鼻头出火
bí tóu chū huǒ
le feu sort du bout du nez
Ce que l’expression veut dire
Décrit une personne pleine d’entrain et d’ambition, ou dans un état d’exaltation. Évoque généralement l’énergie fougueuse de la jeunesse.
形容意气风发;情绪激昂。
D’où elle vient
Sous les dynasties du Nord et du Sud, Cao Jingzong raconta à ses hommes ses chasses au cerf dans sa jeunesse. Il chevauchait avec plusieurs dizaines de jeunes compagnons, tirait à l’arc avec fougue et poursuivait les cerfs dans la plaine. Assoiffés, ils buvaient leur sang et, exaltés par la chasse, avaient l’impression que le vent leur soufflait aux oreilles et que le feu sortait de leur nez.
« Doux comme un nectar, il sentait le vent derrière ses oreilles et le feu sortir du bout de son nez ; ce plaisir lui faisait oublier la mort. » Extrait des Annales des dynasties du Sud, biographie de Cao Jingzong.
甜如甘露浆,觉耳后生风,鼻头出火,此乐使人忘死。
Quand l’employer
Expression imagée, employée comme prédicat ou épithète, généralement à propos d’une personne jeune et fougueuse. Elle peut être élogieuse ou légèrement ironique selon le contexte.
Exemples
他刚升职就鼻头出火,恨不得马上改变整个部门。
Tā gāng shēngzhí jiù bí tóu chū huǒ, hèn bu de mǎshàng gǎibiàn zhěnggè bùmén.
À peine promu, il débordait d’enthousiasme et voulait déjà transformer tout le service.
这群年轻运动员鼻头出火,训练起来特别有劲。
Zhè qún niánqīng yùndòngyuán bí tóu chū huǒ, xùnliàn qǐlái tèbié yǒu jìn.
Ces jeunes sportifs sont pleins d’énergie et s’entraînent avec une ardeur particulière.
他谈到自己的新计划时鼻头出火,连老师也被感染了。
Tā tán dào zìjǐ de xīn jìhuà shí bí tóu chū huǒ, lián lǎoshī yě bèi gǎnrǎn le.
Lorsqu’il parle de son nouveau projet, il est tellement exalté qu’il entraîne même son professeur.
《南史·曹景宗传》:“我昔在乡里,骑快马如龙,与年少辈数十骑,拓弓弦作礔砺声,箭如饿鸱叫,平泽中逐獐,数肋射之,渴饮其血,饥食其脯,甜如甘露浆,觉耳后生风,鼻头出火,此乐使人忘死。”
« Dans ma jeunesse, à la campagne, je montais un cheval rapide comme un dragon et chevauchais avec plusieurs dizaines de jeunes gens. Nous faisions vibrer nos arcs, poursuivions les cerfs dans la plaine et les frappions de plusieurs flèches ; assoiffés, nous buvions leur sang et, affamés, mangions leur chair. C’était doux comme du nectar ; je sentais le vent derrière mes oreilles et le feu sortir du bout de mon nez. Ce plaisir faisait oublier la mort. »