En Chine, payer via un assistant IA obéit désormais à des règles communes

Paiement par smartphone au comptoir d'un café, un geste que des agents d'intelligence artificielle peuvent désormais déclencher seuls. — Photo d'illustration
Demander à une intelligence artificielle de commander un taxi ou du thé, et la laisser payer elle-même : la pratique existait déjà en Chine, elle a désormais ses règles.
L'Association chinoise de paiement et de compensation a publié, le 24 août, une convention d'autorégulation pour les paiements déclenchés par des agents d'intelligence artificielle. Le texte impose aux prestataires de paiement la responsabilité principale de la sécurité des comptes et des transactions, exige un accord d'autorisation clair avant chaque paiement, et oblige à conserver un service humain ainsi qu'un moyen de paiement de secours pour ceux qui n'utilisent pas ces outils.
L'usage, lui, est déjà massif. Alipay revendique 300 millions de paiements réalisés par des agents d'intelligence artificielle, compatibles avec 95 % des cadres logiciels utilisés pour construire ces assistants ; l'outil est préinstallé sur des agents comme OpenClaw ou Hermes Agent, et sert par exemple à commander un café chez Luckin Coffee. WeChat Pay a ouvert son propre kit en avril, China UnionPay a suivi en juillet, et plusieurs banques, dont Ping An, Pufa et la Bank of Communications, s'y sont ralliées.
La convention n'a pas force de loi, mais elle fixe la ligne que suivront les régulateurs financiers si les litiges se multiplient : qui paie quand un agent se trompe de montant, de destinataire ou de commande.
La Rédaction