西施捧心
xī shī pěng xīn
Xi Shi se tenant le cœur
Ce que l’expression veut dire
Xi Shi était une belle femme du royaume de Yue à l’époque des Printemps et Automnes. Une beauté peut paraître encore plus gracieuse lorsqu’elle est souffrante.
西施:春秋越国美女。指美女病态更加娇美。
D’où elle vient
Xi Shi, une célèbre beauté du royaume de Yue, souffrait parfois de douleurs au cœur. Elle se tenait alors la poitrine en fronçant les sourcils, ce qui la rendait encore plus séduisante. Sa voisine Dong Shi l’imita, mais son visage déjà disgracieux parut plus laid encore, et les habitants s’enfuirent à sa vue.
C’est ainsi que Xi Shi, souffrant du cœur, fronçait les sourcils dans son village ; les femmes laides du village, la voyant, trouvèrent cela beau et l’imitèrent.
故西施病心而颦其里,其里之丑人见而美之。
Quand l’employer
Expression employée comme complément d’objet ou épithète, surtout dans une comparaison ou une métaphore. Elle peut être élogieuse pour une beauté naturelle, mais aussi ironique lorsqu’une imitation maladroite produit l’effet inverse.
Exemples
她穿着简单的白裙,轻轻皱眉,真有几分西施捧心的感觉。
Tā chuānzhe jiǎndān de bái qún, qīngqīng zhòu méi, zhēn yǒu jǐ fēn xī shī pěng xīn de gǎnjué.
Dans sa simple robe blanche, elle fronçait légèrement les sourcils et avait vraiment quelque chose de Xi Shi se tenant le cœur.
广告里的模特故意摆出西施捧心的姿势。
Guǎnggào lǐ de mótè gùyì bǎi chū xī shī pěng xīn de zīshì.
Le mannequin de la publicité a pris délibérément la pose de Xi Shi se tenant le cœur.
如果没有自然的气质,盲目模仿西施捧心只会显得做作。
Rúguǒ méiyǒu zìrán de qìzhì, mángmù mófǎng xī shī pěng xīn zhǐ huì xiǎnde zuòzuo.
Sans grâce naturelle, imiter aveuglément Xi Shi se tenant le cœur ne paraît qu’affecté.
西施捧心而颦,邻人笑之,人皆弃而走。
Xi Shi se tenait le cœur et fronçait les sourcils ; sa voisine en riait, et tout le monde la fuyait.
宋·马永卿《懒真子》第一卷