惊弦之鸟
jīng xián zhī niǎo
un oiseau effrayé par la corde de l’arc
Ce que l’expression veut dire
Se dit d’une personne qui, ayant déjà subi une frayeur, s’effraie vivement au moindre bruit ou incident. Même sens que « un oiseau effrayé par un arc ».
比喻经过惊吓的人碰到一点动静就非常害怕。同“惊弓之鸟”。
D’où elle vient
L’archer expert Geng Ying discutait autrefois de son art avec le roi de Wei lorsqu’une oie sauvage passa dans le ciel. Il banda son arc et tira, mais la flèche manqua sa cible ; pourtant, l’oie tomba au son de la corde. Geng Ying expliqua qu’elle avait déjà été blessée et séparée de son groupe : effrayée par le son de l’arc, elle avait forcé son vol, rouvrant sa blessure et chutant.
« Un général d’une armée vaincue ne peut parler de bravoure ; un oiseau effrayé par la corde de l’arc ne peut répondre à l’arc. » Source : commentaire de Yang Shixun sur le Guliang zhuan, ou Commentaire de Guliang, à propos de la deuxième année du duc Cheng.
败军之将,不可以语勇,惊弦之鸟,不可以应弓。
Quand l’employer
S’emploie comme sujet ou complément d’objet pour désigner une personne durablement marquée par une frayeur. L’expression est imagée et souvent péjorative ou compatissante.
Exemples
经历那次网络诈骗后,他成了惊弦之鸟,收到陌生短信就紧张。
Jīnglì nà cì wǎngluò zhàpiàn hòu, tā chéng le jīngxián zhī niǎo, shōudào mòshēng duǎnxìn jiù jǐnzhāng.
Après cette escroquerie en ligne, il est devenu comme un oiseau effrayé par la corde de l’arc : le moindre SMS inconnu le met nerveux.
这名球员受伤后一直不敢全力冲刺,简直是惊弦之鸟。
Zhè míng qiúyuán shòushāng hòu yìzhí bù gǎn quánlì chōngcì, jiǎnzhí shì jīngxián zhī niǎo.
Depuis sa blessure, ce joueur n’ose plus sprinter à pleine vitesse ; il ressemble vraiment à un oiseau effrayé par la corde de l’arc.
经历裁员的同事成了惊弦之鸟,听到公司开会就担心出事。
Jīnglì cáiyuán de tóngshì chéng le jīngxián zhī niǎo, tīng dào gōngsī kāihuì jiù dānxīn chūshì.
Après avoir subi un licenciement, mon collègue est devenu très méfiant : chaque réunion d’entreprise lui fait craindre le pire.
但唐公是惊弦之鸟,犹自不敢放胆。
Mais Tang Gong était un oiseau effrayé par la corde de l’arc et n’osait toujours pas agir avec assurance. Source : Chu Rénhuo, Le Roman des Sui et des Tang, chapitre 5.
清·褚人获《隋唐演义》第五回