鸿爪雪泥
hóng zhǎo xuě ní
les griffes de l’oie sauvage dans la boue neigeuse
Ce que l’expression veut dire
Se dit des traces laissées par les événements passés ou les souvenirs. L’expression souligne souvent leur caractère ténu et éphémère.
比喻往事留下的痕迹。
D’où elle vient
Sous la dynastie des Song, Su Shi et son frère Su Zhe avaient séjourné dans un temple de Mianchi et y avaient noué des liens avec le vieux moine. Ils avaient également inscrit un poème sur un mur du temple. En revenant sur les lieux, Su Shi composa un poème sur les traces fugitives que laissent les hommes et les événements.
« Que peut-on comparer à la vie humaine, sinon à une oie sauvage qui marche dans la neige boueuse : ses griffes y laissent par hasard une empreinte. » Extrait du poème « Réponse au poème de mon frère Ziyou sur les souvenirs de Mianchi », de Su Shi.
人生到处知何似,应似飞鸿踏雪泥,雪上偶然留爪印。
Quand l’employer
S’emploie comme sujet ou complément d’objet, dans un registre plutôt littéraire, pour évoquer les vestiges du passé.
Exemples
多年以后回到母校,校园里的变化让我感到鸿爪雪泥。
Duō nián yǐ hòu huí dào mǔ xiào, xiào yuán lǐ de biàn huà ràng wǒ gǎn dào hóng zhǎo xuě ní.
Des années plus tard, en retournant dans mon ancienne école, j’ai eu le sentiment que le campus ne gardait que les traces du passé.
这张老照片留下了我们童年生活的鸿爪雪泥。
Zhè zhāng lǎo zhào piān liú xià le wǒ men tóng nián shēng huó de hóng zhǎo xuě ní.
Cette vieille photo a conservé une trace de notre enfance.
城市更新很快,许多老建筑只剩下鸿爪雪泥。
Chéng shì gēng xīn hěn kuài, xǔ duō lǎo jiàn zhù zhǐ shèng xià hóng zhǎo xuě ní.
La rénovation urbaine va vite, et de nombreux bâtiments anciens ne laissent plus que des traces.
追忆当年留宿,或提灯而采荷叶,或曳足而仰星河,呼茶命短腿之胡奴,烧韭烦庞眉之老姊,忽忽四五年,鸿爪雪泥,都为陈迹。
En me remémorant notre séjour d’alors, lorsque nous cueillions des feuilles de lotus à la lanterne ou contemplions les étoiles en traînant les pieds, et que nous faisions préparer du thé ou allumer un feu pour cuire des poireaux, quatre ou cinq ans ont passé en un instant ; les griffes de l’oie sauvage dans la boue neigeuse ne sont plus que des vestiges. Extrait de « Réponse au magistrat He Xiankui », de Yuan Mei.
清·袁枚《答何献葵明府书》