衔环结草
xián huán jié cǎo
Tenir un anneau dans la bouche et nouer l'herbe.
Ce que l’expression veut dire
Remercier une personne pour le bienfait reçu et ne jamais oublier de lui rendre cette dette, jusqu'à la mort.
结草:把草结成绳子,搭救恩人;衔环:嘴里衔着玉环。旧时比喻感恩报德,至死不忘。
D’où elle vient
À l'époque des Printemps et Automnes, le dignitaire Wei Ke de Jin refusa de faire enterrer avec son père la jeune épouse de celui-ci et la fit remarier. Sur le champ de bataille, le fantôme du père de cette femme noua de l'herbe pour faire tomber Du Hui, général de Qin, permettant ainsi à Wei Ke de l'emporter. Sous les Han orientaux, Yang Bao soigna un jeune loriot blessé ; après sa guérison, l'oiseau lui apporta quatre anneaux de jade pour le remercier.
« N'imitez pas le moineau qui porte un anneau dans son bec et rend maladroitement le bienfait dans les chemins escarpés. » Poème « Racheter un poulet », de Bai Juyi, sous les Tang. Le motif de l'herbe nouée provient du Zuozhuan, au quinzième année du duc Xuan.
莫学衔环雀,崎岖谩报恩。
Quand l’employer
Expression traditionnelle, souvent élogieuse, employée comme complément d'objet ou épithète pour parler d'une profonde reconnaissance et de la volonté de rendre le bienfait.
Exemples
你在我最困难的时候帮助过我,这份恩情我会衔环结草。
Nǐ zài wǒ zuì kùnnan de shíhou bāngzhù guo wǒ, zhè fèn ēnqíng wǒ huì xián huán jié cǎo.
Tu m’as aidé au moment le plus difficile ; je n’oublierai jamais cette dette de gratitude.
村民们衔环结草,感谢医生免费为老人看病。
Cūnmínmen xián huán jié cǎo, gǎnxiè yīshēng miǎnfèi wèi lǎorén kànbìng.
Les habitants sont profondément reconnaissants envers le médecin qui soigne gratuitement les personnes âgées.
他一直记得老师的教诲,决心用自己的成绩报答老师,衔环结草。
Tā yìzhí jìde lǎoshī de jiàohuì, juéxīn yòng zìjǐ de chéngjì bàodá lǎoshī, xián huán jié cǎo.
Il garde toujours à l’esprit les conseils de son professeur et veut lui rendre cette dette par ses résultats.
大恩未报,刻刻于怀。衔环结草,生死不负。
« Je n'ai pas encore rendu ce grand bienfait ; je le garde constamment à l'esprit. Je vous serai reconnaissant jusqu'à la mort et ne vous trahirai jamais. » Le Réveil du monde, volume 19, de Feng Menglong, sous les Ming.
明·冯梦龙《醒世恒言》卷十九