回文织锦
huí wén zhī jǐn
tisser une broderie de brocart en écriture réversible
Ce que l’expression veut dire
Se dit, par métaphore, d’un poème ou d’un texte merveilleux consacré à l’amour et au mal du pays amoureux.
比喻有关相思的绝妙诗文。
D’où elle vient
Sous les Qin antérieurs, le gouverneur de Qinzhou, Dou Tao, fut exilé à Liusha après avoir offensé un haut dignitaire lié à Fu Jian. Séparée de son mari, son épouse Su Hui broda sur une étoffe de brocart un poème de 840 caractères, disposés en carré de 29 caractères de côté. Le texte pouvait se lire dans plusieurs directions et exprimait son amour ainsi que son inquiétude.
« L’épouse de Dou Tao était originaire de Sh始平. Elle s’appelait Hui et portait le prénom social Ruolan. Bonne écrivaine, elle composa, parce qu’elle languissait de son mari exilé à Liusha, un poème en forme de diagramme réversible qu’elle tissa dans une étoffe de brocart pour le lui offrir. Le texte pouvait se lire en tournant autour du diagramme ; ses mots étaient profondément mélancoliques et comptaient 840 caractères. »
窦滔妻苏氏,始平人也,名蕙,字若兰。善属文。滔,苻坚时为秦州刺史,被徙流沙,苏氏思之,织锦为回文旋图诗以赠滔。宛转循环以读之,词甚凄惋,凡八百四十字。
Quand l’employer
S’emploie comme complément d’objet ou épithète, notamment pour qualifier un poème d’amour. Registre littéraire et connotation élogieuse.
Exemples
她给远方的丈夫写了一首回文织锦般的情诗。
Tā gěi yuǎnfāng de zhàngfu xiě le yì shǒu huíwén zhījǐn bān de qíngshī.
Elle a écrit à son mari éloigné un poème d’amour aussi subtil qu’un brocart réversible.
这首诗构思精巧,读起来很有回文织锦的味道。
Zhè shǒu shī gòusī jīngqiǎo, dú qǐlái hěn yǒu huíwén zhījǐn de wèidào.
Ce poème est ingénieusement construit et évoque les subtilités d’un texte d’amour réversible.
古代女子常借回文织锦表达对远方亲人的思念。
Gǔdài nǚzǐ cháng jiè huíwén zhījǐn biǎodá duì yuǎnfāng qīnrén de sīniàn.
Les femmes de l’Antiquité exprimaient souvent leur mal du pays pour leurs proches éloignés au moyen de poèmes de ce type.
则为你彩笔题诗,回文织锦;送得人卧枕着床,忘餐废寝。
« Je composerai pour toi, de ma fine plume, un poème d’amour en brocart réversible ; tu le placeras sous ta tête sur ton lit et en oublieras le repas comme le sommeil. »
元·王实甫《西厢记》第三本第四折