天子无戏言
tiān zǐ wú xì yán
l’empereur ne plaisante pas dans ses paroles
Ce que l’expression veut dire
Les paroles de l’empereur doivent être tenues ; il ne plaisante pas lorsqu’il donne sa parole.
指帝王说话算数。
D’où elle vient
Le roi Cheng des Zhou plaisanta un jour avec son jeune frère Shuyu en lui donnant une feuille d’arbre comme symbole d’un fief. Shuyu prit la promesse au sérieux et en informa son oncle, le duc de Zhou, qui rappela au roi qu’un empereur ne plaisante pas et qu’une parole imprudente fait perdre la confiance du peuple. Le roi Cheng dut finalement investir Shuyu à Tang, un territoire d’une centaine de lis de côté, et devint ensuite plus attentif à ses paroles et aux conseils d’autrui.
« L’empereur ne plaisante pas. Lorsque l’empereur parle, les historiens l’inscrivent dans les annales, les artisans le récitent et les lettrés le proclament. » Extrait du Lüshi Chunqiu, « Les paroles graves », de Lü Buwei, à l’époque des Royaumes combattants.
天子无戏言。天子言,则史书之,工诵之,士称之。
Quand l’employer
S’emploie comme complément d’objet, épithète ou proposition, pour rappeler qu’une promesse doit être tenue. L’expression est souvent utilisée par extension à propos d’un dirigeant ou d’une autorité.
Exemples
天子无戏言,老板答应的奖金应该兑现。
Tiānzǐ wú xìyán, lǎobǎn dāying de jiǎngjīn yīnggāi duìxiàn.
Une promesse doit être tenue : la prime promise par le patron devrait être versée.
老师说下周考试,天子无戏言,大家都开始复习了。
Lǎoshī shuō xià zhōu kǎoshì, tiānzǐ wú xìyán, dàjiā dōu kāishǐ fùxí le.
Le professeur a annoncé un examen la semaine prochaine ; parole donnée, tout le monde s’est mis à réviser.
市长公开承诺改善交通,真是天子无戏言。
Shìzhǎng gōngkāi chéngnuò gǎishàn jiāotōng, zhēn shi tiānzǐ wú xìyán.
Le maire s’est publiquement engagé à améliorer les transports ; il doit maintenant tenir parole.
天子无戏言”,领导干部要对言行负
« L’empereur ne plaisante pas » ; les cadres dirigeants doivent répondre de leurs paroles et de leurs actes.
俗话说