季常之惧
jì cháng zhī jù
la peur de Ji Chang
Ce que l’expression veut dire
Désigne la peur de sa femme, ou le fait d’être dominé par elle dans le couple.
指惧内。
D’où elle vient
Su Shi, exilé à Huangzhou, discutait souvent de littérature avec son ami Chen Jichang. Très hospitalier, Chen invitait régulièrement des visiteurs chez lui, mais sa femme Liu les chassait en frappant le mur. Su Shi se moqua de lui dans un poème célèbre en comparant les cris de Liu au rugissement d’un lion venu de Hedong.
« Chen Zao, de prénom social Ji Chang, était un homme de la dynastie Song. Sa femme, Liu, était féroce et jalouse ; Chen Zao la craignait beaucoup. » Hong Mai, Trois recueils des notes du studio Rongzhai, « Chen Jichang ».
宋陈慥,字季常,其妻柳氏凶悍而好嫉妒,陈慥颇为惧怕。事见宋·洪迈《容斋三笔·陈季常》。
Quand l’employer
Expression généralement plaisante ou moqueuse, employée comme complément d’objet. Elle désigne un homme qui craint particulièrement sa femme.
Exemples
朋友们都笑他有季常之惧,其实他只是尊重妻子的意见。
Péngyoumen dōu xiào tā yǒu Jì Cháng zhī jù, qíshí tā zhǐshì zūnzhòng qīzi de yìjiàn.
Ses amis plaisantent en disant qu’il a peur de sa femme ; en réalité, il respecte simplement son opinion.
老王在家里有季常之惧,买什么东西都要先问太太。
Lǎo Wáng zài jiā lǐ yǒu Jì Cháng zhī jù, mǎi shénme dōngxi dōu yào xiān wèn tàitai.
À la maison, le vieux Wang est dominé par sa femme et doit lui demander son avis avant tout achat.
新闻里的这位丈夫自称有季常之惧,却说这种生活很幸福。
Xīnwén lǐ de zhè wèi zhàngfu zìchēng yǒu Jì Cháng zhī jù, què shuō zhè zhǒng shēnghuó hěn xìngfú.
Dans l’article, ce mari affirme être dominé par sa femme, tout en disant que cette vie le rend heureux.
[杨万石]生平有季常之惧。妻尹氏,奇悍,少迕之,辄以鞭挞从理……万石惧,长跽床下。
Yang Wanshi avait toute sa vie peur de sa femme. Son épouse Yin était d’une violence exceptionnelle ; au moindre désaccord, elle le frappait du fouet… Terrifié, Wanshi restait agenouillé au pied du lit. Pu Songling, Contes étranges du studio du bavard, « Ma Jiefu ».
清·蒲松龄《聊斋志异·马介甫》