生死骨肉
shēng sǐ gǔ ròu
faire vivre les morts et donner de la chair aux os
Ce que l’expression veut dire
Faire revivre les morts et donner de la chair aux ossements. Se dit d’une bienveillance ou d’un bienfait immense ; équivaut à « rendre la vie et la chair aux os » au sens figuré.
使死人复生,白骨长肉。形容恩惠极大。同“生死肉骨”。
D’où elle vient
« J’ai été entièrement déchu de mes grades et titres honorifiques et, après trois années d’attente sous accusation, j’allais être envoyé au loin. Grâce à Votre Majesté, éclairée et sage, qui m’a nommé à nouveau lors de son accession au trône et m’a largement gracié, en me nommant gouverneur de Lizhou… Vous m’avez rendu la vie et donné de la chair à mes os ; je vous suis déjà profondément reconnaissant. » Extrait de la « Lettre de remerciement au vice-ministre des Finances » de Yan Zhenqing, sous les Tang.
[臣]官阶勋封尽蒙黜削,待罪三年,分从遐弃。属陛下聪明睿哲,嗣圣登庸,恩宥广覃,授臣利州刺史……生死骨肉,受赐已深。
Quand l’employer
S’emploie comme prédicat ou épithète pour qualifier une grâce exceptionnelle ou une dette de reconnaissance immense. Le registre est littéraire et la connotation est très élogieuse.
Exemples
如果没有老师的帮助,我今天不可能毕业,他对我真是生死骨肉。
Rúguǒ méiyǒu lǎoshī de bāngzhù, wǒ jīntiān bù kěnéng bìyè, tā duì wǒ zhēnshi shēngsǐ gǔròu.
Sans l’aide de mon professeur, je n’aurais pas pu obtenir mon diplôme ; son bienfait envers moi est immense.
这笔资金解决了公司的燃眉之急,员工都觉得投资人有生死骨肉之恩。
Zhè bǐ zījīn jiějuéle gōngsī de ránméi zhī jí, yuángōng dōu juéde tóuzīrén yǒu shēngsǐ gǔròu zhī ēn.
Ce financement a sauvé l’entreprise d’une urgence critique ; les employés estiment que l’investisseur lui a rendu un service inestimable.
村民说,志愿医生治好了孩子的病,真有生死骨肉的恩情。
Cūnmín shuō, zhìyuàn yīshēng zhìhǎole háizi de bìng, zhēn yǒu shēngsǐ gǔròu de ēnqíng.
Les habitants disent que le médecin bénévole, qui a guéri l’enfant, lui a accordé une grâce extraordinaire.
清·荑荻散人《玉娇梨》第11回:“今日得蒙老恩师始终覆庇,曲赐成全,真可谓生死骨肉。”
« Aujourd’hui, grâce à la protection constante de mon vénérable maître et à sa bienveillance qui m’a permis de réussir, on peut vraiment dire qu’il m’a rendu la vie et donné de la chair aux os. » Extrait du chapitre 11 de Le Jade précieux, ou Les Amours de Yu Jiao, de Yidi Sanren.