画地为狱,势不入
huà dì wéi yù,shì bù rù
Dessiner sur le sol pour en faire une prison ; la situation interdit d’y entrer.
Ce que l’expression veut dire
Tracer un cercle sur le sol pour en faire une prison, dans laquelle personne n’ose entrer malgré les discussions. Décrit la cruauté et l’arbitraire des geôliers et des fonctionnaires judiciaires.
势:情势。在地上画个圆圈当作牢狱,人们议论着不敢进入。形容狱吏的凶残暴虐。
D’où elle vient
« C’est pourquoi le dicton dit : “Tracer un cercle sur le sol pour en faire une prison, et l’on discute sans oser y entrer ; tailler du bois pour en faire un magistrat, et l’on s’attend à ne pas répondre.” » Extrait du Hanshu, Livre des Han, biographie de Lu Wenshu, par Ban Gu, Han oriental.
故俗语曰:‘画地为狱,议不入;刻木为吏,期不对。’
Quand l’employer
Expression péjorative et soutenue, employée comme complément d’objet ou épithète pour dénoncer un pouvoir judiciaire cruel et arbitraire.
Exemples
那个腐败的官员让百姓觉得画地为狱,谁也不敢申诉。
Nàge fǔbài de guānyuán ràng bǎixìng juéde huà dì wéi yù, shuí yě bù gǎn shēnsù.
Ce fonctionnaire corrompu donnait aux habitants le sentiment de vivre sous une justice arbitraire, et personne n’osait porter plainte.
如果制度不透明,普通人就可能把办事机构看成画地为狱的地方。
Rúguǒ zhìdù bù tòumíng, pǔtōngrén jiù kěnéng bǎ bànshì jīgòu kàn chéng huà dì wéi yù de dìfang.
Si les institutions manquent de transparence, les citoyens ordinaires peuvent les percevoir comme un espace de contraintes arbitraires.
新闻揭露了当地执法人员画地为狱、随意处罚的行为。
Xīnwén jiēlù le dāngdì zhífǎ rényuán huà dì wéi yù, suíyì chǔfá de xíngwéi.
Les informations ont révélé que les agents locaux imposaient des contraintes arbitraires et sanctionnaient les gens à leur gré.