Deux mille robots humanoïdes concourent à Pékin, et l'un court le 100 m en 9,39 s

Des robots humanoïdes en formation sur la glace d'une salle de patinage de vitesse illuminée
Ouverture des deuxièmes Jeux mondiaux de robots humanoïdes, salle de patinage de vitesse de Pékin, 22 août 2026.

À Pékin, deux mille robots humanoïdes venus de seize pays s'affrontent jusqu'au 26 août, et l'un d'eux vient de courir le 100 m en 9,39 secondes, plus vite qu'Usain Bolt.

La scène a lieu dans la salle de patinage de vitesse surnommée le ruban de glace, là où se sont jouées les épreuves de patinage des Jeux de 2022. Le 22 août, les deuxièmes Jeux mondiaux de robots humanoïdes s'y sont ouverts : 666 équipes et 2 056 robots, venus de seize pays sur les six continents, s'y affrontent jusqu'au 26 août sur 51 épreuves, deux fois plus qu'à la première édition. L'an dernier, le meilleur chrono du 100 m était de 21,50 secondes. Cette année, le robot de l'équipe Tianzhuo a signé 9,39 secondes, sous le record humain de 9,58 secondes, et le robot Tiangong Ultra a sauté 2,88 mètres en hauteur, là encore sous le record humain.

À l'ouverture, un robot monté sur un cheval robotique a tiré une flèche de lumière qui a allumé le puce de l'intelligence, l'équivalent local du feu olympique. L'orchestre a joué avec des robots musiciens, et des athlètes chinois ont disputé des matchs de tennis, de ping-pong et de football contre leurs homologues mécaniques.

Le vrai changement de cette édition, c'est l'autonomie : sauf pour les courses d'obstacles du 100 m et du 400 m, toutes les épreuves doivent cette année être accomplies sans télécommande, et une tâche réalisée à la main ne compte que pour moitié au score. La Chine, qui a ouvert la semaine précédente son salon mondial de la robotique à Pékin, pousse ses machines à faire seules ce que les humains font seuls.

La Rédaction

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