一枕槐安
yī zhěn huái ān
une nuit de paix sous un oreiller de sophora
Ce que l’expression veut dire
Désigne généralement un rêve. Se dit aussi d’une joie illusoire et passagère, qui se révèle finalement vaine.
泛指梦境。也比喻一场空欢喜。
D’où elle vient
Dans le récit de Li Gongzuo, Chunyu Fen s’enivre sous un vieux sophora et entre en rêve. Il voit une cité appelée le royaume de Huai’an, dont le roi lui donne sa fille en mariage et le nomme gouverneur de Nanke ; il y connaît trente années de gloire et de richesse. À son réveil, il découvre sous l’arbre un nid de fourmis et un creux : le royaume et le gouvernorat de son rêve n’étaient que cela.
« Lu Sheng s’étira et s’éveilla. Il se vit encore allongé dans l’auberge, tandis que le vieil homme Lü se tenait à ses côtés ; le maître n’avait pas encore fini de cuire le millet jaune. Tout était comme avant. Il se leva brusquement et dit : “N’était-ce donc qu’un rêve ?” » Extrait de Chen zhong ji, de Li Mi, sous les Tang.
唐·李泌《枕中记》:“卢生欠伸而寤,见方偃于邸中,顾吕翁在旁,主人蒸黄梁尚未熟,触类如故,蹶然而兴曰:岂其梦寐耶?”
Quand l’employer
S’emploie comme complément d’objet ou épithète pour évoquer un rêve ou un espoir déçu. Le registre est littéraire.
Exemples
他以为自己马上会升职,结果只是一枕槐安。
Tā yǐwéi zìjǐ mǎshàng huì shēngzhí, jiéguǒ zhǐshì yī zhěn Huái'ān.
Il pensait être bientôt promu, mais ce n’était finalement qu’un rêve illusoire.
没有认真准备就想赢得比赛,最后不过是一枕槐安。
Méiyǒu rènzhēn zhǔnbèi jiù xiǎng yíngdé bǐsài, zuìhòu búguò shì yī zhěn Huái'ān.
Espérer gagner sans se préparer sérieusement n’a finalement été qu’une illusion.
投资人撤资以后,他们发财的计划成了一枕槐安。
Tóuzīrén chèzī yǐhòu, tāmen fācái de jìhuà chéng le yī zhěn Huái'ān.
Après le retrait de l’investisseur, leur projet de fortune s’est réduit à un rêve sans lendemain.
分明是一枕槐安,怎么的倒做了两下离愁。
C’était clairement un rêve de Huai’an ; comment cette joie a-t-elle pu se transformer en deux peines de séparation ?
元·范子安《竹叶舟》第二折