Lavis à l’encre : une estrade de pierre vide sous un abricotier en fleurs, ses pétales tombés sur la pierre usée, dans une cour close et déserte au petit matin.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

Entretiens de Confucius

Les Analectes — Lunyu

Confucius. Traduction de Séraphin Couvreur, Ho Kien Fou, Imprimerie de la Mission catholique, 1895. Texte du domaine public, d'après Wikisource. Texte chinois d'après le Wikisource chinois, apparié passage par passage sur la numérotation traditionnelle des 章.

Passage 73 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」

7. Le Maître dit : « Chaque classe d’hommes tombe dans un excès qui lui est particulier. On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts. » L’homme vertueux excède toujours en libéralité, et l’homme vulgaire, en parcimonie ; l’homme vertueux, en bienfaisance, et l’homme vulgaire, en dureté de cœur. En voyant les défauts d’un homme, on peut connaître s’il est vertueux ou non.

Passage 74 CHAPITRE IV. LI JENN

:「!」

8. Le Maître dit : « Celui qui le matin a compris les enseignements de la sagesse, le soir peut mourir content. »

Passage 75 CHAPITRE IV. LI JENN

:「!」

9. Le Maître dit : « Un homme qui se livre à l’étude de la sagesse, s’il rougit d’un vêtement grossier et d’une nourriture ordinaire, ne mérite pas de recevoir mes enseignements. »

Passage 76 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」

10. Le Maître dit : « Dans le gouvernement de l’empire, le sage ne veut ni ne rejette rien avec opiniâtreté. La justice est sa règle. »

Passage 77 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」

11. Le Maître dit : « L’homme sage aspire à la perfection, et l’homme vulgaire, au bien être ; l’homme sage s’attache à observer les lois, et l’homme vulgaire, à s’attirer des faveurs. »

Passage 78 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」

12. Le Maître dit : « Celui qui dans ses entreprises cherche uniquement son intérêt propre excite beaucoup de mécontentements. (parce qu’il nuit aux intérêts de plusieurs). »

Passage 79 CHAPITRE IV. LI JENN

:「?」

13. Le Maître dit : « Celui qui, dans le gouvernement de l’État, montre cette déférence qui fait le fondement de l’urbanité, quelle difficulté rencontrera-t-il ? Celui qui dans le gouvernement n’a pas la déférence requise par l’urbanité, quelle urbanité peut il avoir ? » (il peut encore moins gouverner l’État).

Passage 80 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」

14. Le Maître dit : « Ne soyez pas en peine de ce que vous n’ayez pas de charge ; mettez vous en peine de vous rendre digne d’être élevé à une charge. Ne soyez pas en peine de ce que personne ne vous connaît ; travaillez à vous rendre digne d’être connu. »

Passage 81 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」:「。」:「?」:「!」

15. Le Maître dit : « Chenn (Tseng tzeu), ma doctrine se réduit à une seule chose qui embrasse tout. » Tseng tzeu répondit : « Certainement. » Lorsque le Maître se fut retiré, ses disciples demandèrent ce qu’il avait voulu dire. Tseng tzeu répondit : « Toute la sagesse de notre maître consiste à se perfectionner soi-même et à aimer les autres comme soi-même. »

Passage 82 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」

16. Le Maître dit : « Le disciple de la sagesse est très intelligent en ce qui concerne le devoir, et l’homme vulgaire, en ce qui concerne l’intérêt propre. »

Passage 83 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」

17. Le Maître dit : « Quand vous voyez un homme sage, pensez à l’égaler en vertu. Quand vous voyez un homme dépourvu de vertu, examinez vous vous même, (de peur de lui ressembler). »

Passage 84 CHAPITRE IV. LI JENN

:「。」

18. Le Maître dit : « Si vos parents tombent dans une faute, avertissez les avec grande douceur. Si vous les voyez déterminés à ne pas suivre vos avis, redoublez vos témoignages de respect, et réitérez vos remontrances. Quand même ils vous maltraiteraient, n’en ayez aucun ressentiment. »

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