Lavis à l’encre : une estrade de pierre vide sous un abricotier en fleurs, ses pétales tombés sur la pierre usée, dans une cour close et déserte au petit matin.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

Entretiens de Confucius

Les Analectes — Lunyu

Confucius. Traduction de Séraphin Couvreur, Ho Kien Fou, Imprimerie de la Mission catholique, 1895. Texte du domaine public, d'après Wikisource. Texte chinois d'après le Wikisource chinois, apparié passage par passage sur la numérotation traditionnelle des 章.

Passage 397 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

18. Le Maître dit : « Le sage s’afflige de ne pouvoir pratiquer la vertu parfaitement. il ne s’afflige pas de n’être pas connu des hommes. »

Passage 398 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

19. Le Maître dit : « Le sage ne veut pas mourir qu’il ne se soit rendu digne d’éloge. »

Passage 399 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

20. Le Maître dit : « Le sage attend tout de ses propres efforts ; l’homme vulgaire attend tout de la faveur des autres. »

Passage 400 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

21. Le Maître dit : « Le sage est maître de lui-même et n’a de contestation avec personne ; il est sociable, mais n’est pas homme de parti. »

Passage 401 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

22. Le Maître dit : « Le sage n’élève pas un homme aux charges uniquement parce qu’il l’a entendu bien parler ; et il ne rejette pas une bonne parole parce qu’elle a été dite par un méchant homme. »

Passage 402 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「?」:「。」

23. Tzeu koung demanda s’il existait un précepte qui renfermât tous les autres, et qu’on dût observer toute la vie. Le Maître répondit : « N’est ce pas le précepte d’aimer tous les hommes comme soi-même ? Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse à vous même. »

Passage 403 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

24. Le Maître dit : « Quel est celui que j’ai blâmé ou loué avec excès ? Si je loue trop quelqu’un, c’est que j’ai reconnu (qu’il se rendra digne des éloges que je lui donne, et je ne le loue que pour l’encourager). Notre peuple est encore celui que les empereurs des trois dynasties ont traité avec la plus grande justice. (Les empereurs ont récompensé et puni selon la justice ; à leur exemple, je donne à chacun l’éloge ou le blâme qu’il a mérité). »

Passage 404 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「!」

25. Le Maître dit : « Dans mon enfance, j’ai encore pu voir un historiographe qui n’écrivait rien dont il ne fût certain, un homme riche qui prêtait à d’autres ses chevaux. A présent on n’en voit plus. » (Chaque prince avait des historiographes).

Passage 405 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

26. Le Maître dit : « Les beaux discours font prendre le vice pour la vertu. Une légère impatience ruine un grand projet. » (Un mouvement d’impatience suffit pour gâcher une affaire importante).

Passage 406 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

27. Le Maître dit : « Quand la haine ou la faveur de la multitude s’attache à un homme, il faut examiner sa conduite, avant de juger s’il est digne d’affection ou de haine. »

Passage 407 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

28. Le Maître dit : « L’homme peut développer et perfectionner ses vertus naturelles ; les vertus naturelles ne rendent pas l’homme parfait (s’il ne fait aucun effort). »

Passage 408 CHAPITRE XV. WEI LING KOUNG

:「。」

29. Le Maître dit : « Ne pas se corriger après une faute involontaire, c’est commettre une faute véritable. »

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