Lavis à l’encre : un rouleau de lattes de bambou vierges déroulé sur une table de bois, à côté d’une carte de relief sans aucune inscription et d’une coupe de pierres de go noires et blanches.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

L’Art de la guerre

Sun Tzu, le traité de stratégie

Sun Tzu, 400 av. J.-C.. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.

Traduction française assistée par intelligence artificielle, établie pour Chine Informations à partir du texte chinois original, puis relue par la rédaction. Il n’existe aucune traduction française libre de droits de ce traité : les deux numérisations disponibles sur Wikisource sont des océrisations jamais relues. Le texte chinois, lui, est dans le domaine public depuis vingt-trois siècles — c’est de lui que part cette traduction, et il est reproduit ici en regard, chapitre par chapitre. Le texte chinois est dans le domaine public ; la traduction française est protégée : © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés.

Chapitre 2 作戰第二 — La conduite de la guerre

Sun Tzu dit : Selon les règles de l’emploi des armes, il faut mille chars rapides à quatre chevaux, mille chars cuirassés, cent mille hommes en armure et des vivres acheminés sur mille lieues ; entre les dépenses au pays et sur le front, les frais de réception, les fournitures de colle et de laque, ainsi que l’entretien des chars et des armures, on dépense chaque jour mille pièces d’or avant qu’une armée de cent mille hommes puisse se mettre en campagne.

Quand on mène la guerre, l’essentiel est de vaincre : si elle se prolonge, les armes s’émoussent et l’ardeur se brise ; si l’on attaque des villes, les forces s’épuisent ; si l’armée reste longtemps en campagne, les ressources du pays ne suffisent plus.

Lorsque les armes sont émoussées, l’ardeur brisée, les forces épuisées et les ressources consumées, les seigneurs profitent de cette détresse pour se soulever ; même un homme sage ne saurait alors redresser la situation.

C’est pourquoi, à la guerre, on a entendu parler d’une hâte maladroite, mais jamais d’une habileté à faire durer.

Jamais une guerre prolongée n’a profité à un pays.

Qui ne connaît pas pleinement les dommages causés par l’emploi des armes ne peut en connaître pleinement les avantages.

Celui qui sait employer les armes ne procède pas à une seconde levée et n’achemine pas trois fois les vivres ; il prend le nécessaire dans son pays et se nourrit chez l’ennemi, de sorte que l’armée ne manque pas de vivres.

Ce qui appauvrit un pays à cause de son armée, c’est le transport au loin : quand les transports vont au loin, le peuple s’appauvrit ; près de l’armée, les prix montent, et quand les prix montent, les ressources du peuple s’épuisent ; une fois ces ressources épuisées, les réquisitions l’accablent.

Les forces sont épuisées, les richesses consumées, et les familles se trouvent démunies à l’intérieur du pays.

Le peuple perd les sept dixièmes de ses ressources ; quant à l’État, entre les chars brisés, les chevaux exténués, les armures, les casques, les flèches, les arbalètes, les hallebardes, les boucliers, les mantelets, les grands pavois, les bœufs de trait et les lourds chariots, il en perd les six dixièmes.

Aussi le général avisé s’applique-t-il à se nourrir chez l’ennemi : une mesure de grain prise à l’ennemi en vaut vingt des nôtres, et une charge de fourrage prise à l’ennemi en vaut vingt des nôtres.

Ce qui pousse les hommes à tuer l’ennemi, c’est la colère ; ce qui les pousse à s’emparer de ses biens, c’est la récompense.

Ainsi, dans un combat de chars, quand on capture dix chars ou davantage, on récompense celui qui s’est emparé du premier, puis on remplace leurs étendards.

Mêlez ces chars aux vôtres et employez-les ; traitez bien les soldats capturés et entretenez-les : c’est ce qu’on appelle vaincre l’ennemi et accroître sa propre force.

Ainsi, à la guerre, ce qui importe est la victoire, non la durée.

Le général qui connaît l’emploi des armes tient donc entre ses mains le destin du peuple, et de lui dépendent la sécurité ou le péril de l’État.

Texte chinois de Sun Tzu (400 av. J.-C.), dans le domaine public. Source : https://zh.wikisource.org/wiki/孫子兵法.

Traduction française assistée par intelligence artificielle et relue par la rédaction. © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés — sa reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.

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