Lavis à l’encre : une estrade de pierre vide sous un abricotier en fleurs, ses pétales tombés sur la pierre usée, dans une cour close et déserte au petit matin.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

Entretiens de Confucius

Les Analectes — Lunyu

Confucius. Traduction de Séraphin Couvreur, Ho Kien Fou, Imprimerie de la Mission catholique, 1895. Texte du domaine public, d'après Wikisource. Texte chinois d'après le Wikisource chinois, apparié passage par passage sur la numérotation traditionnelle des 章.

Passage 25 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「退。」

9. Le Maître dit : « Houei (Ien Iuen) écoute mes explications toute une journée sans m’adresser une objection ni une question, comme s’il était dépourvu d’intelligence. Quand il s’est retiré, je considère sa conduite privée, et j’y vois resplendir mes enseignements. Houei n’est pas dépourvu d’intelligence. »

Passage 26 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「!」

10. Le Maître dit : « Si l’on considère les actions d’un homme, si l’on observe les motifs qui le font agir, si l’on examine ce qui fait son bonheur, pourra-t-il cacher ce qu’il est ? »

Passage 27 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「。」

11. Le Maître dit : « Celui qui repasse dans son esprit ce qu’il sait déjà, et par ce moyen acquiert de nouvelles connaissances, pourra bientôt enseigner les autres. »

Passage 28 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「。」

12. Le Maître dit : « L’homme sage n’est pas comme un vase ou un instrument (qui n’a qu’un usage ; il est apte à tout). »

Passage 29 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「。」

13. Tzeu koung ayant demandé ce que doit faire un homme sage, le Maître répondit : « Le sage commence par faire ce qu’il veut enseigner ; ensuite il enseigne. »

Passage 30 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「。」

14. Le Maître dit : « Le sage aime tous les hommes et n’a de partialité pour personne. L’homme vulgaire est partial et n’aime pas tous les hommes. »

Passage 31 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「。」

15. Le Maître dit : « Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir, sans livre ni maître, est dangereux. »

Passage 32 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「。」

16. Le Maître dit : Etudier des doctrines opposées (aux enseignements des anciens sages), c’est nuisible.

Passage 33 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「。」

17. Le Maître dit : « Iou (Tzeu lou), voulez vous que je vous enseigne le moyen d’arriver à la science véritable ? Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement. »

Passage 34 CHAPITRE II. WEI TCHENG

祿:「,愼,愼祿。」

18. Tzeu tchang étudiait en vue d’obtenir une charge avec des appointements. Le Maître lui dit : « Après avoir entendu dire beaucoup de choses, laissez de côté celles qui sont douteuses, dites les autres avec circonspection, et vous serez peu blâmé. Après avoir beaucoup vu, laissez ce qui serait dangereux, et faites le reste avec précaution ; vous aurez rarement à vous repentir. Si vos paroles vous attirent peu de blâme et vos actions peu de repentir, les appointements viendront d’eux-mêmes. »

Passage 35 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「?」:「擧;擧。」

19. Ngai, prince de Lou, dit à Confucius : Que doit faire un prince pour que le peuple soit content ? Le philosophe répondit : « Si le prince élève aux charges les hommes vertueux et écarte tous les hommes vicieux, le peuple sera satisfait ; si le prince élève aux charges les hommes vicieux et écarte les hommes vertueux, le peuple sera mécontent.

Passage 36 CHAPITRE II. WEI TCHENG

:「使?」:「;擧。」

20. Ki K’ang tzeu dit : « Que faut il faire pour que le peuple respecte son prince, lui soit fidèle et cultive la vertu ? » Le Maître répondit : « Que le prince ait en public un maintien grave, et il sera respecté ; qu’il honore ses parents et soit bon envers ses sujets, et ses sujets lui seront fidèles ; qu’il élève aux charges les hommes de bien et forme ceux dont la vertu est encore faible, et il excitera le peuple à cultiver la vertu. »

Partager cette page