Lavis à l’encre : un rouleau de lattes de bambou vierges déroulé sur une table de bois, à côté d’une carte de relief sans aucune inscription et d’une coupe de pierres de go noires et blanches.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

L’Art de la guerre

Sun Tzu, le traité de stratégie

Sun Tzu, 400 av. J.-C.. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.

Traduction française assistée par intelligence artificielle, établie pour Chine Informations à partir du texte chinois original, puis relue par la rédaction. Il n’existe aucune traduction française libre de droits de ce traité : les deux numérisations disponibles sur Wikisource sont des océrisations jamais relues. Le texte chinois, lui, est dans le domaine public depuis vingt-trois siècles — c’est de lui que part cette traduction, et il est reproduit ici en regard, chapitre par chapitre. Le texte chinois est dans le domaine public ; la traduction française est protégée : © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés.

Chapitre 6 虛實第六 — Le vide et le plein

使使退使使

Sun Tzu dit : Quiconque occupe le premier le champ de bataille et y attend l’ennemi est reposé ; quiconque y arrive plus tard et se hâte au combat est épuisé.

Ainsi, celui qui excelle au combat fait venir l’ennemi et ne se laisse pas faire venir par lui.

Ce qui peut faire venir l’ennemi de lui-même, c’est l’avantage qu’on lui présente ; ce qui peut l’empêcher de venir, c’est le dommage dont on le menace.

Ainsi, si l’ennemi est reposé, on peut l’épuiser ; s’il est rassasié, on peut l’affamer ; s’il est immobile, on peut le mettre en mouvement.

Surgissez là où il ne se hâte pas ; hâtez-vous là où il ne vous attend pas.

Celui qui parcourt mille lieues sans s’épuiser avance dans un pays où nul ne lui résiste.

Celui qui attaque et prend à coup sûr attaque ce que l’ennemi ne défend pas ; celui qui défend avec une solidité assurée défend ce que l’ennemi n’attaque pas.

Ainsi, contre celui qui excelle dans l’attaque, l’ennemi ne sait où se défendre ; contre celui qui excelle dans la défense, il ne sait où attaquer.

Quelle subtilité, quelle subtilité !

On atteint l’absence de disposition. Quel mystère, quel mystère !

On atteint l’absence de tout son et l’on peut ainsi décider du destin de l’ennemi.

Si l’on avance sans pouvoir être arrêté, c’est que l’on fond sur son vide ; si l’on se retire sans pouvoir être poursuivi, c’est que l’on va trop vite pour être rejoint.

Ainsi, si je veux combattre, l’ennemi aura beau élever ses remparts et creuser ses fossés, il devra m’affronter, car j’attaquerai ce qu’il doit absolument secourir ; si je ne veux pas combattre, même si je ne défends qu’une ligne tracée sur le sol, il ne pourra m’affronter, car je détournerai la direction qu’il suit.

Ainsi, si je fais apparaître la disposition de l’ennemi tout en restant moi-même sans disposition, je me concentre tandis qu’il se divise.

Si je me concentre en un seul corps tandis que l’ennemi se divise en dix, j’attaque chacun avec dix hommes contre un : je suis donc nombreux et l’ennemi peu nombreux.

Si je peux frapper le petit nombre avec le grand, ceux que j’aurai à combattre seront peu nombreux.

L’ennemi ne doit pas savoir où je livrerai bataille ; s’il l’ignore, il devra se préparer en de nombreux endroits, et s’il se prépare en de nombreux endroits, ceux que j’aurai à combattre seront peu nombreux.

S’il se prépare à l’avant, il sera faible à l’arrière ; s’il se prépare à l’arrière, il sera faible à l’avant ; s’il se prépare à gauche, il sera faible à droite ; s’il se prépare à droite, il sera faible à gauche ; s’il se prépare partout, il sera faible partout.

Le petit nombre appartient à celui qui se prépare contre autrui ; le grand nombre, à celui qui oblige autrui à se préparer contre lui.

Ainsi, si l’on connaît le lieu et le jour du combat, on peut parcourir mille lieues pour livrer bataille ; si l’on ne connaît ni le lieu ni le jour, la gauche ne peut secourir la droite, ni la droite la gauche, ni l’avant l’arrière, ni l’arrière l’avant : que dire alors des unités éloignées de plusieurs dizaines de lieues, ou même de quelques lieues seulement !

À mon estime, les troupes de Yue ont beau être nombreuses, quel secours apportent-elles à la victoire ?

Ainsi dit-on : « On peut se rendre maître de la victoire. » Une autre version porte : « On peut produire la victoire. »

Même nombreux, les ennemis peuvent être empêchés de combattre.

Évaluez l’ennemi pour connaître les calculs qui lui valent gain ou perte ; provoquez-le pour connaître les principes de son mouvement et de son repos ; faites apparaître sa disposition pour connaître les lieux de mort et de vie ; mesurez-vous à lui pour connaître les points où il a trop ou trop peu.

La disposition suprême des troupes atteint l’absence de disposition.

Sans disposition, on ne peut être percé par les espions les plus profonds ni déjoué par les plus sages.

En s’adaptant à la disposition, on remporte la victoire sous les yeux de tous, mais nul ne sait comment.

Tous connaissent la disposition par laquelle j’ai remporté la victoire, mais nul ne connaît celle par laquelle j’en ai assuré la maîtrise.

Ainsi, les victoires ne se répètent pas : elles répondent aux dispositions dans leur infinie diversité.

La disposition des troupes ressemble à l’eau : dans son cours, l’eau évite les hauteurs et se porte vers le bas ; dans la victoire, les troupes évitent le plein et frappent le vide.

L’eau règle son cours d’après le terrain ; les troupes règlent leur victoire d’après l’ennemi.

Ainsi, les troupes n’ont pas d’impulsion fixe ni de disposition constante ; celui qui sait se transformer selon l’ennemi et remporter la victoire est appelé divin.

Ainsi, aucun des cinq éléments ne l’emporte constamment, aucune des quatre saisons n’occupe une place constante ; les jours sont courts ou longs, la lune connaît mort et renaissance.

Texte chinois de Sun Tzu (400 av. J.-C.), dans le domaine public. Source : https://zh.wikisource.org/wiki/孫子兵法.

Traduction française assistée par intelligence artificielle et relue par la rédaction. © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés — sa reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.

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