Lavis à l’encre : un rouleau de lattes de bambou vierges déroulé sur une table de bois, à côté d’une carte de relief sans aucune inscription et d’une coupe de pierres de go noires et blanches.
Illustration engendrée par un modèle d’image pour Chine Informations ; ce n’est pas une peinture d’époque.

L’Art de la guerre

Sun Tzu, le traité de stratégie

Sun Tzu, 400 av. J.-C.. Texte chinois du domaine public, d'après Wikisource.

Traduction française assistée par intelligence artificielle, établie pour Chine Informations à partir du texte chinois original, puis relue par la rédaction. Il n’existe aucune traduction française libre de droits de ce traité : les deux numérisations disponibles sur Wikisource sont des océrisations jamais relues. Le texte chinois, lui, est dans le domaine public depuis vingt-trois siècles — c’est de lui que part cette traduction, et il est reproduit ici en regard, chapitre par chapitre. Le texte chinois est dans le domaine public ; la traduction française est protégée : © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés.

Chapitre 7 軍爭第七 — La lutte des armées

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Sun Tzu dit : En règle générale, dans l’emploi des armes, le général reçoit ses ordres du souverain, rassemble l’armée et concentre les troupes, puis établit le camp au contact de l’ennemi ; rien n’est plus difficile que la lutte des armées.

La difficulté de la lutte des armées consiste à faire du détour la voie directe et du danger un avantage.

Ainsi, détournez votre route tout en attirant l’ennemi par un avantage : parti après lui, vous arriverez avant lui. C’est savoir calculer le détour et la ligne directe.

Ainsi, la lutte des armées procure un avantage, mais elle présente aussi un danger.

Si l’armée entière lutte pour l’avantage, elle n’arrivera pas à temps ; si on laisse l’armée derrière soi pour lutter pour l’avantage, les bagages seront abandonnés.

Ainsi, si l’on roule les cuirasses pour courir, sans s’arrêter ni jour ni nuit, en parcourant une double étape d’une seule traite, et que l’on dispute un avantage à cent lieues, les généraux des trois armées seront capturés : les plus robustes arriveront les premiers, les autres suivront épuisés, et un homme sur dix seulement parviendra au but ; à cinquante lieues, le général de l’avant-garde sera défait et la moitié des hommes arrivera ; à trente lieues, les deux tiers arriveront.

Ainsi, une armée sans bagages périt ; sans vivres, elle périt ; sans réserves accumulées, elle périt.

Qui ignore les desseins des seigneurs ne peut conclure d’avance des alliances ; qui ignore la disposition des montagnes, des forêts, des passages difficiles, des défilés, des marais et des fondrières ne peut faire marcher une armée ; qui n’emploie pas de guides du pays ne peut tirer avantage du terrain.

Ainsi, la guerre repose sur la tromperie, se met en mouvement selon l’avantage et se transforme par la division et la concentration.

Soyez rapide comme le vent, lent comme la forêt ; dans l’attaque et le pillage, soyez comme le feu ; immobile, comme la montagne ; impénétrable, comme l’ombre ; en mouvement, comme le fracas du tonnerre.

Pour piller une région, divisez vos troupes ; pour étendre votre territoire, partagez les avantages. Pesez la situation avant d’agir.

Celui qui connaît le premier le calcul du détour et de la ligne directe l’emporte : telle est la règle de la lutte des armées.

L’Administration militaire dit : « Comme la parole ne peut être entendue de tous, on emploie les gongs et les tambours ; comme chacun ne peut être vu de tous, on emploie les étendards et les bannières. » Gongs, tambours, étendards et bannières servent à ramener à l’unité l’ouïe et la vue des hommes.

Une fois les hommes unifiés, les braves ne peuvent avancer seuls ni les lâches reculer seuls : telle est la règle de l’emploi des troupes nombreuses.

Ainsi, dans les combats de nuit, on emploie beaucoup les gongs et les tambours ; dans les combats de jour, les étendards et les bannières : c’est ainsi que l’on agit tour à tour sur l’ouïe et la vue des hommes.

On peut ravir son ardeur à toute une armée et sa résolution à son général.

Ainsi, le matin, l’ardeur est vive ; au milieu du jour, elle faiblit ; le soir, elle aspire au retour.

Celui qui excelle à employer les armes évite l’ardeur vive de l’ennemi et le frappe lorsqu’elle faiblit ou aspire au retour : c’est maîtriser l’ardeur ; il attend le désordre dans l’ordre et le tumulte dans le calme : c’est maîtriser la résolution ; il attend de près l’ennemi qui vient de loin, reposé l’ennemi épuisé, rassasié l’ennemi affamé : c’est maîtriser les forces ; il n’intercepte pas des étendards parfaitement ordonnés et n’attaque pas une formation imposante : c’est maîtriser les changements.

Ainsi, dans l’emploi des armes, n’attaquez pas les hauteurs, ne vous opposez pas à qui a une colline dans le dos, ne poursuivez pas une fuite feinte, n’attaquez pas des troupes à l’ardeur intacte, ne mordez pas à l’appât d’une troupe, ne barrez pas la route à une armée qui rentre, laissez toujours une ouverture à une armée encerclée et ne pressez pas un ennemi aux abois : telle est la règle de l’emploi des armes.

Texte chinois de Sun Tzu (400 av. J.-C.), dans le domaine public. Source : https://zh.wikisource.org/wiki/孫子兵法.

Traduction française assistée par intelligence artificielle et relue par la rédaction. © Chine Informations (chine.in), tous droits réservés — sa reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.

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