Lavis à l’encre : une estrade de pierre vide sous un abricotier en fleurs, ses pétales tombés sur la pierre usée, dans une cour close et déserte au petit matin.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

Entretiens de Confucius

Les Analectes — Lunyu

Confucius. Traduction de Séraphin Couvreur, Ho Kien Fou, Imprimerie de la Mission catholique, 1895. Texte du domaine public, d'après Wikisource. Texte chinois d'après le Wikisource chinois, apparié passage par passage sur la numérotation traditionnelle des 章.

Passage 313 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「『。』。」

11. Le Maître dit : « Si des princes vertueux se succédaient sur le trône durant cent ans, (a dit un poète), ils parviendraient à corriger les hommes les plus scélérats, et à ne plus appliquer la peine de mort. Que ces paroles sont véritables ! »

Passage 314 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「。」

12. Le Maître dit : « S’il paraissait un souverain vraiment digne de ce nom, au bout de trente ans, la vertu fleurirait partout. »

Passage 315 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「?」

13. Le Maître dit : « Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ? Mais celui qui ne sait pas se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ? »

Passage 316 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

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14. Jen Iou revenant du palais, le Maître lui dit : « Pourquoi revenez vous si tard ? » Jen Iou répondit : « Les affaires publiques m’ont retenu. » Le Maître répliqua : « Vous avez été retenu par les affaires particulières de ce (Ki suenn qui, simple tai fou, gouverne en maître la principauté de Lou). S’il y avait eu des affaires publiques, quoique je ne sois plus en charge, j’aurais été appelé à la délibération. »

Passage 317 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「?」:「:『』。?」:「?」:「:『。』?」

15. Ting, prince de Lou, demanda à Confucius s’il existait une sentence qu’il suffît de suivre pour gouverner parfaitement. Confucius répondit : « Une sentence ne peut avoir une si grande portée. On dit communément qu’il est malaisé d’être bon souverain, qu’il n’est pas facile d’être bon ministre d’État. Si un prince comprenait bien la difficulté de régner, (il userait d’une extrême vigilance) ; cette seule sentence ne lui serait elle pas presque suffisante pour régler parfaitement son administration ? »

Le prince Ting dit : « Existe-t-il une maxime telle que, si un prince la met en pratique, il perdra ses États ? » Confucius répondit : « Une maxime ne peut avoir une si grande portée. On dit communément : Je ne trouve pas d’agrément dans l’exercice du pouvoir ; une seule chose me plaît, c’est que, quand je parle, per-sonne ne me contredit. Si le prince parle bien, et que personne ne le contredise, ne sera ce pas bien ? Mais s’il parle mal, et que personne ne le contredise, ce seul mauvais principe ne le mettra t il pas en danger de perdre la souveraineté ? »

Passage 318 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「。」

16. Le prince de Che interrogea Confucius sur la manière de gouverner. Le Maître répondit : « Si ceux qui vivent près du prince sont contents, si ceux qui sont loin viennent d’eux mêmes, (le gouvernement est bien réglé). »

Passage 319 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「。」

17. Tzeu hia, étant préfet de Kiu fou, interrogea Confucius sur l’administration des préfectures. Le Maître dit : « Ne vous hâtez pas trop ; ne recherchez pas les petits avantages. Qui se hâte n’atteint pas loin ; qui poursuit de petits avantages, néglige les grandes choses. »

Passage 320 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「。」:「。」

18. Le prince de Che dit à Confucius : « Dans mon pays il est des hommes qui font profession de droiture. Parmi eux, si un père vole une brebis, son fils rend témoignage contre lui. » Confucius répondit : « Dans mon pays, les hommes droits agissent autrement. Le père cache les fautes de son fils, et le fils celles de son père. Cette conduite n’est pas opposée à la droiture. »

Passage 321 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「。」

19. Fan Tch’eu interrogea Confucius sur la vertu parfaite. Le Maître répondit : « Quand vous êtes seul à la maison, veillez sur vous même ; dans le maniement des affaires, soyez diligent ; soyez de bonne foi avec tout le monde. Fussiez vous au milieu des tribus barbares, il ne vous serait pas permis de négliger l’une de ces trois choses. »

Passage 322 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

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20. Tzeu koung demanda ce qu’à fallait faire pour mériter d’être appelé disciple de la sagesse. Le Maître répondit : « Celui-là mérite d’être appelé disciple de la sagesse qui dans sa conduite privée a de la pudeur et, dans les missions qui lui sont confiées en pays étrangers, ne déshonore pas le prince qui l’a envoyé. »

Tzeu koung dit : « Permettez moi de vous demander quel est celui qui vient immédiatement après le disciple de la sagesse. » « C’est, répondit Confucius, celui dont la piété filiale est attestée par tous les membres de la famille, et dont le respect pour les aînés et les supérieurs est loué par tous les habitants du bourg et tous les voisins. » Tzeu koung dit : « Permettez-moi de vous demander quel est celui qui vient au troisième rang. » Confucius répondit : « Un homme sincère dans ses paroles, obstiné dans ses actions, est sans doute un homme opiniâtre, vulgaire ; cependant il peut être placé au troisième rang. »

Tzeu koung dit : « Que faut il penser de ceux qui administrent à présent les affaires publiques ? » Le Maître répondit : « Hélas ! ce sont des hommes d’un esprit étroit. Méritent-ils d’être comptés pour quelque chose ? »

Passage 323 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「。」

21. Le Maître dit : « Comme je ne trouve pas de disciples capables de se tenir constamment dans le juste milieu, je cherche des hommes qui aient de hautes aspirations, bien qu’ils soient incapables d’arriver si haut, ou des hommes qui, sans être très intelligents, ont l’amour du devoir. Les premiers avancent dans la vertu, et suivent les exemples et les enseignements des sages. Les seconds s’abstiennent de mal faire. »

Passage 324 CHAPITRE XIII. TZEU LOU

:「:『』。「!『』」:「。」

22. Le Maître dit : « Les habitants du midi disent communément qu’un homme inconstant ne peut pas même devenir habile devin ou bon médecin. Cet adage est très vrai. (On lit dans le I king) : « Celui qui manque de constance sera la risée des autres. » Le Maître dit : « On ne réfléchit pas sur ces paroles, et de là vient tout le mal. »

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