Musique chinoise
Les incontournables
Musique chinoise
Instrument de musique chinois
Chansons chinoises
Chanson chinoise pour enfant
Chants révolutionnaires chinois
-
Hymne national de la République Populaire de Chine
-
Le Chant de l'Armée sauvant la Patrie
-
Chant révolutionnaire chinois : Le vent d'octobre souffle du Nord
-
Chant révolutionnaire chinois : Tu es un phare
-
Chant révolutionnaire chinois : Sur le Mont Taihangshan
-
Chant chinois : Sur la rivière Songhua
-
Tout voir
Célébrités chinoises dans la musique
Chanteurs chinois
Chanteuses chinoises
Groupes de musique chinoise
Musiciens chinois
Derniers articles
Trois mille ans, et un jardin de poiriers
La musique chinoise est l'un des rares domaines où la Chine peut montrer une continuité de trois mille ans sans forcer le trait. Quand la musique européenne balbutiait, une théorie musicale complète et des instruments élaborés existaient déjà, portés par la musique rituelle des cours, celle que Confucius tenait pour un instrument de gouvernement. Les fouilles ont rendu des carillons de cloches de bronze accordées, les bianzhong, joués avec des jeux de pierres sonores: on ne les frappait pas au hasard, on en tirait des mélodies.
L'État s'en est occupé très tôt. Sous les Han, la cour crée un Office de la Musique chargé de recueillir et d'éditer les airs anciens et les chants du peuple, ce qui fait de la Chine l'un des premiers pays à avoir collecté sa musique populaire par décision publique. Les échanges avec l'Asie centrale amènent ensuite des instruments qui deviendront typiquement chinois, dont le luth pipa et les vièles à deux cordes. Et sous les Tang, l'empereur Xuanzong fonde une académie de chant et de danse dans un verger, le Jardin de la Poire, dont le nom est resté: en chinois, on le donne encore au monde du théâtre et de l'opéra.
Les instruments se classent par le geste qui les fait sonner: le souffle, l'archet, le pincement et la frappe. C'est du côté des cordes pincées que la Chine est la plus riche, avec la cithare guzheng et le luth pipa, quand l'orchestre occidental n'en emploie presque pas; la vièle erhu y tient en revanche la place que le violon tient chez nous. Cette musique-là n'a pas disparu au profit de la variété: elle vit à côté d'elle, sur des scènes et dans des conservatoires, pendant que les chansons de Taïwan et de Hong Kong ont fait le tour du monde chinois et que leurs interprètes sont devenus les visages les plus connus du pays.