言听计从
yán tīng jì cóng
écouter ses paroles, suivre ses plans
Ce que l’expression veut dire
Obéir à tout ce que dit une personne et adopter toutes ses idées. L’expression décrit une confiance très grande à son égard.
听:听从。什么话都听从,什么主意都采纳。形容对某人十分信任。
D’où elle vient
Durant la lutte entre Chu et Han, Han Xin, roi de Qi, vainquit une armée de deux cent mille hommes de Xiang Yu. Le conseiller Wu She tenta de le convaincre de se rapprocher de Xiang Yu, de s’opposer à Liu Bang ou de se proclamer roi. Han Xin répondit que le roi de Han lui faisait entièrement confiance et qu’il ne pouvait trahir les principes de la loyauté.
Dans le Shiji, « Mémoires historiques », « Biographie du marquis de Huaiyin » : « Le roi de Han me remit le sceau de général en chef, me donna plusieurs dizaines de milliers d’hommes, me vêtit en se dépouillant de ses propres vêtements et me nourrit en me donnant sa nourriture ; il écoutait mes paroles et suivait mes plans, si bien que j’ai pu parvenir jusque-là. »
《史记·淮阴侯列传》:“汉王授我上将军印,予我数万众,解衣衣我,推食食我,言听计用,故吾得以至于此。”
Quand l’employer
L’expression peut être favorable ou critique selon qu’elle évoque la confiance ou une obéissance excessive. Elle s’emploie comme prédicat, épithète ou adverbe, notamment dans les rapports hiérarchiques ou entre générations.
Exemples
经理很信任王老师,对她几乎言听计从。
Jīnglǐ hěn xìnrèn Wáng lǎoshī, duì tā jīhū yán tīng jì cóng.
Le directeur fait tellement confiance à Mme Wang qu’il suit presque toujours ses avis.
父母不应该对孩子言听计从,也要教他承担责任。
Fùmǔ bù yīnggāi duì háizi yán tīng jì cóng, yě yào jiào tā chéngdān zérèn.
Les parents ne devraient pas céder à tout ce que veut leur enfant ; ils doivent aussi lui apprendre à prendre ses responsabilités.
新来的助手对专家言听计从,从不提出自己的看法。
Xīn lái de zhùshǒu duì zhuānjiā yán tīng jì cóng, cóng bù tíchū zìjǐ de kànfǎ.
Le nouvel assistant suit aveuglément les paroles de l’expert et ne donne jamais son propre avis.
邓对于他也就和刘玄德之于诸葛孔明,几几乎是言听计从的。
Deng se comportait envers lui presque comme Liu Xuande envers Zhuge Kongming : il suivait presque toujours ses paroles et ses plans.
郭沫若《革命春秋·北伐途次》二十六