Lavis à l’encre : une estrade de pierre vide sous un abricotier en fleurs, ses pétales tombés sur la pierre usée, dans une cour close et déserte au petit matin.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

Entretiens de Confucius

Les Analectes — Lunyu

Confucius. Traduction de Séraphin Couvreur, Ho Kien Fou, Imprimerie de la Mission catholique, 1895. Texte du domaine public, d'après Wikisource. Texte chinois d'après le Wikisource chinois, apparié passage par passage sur la numérotation traditionnelle des 章.

Passage 409 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「寑,。」

30. Le Maître dit : « Autrefois je passais des jours entiers sans manger et des nuits entières sans dormir, afin de me livrer à la méditation. J’en ai retiré peu de fruit. Il vaut mieux étudier à l’école d’autrui, (consulter un livre ou un maître). »

Passage 410 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「祿。」

31. Le Maître dit : « Le disciple de la sagesse tourne toutes ses pensées vers la vertu, et non vers la nourriture. Le laboureur cultive la terre (pour en tirer sa nourriture ; mais quand la récolte vient à manquer), dans son travail il rencontre la disette et la faim. Au contraire, le disciple de la sagesse, (en ne travaillant que pour acquérir la vertu), s’attire des honneurs et des richesses. Il donne tous ses soins à la vertu et n’a aucun souci de la pauvreté. »

Passage 411 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

32. Le Maître dit : Si quelqu’un connaissait la doctrine des sages (l’art de se diriger soi-même et les autres), et qu’il n’eût pas assez de vertu pour la mettre en pratique, sa science ne lui servirait de rien. Si quelqu’un connaissait la doctrine des sages et pouvait la mettre en pratique, mais manquait de gravité en public, le peuple ne le respecterait pas. Si quelqu’un connaissait la doctrine des sages, était capable de la mettre en pratique, paraissait en public avec gravité, mais ne dirigeait pas le peuple d’après les règles établies, ce ne serait pas encore la perfection. »

Passage 412 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

33. Le Maître dit : « On ne peut apprécier le sage dans une petite chose (parce qu’il ne peut exceller dans toutes les petites choses), mais on peut lui en confier de grandes. On ne peut confier de grandes choses à l’homme vulgaire ; mais on peut l’apprécier dans les petites (Parce qu’il ne peut exceller que dans les petites choses). »

Passage 413 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

34. Le Maître dit : « La vertu est plus nécessaire au peuple que l’eau et le feu, (et elle ne nuit jamais). J’ai vu des hommes périr en marchant dans l’eau ou dans le feu ; je n’ai jamais vu personne périr en marchant dans la voie de la vertu. »

Passage 414 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

35. Le Maître dit : « Celui qui s’applique principalement à pratiquer la vertu peut rivaliser avec un maître, c’est à dire se diriger lui-même et les autres. »

Passage 415 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

36. Le Maître dit : « Le sage s’attache fortement à la vérité et au devoir ; il ne s’attache pas opiniâtrement à ses idées. »

Passage 416 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

37. Le Maître dit : « Celui qui est au service de son prince doit remplir sa charge avec grand soin, et ne penser à son salaire qu’en dernier lieu. »

Passage 417 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

38. Le Maître dit : « Le sage admet à son école tous les hommes, sans distinction (de bons ou de méchants, d’intelligents ou de peu perspicaces, afin que tous cultivent la vertu). » Les vertus que la nature donne à chaque homme (avec l’existence) sont parfaites en elles mêmes. La différence des bons et des méchants est due à la différence des éléments dont leurs corps sont composés, et des habitudes qu’ils ont contractées. Lorsqu’un rage tient école, tour les hommes peuvent, sous sa direction, recouvrer la perfection primitive de leurs vertus naturelles, et mériter de n’être plus rangés dans la classe des méchants.

Passage 418 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

39. Le Maître dit : « Deux hommes qui suivent des voies différentes ne peuvent pas s’entraider par leurs conseils. »

Passage 419 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「!」

40. Le Maître dit : « Le langage doit exprimer clairement la pensée, cela suffit. »

Passage 420 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」:「。」:「。」:「?」:「。」

41. Le préfet de la musique Mien (qui était aveugle) étant allé faire visite à Confucius, lorsqu’il fut arrivé aux degrés de la salle, le Maître lui dit : Voici les degrés ; » Lorsqu’il fut arrivé auprès de la natte, le philosophe lui dit : « Voici la natte. » Quand tout le monde fut assis, le Maître dit au préfet de la musique : « Un tel est ici ; un tel est là. » Lorsque le préfet Mien se fut retiré, Tzeu tchang demanda si c’était un devoir d’avertir ainsi le préfet de la musique. « Certainement, répondit le Maître, c’est un devoir d’aider ainsi les directeurs de la musique (qui sont ordinairement aveugles). »

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