旁门外道
páng mén wài dào
porte latérale, voie extérieure
Ce que l’expression veut dire
Désigne à l’origine des courants religieux considérés comme hétérodoxes. Par extension, se dit d’une école intellectuelle non orthodoxe ou, plus généralement, de procédés et d’idées douteux ou peu convenables.
原指不正派的宗教派别。借指不正派的学术派别。现泛指不正派的东西。
D’où elle vient
« Les voies hétérodoxes, nombreuses comme le chanvre, ne sèment la confusion que parce qu’un souverain plongé dans l’obscurité a provoqué des troubles. » Source : le Liji, le Livre des rites, « Réglementation royale » ; Xu Zhonglin, L’Investiture des dieux, chapitre 34. Exemple : « En matière de poésie et de dissertation, certains écrits sont grossiers et rebattus, d’autres relèvent de voies hétérodoxes, et d’autres encore s’attachent au passé jusqu’à mourir sans comprendre ; rien n’est plus propre à nuire à l’intelligence des hommes. » Source : Zheng Xie, Postface au Recueil de poèmes de la salle des Fleurs.
左道旁门乱似麻,只因昏主起波查。
Quand l’employer
S’emploie comme complément d’objet ou épithète pour désigner des idées, des méthodes ou des milieux jugés peu orthodoxes. L’expression est nettement péjorative.
Exemples
考试时走旁门外道,最后只会害了自己。
Kǎoshì shí zǒu pángmén wàidào, zuìhòu zhǐ huì hài le zìjǐ.
Employer des moyens douteux pendant un examen ne peut finalement que se retourner contre soi.
这家公司不靠旁门外道,而是靠产品质量赢得客户。
Zhè jiā gōngsī bù kào pángmén wàidào, ér shì kào chǎnpǐn zhìliàng yíngdé kèhù.
Cette entreprise ne recourt pas à des procédés douteux ; elle gagne ses clients par la qualité de ses produits.
他总向年轻人传播旁门外道的观点,老师对此很担心。
Tā zǒng xiàng niánqīngrén chuánbō pángmén wàidào de guāndiǎn, lǎoshī duì cǐ hěn dānxīn.
Il diffuse sans cesse auprès des jeunes des idées peu orthodoxes, ce qui inquiète beaucoup les enseignants.
盖谭诗论文,有粗鄙熟烂者,有旁门外道者,有泥古至死不悟者,最足损人神智。
« En matière de poésie et de dissertation, certains écrits sont grossiers et rebattus, d’autres relèvent de voies hétérodoxes, et d’autres encore s’attachent au passé jusqu’à mourir sans comprendre ; rien n’est plus propre à nuire à l’intelligence des hommes. »
清·郑燮《花间堂诗草跋》