Lavis à l’encre : un rouleau de lattes de bambou vierges déroulé sur une table de bois, à côté d’une carte de relief sans aucune inscription et d’une coupe de pierres de go noires et blanches.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

L’Art de la guerre

Sun Tzu, le traité de stratégie

Sun Tzu, 400 av. J.-C.. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.

Traduction française assistée par intelligence artificielle, établie pour Chine Informations à partir du texte chinois original, puis relue par la rédaction. Il n’existe aucune traduction française libre de droits de ce traité : les deux numérisations disponibles sur Wikisource sont des océrisations jamais relues. Le texte chinois, lui, est dans le domaine public depuis vingt-trois siècles — c’est de lui que part cette traduction, et il est reproduit ici en regard, chapitre par chapitre. Le texte chinois est dans le domaine public ; la traduction française est protégée : © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés.

Chapitre 3 謀攻第三 — L’attaque par la stratégie

轀,闉,忿退退

Sun Tzu dit : dans l’emploi des armes, préserver intact un État est préférable à le détruire ; préserver intacte une armée est préférable à la détruire ; préserver intacte une brigade est préférable à la détruire ; préserver intacte une compagnie est préférable à la détruire ; préserver intacte une escouade est préférable à la détruire.

Remporter cent victoires en cent combats n’est donc pas le comble de l’excellence ; soumettre l’armée adverse sans combattre l’est.

Le meilleur emploi des armes consiste donc à déjouer les plans de l’adversaire ; ensuite à rompre ses alliances ; ensuite à attaquer ses troupes ; le pire est d’attaquer ses villes.

On ne doit attaquer une ville que faute d’autre choix.

Fabriquer les grands boucliers et les chariots couverts, puis préparer le matériel, demande trois mois ; élever les rampes de siège en demande encore trois.

Si le général, incapable de maîtriser sa colère, lance ses hommes à l’assaut comme des fourmis, qu’un tiers de ses soldats est tué et que la ville n’est toujours pas prise, tel est le désastre propre à ce genre d’attaque.

Celui qui excelle dans l’emploi des armes soumet les troupes adverses sans combattre, prend leurs villes sans les attaquer et détruit leur État sans prolonger la guerre ; il dispute nécessairement la suprématie sous le Ciel en préservant tout intact. Ainsi, ses forces ne s’épuisent pas et son avantage reste entier : telle est la méthode de l’attaque par la stratégie.

Dans l’emploi des armes, à dix contre un, encerclez l’adversaire ; à cinq contre un, attaquez-le ; à deux contre un, divisez ses forces ; à égalité, sachez le combattre ; moins nombreux, sachez vous défendre ; inférieur, sachez l’éviter.

La résistance obstinée d’une petite force en fait la captive d’une grande.

Or le général est le soutien de l’État.

Si ce soutien est sans faille, l’État est nécessairement fort ; s’il présente des fissures, l’État est nécessairement faible.

Il est trois manières, pour le souverain, de nuire à l’armée : ignorer qu’elle ne peut avancer et lui ordonner d’avancer, ignorer qu’elle ne peut reculer et lui ordonner de reculer, c’est entraver l’armée ; ne pas connaître les affaires des trois armées et se mêler de leur administration égare les soldats ; ne pas connaître la manière d’adapter les trois armées aux circonstances et se mêler de leur commandement fait douter les soldats.

Dès que les trois armées sont égarées et gagnées par le doute, les périls suscités par les princes feudataires surviennent ; c’est ce qu’on appelle jeter l’armée dans le désordre et détourner la victoire.

Cinq choses permettent donc de connaître la victoire : savoir quand combattre et quand ne pas combattre ; savoir employer le grand et le petit nombre ; unir supérieurs et subordonnés dans un même dessein ; attendre, préparé, un adversaire qui ne l’est pas ; avoir un général capable que le souverain n’entrave pas.

Telles sont les cinq voies qui permettent de connaître la victoire.

Ainsi dit-on : qui connaît l’adversaire et se connaît lui-même ne sera pas en péril au cours de cent combats ; qui ne connaît pas l’adversaire mais se connaît lui-même aura une victoire pour une défaite ; qui ne connaît ni l’adversaire ni lui-même sera nécessairement en péril à chaque combat.

Texte chinois de Sun Tzu (400 av. J.-C.), dans le domaine public. Source : https://zh.wikisource.org/wiki/孫子兵法.

Traduction française assistée par intelligence artificielle et relue par la rédaction. © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés — sa reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.

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