Zhaodaisuo
Le Zhaodaisuo 招待所 est l'équivalent chinois de la chambre d'hôte et qui était jusqu'à il y a peu exclusivement conçu pour les chinois. Les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 ont en effet permis de voir apparaître des Zhaodaishuo de luxe pour les étrangers.
Les Zhaodaishuo varient grandement au niveau du confort et de l'entretien. Les chambres peuvent être minuscules ou immenses et les sanitaires peuvent être correct ou très rudimentaires. On trouve toujours cependant des télévisions de bonne qualité dans les Zhaodaishuo.
Certains villages, dans le sud de la chine, ont bâti des Zhaodaishuo en utilisant leurs matériaux de construction traditionnels. Ils offrent un hébergement simple mais agréable, dans un cadre naturel. Beaucoup de Zhaodaishuo ont été rénovés ces dernières années pour répondre aux critères d'accueil touristique actuels.
Y loger quand on est étranger
Pour un voyageur venu de l'étranger, la question n'est plus le confort mais l'agrément : longtemps, seuls les établissements titulaires d'une autorisation dite shewai (涉外, « touchant à l'étranger ») pouvaient enregistrer un client non chinois, et les zhaodaisuo en étaient presque tous dépourvus. D'où les refus à la réception, souvent embarrassés, parfois expliqués par un « notre système ne prend pas les passeports », qui n'était pas un prétexte : le logiciel de déclaration à la police ne comportait pas le champ.
Cette barrière est officiellement tombée. En mai 2024, le ministère de la Sécurité publique et le ministère du Commerce ont rappelé qu'aucun texte n'interdit à un hôtel d'accueillir un étranger et demandé aux établissements de cesser d'opposer un défaut d'agrément ; une campagne de formation a accompagné la consigne. En pratique, l'application reste inégale hors des grandes villes, et un zhaodaisuo de bourgade peut encore renvoyer un voyageur vers l'hôtel du chef-lieu.
Dans tous les cas, l'enregistrement auprès du poste de police reste obligatoire dans les vingt-quatre heures suivant l'arrivée. L'établissement le fait pour son client ; c'est précisément cette formalité qui explique les refus, et c'est elle qu'il faut accomplir soi-même au commissariat du quartier lorsqu'on loge chez des particuliers.