量金买赋
liàng jīn mǎi fù
Mesurer l’or pour acheter un fu
Ce que l’expression veut dire
Se dit d’un texte ou d’un article de très grande valeur, digne d’être payé très cher.
指文章价值很高。
D’où elle vient
Sous les Han occidentaux, l’empereur Wu avait fait de sa cousine A Jiao l’impératrice. Après avoir perdu la faveur impériale, notamment parce qu’elle n’avait pas eu de fils et jalousait Wei Zifu, elle fut reléguée au palais de la Porte-Longue. Elle demanda à Sima Xiangru, célèbre prosateur, de composer le Fu de la Porte-Longue en lui envoyant une grande quantité d’or. L’empereur, touché par le texte, lui rendit sa faveur.
« L’empereur Xiaowu avait éloigné l’impératrice Chen, qui, enfermée au palais de la Porte-Longue, était accablée de chagrin. Sachant que Sima Xiangru, de Chengdu au Shu, excellait dans l’écriture, elle lui fit porter cent livres d’or afin qu’il compose une pièce capable de toucher l’empereur ; celui-ci lui rendit alors sa faveur. » Source : préface du Changmen fu (Fu de la Porte-Longue), de Sima Xiangru.
孝武皇帝陈皇后,时得幸,颇妒,别在长门宫,愁闷悲思。闻蜀郡成都司马相如,天下工为文,奉黄金百斤,为相如、文君取酒,因于解悲愁之辞。而相如为文以悟主上,陈皇后复得亲幸。
Quand l’employer
S’emploie comme complément d’objet ou épithète, dans un registre littéraire et élogieux, pour louer la valeur exceptionnelle d’un texte.
Exemples
这篇调查报告写得很有分量,真可以说是量金买赋。
Zhè piān diàochá bàogào xiě de hěn yǒu fènliàng, zhēn kěyǐ shuō shì liàng jīn mǎi fù.
Ce rapport d’enquête est d’une grande valeur ; on peut vraiment dire qu’il vaut son pesant d’or.
这位作家的新书语言优美,达到了量金买赋的水平。
Zhè wèi zuòjiā de xīn shū yǔyán yōuměi, dádào le liàng jīn mǎi fù de shuǐpíng.
La nouvelle œuvre de cet écrivain est d’une grande beauté stylistique et atteint un niveau exceptionnel.
如果论文观点新颖、论证扎实,就可能量金买赋。
Rúguǒ lùnwén guāndiǎn xīnyǐng, lùnzhèng zhāshí, jiù kěnéng liàng jīn mǎi fù.
Si une thèse présente des idées novatrices et une argumentation solide, elle peut avoir une valeur exceptionnelle.
汉宫不锁陈皇后,谁肯量金买赋来?
« L’empereur n’enferme pas Chen au palais : qui accepterait donc de mesurer l’or pour acheter son fu ? » Source : poème « Sima Changqing », de Huang Tao.
唐·黄滔《司马长卿》诗