重足而立
chóng zú ér lì
se tenir debout les pieds superposés
Ce que l’expression veut dire
Rester les pieds serrés l’un contre l’autre, sans oser avancer. Décrit une peur qui paralyse.
叠足而立,不敢迈步。形容恐惧。
D’où elle vient
Sous les Han, Zhang Tang devint ministre de la Justice après avoir révisé les lois pénales. Ji An lui reprocha de chercher à incriminer les gens plutôt que de réduire la criminalité et d’assurer leur prospérité ; il avertit qu’une telle politique ferait vivre tout l’empire dans la terreur. Ji An fut ensuite envoyé comme gouverneur de Huaiyin.
Dans Jia Yi, Guo Qin lun, « les lettrés de tout l’empire tendaient l’oreille, restaient immobiles de peur et gardaient la bouche close sans parler ».
故使天下之士,倾耳而听,重足而立,阖口而不言。
Quand l’employer
S’emploie comme prédicat. Expression soutenue décrivant des personnes trop terrifiées pour faire un pas.
Exemples
听到老板要裁员的消息,大家重足而立,不敢说话。
Tīngdào lǎobǎn yào cáiyuán de xiāoxi, dàjiā chóngzú ér lì, bù gǎn shuōhuà.
En apprenant que le patron allait licencier du personnel, tous sont restés pétrifiés, sans oser parler.
面对严厉的批评,他重足而立,一步也不敢动。
Miànduì yánlì de pīpíng, tā chóngzú ér lì, yí bù yě bù gǎn dòng.
Face aux sévères critiques, il est resté paralysé par la peur, sans oser bouger.
突发的地震警报让孩子们重足而立。
Tūfā de dìzhèn jǐngbào ràng háizimen chóngzú ér lì.
L’alerte soudaine au séisme a figé les enfants de peur.
胁持荐绅,开告讦之门,兴罗织之狱,士大夫重足而立。
Prenant les lettrés en otage, ouvrant la voie aux dénonciations et lançant des procès montés de toutes pièces, on avait réduit les hauts fonctionnaires à une peur paralysante.
宋·王明清《玉照新志》第四卷