放牛归马
fàng niú guī mǎ
laisser les bœufs paître et ramener les chevaux
Ce que l’expression veut dire
Laisser paître les bœufs et ramener les chevaux signifie que la guerre est terminée et que l’on renonce à employer la force militaire.
把作战用的牛马牧放。比喻战争结束,不再用兵。
D’où elle vient
À la fin de la dynastie Shang, le roi Zhou, cruel et débauché, suscita le ressentiment du peuple. Le roi Wu des Zhou conduisit une grande armée contre la capitale ; le roi Zhou monta sur la terrasse de Lù et se suicida en y mettant le feu. Après avoir fondé la dynastie Zhou et établi sa capitale à Haojing, le roi Wu renvoya les soldats à l’agriculture et restitua les bœufs et les chevaux réquisitionnés, afin que la population vive en paix.
« Alors il mit fin aux armes et développa la culture et l’instruction ; il ramena les chevaux au sud du mont Hua et laissa les bœufs paître dans les campagnes de Taolin, montrant au monde qu’il ne recourrait plus à la force », dans le Shangshu, « La Victoire de Wu ».
《尚书·武成》:“乃偃武修文,归马于华山之阳,放牛于桃林之野,示天下弗服。”
Quand l’employer
S’emploie comme prédicat ou épithète pour évoquer la fin des combats et le retour à la paix. Le registre est soutenu ou littéraire.
Exemples
战争结束后,士兵们放牛归马,开始重建家园。
Zhànzhēng jiéshù hòu, shìbīngmen fàng niú guī mǎ, kāishǐ chóngjiàn jiāyuán.
Après la fin de la guerre, les soldats ont cessé les opérations militaires et commencé à reconstruire leur foyer.
两国签署和平协议,边境终于有了放牛归马的机会。
Liǎng guó qiānshǔ hépíng xiéyì, biānjìng zhōngyú yǒu le fàng niú guī mǎ de jīhuì.
Les deux pays ont signé un accord de paix, donnant enfin à la frontière une chance de retrouver le calme.
新政府宣布放牛归马,把更多预算投入教育和医疗。
Xīn zhèngfǔ xuānbù fàng niú guī mǎ, bǎ gèng duō yùsuàn tóurù jiàoyù hé yīliáo.
Le nouveau gouvernement a annoncé la fin de l’effort militaire et l’affectation d’une plus grande part du budget à l’éducation et à la santé.
吾祖父遭明代盛时,二百年之间,放牛归马,天下习之。
Mon grand-père a vécu sous le règne prospère des Ming ; pendant deux cents ans, on a laissé paître les bœufs et ramené les chevaux, et tout le pays s’y est habitué.
清·侯方域《赠季弟序》