Lavis à l’encre : un rouleau de lattes de bambou vierges déroulé sur une table de bois, à côté d’une carte de relief sans aucune inscription et d’une coupe de pierres de go noires et blanches.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

L’Art de la guerre

Sun Tzu, le traité de stratégie

Sun Tzu, 400 av. J.-C.. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.

Traduction française assistée par intelligence artificielle, établie pour Chine Informations à partir du texte chinois original, puis relue par la rédaction. Il n’existe aucune traduction française libre de droits de ce traité : les deux numérisations disponibles sur Wikisource sont des océrisations jamais relues. Le texte chinois, lui, est dans le domaine public depuis vingt-trois siècles — c’est de lui que part cette traduction, et il est reproduit ici en regard, chapitre par chapitre. Le texte chinois est dans le domaine public ; la traduction française est protégée : © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés.

Chapitre 10 地形第十 — La disposition du terrain

退使

Sun Tzu dit : il existe six dispositions du terrain : ouverte, entravée, indécise, resserrée, escarpée et éloignée.

Celle où nous pouvons aller et l’ennemi venir est dite ouverte.

Dans une disposition ouverte, occupez d’abord les hauteurs exposées au soleil et assurez vos voies de ravitaillement : combattre sera alors avantageux.

Celle où l’on peut avancer, mais d’où il est difficile de revenir, est dite entravée.

Dans une disposition entravée, si l’ennemi n’est pas préparé, sortez et vainquez-le ; s’il est préparé et que vous sortez sans vaincre, il sera difficile de revenir, ce qui est désavantageux.

Celle où il ne nous est pas avantageux de sortir, ni à l’ennemi de sortir, est dite indécise.

Dans une disposition indécise, même si l’ennemi nous offre un avantage, ne sortez pas ; retirez-vous pour l’attirer, puis frappez-le lorsqu’il sera à moitié sorti : ce sera avantageux.

Dans une disposition resserrée, si nous l’occupons les premiers, nous devons l’occuper entièrement pour attendre l’ennemi.

Si l’ennemi l’occupe le premier, ne l’y suivez pas s’il l’occupe entièrement ; suivez-le s’il ne l’occupe pas entièrement.

Dans une disposition escarpée, si nous l’occupons les premiers, nous devons prendre les hauteurs exposées au soleil pour attendre l’ennemi ; si l’ennemi les occupe le premier, retirez-vous pour l’attirer et ne le suivez pas.

Dans une disposition éloignée, si les forces sont égales, il est difficile de provoquer le combat, et combattre est désavantageux.

Ces six cas constituent les principes du terrain ; il est du devoir suprême du général de les examiner attentivement.

Ainsi, une armée peut connaître la fuite, le relâchement, l’enlisement, l’effondrement, le désordre ou la déroute.

Ces six calamités ne viennent pas du ciel, mais des fautes du général.

Quand les forces sont égales et qu’un homme en attaque dix, il y a fuite ; quand les soldats sont forts et les officiers faibles, il y a relâchement ; quand les officiers sont forts et les soldats faibles, il y a enlisement ; quand les officiers supérieurs, irrités et insoumis, rencontrent l’ennemi et engagent d’eux-mêmes le combat par ressentiment, sans que le général connaisse leurs capacités, il y a effondrement ; quand le général est faible et sans rigueur, que ses instructions manquent de clarté, que les officiers et les soldats n’ont pas de règle constante et que les formations sont disposées au hasard, il y a désordre ; quand le général ne sait pas évaluer l’ennemi, oppose peu de soldats à beaucoup, attaque le fort avec le faible et ne dispose d’aucune troupe d’élite à l’avant, il y a déroute.

Ces six cas sont les voies de la défaite ; il est du devoir suprême du général de les examiner attentivement.

La disposition du terrain seconde l’armée.

Évaluer l’ennemi et maîtriser la victoire, tenir compte des escarpements, des passages resserrés, du lointain et du proche : telle est la voie du général supérieur.

Qui connaît ces principes et les applique au combat vaincra nécessairement ; qui les ignore et engage le combat sera nécessairement vaincu.

Ainsi, si la voie du combat promet nécessairement la victoire, il est permis de combattre même si le souverain ordonne de ne pas le faire ; si elle ne promet pas la victoire, il est permis de ne pas combattre même si le souverain ordonne de le faire.

Celui qui avance sans rechercher la gloire et recule sans éviter le châtiment, ne songeant qu’à protéger le peuple et agissant conformément à l’intérêt du souverain, est un trésor pour l’État.

Considérez vos soldats comme des nourrissons, et vous pourrez vous enfoncer avec eux dans les ravins les plus profonds ; considérez-les comme des fils bien-aimés, et vous pourrez mourir avec eux.

Si vous les traitez généreusement sans pouvoir les employer, les aimez sans pouvoir les commander et, dans le désordre, ne pouvez les gouverner, ils sont comme des enfants gâtés et ne peuvent servir.

Savoir que nos soldats peuvent attaquer sans savoir que l’ennemi ne peut être attaqué, ce n’est avoir que la moitié de la victoire ; savoir que l’ennemi peut être attaqué sans savoir que nos soldats ne peuvent attaquer, ce n’est avoir que la moitié de la victoire ; savoir que l’ennemi peut être attaqué et que nos soldats peuvent attaquer sans savoir que la disposition du terrain interdit de combattre, ce n’est avoir que la moitié de la victoire.

Ainsi, celui qui connaît la guerre se meut sans s’égarer et agit sans se trouver démuni.

C’est pourquoi il est dit : connaissez l’ennemi et connaissez-vous vous-même, et la victoire ne sera pas mise en péril ; connaissez le ciel et connaissez le terrain, et la victoire pourra être complète.

Texte chinois de Sun Tzu (400 av. J.-C.), dans le domaine public. Source : https://zh.wikisource.org/wiki/孫子兵法.

Traduction française assistée par intelligence artificielle et relue par la rédaction. © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés — sa reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.

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