Lavis à l’encre : un rouleau de lattes de bambou vierges déroulé sur une table de bois, à côté d’une carte de relief sans aucune inscription et d’une coupe de pierres de go noires et blanches.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

L’Art de la guerre

Sun Tzu, le traité de stratégie

Sun Tzu, 400 av. J.-C.. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.

Traduction française assistée par intelligence artificielle, établie pour Chine Informations à partir du texte chinois original, puis relue par la rédaction. Il n’existe aucune traduction française libre de droits de ce traité : les deux numérisations disponibles sur Wikisource sont des océrisations jamais relues. Le texte chinois, lui, est dans le domaine public depuis vingt-trois siècles — c’est de lui que part cette traduction, et il est reproduit ici en regard, chapitre par chapitre. Le texte chinois est dans le domaine public ; la traduction française est protégée : © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés.

Chapitre 1 始計第一 — Les calculs initiaux

Sun Tzu dit : La guerre est une affaire capitale pour l’État, le lieu où se jouent la vie et la mort, la voie qui mène à la survie ou à la ruine ; elle exige un examen attentif.

Il faut donc l’évaluer selon les cinq facteurs, la comparer selon les sept calculs et ainsi en déterminer la situation : le premier est la voie, le deuxième le ciel, le troisième la terre, le quatrième le général, le cinquième la méthode.

La voie fait partager au peuple les mêmes intentions que son souverain, de sorte qu’il soit prêt à mourir ou à vivre avec lui sans craindre le danger.

Le ciel, ce sont l’ombre et la lumière, le froid et la chaleur, le rythme des saisons.

La terre, ce sont les hauteurs et les dépressions, le lointain et le proche, les passages difficiles et faciles, les espaces larges et étroits, les lieux de mort et les lieux de vie.

Le général se définit par l’intelligence, la loyauté, la bienveillance, le courage et la rigueur.

La méthode comprend l’organisation des unités, la hiérarchie des fonctions et l’administration des ressources.

Tout général a entendu parler de ces cinq facteurs ; celui qui les connaît remporte la victoire, celui qui ne les connaît pas ne la remporte pas.

Il faut donc comparer les sept calculs afin de déterminer la situation : quel souverain possède la voie ?

Quel général est le plus capable ?

Quel camp bénéficie du ciel et de la terre ?

Dans quel camp les lois et les ordres sont-ils exécutés ?

De quel camp les forces sont-elles les plus puissantes ?

De quel camp les soldats sont-ils les mieux entraînés ?

Dans quel camp récompenses et châtiments sont-ils les plus clairement établis ?

C’est par là que je connais la victoire et la défaite.

Le général qui suit mes calculs vaincra nécessairement si on l’emploie : qu’on le garde. Celui qui ne les suit pas sera nécessairement vaincu si on l’emploie : qu’on l’écarte.

Une fois mon calcul avantageux adopté, je crée l’impulsion pour soutenir son action au-dehors.

L’impulsion consiste à prendre appui sur l’avantage pour adapter son action aux circonstances.

La guerre est la voie de la tromperie.

Ainsi, capable, montre-toi incapable ; actif, montre-toi inactif ; proche, fais croire que tu es loin ; loin, fais croire que tu es proche.

Attire l’ennemi par un avantage ; s’il est en désordre, prends-le ; s’il est plein, prépare-toi contre lui ; s’il est fort, évite-le ; s’il est irritable, trouble-le ; s’il est humble, rends-le arrogant ; s’il est reposé, fatigue-le ; s’il est uni, divise-le.

Attaque-le là où il n’est pas préparé, surgis là où il ne t’attend pas.

Voilà comment l’homme de guerre remporte la victoire, mais cela ne peut se transmettre à l’avance.

Avant le combat, celui que le calcul au temple ancestral donne vainqueur dispose de nombreux calculs favorables ; celui qu’il ne donne pas vainqueur en dispose de peu.

Avec beaucoup de calculs, on remporte la victoire ; avec peu, on ne la remporte pas : que dire alors de l’absence de calcul ?

En observant les choses ainsi, la victoire et la défaite apparaissent clairement.

Texte chinois de Sun Tzu (400 av. J.-C.), dans le domaine public. Source : https://zh.wikisource.org/wiki/孫子兵法.

Traduction française assistée par intelligence artificielle et relue par la rédaction. © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés — sa reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.

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