Jeu de go 围棋
Le jeu de go est né en Chine il y a plusieurs siècles avant J.C, sous le nom de Weiqi 围棋 ou « échecs par encerclement ». Il s'agit d'un jeu de stratégie extrêmement populaire dans le pays qui s'est ensuite peu à peu répandu dans le monde. C'est au Japon que son nom est devenu le jeu de Go 碁. Apporté par les moines bouddhistes Chan, il s'est ensuite étendu à la Corée.
Le goban se dessine dans votre navigateur : il faut donc que JavaScript y soit autorisé. Les règles et l'histoire du jeu, elles, se lisent sans.
Ce goban compte aux règles chinoises : le score de chacun est son territoire plus ses pierres vivantes sur le plateau, et Blanc reçoit 7,5 points de komi. Une pierre posée dans son propre territoire ne coûte donc rien, et les groupes morts n'ont rien à marquer en fin de partie : ils se capturent sur le goban.
Originaire d'Extrême-Orient, le jeu de go 围棋 (囲碁 en japonais) est le plus ancien jeu de stratégie combinatoire abstrait connu. Malgré son antiquité, le jeu de go continue à jouir d'une grande popularité en Chine, en Corée et au Japon. Dans le reste du monde, où sa découverte est récente, sa notoriété va également croissant. Son succès tient autant à la simplicité de ses règles qu'à sa grande richesse combinatoire et sa profondeur stratégique.
Le go oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires et blanches sur un tablier, appelé goban, et tentent ainsi de contrôler le plan de jeu en y construisant des « territoires ». Chaque pierre représente un soldat ; les soldats encerclés deviennent des prisonniers.
LES REGLES DU JEU DE GO ABREGEES
- Le but est de former des territoires, ensembles d'intersections vides contrôlés par le joueur.
- Noir commence en déposant sur la grille vide une pierre de sa couleur. Puis, à tour de rôle, les joueurs posent une nouvelle pierre sur une intersection vide du goban.
- Il est permis de passer son tour ; mais quand les deux joueurs passent consécutivement, la partie est terminée.
- Les pierres adjacentes de même couleurs sont connectées et forment un groupe.
- Les intersections vides adjacentes à un groupe sont ses libertés. Si un joueur supprime la dernière liberté, il enlève (capture ou tue) la pierre ou le groupe encerclé (Voir atari). Cependant, recréer une position antérieure identique est interdit. (règle du ko).
- À la fin de la partie, on évalue le score de chaque joueur. Les prisonniers (pierres prises ou mortes) sont placés sur les intersections des territoires de l'adversaire. Puis, on compte 1 point par intersection libre. 1 prisonnier ou 1 territoire vaut 1 point). Le vainqueur est celui qui possède le plus de points.
Le goban
Une partie de go se déroule sur un tablier, le goban, sur lequel est tracée une grille de 19 lignes horizontales par 19 lignes verticales qui déterminent 361 intersections. Ces dimensions standards sont pourtant fréquemment réduites à 13×13 et 9×9. Les gobans de petites tailles sont utilisées principalement pour l'initiation et les parties rapides. Mais il y a aujourd'hui une tendance à valoriser le jeu sur ces petits goban.
Le komi
Noir, qui joue le premier, bénéficie d'un avantage systématique. Pendant des siècles, le go s'est joué sans compensation de ce déséquilibre, puis l'avantage de Noir a été évalué à cinq points et demi. Blanc s'est donc vu attribuer autant de points supplémentaires dans les parties sans pierre de handicap. C'est cette compensation qu'on appelle le komi.
Depuis quelques années, la tendance est à l'augmentation du komi qui est passé à 6,5 points en Corée et au Japon, et même 7,5 points en Chine ainsi qu'en France.
Dans le cas des parties avec pierres de handicap, le komi est réduit à un demi-point. Le demi-point du komi rend impossible les matchs nuls.
Légendes des origines
Selon une tradition chinoise[1], ce serait deux dragons appelés Hei-Zi (le noir) et Bai-Zi (le blanc) se disputant pour savoir lequel des deux était le plus puissant qui créèrent le wéiqí (nom chinois du go) pour se départager. Les dieux envoyèrent alors un troisième dragon observer la partie et lui ordonnèrent de ne revenir faire son rapport qu'une fois celle-ci terminée. Leurs règles étaient les mêmes que les nôtres aujourd'hui, si ce n'est que la règle du ko n'existait pas puisque, étant immortels, ils étaient infiniment patients. Les dragons jouent donc depuis des milliers d'années, et chaque millénaire, les dieux envoient un nouvel observateur. Actuellement, cinq dragons observent le jeu, et un sixième devrait être envoyé dans quelques années.
En informatique
Récemment, la programmation du jeu de go a fait des progrès important notamment grâce à la méthode de Monte-Carlo. Les programmes arrivent à se mesurer à des joueurs forts sur des gobans de taille 9x9.
- Jeu de Go — histoire, matériel, règles complètes, komi et classements
- Weiqi (jeu de Go) — le weiqi vu de Chine, ses légendes et ses anecdotes
- Jeu de go — une présentation courte, pour commencer