倚门献笑
yǐ mén xiàn xiào
s’appuyer à la porte et offrir des sourires
Ce que l’expression veut dire
Anciennement, désignait la prostitution féminine. Synonyme de « vendre des sourires à la porte » ou « se tenir à la porte pour attirer les clients ».
旧指妓女卖淫。同“倚门卖笑”。
D’où elle vient
« La jeune femme dit : “Je suis la fille d’une honnête famille, mais je suis tombée par erreur dans le monde de la prostitution. Si vous pouviez m’aider à redevenir une femme libre, ce serait mieux que d’édifier une pagode à neuf niveaux. Mais si vous voulez que je m’appuie à la porte pour offrir des sourires, accueillir les anciens et les nouveaux clients, je préférerais mourir et je n’y consentirai jamais.” » Tiré du troisième récit du Recueil des éveils du monde, de Féng Mènglóng, sous les Ming.
美娘道:‘奴是好人家儿女,误落风尘,倘得姨娘主张从良,胜造九级浮图。若要我倚门献笑,送旧迎新,宁甘一死,决不情愿。’
Quand l’employer
Expression ancienne et péjorative, liée à la condition des prostituées. Elle s’emploie comme prédicat ou épithète, à propos de la vie d’une prostituée.
Exemples
这部小说描写了一个女子被迫倚门献笑的悲惨生活。
Zhè bù xiǎoshuō miáoxiě le yí ge nǚzǐ bèipò yǐ mén xiàn xiào de bēicǎn shēnghuó.
Ce roman décrit la vie misérable d’une femme contrainte à la prostitution.
她不愿倚门献笑,而是努力寻找新的生活。
Tā bù yuàn yǐ mén xiàn xiào, ér shì nǔlì xúnzhǎo xīn de shēnghuó.
Elle ne veut pas se prostituer et s’efforce de trouver une nouvelle vie.
这篇报道关注了古代社会中倚门献笑的女性。
Zhè piān bàodào guānzhù le gǔdài shèhuì zhōng yǐ mén xiàn xiào de nǚxìng.
Cet article s’intéresse aux femmes contraintes à la prostitution dans la société ancienne.
却说那妓女,原不是倚门献笑、涂脂沫粉的一流,姓赵,名素馨,字曰友梅。
Il faut préciser que cette prostituée n’était pas de celles qui s’appuyaient à la porte pour offrir des sourires et se fardaient à outrance : elle s’appelait Zhao Suxin, avec pour prénom social Youmei.
清·烟水散人《合浦珠》第三回