倚门卖俏
yǐ mén mài qiào
s’appuyer à la porte et vendre ses charmes
Ce que l’expression veut dire
Décrire la vie d’une prostituée qui aguiche les passants à l’entrée d’un établissement. L’expression est fortement péjorative et datée.
形容妓女卖弄风骚的生活。
D’où elle vient
« La broderie ne vaut pas le fait de se tenir à la porte du marché. » Extrait du Shiji, Mémoires historiques, « Biographie des marchands », par Sima Qian.
刺绣文,不如倚市门。
Quand l’employer
S’emploie comme prédicat ou épithète dans un registre littéraire ancien ou pour évoquer une scène historique. L’expression est dépréciative et ne convient pas à un emploi neutre contemporain.
Exemples
这部历史小说描写了旧社会倚门卖俏的悲惨生活。
Zhè bù lìshǐ xiǎoshuō miáoxiě le jiù shèhuì yǐ mén mài qiào de bēicǎn shēnghuó.
Ce roman historique décrit la vie misérable des prostituées dans l’ancienne société.
老师提醒我们,这个成语带有明显的贬义和时代色彩。
Lǎoshī tíxǐng wǒmen, zhège chéngyǔ dàiyǒu míngxiǎn de biǎnyì hé shídài sècǎi.
Le professeur nous a rappelé que ce chengyu est nettement péjoratif et marqué historiquement.
文章借古代街景,写到女子被迫倚门卖俏的遭遇。
Wénzhāng jiè gǔdài jiējǐng, xiě dào nǚzǐ bèi pò yǐ mén mài qiào de zāoyù.
L’article évoque une rue ancienne pour raconter le sort de femmes contraintes de racoler à la porte.
或论文清书如姑禅入定,待讲书如布帛菽粟,太守书如倚门卖俏。
« La prose calligraphiée est aussi claire qu’une tante en méditation ; la prose destinée à être expliquée est aussi nécessaire que les étoffes et les céréales ; quant à la prose du préfet, elle aguiche à la porte du marché. »
清·钱泳《履园丛话·书学·总论》