骑驴索句
qí lǘ suǒ jù
chevaucher un âne en cherchant des vers
Ce que l’expression veut dire
Se dit d’une personne qui cherche laborieusement l’inspiration et travaille ses vers avec difficulté.
后用为苦吟的典故。
D’où elle vient
Selon la tradition, sous les Tang, le chancelier Zheng Qi était connu pour ses poèmes, sans jouir d’un grand prestige dans le monde littéraire. Pour trouver l’inspiration, il chevauchait son âne dans la neige jusqu’au pont Ba. À quelqu’un qui lui demandait s’il avait composé un nouveau poème, il répondit que l’inspiration se trouvait sur le dos de l’âne, dans la neige, et non dans ce lieu.
« Le chancelier Zheng Qi, bien qu’il eût une réputation de poète, n’avait pas réellement vocation à occuper de hautes fonctions… Quelqu’un lui demanda : “Le chancelier a-t-il récemment composé de nouveaux poèmes ?” Il répondit : “L’inspiration poétique se trouve sur le dos de l’âne, dans la neige du pont Ba ; comment la trouver ici ?” Il voulait ainsi dire qu’il y consacrait toute sa peine. » D’après le Be meng suoyan (Propos anecdotiques des rêves du Nord), chapitre 7, cité par Sun Guangxian sous les Song.
唐相国郑綮虽有诗名,本无廊庙之望……或曰:‘相国近有新诗否?’对曰:‘诗思在灞桥雪中驴子上,此处何以得之?’盖言平生苦心也。
Quand l’employer
S’emploie comme complément d’objet ou épithète, notamment à propos de l’écriture et de la recherche poétique, dans un registre littéraire.
Exemples
为了写好这篇文章,他每天骑车去图书馆,苦苦寻找合适的句子。
Wèile xiě hǎo zhè piān wénzhāng, tā měitiān qí chē qù túshūguǎn, kǔkǔ xúnzhǎo héshì de jùzi.
Pour bien écrire cet article, il va chaque jour à la bibliothèque et cherche laborieusement les phrases justes.
这位年轻诗人常常一个人散步,骑驴索句。
Zhè wèi niánqīng shīrén chángcháng yí ge rén sànbù, qí lǘ suǒ jù.
Ce jeune poète se promène souvent seul, à la recherche laborieuse de ses vers.
考试前我骑驴索句了半天,最后还是写不出开头。
Kǎoshì qián wǒ qí lǘ suǒ jù le bàntiān, zuìhòu háishi xiě bù chū kāitóu.
Avant l’examen, j’ai cherché mes mots pendant des heures, mais je n’ai finalement pas réussi à écrire le début.
宋·范成大《北门覆舟山道中》:“骑驴索句当年事,岁暮骚人不自聊。”
« Chercher des vers à dos d’âne était autrefois son affaire ; à la fin de l’année, l’homme de lettres ne parvient plus à se distraire. » — Fan Chengda, « Sur la route du mont Fushan, au nord de la porte »