Lavis à l’encre : un rouleau de lattes de bambou vierges déroulé sur une table de bois, à côté d’une carte de relief sans aucune inscription et d’une coupe de pierres de go noires et blanches.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

L’Art de la guerre

Sun Tzu, le traité de stratégie

Sun Tzu, 400 av. J.-C.. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.

Traduction française assistée par intelligence artificielle, établie pour Chine Informations à partir du texte chinois original, puis relue par la rédaction. Il n’existe aucune traduction française libre de droits de ce traité : les deux numérisations disponibles sur Wikisource sont des océrisations jamais relues. Le texte chinois, lui, est dans le domaine public depuis vingt-trois siècles — c’est de lui que part cette traduction, et il est reproduit ici en regard, chapitre par chapitre. Le texte chinois est dans le domaine public ; la traduction française est protégée : © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés.

Chapitre 8 九變第八 — Les neuf changements

忿

Sun Tzu dit : selon la règle générale de l’emploi des armes, le général reçoit ses ordres du souverain, réunit l’armée et rassemble les troupes.

Sur un terrain impraticable, ne campe pas ; sur un terrain de carrefour, noue des alliances ; sur un terrain coupé, ne t’attarde pas ; sur un terrain encerclé, élabore des plans ; sur un terrain mortel, combats.

Il est des routes à ne pas suivre, des armées à ne pas attaquer, des villes à ne pas assiéger, des terrains à ne pas disputer et des ordres du souverain à ne pas recevoir.

Ainsi, le général qui maîtrise les avantages des neuf changements connaît l’emploi des armes ; celui qui ne les maîtrise pas ne saura pas tirer parti du terrain, même s’il en connaît la disposition. Celui qui dirige une armée sans connaître l’art des neuf changements ne saura pas tirer parti des hommes, même s’il connaît les avantages du terrain.

C’est pourquoi la réflexion du sage mêle toujours l’avantage et le dommage : quand l’avantage entre dans son calcul, son entreprise devient sûre ; quand le dommage y entre, ses difficultés peuvent se résoudre.

Ainsi, on fait plier les seigneurs par le dommage, on les accapare par des entreprises et on les fait accourir par l’avantage.

Selon la règle de l’emploi des armes, ne compte pas sur le fait que l’ennemi ne viendra pas, mais sur les moyens que tu as de l’attendre ; ne compte pas sur le fait qu’il n’attaquera pas, mais sur ce qui, chez toi, est inattaquable.

Le général est donc exposé à cinq dangers : s’il veut à tout prix mourir, il peut être tué ; s’il veut à tout prix vivre, il peut être capturé ; s’il s’emporte promptement, il peut être provoqué ; s’il est jaloux de son intégrité, il peut être humilié ; s’il aime le peuple, il peut être tourmenté.

Ces cinq dangers sont les fautes du général et les fléaux de l’emploi des armes.

L’anéantissement d’une armée et la mort de son général proviennent nécessairement de ces cinq dangers : il faut les examiner avec soin.

Texte chinois de Sun Tzu (400 av. J.-C.), dans le domaine public. Source : https://zh.wikisource.org/wiki/孫子兵法.

Traduction française assistée par intelligence artificielle et relue par la rédaction. © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés — sa reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.

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