réjouissez pas (de votre habileté à les découvrir). »

Passage 491 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「。」

20. Tzeu koung dit : « La scélératesse de l’empereur Tcheou (a été grande, mais elle) n’a pas été si extrême qu’on le dit. Le sage craint beaucoup de descendre le courant et de s’arrêter dans l’endroit où toutes les eaux de l’empire se déversent, c’est à dire de tomber enfin si bas qu’on lui impute tous les crimes de l’univers, comme il est arrivé au tyran Tcheou. »

Passage 492 CHAPITRE XIX. TZEU TCHANG

:「。」

21. Tzeu koung dit : « Les fautes involontaires d’un prince sage sont comme les éclipses du soleil et de la lune. Quand il s’égare, tous les yeux le voient. Quand il se corrige, tous les regards le contemplent. »

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