Le caractère (xiāng) : examiner

Une cour de jardin chinois dallée, en pleine lumière : au fond, un mur de brique grise à couronnement de tuiles ondulé, percé d’une porte lune ronde par laquelle on voit des arbres ; des bambous à droite, un bâtiment à fenêtre ajourée à l’extrême gauche. À gauche, un petit pin au tronc torsadé dans une vasque émaillée verte posée sur un socle de pierre sculpté. Penchée vers lui, vue de profil, la silhouette plate orange terre cuite d’une personne en robe longue, cheveux en chignon, les mains dans le dos. À droite, sur le dallage, le caractère 相 en brun très foncé : à gauche un 木 resserré — une barre, une hampe, une oblique vers le bas à gauche et une plus courte vers le bas à droite — et à droite un cadre debout partagé en trois cases.
Prononciation
xiāng
Traits
9
Clé
Composé de
木目

Ce qu'il veut dire

mutuellement; l'un l'autre; examiner; évaluer; voir de ses propres yeux

D'où vient sa forme

Xu Shen le décompose en deux éléments que le parcours a déjà lus : « inspecter, regarder de près ; de 目 et de 木 » — l’œil et l’arbre. Son commentateur Duan Yucai précise l’idée en 1815, en citant le Livre des mutations : de tout ce qu’on peut observer sur la terre, rien ne s’observe mieux qu’un arbre. Le sens « mutuellement », celui que le débutant rencontre d’abord dans 相信 ou 互相, est venu plus tard.

Source : Xu Shen, « Shuowen jiezi » (121) et le commentaire de Duan Yucai (1815) ; base de caractères de l’Université chinoise de Hong Kong.

Un moyen de le retenir

Deux fiches déjà lues, épaule contre épaule : 木 à gauche, 目 à droite. Le 木 se serre pour laisser la place, exactement comme dans 林 : son dernier trait, qui devrait filer vers le bas à droite, se réduit à un point contre son tronc.

Ce rapprochement est une aide pour mémoriser, pas l'origine du caractère.

Des mots où on le rencontre

L'écrire

Voir l'ordre des traits de 相, trait par trait et animé.

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