Le grand Voyage d'Alex et Mi

Bonjour,petite présentation:

Je m'appelle Alexandre, j'ai 30 ans, je suis français,  je suis employé comme fleuriste en Vendée dans l'ouest de la France. Mon conjoint s'appelle Mi, il a 25 ans, il est Chinois et il est en France pour ses études depuis trois ans. Nous nous sommes rencontrés sur internet et nous sommes en couple depuis juin 2010. Très heureux ensemble, je ne connais pas grand chose de ses origines et encore moins de son pays et sa culture. Mi s'est facilement adapté à mon mode de vie, mes amis et ma famille et au mois de Mars dernier, il a soumis l'idée de rentrer en vacances en Chine pour voir sa famille.
C'est tout naturellement, que nous avons saisi l'opportunité de ce voyage pour partir tous les deux et découvrir pour moi ce pays. Je ne suis pas du tout un aventurier ni un grand voyageur. C'est la première fois que je vais partir si loin, si longtemps et avec autant de contraintes. Quand tout le monde me dit que j'ai une chance incroyable de faire ce voyage, je leur oppose qu'il y a la barrière de la langue, la distance, le climat, la nourriture etc. Une fois les billets achetés, je ne peux plus reculer et malgré mes craintes, j'organise doucement le voyage car je n'aime pas les surprises. De l'achat de chaussures adaptées ou d'un oreiller de voyage, jusqu'à l'organisation totale dans un classeur du déroulement du séjour, je passe beaucoup d'heures sur le net à choisir les villes, les visites et tout ce que j'aimerais faire en Chine. Ce voyage je ne sais pas si je pourrais le revivre un jour. Ce voyage, nous l'avons fait! Un fabuleux voyage en Chine du 11 Septembre au 8 Octobre 2012 durant lequel chaque soir j'ai tenu mon petit carnet. Un journal de bord assez détaillé qui aujourd'hui couplé à mes souvenirs me permettent de vous raconter notre aventure.Je n'ai pas la mémoire sale, je ne triche pas et le récit qui va suivre est le plus authentique. Je ne cache rien, je ne déforme rien, je vous le livre tel que je l'ai vécu en espérant qu'à sa lecture vous puissiez ressentir les mêmes émotions que j'ai vécu là-bas.Je cite beaucoup de monde et j'ai bien sur demandé leur accord pour les Français et j'ai surnommé ou numéroté les Chinois.
J'espère enfin que vous serez nombreux à me lire et à suivre cette aventure humaine, vous êtes bien sur invité à la commenter et si cela vous plait n'hésitez pas à cliquer sur j'aime juste en dessous de ce texte qui lance mon sujet dans le Forum. Régulièrement, j'ajouterais une réponse à ce post initial pour ajouter la journée suivante. Pour ceux qui suivent c'est donc plus d'un mois de lecture qui correspond à notre expérience en Chine qui vous attend.
 C'est la prmière fois que je lance un sujet dans un forum et je n'en maitrise pas tout le fonctionnement, n'hésitez pas à me dire je je fais des erreurs, par ailleurs je ne sais pas si on peut et comment mettre des photos  dans mes réponses.

Alexandre

Le grand voyage.

1er jour de voyage - 11 septembre - Paris/ Varsovie/ Pékin

Après seulement 4 heures de sommeil chez François, nous prenons la route à 7H depuis Boulogne-Billancourt pour arriver à 8H à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Je suis en pleine effervescence. Nous y sommes. Depuis l'achat des billets au mois de Mars, ce voyage, je l'imagine, entre impatience et inquiétude, je stress énormément. Partir aussi loin, aussi longtemps et vers l'inconnu, ça ne me ressemble pas. Une fois l'enregistrement des bagages et les contrôles passés, nous prenons place dans la salle d'embarquement. Je me rend compte que le stress s'en va et je m'occupe à flâner dans les boutiques. Nous montons à bord d'un petit appareil de la Lot Polish, compagnie Polonaise dont je n'ai pas lu que de bons avis sur le Net. 2Heures d'avions et nous sommes à Varsovie, l'encas n'étais pas formidable mais rappelons que l'aller-retour à 500 euros ne nous donnerais pas un menu gastronomique. Avec Mi, nous nous sommes autorisés une bière lors de ce premier vol, c'était à dispo. Varsovie c'est déjà le dépaysement pour moi, sans sortir de l'aéroport nous nous retrouvons mêlés à une congrégation de Juifs en tenue traditionnelle qui partes aux Etats-Unis. Une bonne soixantaine de personnes avec les boucles de cheveux sur les cotés, les Kippas, leurs tenues noires et parfois chapeaux bien distinctifs. Mi s'amuse de voir ça, il n'a pas l'habitude. Nous cherchons à fumer une cigarette (c'est pas bien je sais) et nous découvrons de petits espaces vitrés ressemblants à des aquariums à fumeurs. Enfin le vol pour Pékin avec 45 minutes de retard seulement.8H55 assis dans des conditions correctes mais je n'arrive pas à dormir alors nous occupons notre temps à jouer à l'Ipad ( je découvre Angry Bird), nous regardons le film Intouchable, très bon film en passant et on bénéficie d'un repas peu de temps après le décollage , plateau repas froid et un petit plat chaud à coté, puis un encas juste avant l'atterrissage à pékin. Sans sommeil je découvre au sol par le hublot mes premiers paysages de Chine.

50 réponses

  1. marietherese28

    Bravo!  Je lirai la suite avec beaucoup d'intérêt , je me suis également rendue en Chine cette année pour la 1ère fois...Un de mes fils s'y est marié ....Tant de bons souvenirs...

  2. dreamers85

     Suite à un engouement vraiment intense pour ma publication, j'ai décidé de vous faire cadeau dès ce soir de la suite des aventures en publiant le deuxième jour. J'aimerais bien que les gens réagissent ici et commentent mon sujet ou posent des questions. J'y répondrais avec plaisir et ça fera vivre encore plus le forum de ce site.
    2ème Jour - Nous y sommes - 12 septembre - PékinOn nous a volé notre nuit avec le décalage horaire et malgré une heure de retard, 6 heures de prises à la France. Il est bientôt 8H du matin à Pékin et nous sortons de l'avion. Après un premier point de contrôle qui me permet de rentrer en Chine, Mi me guide vers des navettes. À l'aéroport de pékin c'est comme un manège, nous montons dans une rame qui fait tout un parcours pour nous emmener vers nos bagages. Avant de les récupérer, une halte s'impose au Duty-Free. J'y trouve les fameuses cigarettes Sobranies Cocktail, que je n'avais plus vu depuis 4 ans. Des cigarettes de toutes les couleurs avec un filtre doré, Mi qui va se révéler le plus Français des Chinois lui se cantonne aux Gauloises, évidemment on fait l'impasse sur le prix dérisoire qui vous rendrait vert de jalousie.
    Dans le Hall d'arrivée, nous prenons un ascenseur qui nous mène directement à la file d'attente du Taxi. Un garde distribue les taxis dans l'ordre. Nous sommes donc ordonnés vers un Taxi qui me semble pas tout jeune et ce sera une femme comme chauffeur. Nous sommes tellement chargés que nous avons du mal à tout rentrer dans le coffre, je m'installe avec le reste à l'arrière pendant que Mi prend le voyage en main. Je suis déboussolé, tout me semble immensément grand. Tout au long du trajet, la femme chauffeur crache par la fenêtre, parle fort avec Mi et surtout klaxonne à tout va. C'est dingue leur façon de conduire et à Beijing ils aiment leur klaxon. Nous sommes déposés dans le quartier de Qianmen pas très loin de notre auberge de jeunesse.
    Après avoir déposé nos valises à l'accueil, nous filons directement à la banque. Nous y déposons l'intégralité de nos économies pour ce mois de voyage soit 3300 euros qui correspondent à environ 27000 Y à ce moment là, une fois les frais pris. Nous retournons à l'hôtel déposons une caution pour la chambre et payons par avance les premières nuits puis nous découvrons la chambre. On dira juste sommaire avec un espace salle d'eau défraichi. Il est temps de manger. En chine je découvre que l'on peut manger partout et à toute heure. Le premier resto du coin fait donc l'affaire. 200 Y pour 3 assiettes ( dont une mauvaise) et un peu de riz. Cela me semble cher et Mi confirme on s'est fait avoir pour el premier repas. On poursuit avec l'achat de cartes SIM pour nos deux portables, que dire? Ils nous vendent et installent des cartes SIM et ensuite nous disent que ça fonctionne que pour les appels en Chine. Tant pis, je peux envoyer des textos en France quand même. On décide de prendre un Taxi, moyen de déplacement rapide et pas cher, et nous voilà à Wall-Mart, enseigne inconnue pour moi, mais c'est un immense supermarché ou l'on trouve de tout. Tout étant un faible mot car entre les tortues, les viandes séchées ou des produits frais poissons ou viandes pas toujours emballés, je découvre le fruit qui pue. Mi devrait me redire le nom, tout ce que je sais c'est un fruit à peau jaune qui est plein de piques dans le style mini Pokémon et que du bout du rayon on sent l'odeur fétide qui nous envahit les narines. Perso, l'idée de gouter ne me vient pas à l'esprit.
    3Ème Taxi pour revenir à l'hôtel. Le temps d'une petite sieste et nous donnons des nouvelles. Je ne sais pas comment mais Mi a Facebook alors qu'il me semblait que c'était impossible en Chine. Il est formidable et gère tout.Un nouveau passage à la banque retirer encore des sous, un autre restaurant plus correct qu'à midi mais qui me laisse découvrir de nouvelles saveurs et nous voilà à déambuler dans les rues. Qianmen puis la découverte du métro de Pékin. Direction Wanfujing. Une rue commerçante remplie de petites échoppes ou stand, j'y vois mes premières brochettes de scorpions, hippocampe et autres gourmandises, l'odeur est désagréable et Mi m'explique que c'est le «chiao Tofu» du tofu cuit servi bien chaud. Je ne peux rien gouter mais j'en prend plein les yeux. Nous marchons encore en faisant du lèche vitrine dans le quartier et j'en profite pour manger une glace à l'arum d'après Mi, de couleur violette je découvrirais plus tard que c'est de la glace au taro ( un tubercule violet). Nous décidons de rentrer après avoir acheté nos billets de train pour Xi'an dans quelques jours. Le métro est bien plus propre et sécurisé qu' à Paris. 1Ére journée intense en découvertes et émerveillement. J'ai peut-être oublié des détails mais waouh quel voyage.

  3. dreamers85

    Merci Marie thérèse de l'intérêt que vous portez à mon sujet. J'ai justement publié le deuxième jour. Je ne suis pas encore opérationnel avec le forum et je ne sais pas trop si on peut citer des marques par exemple ou si on peut tout dire. En tous cas c'est une vrai aventure humaine que ce voyage en chine. Ou êtes vous allé? quelles sont vos impressions? j'ai hâte de connaitre un peu plus votre expérience.

  4. Yazhoushanghai

    Bonsoir Alex, 
    Le fruit à l'odeur pestilentielle dont tu as oublié le nom c'est le fameux durian dont les effluves n'ont rien à envier à ceux du "chou dofu" mais qui malgré son "parfum" rebutant se révèle paraît il  subtil et délicieux à la dégustation.

    Ce sera un incontournable lors de ton prochain voyage en Chine, mais tu n'auras pas le droit de l'amener dans ta chambre d'hôtel  pour le déguster ou de voyager avec lui dans le taxi...

  5. David Houstin
    dreamers85Je ne suis pas encore opérationnel avec le forum et je ne sais pas trop si on peut citer des marques par exemple ou si on peut tout dire. 

    REPONSE : Il n'y a pas de soucis tant que ce n'est pas dans l'intention de faire de la pub... Pour parler des choses peut être délicates, je pense qu'en utilisant les bons mots, ça passera :)

    En tout cas, merci, on attend la suite !!!

  6. dreamers85
    Daweide REPONSE : Il n'y a pas de soucis tant que ce n'est pas dans l'intention de faire de la pub... Pour parler des choses peut être délicates, je pense qu'en utilisant les bons mots, ça passera :)

    En tout cas, merci, on attend la suite !!!

    Merci de votre réponse. Comme je l'explique je ne suis pas la pour faire de la pub, juste pour partager une expérience de vie que j'ai vécu en Chine et qui a bien malgré moi changé ce que je suis. Mon aventure c'est comme un trésor que je suis content de partager, j'espèreavoir plus de réction lors de la publication des jours à venir. d'ailleurs demain je met le jour suivant... 
    En effet sur les sujets plus sensibles ou des choses qui peuvent choquer, je vais faire plus attention au vocabulaire. 

    Pour l'autre personne, merci de m'avoir donné le nom du fruit, mais quand je raconte mon voyage les gens sourient lorsque je parle du fruit qui pue. Je vais quand même maintenant grâce au nom leur trouver une photo sur le net pour montrer aux amis.

  7. dreamers85

    Je suis content de publier la suite de notre aventure avec le 3ème jour. Merci à tous ceux qui suivent et aussi pour vos réactions et messages privés.

    3éme jour - Vous avez dit Muraille? - 13 Septembre - Pékin 

    Levé 7H. Douche rapide et nous sommes au troquet du coin pour le petit déjeuner. Mi commande deux soupe de Tofu, des espèces de baguettes beignets frits et des Baotzi (beignets à la viande). Autant vous dire que ça me change de mon chocolat chaud et de mes tartines.

    Allez la grande Muraille de Chine nous attend. Nous arrivons à la gare, Mi me met à faire la queue et m'explique qu'un seul guichet vend des tickets pour Badaling, l'endroit ou nous souhaitons rejoindre cette muraille.30 minutes d'attente seulement pour obtenir nos deux billets à seulement 6 Y chacun. Nous passons ensuite 2 heures dans un hall surveillé après vérification de nos titres de transport. Peu de temps avant l'heure de départ, les gens s'affolent et se pressent entre des barrières pour attendre l'ouverture des portes qui donnent sur le quai.
    Et là c'est la folie, Mi me dit de courir, je ne comprend rien le train me semble être à l'arrêt assez loin, tout le monde se presse et nous longeons ce train interminable jusqu'à ce que Mi me pousse dans un wagon et que nous soyons assis. Le train est plein certains sont même debout, je suis essoufflé et en sueur mais c'est l'aventure. 1H de train, quelques chips et un petit dodo plus tard, nous voilà à Badaling. J'ai pu à travers le carreau observer déjà quelques morceaux de cette grande muraille.

    Nous marchons, ça monte pour atteindre la plate-forme d'entrée et la billetterie. Seulement 45 Y chacun, environ 6 euros l'entrée du site, c'est bien moins cher qu'une visite en France...C'est parti! Les premières marches, je «buffe» déjà et ce n'est que le début d'un long et difficile parcours, de sueur en efforts physiques, nous avons gravi doucement ce qui me semblait insurmontable. Mi m'encourageant et me promettant qu'on allait s'arrêter à la prochaine tourelle, nous avons mis 2H30 à atteindre le sommet de ce tronçon de muraille. Des Chinois malicieux, parfois moqueurs parlent et sourient quand ils me doublent, Mi juste derrière moi me traduit seulement quelques mots: celui ci dit que ça monte tellement que ton ventre va toucher par terre, un autre dit qu'il ne pleut pas mais que tu es mouillé comme si tu sors de la douche, etc., etc... Enfin au sommet, une longue pause s'impose. Je reçois un appel de Florence ( qui nous rejoindra plus tard dans l'aventure) j'envoie quelques textos de satisfaction et de jolies demoiselles Chinoises me demandent même de poser avec elles pour des photos, heureusement Mi est là pour tout me traduire. Elles ont du me confondre avec Léonardo di Caprio...MDR

    Allez il faut repartir et redescendre. On reprend les pavés et les marches en sens inverse puis Mi décide prendre les chemins de traverse, j'ai le sentiment qu'on descend de la muraille et qu’on emprunte des lacets bien plus faciles et plus rapides. On y croise des ouvriers chinois avec de petits escaliers en bois chargés de briques qui eux montent à vive allure avec leur chargement. Revenus sur la plate-forme de départ, nous retrouvons Yuan le frère de Mi qui travaille pas si loin de Pékin. Des retrouvailles simples sans effusions de sentiments ou de larmes, juste des paroles. Il est bien plus typé que Mi mais c'est du à son travail en extérieur. Nous redescendons vers les bus, quelques chères cartes postales du site mais bien négociées, des infos pour faire le virement de 10 000 Y pour le frère de Mi et sa future femme qui vont se marier et surtout une bonne heure de route dans un bus ou nous sommes mal installés et serrés. Je laisse les frangins parler et se retrouver, je ne comprend rien mais peu importe je vois sur le visage de Mi le sourire et la joie d'être dans son pays et retrouver les siens après trois ans sans les voir.

    Arrivés à pékin, une petite brochette de viande chacun, achetées sur un étal grill dans la rue et nous nous rapprochons de l'auberge de jeunesse. Nous nous arrêtons dans un resto dans les petites venelles qui partent sur les cotés des artères principales. Une pièce unique, 6 tables, des tabourets, un frigo douteux et nous mangeons. Je dois m'initier à manger des cacahuètes salées aux baguettes, donc une par une et pas simple pour moi simple novice. Ensuite différentes assiettes de plats: œufs sautés avec des tomates, aubergine poivrons patate, blettes champignons ail, raviolis à la viande et bières et Fanta 100 Y (12,50 €) le tout pour 3 et en quantité..Rentrés à l'auberge, soirée écriture, Ipad,

    Le frère de Mi reste dormir nous avons une chambre à trois lits et la consigne est claire, Mi a bien dit qu'en Chine et devant sa famille nous serons discret sur notre relation. Je suis heureux, j'ai réussi à me dépasser aujourd'hui. J'ai vu des paysages magnifiques et je suis fier de moi. Le mental de Mi m'a permis de tenir et j'ai aussi eu le droit au porte-clés souvenir en haut de la muraille. Demain, Véronique arrive.

  8. ckdeux

    Bonjour dreamers85.  

      

     au forum de Chine Informations.  

     A votre interrogation : comment mettre des photos dans mes réponses ? 
    Sur le forum vous pouvez lire :

    - « Comment mettre une photo dans les articles d'actualités ? »

    https://chine.in/forum/comment-mettre-une-photo-dans-les-articles-actualites_29328.html 

    - « Problème insertion photos dans le forum »

    https://chine.in/forum/probleme-insertion-photos-dans-le-forum_37434.html

  9. dreamers85

    Merci pour l'indication CKDeux. Bon je crois réussir à en mettre même si la plupart sont immenses et ne rentre pas dans la case. Est ce que le récit vous plait? Vendredi je met le 4ème jour!

     Merci à tous de nous suivre.  sur la photo retrouvez Mi qui ne sourit pas et moi qui suis essouflé! hihi

  10. dreamers85

    4éme jour - maudite Charette! -  
    14 Septembre - Pékin

    6H du matin, je n'arrive plus à dormir. Le frère de Mi a ronflé toute la nuit et les ressorts du matelas se sont fait sentir. 7H je me lève et à 8H nous sommes de retour au resto du coin, le même que la veille et qui sera notre habitude pour les matins à Pékin. Soupe de tofu, beignets et Baotzi, on ne change pas les bonnes habitudes. En sortant de cet estaminet, nous tombons nez à nez avec Véronique qui a été déposée tout près avec ses valises. Je m'empresse de l'accueillir, un petit bout de France est arrivé et aussi un peu une Maman de secours. Véronique était la prof de civilisation de Mi lorsqu'il est arrivé en France fin 2009.Pendant que nous déposons ses affaires à l'auberge de jeunesse Mi repart à la banque faire le virement pour son frère et sa belle sœur,  et Yuan s'achète un beau sac besace, ensuite il nous dit au revoir car il doit retourner travailler à 1H de pékin jusqu'à son mariage. Pour nous ce sera flânerie dans le quartier de Qianmen, premiers achats de souvenirs, banque, poste et magasins. Je m'émerveilles de toutes ces déco à suspendre et je voudrais acheter toutes les poupouilles que je vois mais Mi sait me raisonner. Nous mangeons au KFC. Mi a compris que pour adoucir mon adaptation en Chine, satisfaire mon ventre est important. Nous poursuivons la journée avec le Temple du Ciel. Juste incroyable! Nous prenons le bus au milieu des locaux, traversons un long parc avant d'être sur l'esplanade de ce superbe temple. Dans la cour de nombreux couples de mariés en plein shooting photo. Je ne saisi pas bien au départ le pourquoi de leur présence mais c'est joli à voir, des mariées en rouge la couleur traditionnelle et d'autres façon occidentale en blanc ou beige. Ce temple est juste magnifique, on passe aussi un moment au mur des échos et sur une autre partie du site. Une petite glace et une casquette panda plus tard, nous sommes de retour à l'hôtel. Une seule obsession pour moi: La tour du tambour. Sur le chemin qui nous y mène, je regarde un peu plus ce qui m'entoure. J'apprend que les enfants portent des culottes fendues ce qui leur permet de faire leurs besoins à tous moments, je vois ce que j'appelle des pousse-pousse mais c'est bien trop cher de monter dessus et là pendant que je souri à la vue de jeunes éphèbes asiatiques, je sens la douleur me traverser la jambe. Je me suis enfoncé l'arrière d'un vélo charrette au niveau du tibia. Une des barres de fer toute rouillée m'a tailladé le devant de la jambe. Contrarié dans un premier temps d'avoir déchiré mon jean préféré, je me rend à l'évidence que cela saigne beaucoup. Véro et Mi insistent pour trouver une aide médicale... mal orienté par des Chinois qui connaissent que ouest et est pour indication au lieu de gauche et droite, nous tombons finalement sur une pharmacie. A première vue, l'employée refuse de toucher la plaie. Mi insiste et pendant ¾ d'heure la dame s'évertue à nettoyer la plaie avec des coton-tige et du désinfectant. Un bon gros pansements et nous sommes repartis. Une amie de Véro, Romana, nous attend pour une soirée dans un resto Taïwanais très chic. En chemin, pour mieux me consoler, Mi m'achète quelques bonbons « haribo » à la chinoise auprès d'un vendeur -charrette ambulant. Il s'achète aussi des coques pour son téléphone de marque à la pomme, seulement 10 Y chaque housse. Le resto est très sympa, un peu guindé. De magnifiques colonnes en verre abritent de superbes compositions florales de fleurs en tissus et de bois. Le repas est très fin, composé de 7 plats et boissons, nous prendrons malgré tout un petit dessert à la mangue. Avant de rentrer à l'auberge, nous passons à la location de Romana, un immense appartement. Elle nous montre une carte de ses voyages en Chine et je pense qu'elle a presque tout vu de ce pays. Nous soignons à nouveau ma plaie et rentrons en Métro. Un peu de raisin acheté dans la rue mais pas bon, soirée Ipad, net, Clope et écriture.Journée bien remplie, riche en émotions et nous nous rappellerons d'une Con..... à la poste qui n'aura pas voulu nous vendre de timbres pour mettre l'équivalent de 6 Y sur chaque enveloppe. Nous avons aussi acheté nos cartes de métro plus pratiques que des tickets.

  11. Lao Hu

    Merci pour votre récit. Mon épouse l'adore, et moi aussi. Cela nous rappelle notre propre voyage en Chine (un immense bonheur), il n'y a pas si longtemps. Mais nous, nous y étions préparés et l'attendions avec tant d'envie que nous n'avons pas connu vos craintes. Votre spontanéité, votre naturel rendent votre journal de voyage, si intéressant, plus émouvant encore. Et puis, le vieux Tintinophile que je suis ne peut s'empêcher, en lisant votre récit, de penser avec attendrissement à Hergé et Tchang. Nous avons hâte de lire la relation du quatrième jour, et celles des suivants.

  12. dreamers85

    Merci Lao Hu pour votre message. Demain le 5ème jour sera publié.
    J'ai vécu un formidable voyage qui en plus d'une aventure humaine extraordinaire m'a permis de découvrir un pays magnifique, une culture différente et enrichissante et de mieux comprendre le comportement et certaines réactions de mon conjoint.  
    Lorsque j'ai commencé à remettre au propre mon journald e bord écrit chaque soir en chine, je me suit tout de suite senti dans un état de bonheur intense. tout au long des 42 pages écrites j'ai eu le sentiment de revivre le voyage et je me croyais à nouveau en chine. 
    Bref, je partage mon expérience de vie là-bas en espérant justement que les lecteurs pourront sentir au travers des mots toute l'émotion que j'ai pu avoir là-bas. Amicalement.
     alexandre

  13. dreamers85

    Bonjour et bonne semaine! nous sommes lundi 10 décembre et je rentre de we, je vais vous publier le 5ème jour en espérant vousintérresser à notre voyage et avoir vos réactions ou questions. désolé pour la taille des photos je n'arrive pas à maitriser la taille avant publication.

    5éme jour - découverte, sérénité et

    girafe - 15 Septembre - Pékin.

    La vie Pékinoise prend tout son sens. J'écris après 2 litres de bières chacun. Levé tôt encore, petit déjeuner identique et nous marchons en direction de la place Tien An Men. Une grande place remplie de chinois, de touristes et nous succombons au rite de la photo avec le portrait de Mao en arrière plan. Nous empruntons les souterrains qui nous conduisent aux portes de la cité interdite. Une œuvre impressionnante. Une ville dans la vielle, un chef d'œuvre architectural avec une précision de construction et des détails incroyables. Un labyrinthe qui raconte l'histoire des empereurs de Chine. Pas vraiment calé en histoire, je devrais regarder le film le dernier empereur pour surement mieux comprendre., des statues, des douves, des plafonds, tout est incroyable de précision et de beauté. Assez physique pour moi mais 3H de découvertes et déambulations. Il est 13H, mon ventre crie un peu famine mais au lieu de manger on attaque la colline de Charbon et ses pagodes. Ça grimpe dur mais le spectacle une fois arrivé en haut est splendide. Nous voyons les toits du monde. Ces quelques 300 marches m'ont mis en appétit. J'ai pris ce tic de compter les marches dès qu'il y'en a et franchement c'est de la folie. La sueur a coulée, les poumons ont crachés et mes genoux ont soufferts, mais ce qui me rassure c'est que Mi et Véro ont eux aussi peiné un peu. Ça valait, le coup, une vue sur Pékin  et la cité interdite incroyable et c'est bien plus facile de redescendre que de monter mais tout ça, ça creuse! On choisit le bistrot cantine du coin et bonne surprise c'est bon! Des nouilles sautées, des épinards que je trouve délicieux et un plat que j'assimile vite à des patates sautées avec des dés d'épaule. Allez la journée n'est pas finie. En route pour la troisième visite: le parc Beihaï avec le Dagoba blanc. Un temple assez surprenant de 50 mètres de haut avec bien entendu des bouddhas! Une promenade sans fin, ce parc est immense, j'y vois des fleurs piquées dans de la mousse sur des structures en osier pour une inauguration, mon métier revient au galop. Nous flânons longtemps dans les allées et faisons de nombreuses pauses. La journée s'étire et les corps ont du mal à suivre. Nous nous posons sur un banc et nous écoutons une chanteuse à la voix de Kimera... On manque de s'endormir bercé par les chants et ce doux paysage mais finalement nous reprenons la route pour à nouveau un mur des 9 dragons. Là j'insiste, je veux goûter ces saucisses qui ressemblent à des Knacki. Mauvaise pioche, puisque cela se révèle être des saucisses à la peau épaisse et surtout une chair un peu sucrée. Bref pas bon du tout, elles finiront à la poubelle. Dans ce parc, la présence de chats sauvages à qui les passants mettent à manger parfois. Un peu la course pour trouver un taxi mais nous regagnons Qianmen. Un repas Chez MacD. , seulement 9 euros environs pour 3 et après quelques achats de souvenirs dans les ruelles nous tombons sur The Bar! Certainement le lieu de détente préféré des bag-packers de pékin. Un Bar super sympa ou les routards s'arrêtent. Le Hélen's! Une adresse que je recommande, bien sur c'est rempli de «laowaï» (étrangers) mais surtout vous pourrez y boire de la bière à pas cher. En effet 45 Y le «Tube», 3 litres de bière pour 6 euros qui dit mieux? Une fois ce tube (appelé Girafe chez nous en Vendée) terminé, nous enchaînons avec chacun notre bière ( grande bouteille bien sur) et nous rentrons à l'auberge en mangeant une petite brochette de viande. L'idée saugrenue me vient de proposer d'en boire une dernière avant de dormir et c'est comme ça que je me retrouve dans la rue, parti acheter trois bières avec 4 mots de chinois: «san ping pijio, bingde» excusez moi l'orthographe mais ça a marché. Pour 15 Y avec mes quelques mots je ramène trois canettes de bière fraîche! Il est temps de dormir. Physique et féerique voyage, je suis heureux.

  14. dreamers85

    6éme jour - 16 Septembre - Pékin.

    Sonnez tambours!Sport et brochettes.

    Une longue journée s'annonce. Levé 7H30, je suis exténué. Petit déjeuner habituel, après un peu de marche, nous trouvons difficilement un taxi malgré la quantité à Pékin. Nous arrivons aux tours du tambour et de la cloche. Celles que je voulais tellement découvrir.150 marches à elles deux, ces tours nous ont offert une vue magnifique sur Pékin et un peu d'histoire.
    Retenons l'histoire de cette grosse cloche. L'empereur avait commandé cette cloche et s'impatientant de ne pas la voir réalisée dans les délais prévus, il menace de couper la tête de tous les fondeurs de cloches des alentours si elle n'est pas terminée à temps. L'alliage ne prenait pas et aucune solution n'est trouvée pour résoudre le problème. Le chef des fondeurs de cloches informe sa fille de la menace et celle-ci dans un geste désespéré se jette dans la cuve. Son père essayant de la retenir, ne gardera qu'un chausson d'elle. Le mélange a pris et la cloche fut coulée. Le sacrifice d'une femme pour sauver son père et des hommes. Le chausson est visible dans un musée. Belle histoire pour ce que j'en ai compris et retenu.
    Après ces deux visites assez physiques, nous errons dans les rues et venelles, les Hutongs. Nous retrouvons la maudite charrette en cherchant bien et la prenons en photo. Il est encore tôt et nous décidons de faire une pause chez MacDo. Un établissement aux couleurs de Chine, une architecture superbe avec de jolies moulures et peintures étonnamment habillé des enseignes du grand M. A mon tour de trouver un taxi. J'ai beau agiter le bras, je n'ai pas compris toutes les subtilités pour savoir si ils sont libres ou occupés, mais je fini par en trouver un.
    Nous approchons de la zone olympique, le cube et le nid d'oiseau sont là. 2 très belles œuvres architecturales là encore. Immenses et pourtant déjà attaquées par le temps. Nous pénétrons dans le Cube, pôle aquatique, vestige des J.O. De Pékin. L'un après l'autre, Véronique, Mi et moi posons pour la photo à coté d'une statue de Beckam assise sur un banc. Après un tour complet du lieu ou nous voyons différents jeux aquatiques , plage artificielle et autres expos, nous cherchons la sortie et je fais encore un caprice pour manger une glace «Vienneta» portion, un petit goût de chez nous.
    Nous approchons maintenant du Nid d'Oiseau, un stade immense. Mi a un peu mal au ventre, donc Véro toujours équipée lui donne quelques médocs. Nous montons de nombreuses marches, empruntons des ascenseurs et nous posons à différents niveaux de ce stade. Un spectacle est en préparation au centre, cela m'amuse. Je suis bien fatigué mais tellement heureux de découvrir autant de chose. Là encore, nous prenons des photos. Ensuite nous marchons sur la zone olympique en traversant une espèce de foire expo ou les brochettes d'insectes nous font de l'œil...  

    Nous voilà à nouveau à Wanfujing mais cette fois ci avec Véro. Nous fendons la foule jusqu'à atteindre le stand repéré quelques jours plus tôt. Je m'étais fixé un défi: manger une de ces incroyables brochettes. Au choix, vous trouverez scorpions, araignées, grillons, sauterelles, hippocampes, petits serpents, araignées ou étoiles de mer, un large choix qui nous fait hésiter. Mi décrète qu'il n'en mangera aucune. Véro pleine de courage commande une brochette de 3 minis scorpions, les gros ce sera pour une prochaine fois. Moi j'ai envie d'essayer l'hippocampe. Finalement, bonne surprise, bien que peu appétissant pour nous, le goût se révèle plutôt agréable. Le scorpion c'est tellement grillé par la friture que ça n'a pas de goût et l'hippocampe ça ressemble à une bonne petite friture d'éperlans.

    Après un nouveau trajet en métro nous passons par la place Tien An Men qui est éclairée la nuit donnant une nouvelle image. Mes pieds crient de douleur mais Pékin c'est aussi ça! De la marche et des escaliers, nous sommes des touristes mais avec Mi nous fonctionnons plus comme des Chinois, pas de circuit organisé ni de bus qui nous livre devant chaque visite. Après être repassé à l'hôtel, nous nous attablons dans une gargote pour manger du canard laqué. Non bien sûr, nous ne sommes pas allé dans un de ces restaurant célèbres aux canards hors de prix, mais comment venir à pékin sans gouter ce mets divin?
    La journée est encore loin d'être terminée. Une longue promenade et nous décidons de retourner au Helen's. Nous descendrons notre girafe de 3 litres de bière. Aujourd'hui encore c'est très physique, je sature un peu des chinois, trop nombreux et qui s'agitent sans cesse, mais nous sommes chez eux, je dois m'adapter.
    Nous achetons un peu d'eau et des brochettes de viande. Les chinois travaillent tout le temps, les échoppent sont toujours ouvertes. En chine on mange et on boit beaucoup, à tout heure du jour et de la nuit. Nous fumons aussi beaucoup, je n'avais jamais tenu et consommé autant de cigarettes par jour. Bilan de la journée, grâce à Mi, nous vivons la vie de s chinois, le travail en moins mais tout au pas de course. Minuit il est temps de dormir.

  15. dreamers85

    Je continue à raconter notre voyage même si peu de commentaires viennent animer cette narration.... Je mets également des photos mais je n'arrive pas bien à gérer les tailles d'affichages ni l'ordre dans lequel j'aimerais qu'elle apparaissent. Bonne lecture à tous.

    7éme jour - 17 Septembre 2012 - Pékin

    Palais d'été, sur les rails pour Xi'an .

    C'est bercé par le train et la musique Chinoise que je vais vous narrer cette dernière journée Pékinoise. La journée commence tôt, une douche et nous bouclons les valises. Nous les descendons à la réception de l'auberge de jeunesse jusqu'à ce soir.une dernière fois ce petit déjeuner Chinois: raviolis, baotzi, soupe de tofu et beignets complété par un chocolat chaud au Mac Café du coin.

    Nous devons nous rendre au palais d'été mais mon corps ne suit plus. Premier coup de calgon. Métro, marche à pied et escaliers, il est déjà 11H lorsqu'on arrive. A nouveau une promenade sans fin dans cet immense site. Ca monte, je souffre par la fatigue et l'effort physique, je devient pénible et Mi et Véro doivent faire preuve de patience à mon égard. J’ai mal aux genoux, à la cicatrice, je boude un peu et les photos révèlent au travers de mes yeux hagards une certaine lassitude. J’ai du mal à apprécier la beauté du site et je sature de voir toujours autant de monde et de les entendre, ils parlent fort ces chinois et je ne comprend rien. Nous trainons malgré tout jusqu'à 16H en s'accordant une pause déjeuner. Je retiens quand même le magnifique bateau de marbre blanc et les échoppes au bord de l'eau, une espèce de petite Venise Chinoise. Nous avons aussi parcouru une magnifique galerie extérieure aux superbes peintures toutes différentes et aux couleurs enchanteresques. Des temples, des kiosques, bref une visite magnifique malgré tout. Bien entendu, je fais le capricieux à chaque fois que je veux acheter quelques souvenirs, que j'ai faim ou soif et je n'ai qu'une hâte c'est de changer de ville, découvrir autre chose.

    Après le métro, nous faisons quelques courses pour assurer l'intendance  et les  ventres qui gargouillent lors de la nuit en train à venir.. Nous récupérons nos valises et la galère commence. Mi  place Véro et ses valises dans un taxi en indiquant bien au chauffeur la gare ou il doit la mener. Véro étudie le Chinois, elle pourra toujours se débrouiller. A notre tour nous cherchons un taxi, mais nous sommes en concurrence avec un groupe d'anglais que le patron de l'auberge de jeunesse aide à en trouver un aussi. Dans les embouteillages, nous mettons beaucoup de temps pour arriver à la gare mais c'était sans compter sur l'attente interminable pour retrouver Véro qui s'est fait promener par son chauffeur de Taxi, un  malhonnête qui a trouvé bon de promener une touriste, limite odieux avec elle tout ça pour quelques Y de plus. Remarque, le notre a roulé comme un fou, j'ai même eu peur d'avoir un accident mais nous avons payé 25 Y contre 38 Y pour véro. Les gares en Chine, j'ai donné un aperçu l'autre jour mais là c'est très grand. Nous devons nous munir de nos billets, qui une fois contrôlés nous laisse atteindre les halls d'attente ou des centaines de Chinois de tous horizons et toutes origines attendent. Nous mangeons à nouveau les mets du fast-food au grand M, mais cette fois ci les hamburgers sont plus relevés et ça pique! Comme eux nous laissons tous les déchets au sol et surtout on ne quitte pas son siège car il est impossible d'en retrouver un ensuite.

    Pour monter dans le train, il faut parcourir des mètres et des mètres, les trains sont interminables, dur une longueur de quai démesurée nous atteignons enfin notre rame. Dans un chaos pas possible, nous rejoignons notre cabine. Presque privilégiés, nous avons des «couchettes molles», compartiment composés de 4 couchettes et d'une déco atypique. Les rideaux en dentelles accompagnent un petit vase de porcelaine fine avec une rose en plastique ( souvenez vous que je suis fleuriste). Les couchettes sont bordées d'un magnifique tissus or/jaune et blanc, d'ailleurs je met un peu de temps à me souvenir que ce genre de tissus correspond au capiton que j'installais jadis dans les cercueils lorsque je les préparais ( j'étais aussi assistant funéraire avant) Bref dans ce décor atypique avec un pauvre Chinois très discret et mal à l'aise pour compléter notre compartiment, nous avons de suite commandé une bière chacun puis mangé et occupé le temps avec écriture ou i-pad avant de dormir. Les 12 heures de train qui nous mènent à Xi'an vont être un peu longue mais nous pouvons aller fumer au niveau de l'entre-wagon.  

    Cette aventure en Chine est incroyable, très physique et tellement intense mais aussi très riche avec des instants uniques. Les photos montrent tout ça.

  16. dreamers85

    Je continue le voyage bien que le sujet ne récolte que peu de réaction. Je sais qu'il y a quelques fidèles lecteurs. J'espère que mon récit vous fait voyager et que vous arrivez à ressentir un peu les émotions que j'ai pu vivre là-bas, avec les joies, les doutes et la découverte.

    8éme jour -

    Xi’an, un nouveau souffle-

    18 Septembre - Xi'an

    Après une longue nuit dans le train ponctuée de nombreux réveils, j'arrive à me tromper de cabine en revenant des toilettes. Je ne suis pas bien reposé, je n'ai pas pu brancher mon appareil respiratoire pou mon apnée du sommeil. Pourtant le sourire est là lorsque le train s'immobilise enfin le long du quai. À la sortie de la gare, nous fendons la foule et les chauffeurs de faux taxi qui nous proposent la course à des prix fous. Une  longue attente dans la queue officielle pour les taxis et nous roulons vers l'auberge de jeunesse de Xi'an. Un hébergement bien plus classe avec une chambre pour Mi et moi au 2ème étage. Nous retrouvons Florence, notre quatrième compère qui est à Xi'an depuis hier. Une douche, se sentir propre et c'est parti. Nous arpentons le jardin des stèles avec une partie découverte: une expo de statues dans une semi obscurité. Après toutes ces pierres, nous prenons la direction du quartier musulman et du centre de Xi'an. Après une halte à la poste pour acheter des timbres, nous devons manger. Cela devient difficile pour moi et ce à plusieurs effets. Le maniement des baguettes n'est pas complètement évident et souvent l'aspect des plats posés sur la table ne me donne pas vraiment envie. Très difficile, je fais cependant des efforts pour gouter et découvrir un peu. La visite du jour c'est la grande mosquée de Xi'an, un endroit paisible aux jolies tuiles vernissées turquoises, un havre de sérénité. Au delà des religions, cet endroit procure une paix intérieure. Nous achetons quelques souvenirs encore dans les ruelles attenantes en négociant bien les prix, Flo et Véro sont très fortes à ce jeu là, elles parlent Chinois et Mi n'est pas le dernier pour intervenir et casser les prix. Petite pause glace américaine dans l'après-midi. Rentrés à l'hôtel, nous profitons d'une pédicure pour 50 Y chacun. Dérisoire somme comparé aux bienfaits de ce soin. Un professionnel expert qui s'occupent de vous offrir des pieds neuf, ça n'a pas de prix. Et si nous mangions? Florence nous dirige vers le restaurant qu'elle a découvert la veille au soir. Un resto Hongkongais. C'est plutôt bon, enfin ça me plait. Pour le dessert je choisi sur la carte un banana split, la photo est prometteuse. Ce dessert, je l'ai attendu 39 minutes. La serveuse, accompagnée de son supérieur puis d'un cuisinier s'est appliquée à reproduire à la perfection ce dessert, avec un ciselage des fruits à la perfection, j'ai eu un magique bateau -oiseau composé de glace, vanille, fraise et taro sur un lit de perles de tapioca au lait de coco et bananes et chantilly. Nous marchons jusqu'à l'hôtel, une dernière bière devenue ma boisson chinoise préférée et c'est l'heure des câlins. Je tombe de sommeil mais je trouve la force pour écrire ce journal. Une excellente journée de découverte à Xi'an, plus calme et en mode promenade. Il a fait chaud, j'ai encore beaucoup transpiré mais Xi'an c'est un nouveau souffle dans ce voyage. Je me pose quelques questions cependant. Pourquoi les taxis roulent comme des fous? Pourquoi les chinois au volant klaxonnent tout le temps? Allez au dodo, c'est bien mérité. Je suis content de moi j'ai déjà écrit 8 cartes postales sur les 57 prévues pour ce voyage.

  17. dreamers85

    Allez on ne perd pas de temps, je vous mêt dès aujourd'hui le 9ème jour et à suivre pendant les fêtes, retrouvez nous à Shanghaï et Changsha, puis Maotangzhen, Loudi et le retour, bref encore beaucoup d'aventure à lire.

    9éme jour –

    Les soldats de terre cuite -

    19 Septembre - Xi'an

    Le lit était dur et je suis debout à 7H. Un petit déjeuner américain avec une assiette ou se côtoient œuf brouillé, bacon, galette de pomme de terre, saucisse de volaille, toast grillé et beurre. Je ne peux décrire le sourire qui se dessine sur mon visage. Un jus de kiwi complète ce festin. J'utilise des couverts, Une fourchette ce n'est pas grand chose mais là cet ustensile prend tout son sens. J’ai retrouvé des forces.

    Nous partons tous les 4 dans le même taxi pour prendre le bus 306. Une bonne heure de car plus tard nous arrivons sur zone. Le paysage a déroulé sous nos yeux, d'immenses vergés avec des fruits qui me semblent inconnus emballés dans des petits sachets sur les arbres et tous ces vendeurs au bord de la route qui les vendent. Déposés par le bus, nous marchons un peu en direction de l'entrée. Nous achetons un de ces fruits: une grenade. Je ne connais pas bien ce fruit j'en ai jamais mangé.

    Juste avant la billetterie, je suis happé par un stand d'une largeur incroyable. Comme un mur et sur des étales, trônent des peaux de bête. Je pense un instant à de fausses fourrures mais plus on s'approche et plus j'ai la certitude que ce sont bien les tanneries de chiens et de chats. Je reconnais nettement les peaux de bergers allemands, on retrouvera plus tard des petites statues de chiens de cette race. Un vendeur met autour du coup de Véro un joli cache-col qui n'est qu'une pelure de chat...

    Je préfère ne pas savoir si c'était du vrai ou pas, nous rejoignons l'entrée du site à pied. Une heure de marche, 150 Y chacun mais ça vaut le coup. Nous rentrons dans cet immense entrepôt à l'allure de gymnase. Nous découvrons les fameux soldats de terre cuite, ceux que l'on voit sur des photos ou sur le net. Ils sont là sous nos yeux, alignés et immobile.
    J'ai du mal à imaginer les heures de travail pour réaliser une telle armée, je ne capte pas tout le coté historique de cet empereur mégalo qui a ordonné la confection de tout ça. Je crois retenir que la découverte de ces œuvres date de 1973. L'avantage de cette visite c'est de pouvoir approcher vraiment de près tout ce travail qui date de 220 avant JC et les photos sont autorisées.

    Ensuite nous prenons notre repas dans un restaurant sans prétention. J'avale une gamelle de bouillon de nouilles et de viande à l'aide de baguettes, je commence à maitriser la technique.

    Nous reprenons le bus de ville pour le quartier ou se situe l'auberge. On se pose plus de trois heures entre l'internet, la résa des billets d'avions pour la suite du voyage, l'écriture de nouvelles cartes postales et l'apéro. Apéritif digne d'une arnaque, au sein de l'auberge on se laisse tenter par des cocktails, espérons de grands breuvages qui se révéleront minuscules et cher. Accompagnés d'oignons-rings, le serveur emprunte mon briquet et met le feu à mon verre en me sommant de boire tout d'un trait. Le rainbow 7 Flavours ne me laissera que 3 gouts: l'alcool, le sucre et le feu. De surcroit, le cocktail aura gouté partout et ça m'oblige à réécrire une carte, moi qui écrit à chaque fois plus de 10 lignes, je recommence celle pour Jean-Jacques.

    Nous repartons en vadrouille dans les rues à la recherche d'un autre restaurant pour le soir. Plusieurs demi-tours et nous nous attablons autour d'une table. 6 plats pour 4 personnes dont 2 vraiment trop relevés pour moi. La fourchette me manque un peu.

    Nous déambulons ensuite dans les rues vers le quartier musulman à la recherche de souvenirs à acheter. En rentrant dans les couloirs du métro ou des souterains pour traverser les grandes artères, je fini par acheter un coffret de 10 figurines des fameux soldats pour une bouchée de pain.

    Nous rentrons à l'hôtel, il est à nouveau temps de refaire les valises mais en prenant soin de bien répartir le poids car demain nous prenons l'avion. C'est la dernière nuit à Xi'an mais c'était vraiment une belle étape, pas trop speed et très agréable. Le club des 4 c'est vraiment une bonne entente. Nous n'aurons pas pris le temps de faire la visite de la pagode de l'oie sauvage ou les remparts de la ville, peut être que nous reviendrons...

  18. Tian Shi

    Très beau voyage ... j'attend de voir la suite ... (partant dans très peu de temps .. le 22décembre ça me met déjà un peu dans le voyage ... )
    une petite question avec vous rencontrer la famille de MI ??
    SI oui comme cela c'est-il passé ?

  19. dreamers85
    Tian ShiTrès beau voyage ... j'attend de voir la suite ... (partant dans très peu de temps .. le 22décembre ça me met déjà un peu dans le voyage ... ) une petite question avec vous rencontrer la famille de MI ?? SI oui comme cela c'est-il passé ?

    REPONSE : La suite va continuer tout doucement jusqu'au 26ème jour et le retour en France. 
    Je vous répond concernant les parents et la famille de Mi.
    Bien que nous soyons très amoureux, nous avions convenu avec Mi de ne pas montrer notre homosexualité à sa famille. En Chine, lorsque nous étions en public nous n'avions pas de marques de tendresse ou d'affections l'un envers l'autre.  
    J'ai d'abord rencontrer le frère de Mi dès le 2ème jour à Pékin, ça c'est très bien passé, il a considéré que j'étais un ami français de Mi et n'a pas posé de questions. Le 28 septembre lorsque nous sommes arrivés dans le hameau en pleine campagne et à la montagne chez les parents de Mi, c'était très fort pour moi de découvrir ma "belle-famille" mais sans pouvoir pour autant les considérer comme tel ou réveler quoi que ce soit. 

    Mi a simplement dit que nous vivions ensemble que nous partagions notre chambre et donc notre lit mais les mentalités sont tellement loin de celles des européens que ses parents n'imaginent pas une seconde que l'on puisse avoir des rapports et donc être homosexuels. Savent'ils ce que sont que des gays? peu importe.

    Ils ne se sont de toute façon pas beaucoup intérressé de savoir ce que les 3 français que ramenait leur fils avaient comme lien avec Mi. Moi je suis donc le gentil colocataire Français qui aide leur fils à s'intégrer en France et j'ai donc le bon rôle. 

    Ils se sont surtout tracassé de savoir si on avait assez de confort car les conditions de vie là-bas sont précaires voire rude et ils ont juste demandé ce qu'on faisait dans la vie ou relevé des détails sur nos physique, du genre moi je suis gros, Florence est grande, Véro à les cheveux jaunes (Blonde) etc.

    Moi j'ai rien à leur reprocher et je dis souvent en souriant que c'est Mi qui s'est intégré à ma vie et ma famille et que moi je les verrais au mieux une fois tous les deux trois ans, donc pas besoin de leur expliquer l'intimité de leur fils.

    Voilà j'espère avoir répondu à ta question.

     Juste un conseil, profitez à fond de chaque instant là-bas, observer bien tout ce qui vous entoure et vivez à fond tous les moments de rencontre et de partage en Chine. Bon voyage!

  20. dreamers85
  21. Tian Shi

    merci de la réponse.. c'est ce que je pensais connaissant un peu les pensées chinoises. (étant mariée avec un chinois qui est venu finir ses études en france je vois bien les pensées en Chine) aussi parfois quand nous faisons des petites soirées il arrive que 2 amis chinois dorment dans le meme lit mais pour eux c'est normal entre amis .... alors que moi j'aurais penser a une autre orientation :D

    merci des conseils ...
    j'aurais mon mari comme guide et je vais voir sa famille alors les moments de partage je vais en profiter un maximum et ils m'attendent avec impatience ... aussi comme sa famille n'a pas pu assiter au mariage en France nous allons refaire le mariage a la chinoise donc je vais en prendre plein les yeux ...  :)  depuis le temps que j'attend ce voyage je vais avoir des grands yeux de petite filles qui découvre ses cadeaux a noel :D

  22. David Houstin

    Merci pour ce carnet de route @dreamers85 !

    Concernant les guerriers de Xian, je me demandais si personnellement tu trouve vraiment intéressant à voir ? Parce que je n'y suis jamais encore allé et j'ai un peu "peur" qu'il n'y ait pas grand-chose (d'autre ?) à voir ... Qu'en-penses-tu ? Dis-moi que je me trompe LOL :)

  23. dreamers85
    DaweideMerci pour ce carnet de route @dreamers85 !

    Concernant les guerriers de Xian, je me demandais si personnellement tu trouve vraiment intéressant à voir ? Parce que je n'y suis jamais encore allé et j'ai un peu "peur" qu'il n'y ait pas grand-chose (d'autre ?) à voir ... Qu'en-penses-tu ? Dis-moi que je me trompe LOL :)

    REPONSE : Alors personnelement les soldats de terre cuites de Xi'an ne sont pas l'oeuvre majeure que j'ai préféré lors de mon voyage en Chine. Ce ne sont que des centaines de statues sous de grands hangars, En plus je ne m'intérresse pas encore beaucoup à l'histoire de ce pays, je préfère me délecter de la beauté des monuments et des paysages. Donc les soldats, il faut le voir une fois ou alors si j'y retourne, je veux un guide qui m'explique un peu plus l'histoire de ces soldats et qui m'intérresse à la visite.

    Sinon, pour l'anecdote, je me laisserai peut être tenter par une peau de bête ( je sais ça va faire hurler certains lecteurs).

     Plus sérieusement, Xi'an, c'est juste vraiment sympa et magnifique. deux jours là-bas c'est un peu court. Nous n'avons pas fait les remparts, les fortifications, nous n'avons pas vu la pagode de l'oie sauvage et j'aimerais tant retourner à la grande mosquée de Xi'an, c'est tellement beau.

    Puis coté souvenirs et négoce, on a bien fonctionné à Xi'an, mieux qu'à Shangaï. 

    Donc un conseil aux lecteurs, si vous allez en Chine, passez par Xi'an.

  24. dreamers85
    Tian Shimerci de la réponse.. c'est ce que je pensais connaissant un peu les pensées chinoises. (étant mariée avec un chinois qui est venu finir ses études en france je vois bien les pensées en Chine) aussi parfois quand nous faisons des petites soirées il arrive que 2 amis chinois dorment dans le meme lit mais pour eux c'est normal entre amis .... alors que moi j'aurais penser a une autre orientation :D

    merci des conseils ...
    j'aurais mon mari comme guide et je vais voir sa famille alors les moments de partage je vais en profiter un maximum et ils m'attendent avec impatience ... aussi comme sa famille n'a pas pu assiter au mariage en France nous allons refaire le mariage a la chinoise donc je vais en prendre plein les yeux ...  :)  depuis le temps que j'attend ce voyage je vais avoir des grands yeux de petite filles qui découvre ses cadeaux a noel :D

    REPONSE : donc oui les Chinois peuvent dormir deux copains ou deux copines dans le même lit sans qu'il y ait de sous entendu, mais en France aussi ça arrive, enfin tous les gens qui dorment dans le même lit ne sont pas forcément ensemble. 

    Juste pour info, dans les chinois qui sont en France pour des études, je me rend compte qu'il y a quand même pas mal de jeunes garçons homo qui profite de la France pour s'assumer, mais bon ça pourra être un autre sujet sur le forum.

     Coté Mariage maintenant, nous avons assisté au mariage du frêre de Mi le 1er octobre, mariage à la campagne et donc bien différent de ceux de pékin ou Shanghai. Il faudra lire la suite pour en avoir quelques détails.

     Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec ce mariage à la Chinoise.

    Et avoir un local, et plus particulièrement son conjoint comme guide, je pense que c'est vraiment une chance et la meilleure façon de découvrir un pays.

     cordialement

  25. Tian Shi

    Par rapport aux étudiants qui viennent et assument leur homosexualité ... dans tous nos amis, camarades de classse ... nous ne l'avons pas remarquer ....  dans notre entourage tous cherchent une fille chinoise ou française ...

    pour le mariage je verrais bien sur place :D en fait  de ce que je sais par mes beaux parents ...; c'est juste un grand banquet dans un grand restaurant avec d'après ce que je sais 200 personnes .....

    Xi'an ça me confirme mes envies d'y aller .. par contre je ne savais pas qu'il y avait une mosquée ... ça par contre une petite photo de loin et c'est bon ...

  26. TINTIN 66
    DaweideMerci pour ce carnet de route @dreamers85 ! Dis donc daweide m Concernant les guerriers de Xian, je me demandais si personnellement tu trouve vraiment intéressant à voir ? Parce que je n'y suis jamais encore allé et j'ai un peu "peur" qu'il n'y ait pas grand-chose (d'autre ?) à voir ... Qu'en-penses-tu ? Dis-moi que je me trompe LOL :)

    REPONSE :bien sur tu te trompes Daweide...Les guerriers ( 700000 hommes monopolisés pendant 36 ans pour  construire ces 8000 statues quand même ) sont impressionnants et ont tous ( sans exception)un rectus et un faciés différent ( si tu veux faire le jeux des différences, tu en auras pour ton temps..) sinon il y a le tombeau autour..mais l armée de soldats en terre cuite est quand même classé 7e merveile du Monde..allez dis moi maintenant que ça vaut pas le coup de se d.placer..et mis à part cette merveille, il y a Xi an ,sa culture et ses traditions avec une modernité digne du 21e siècle et  d un tourisme en pleine expansion.

    p.s : si tu as le temps , dis le moi..ma femme, Orian-Xu et moi seront content de te recevoir ( au mieux) ou au moins de se rencontrer...

    pour en savoir plus
    http://www.partirou.com/chine/shaanxi/#corps

  27. dreamers85

    on continue l'aventure avec notre arrivée et première soirée à Shanghaï. bonne lecture et merci à ceux qui ont mis des commentaires.

    10éme jour –  Shanghai

    Shanghai la démesure. -

     20 Septembre – 

    On ne change rien. Couché vers une 1H du matin, levé à 7H, un verre de jus de fruit au desk et nous quittons l'auberge. Nous marchons presque une demi heure traînant nos valises. Je suis en nage. La navette pour l'aéroport met une bonne heure mais ne coûte que 20 Y par personne. Un muffin pour calmer les estomacs mais l'attente est bien longue. Nos briquets ont étés confisqués et jetés au moment des contrôles et palpations, heureusement des briquets fixés au mur dans les salles fumeurs nous permettent d'en griller une pour patienter. L'arrivée à Shanghai se fait en deux étapes. La première consiste pour les filles à récupérer des billets d'avions réservés plus tôt pour nous rejoindre à Changsha le 27 septembre, moi je reste plantés dehors avec le chariot et les valises des 4 personnes à observer ce qui m'entoure. La 2ème étape, c'est de prendre une navette pour nous emmener dans le centre puis un taxi pour l'hôtel. Bien que prévenus par Véro de l'antipathie et du caractère onéreux des taxis de couleur rouge à Shanghai, Mi et moi bravons cela en montons à bord d'un rouge. Elle avait raison, un vrai Co.....! Mi est Chinois et parle bien sa langue natale mais le chauffeur à fait mine de ne pas le comprendre pour mieux nous promener, bien évidemment Mi a vite réagi et a haussé le ton. Les filles quand a elles sont déjà au pied de l'hôtel et nous attendent. La découverte de l'hôtel, que dire tout est tellement parfait. Je tiens à la citer car il est idéalement placé dans Shanghai, pas trop loin du métro, avec poste, banque, pressing et autres services à proximité. Cet hôtel c'est l'Asset Hôtel. Si nous retournons un jour à Shanghai c'est sur que nous retournerons là-bas. La chambre est meublée d'un grand lit double, le premier depuis le début du voyage, nous avons des bouteilles d'eau à disposition et gratuites, les affaires de toilettes: gel douche, shampoing, brosse à dent, dentifrice, kit de rasage, peigne... Trop bien. Des chaussons sont également à disposition ainsi qu'un coffre fort pour y placer nos passeports et l'ordinateur. Pour moi Européen, je retrouve ici du confort et comme un petit nid douillet pour tous les deux. Après une longue douche chaude et bienfaitrice, nous nous rendons au pressing, seulement 7 Y par morceau de linge. Il faut dire que Florence à vécu à Shanghai pendant deux ans et est déjà revenue souvent, elle connait donc très bien cette ville, son fonctionnement et se repère très facilement. A coté du pressing, une petite boutique de fleuriste, mon métier, ma passion resurgit au galop, fleuriste avec des fleurs de bonne qualité et très accueillant bien que je ne fasse que regarder. Je suis surpris par des bouquets composés d'ours en peluche mais j'en reverrai d'autres plus tard. Nous rejoignons Véro restée à l'hôtel et nous courrons vers le marché aux tissus mais c'est trop tard c'est fermé et nous reviendrons demain à la première heure. Nous empruntons le métro et par manque de concentration je me cogne la barre métallique d'un tourniquet dans la cuisse. Je suis bon pour un bel hématome que je garderai pour les 15 jours à venir. Nous atteignons la Nanjing Lu, grande artère illuminée, sorte de Champs-Elysées Shanghaïen. Tout est démesuré, l'affichage, les immeubles, la lumière, les publicités. Mes yeux partent dans tous les sens tellement de choses à voir. Serions nous dans un New-York asiatique? De prestigieux hôtels aux formes excentriques côtoient des tours qui grattent le ciel. Nous atteignons le Bund et Pudong. Promenade de nuit, photos, waouh c'est trop génial. Les prix aussi à Shanghai sont fous, tout est cher. Je mémorise deux tours: le décapsuleur et la tour avec des boules qui me fait penser à l'Atomium de Bruxelles. Allons manger. Le restaurant chinois fait partie d'une chaine, Bi Feng Tang, là encore j'ai retenu le nom car ça m'a plu.une nourriture asiatique simple pas trop épicée ni pimentée, nous mangeons avec des baguettes encore et toujours et je retiendrais le dessert, une petite mousse frappée presque glacée à la vanille saupoudrée de chocolat, ça déchire! Allez le métro de Shanghai équipés de nos cartes de transports prêtées par Véro qui est déjà venue à Shanghai à plusieurs reprises elles aussi. Quel sentiment à cette heure ci? Shanghai l'incroyable, Shanghai la démesure. J'aime beaucoup cette ville. Une autre douche et le confort de notre chambre, un peu de télé avec l'émission The Voice version Chinoise et dormons. Une journée de plus est passée.

  28. FREDI
    DaweideMerci pour ce carnet de route @dreamers85 !

    Concernant les guerriers de Xian, je me demandais si personnellement tu trouve vraiment intéressant à voir ? Parce que je n'y suis jamais encore allé et j'ai un peu "peur" qu'il n'y ait pas grand-chose (d'autre ?) à voir ... Qu'en-penses-tu ? Dis-moi que je me trompe LOL :)

    REPONSE :

    @Daweide:

    L' armée  enterrée de terre cuite, Bien sûr, que ça en vaut la peine......
    Je rejoins l' avis de Tintin !! ;)
    Personnellement, je dirais que s' il n' y avait qu' une seule chose à voir en Chine, ce serait celle là..... :)
    Si les merveilles du monde ont toutes disparues (à part la grande pyramide) il est des trésors qui sont d' une valeur inestimable, dont celui ci.
    Découverte archéologique majeure; d' importance historique incontestable; oeuvre artistique de premier ordre (chaque "soldat" est une pièce unique, travaillée avec une finesse extraordinaire et inégalée, les couleurs conservées, les attitudes.....).

    Les documentaires et les études sur cette oeuvre sont très nombreux, aussi, pour celui qui veut se documenter plus en détail, c' est assez facile..... 
    Pensez seulement qu' une petite partie du site  a été étudiée et fouillée !

    Pour moi, c' est incontournable, et cela vaut le voyage en Chine rien que pour cela !! :D

    @ Alexandre:
    bravo pour le récit de votre périple...... cela me rappelle des souvenirs de mes voyages en Chine !
    Je n' ai jamais eu le courage d' écrire un carnet de bord..... et sur la Chine, cela ferait un livre !!

    à vous lire bientôt :)

  29. titoff

    Merci beaucoup de nous faire partager vos périgrinations ,agrémentées de jolies photos qui me montrent qu'il y a encore beaucoup de choses à visiter dans ce beau pays .

    J'attends la suite avec impatience merci:)

  30. dreamers85
    FREDI@ Alexandre: bravo pour le récit de votre périple...... cela me rappelle des souvenirs de mes voyages en Chine ! Je n' ai jamais eu le courage d' écrire un carnet de bord..... et sur la Chine, cela ferait un livre !!

    à vous lire bientôt :)

    REPONSE : Merci pour votre message. au moment ou j'écrivais, je ne savais pas encore que cela me servirait à partager mon voyage, je le faisais pour moi pour être sur de ne rien oublier car on a vécu tellement de choses en un mois. et finalement maintenant ces écrits couplés à mes souvenirs me permettent de continuer à vivre ce voyage. Qu'une seule hâte c'est d'y retourner. Bonne lecture.

  31. dreamers85
    titoffMerci beaucoup de nous faire partager vos périgrinations ,agrémentées de jolies photos qui me montrent qu'il y a encore beaucoup de choses à visiter dans ce beau pays .

    J'attends la suite avec impatience merci:)

    REPONSE : Nous avons pris plus de 2000 photos et je dois malheureusement selectionner car on ne peut pas tout mettre et certaines n'intérresseront personne ou sans les commenter ne prendrait pas tout leur sens. Bref oui je pense que je devrai vite retourner en Chine continuer à découvrir ce beau pays.

    Pour la lecture accrochez vous, nous en sommes au 10 ème jour et il y'en a 26!  En tous cas pour moi ce partage c'est du bonheur.

  32. dreamers85

    Joyeux noël et bonne lecture!

    11éme jour –

    Costume, fleurs et pétage de plombs -

    21 Septembre – Shanghai

    Cela devient une habitude, nous sommes levés de bonne heure. Couché vers 2H et levé à 7H, cela laisse peu d'heures de sommeil. Le petit déjeuner compris dans le prix de la chambre est plutôt correct, à mi-chemin entre l'asiatique et l'occidental. Allez, dépêchons nous de nous rendre au marché aux tissus en métro. Nous investissons ce grand hall avec ces dédales d'allées aux multiples stands. Chaque coin de vente correspond à un tailleur avec des milliers de rouleaux de tissus. Pas le temps de s'émerveiller, Florence nous guide vers un de ceux qu'elle a fait travailler auparavant. Je feuillette de gros catalogue de tissus mais je ne comprend pas bien ce qui se passe. Mi et Florence entame déjà les négociations sur le prix du costume. Véro joue la maman bienveillante qui fait attention aux dépenses. Le vendeur prend déjà toutes mes mesures et me demande avec délicatesse de retirer mon pantalon pour mieux mesurer. Mes trois compères ne lâchent rien et continuent avec la dame à parler prix. J'ai déjà choisi le tissus qui servira au costume mais maintenant je dois choisir la forme. J'avais prévu d'avoir enfin un costume à ma taille. Pas toujours facile de se vêtir correctement lorsqu'on est gros et là du coup tout le monde veille à mon bonheur. Le verdict tombe, la négociation a été rude mais Mi, Véro et Flo sont parvenu à un accord , le costume coutera 750 Y (à peine 100 euros), nous sommes jeudi et il sera prêt dimanche. J'ai insisté pour les découpes de tissus à reproduire à l'identique de l'intérieur d'une des nombreuses vestes suspendues. J'ai finalement cédé pour une doublure intérieure noire plus discrète, posé des questions sur le nombre de boutons et demandé un col Mao car pour moi un costume fait en Chine sur mesure devra lorsque je le porterai symboliser des souvenirs de voyage. Une nouvelle négociation commence, autant faire une chemise. Blanche, col Mao et poignets à boutons de manchette, là encore je choisis parmi les nombreux tissus. On hésite ne réussissant pas à baisser le prix énormément mais nous réalisons que nous chipotons pour quelques euros, donc ce sera 100 Y (12,50 euros). Fier de notre commande et après avoir versé la moitié du prix en acompte nous nous engouffrons dans un taxi direction le Marché aux fleurs de Shanghai. Déposés un peu n'importe où, nous marchons et traversons un marchés aux animaux de compagnies. De nombreux accessoires et manteaux pour animaux, des cages, des paniers et tout ce qui est possible pour nos amis les bêtes. Les bêtes justement, de pauvres chiots entassés dans des cages, certains peu ragoutants. Ce n'est pas la Belle Chine que de voir ce manque d'amour. Bref nous marchons longuement pour finalement atteindre un des nombreux marchés aux fleurs de Shanghai et là c'est le paradis. Je suis fleuriste, je suis donc dans mon élément. A mi-chemin entre nos grossistes et des halles comme à Rungis, sous des entrepôts de tôle et de verre, nous flânons dans les allées, chaque vendeur a un peu sa spécialité. Ils sont nombreux à vendre des orchidées, d'énormes coupes de phalaenopsis aux couleurs chatoyantes avec des variétés pour moi jusqu'alors inconnues. Les fameuses pyramides de bambou porte-bonheur. Des ateliers ou se préparent des compos pour des inauguration, du mariage un peu plus loin. Le temple du végétal. Je découvre aussi le travail et la finesse avec les pétales des fleurs de lotus pliées et retournées comme des origami. De magnifiques compos, j'en prend plein les yeux. On zappe un peu les coins dédiés à la déco, les fleurs artificielles et en sortant nous longeons un grand espace dédié à la vaisselle. La journée n'est pas finie, en route pour Qibao! Des ruelles, des centaines d'échoppes, tellement de choses à voir, gouter, découvrir. Allez nous rejoignons Gubei en taxi. Comme hier soir c'est un restaurant Bi Feng Tang qui aura nos faveurs et je ne me laisse pas prier pour un repas gargantuesque tellement j'aime leur nourriture. Ensuite, on ne peut que découvrir le magasin Carrefour de Gubeï. C'est là que Bruno le mari de Flo a été patron pendant deux ans. On le visite comme on visiterai un lieu historique. Je fais quelques achats: enveloppes, chamallow fourrés aux fruits, fleurs de thé qui s'ouvrent dans l'eau chaude etc. Énième Taxi de la journée et nous retournons à la Nanjing pour acheter des fringues et des poupouilles. A peine rentré dans centre que les vendeurs m'alpague pour me vendre sacs, montres et autres breloques. Je me sens agressé, tiré de tous les cotés, je perds un peu mon sang froid et au bout de quelques mètres je craque et répond violemment. Je n'ai même pas fait attention que c'est une jeune vendeuse et que je lui ai crié dessus ( en chinois avec une phrase mal prononcée «Chato poya». C'est l'effarement et début d'un mini attroupement. Florence, Véronique et Mi me recadrent, s'excusent auprès de la vendeuse et apaise l'ambiance qui règne à ce moment là tout en me faisant la morale sur le comportement à adopter. Nous sommes en Chine, on ne crie pas sur les gens et je dois accepter le fonctionnement d'un tel lieu. Comme un enfant que l'on aurait grondé, je me renferme sur moi même et je boude. Mi me propose même de partir de suite, mais finalement nous continuons nos emplettes. Les heures défilent, on n'a plus de notions d'heure. J’achète un jean «Armani» pour 17 € bien négocié (partout les vendeurs pointe ma largeur et la quantité de tissus pour les vêtements...), je me prend une ceinture là encore on me dit qu'elle est pour les américains qui sont obèses. Deux paires de boutons de manchettes complètent mes achats avec deux trois autres fripes pour offrir et des cravates. Epuisé et pensif, je suis les autres et rejoignons le métro. Là c'est un nouveau choc. Alors que les chinois attendent patiemment en ligne, c'est la cohue telle une mêlée de rugby lorsque les portes de la rame s'ouvrent. Nous sommes poussés et ne prenons pas garde à la sonnerie annonçant la fermeture des portes. Les portes de la rame se referme sur Florence qui se retrouve coincée entre les portes. Nous crions, Véro et d'autres Chinois la tire à l'intérieur. Nous sommes sous le choc. Mi et moi restés comme deux ronds de flan sur le quai voyons les filles qui s'éloignent sur les rails. Aussitôt Mi les appelle sur leur portable leur signifiant de descendre à la prochaine station pour qu'on les rejoignent. Une fois posés, on débriefe de cet incident qui aurait pu être dramatique. Nous rentrons à l'hôtel, une petite douche et c'est déjà l'heure de rejoindre Virginie, une amie de Véronique, expatriée à Shanghai et nez pour un parfumeur. Elle attend avec un ami Chinois originaire de Changsha et nous mangeons dans un restaurant un peu particulier mais très bon. Le repas bien arrosé nous est offert à tous par Virginie qui entreprend ensuite de nous emmener au «Bar des stagiaires». Un dernier verre ou je profite pour beaucoup parler avec elle, c'est vraiment une fille géniale. Encore un taxi, j'ai l'impression que la journée à durée 48H. J'écris encore un peu de courrier, il est 2H du mat je devrais aller me coucher. Longue et difficile journée. La chine est elle faite pour moi? Bonne nuit.

  33. dreamers85

    Voilà, nous sommes au lendemain de Noël et je continue le récit du voyage.  J'espère que ça vous plait et que les mots vous font voyager. Moi ce partage me ravit et je n'ai qu'une hâte c'est d'y retourner. Bonne lecture!

    12éme jour – 

    La pièce du Climatiseur. -

     22 Septembre – Shanghai

    Levés vers 9H, nous descendons au buffet pour le petit-déjeuner. Un café et quelques tartines, j'ai du mal à manger autant que Mi surtout toute cette nourriture locale. C'est notre premier jour de pluie depuis que nous sommes en Chine. Il fait gris et ce n'est pas très engageant. Nous nous rendons chez Décathlon à Gubeï, pas si perdu que ça de retrouver les enseignes que l'on a en France. Florence qui s'est équipée seulement de sandales cherche des baskets. Nous passons donc un long moment à lui proposer des chaussures venues de tous les rayons, inutile de préciser que globalement c'est pas trop cher et de qualité correcte. Après il est déjà l'heure de manger. Les filles ont bien envie de manger Japonais, moi je ne suis pas fan et Mi qui Chinois n'est pas le meilleur ami des Jap', est aussi partant pour ce restaurant. On demande à s’asseoir en central autour de la piste tournante avec les différentes assiettes de sushi, makis et autres œuvres artistiques posées sur de petites assiettes. Je ne suis pas plus motivé que ça, seul les mignons petits Chinois en costume Japonais me mettent en appétit. Un chef qui doit surement être maître sushi, enseigne patiemment à un tout jeune de quelle manière on doit couper les fines tranches de saumon. Par rapport au menu choisi, la petite cocotte avec une préparation à base d'œuf et de champignon ne trouve pas mon approbation, je pense que le repas pour moi va être assez dur mais les 3 autres se régalent. Mi n'a pas une assiette mais un grand saladier rempli d'un bouillon, de morceaux de poissons et autres surprises. Véro et Flo s'extasient sur leurs plats et moi bah je mange timidement mon poulet. Le repas terminé, nous glandons un peu dans les couloirs de ce centre commercial pendant que nous passons tour à tour aux cabinets. C'est très drôle de voir que même dans les galeries la déco est assez poussée. J'ai passé de longues minutes assis dans de gros fauteuils à regarder le plafond lumineux qui change de couleurs en empruntant celles de l'arc en ciel. J'ai trouvé ce plafond le plus gai/gay de Chine. En sortant Florence et Véro nous proposent de manger une crêpe. C'est amusant là encore cette vitrine remplie de crêpes en plastiques toutes différentes qui représentent la carte de ce que l'on peut acheter. Il en faudra peu pour me convaincre. Je choisis une bonne grosse crêpe avec des fraises de la banane, chantilly et chocolat. Cette crêpe est servi dans un cône en papier rose avec des cœurs c'est trop chou et en plus c'est bon. Ensuite c'est le quartier du jardin Yu, nous n'aurons pas le temps de tout faire mais nous découvrons au détour d'une promenade une des plus anciennes maison de thé Shanghaienne à Huxinting. C'est une place avec un magnifique bâtiment à l'architecture chinoise, en déambulant dans les rues alentours nous faisons quelques achats de souvenirs et poupouilles dont le petit chat noir en céramique promis à ma grand mère de cœur de l'ile d'Yeu. Nous passons aussi devant un magasin ou les vitres laissent apercevoir des employés qui confectionnent des jiaozi qui ont l'air bien appétissant mais la file d'attente pour en déguster est bien trop longue. Tout au long de cette promenade, nous faisons attention à nos effets personnels car ce lieu est réputé pour ses nombreux pickpockets. Une autre forme d'arnaque, ce sont les jeunes qui vous accostent pour vous inviter au festival du thé, étant en groupe nous ne rencontrons pas ce problème mais nous voyons bien le petit jeu qui se manigance autour de quelques touristes solitaires qui en seront pour leurs frais. Nous nous arrêtons à la sortie de ce marché pour mettre tout en œuvre pour trouver une pièce de climatiseur. En effet depuis notre arrivée à Shanghai nous cherchons une pièce avec des références précises de la marque AUX pour l'oncle de Florence. Même avec Mi qui parle forcément Chinois et beaucoup d'informations nous n'arrivons pas à nous procurer cette pièce mais tout au long du voyage on aura passé beaucoup de temps là-dessus. Un nouveau taxi et nous passons à l'hôtel se rafraîchir avant de partir vers Taipinjie. Un quartier aux ruelles étroites remplies de bars, cafés et autres estaminets. Ça me rappelle le vieux Saint-Sébastien en Espagne. Là aussi les Happy-Hours sont de rigueur et le bar Casa Fiesta retient notre attention. On se pose en terrasse et nous commandons chacun un cocktail plus un gros pichet de bière (180 Y environ 23 euros pour tout). La soirée est riche en discutions sur le voyage et mes impressions et mon ressenti au bout d'une dizaine de jours. Nous reprenons le métro pour rentrer avec une pause gustative chez MacDo. Soirée télé, Angry birds sur Ipad, journée moins intense et moins speed mais tout de même agréable.

  34. dreamers85

    Allez! il est tard en ce 28 décembre pour publier mais je sais que certains attendent la suite. En plus dans cette journée, je suis sur que certaines choses vont vous faire sourire et réagir. Lachez-vous, commentez!

    A venir, la plus longue journée, j'en ai écrit trois pages tellement elle est riche en rebondissements, émotions, découvertes....

    13éme jour - 

    Bouddha, brunch, costard et Casa Fiesta - 23 Septembre -

    Shanghai

    Pas moyen de dormir! Couché peu avant 2H du mat, je suis déjà debout et prêt à 8H30. Petit déjeuner plus léger car aujourd'hui c'est dimanche, et le dimanche à Shanghai c'est Brunch'!Qu'est ce que le Brunch me direz vous? Tout simplement, les grands hôtels dans leur partie hall de réception restaurant organisent le dimanche de grands buffets à volonté ou pour la modique somme d'environ 20 euros par personne vous pouvez vous gaver de délicieux mets européens ou américains à volonté. C'est clair? 

    Avant ça, nous nous rendons au temple du Bouddha de Jade. Un très joli temple ou il règne une sérénité incroyable. On se rend en transport en commun puis à pied. Nous avons du mal à trouver ce temple et du coup on fait la connaissance avec une touriste pendant qu’on demande notre direction. On marchera un long moment et nous empruntons des rues qui nous laissent entrevoir la vie locale. La viande est posée sur des morceaux de cartons à même le sol, des enfants jouent dans la rue , les Chinois vivent leur quotidien sans se soucier de ces blancs qui passent. Le temple est riche en statues de Jade mais on y voit aussi de très beaux bonzaï avec toujours ces rubans rouges accrochés. Malgré le monde, il y règne un calme apparent. La boutique de souvenirs nous rappelle que nous sommes à Shanghaï car tout est très cher. Mon ventre gargouille un peu.Nous prenons le taxi, moyen de transport peu coûteux et devenu quotidien. D'ailleurs nous aurons empruntés plus de 100 taxis différents au cours du voyage. Revenons au brunch. Donc déposés devant le Sasha's, nous nous attablons autour d'une petite table chacun muni d'un bracelet marqué du nom du restaurant. C'est bon nous pouvons commencer. Un bar central est recouvert sur les quatre cotés de choses plus appétissantes les unes que les autres, d'autres tables complète ce festival de nourriture, une ou l'on trouve des crevettes, du crabe et différentes sortes de pain dont des French Baguettes, une autre plus loin ou pour un petit supplément nous pouvons avoir des huîtres... Bien entendu je ne me prive pas, et de salades en charcuteries, je goûte quasiment à tout arrosé de jus de fruit. C'est repus que nous quittons cet endroit merveilleux. En sortant nous croisons un vélo recouvert de fleurs, un marchand ambulant qui me fait penser à mon métier. On se rend au marché au tissus pour récupérer mon costume. Je l'essaye, je suis fier comme un paon dans ces vêtements. Vraiment de la très belle confection, 4 belles pièces fait main et sur mesure en un temps record pour 106 euros. Mi et les filles commandent à leur tour des chemises négociées à 100Y chacune.On refait un tour dans ce temple de la couture pour quelques petits achats encore et nous rentrons à l'hôtel. Je prend une douche car je suis trempé de sueur encore et toujours. La grande expérience qui va suivre me laisse un souvenir mémorable. Nous laissons Véro à l'hôtel et Florence nous guide vers son salon de massage habituel. Elle nous explique que c'est un salon ou de jeunes filles font des massages dans un but thérapeutique et de bien-être, qu'il n'y a rien de sexuel ou d'indécent. Tant mieux, j'imagine mal me faire tripoter par une nana aussi jolie soit-elle.Nous rentrons dans cet institut, Florence est dirigée dans une cabine, moi j'insiste pour rester dans la même que Mi prétextant que je ne saurais pas me débrouiller si on me pose des questions. Nous rentrons dans la pièce, une déco un peu rustique au goût douteux et deux tables de massage. Le fou rire me prend lorsque Mi me demande de me mettre en caleçon et d'enfiler un short de pyjama proposé par nos masseuses. Bien entendu j'ai du mal à l'enfiler et c'est Mi et une des nénettes qui me gaine dans cet accoutrement or et blanc... Je m'allonge sur ma table et met la tête dans le trou. Le petit bout de femme que j'ai pour masseuse commence à m'éponger avec des mouchoirs en papier et puis avec des serviettes éponges. Pendant que Mi vit tranquillement la séance, moi c'est plutôt un cauchemar. La masseuse commence le massage par les épaules et le haut du dos, elle me pétrit comme de la patte à pain et me broie littéralement les os. Ensuite elle me passe par dessus alors qu'elle est en mini-jupe mais rassurez vous j'ai la tête dans le trou.Elle s'agenouille alors sur mon postérieur, je rit jaune, me prendrait’ elle pour une vache de rodéo? Je n'ose pas trop bouger de peur de la faire tomber mes ses massages sont douloureux surtout quand elle utilise ses coudes pour masser. Hop elle me retourne et là les fous rires commencent, elle fait de petits cercles sur mon mamelon et s'entretient en Chinois avec Mi et l'autre masseuse. Mi m'explique qu'elle n'a pas l'habitude de masser des étrangers de forte corpulence et qu'elle compare aux siens. Tout le monde rigole, je ne suis pas vexé.Elle poursuit avec les bras, puis les mains ou je crains qu'elle me casse chaque doigt l'un après l'autre. Les pieds et mollets sont vite zappés et elle fini par mon crane et mon front. C'est complètement assommé que la torture prend fin au bout d'une heure. Nous réglons ledit massage et retrouvons Florence aussi enchantée que Mi par ce soin. Moi je me traîne complètement cassé par ce massage et j'évoque l'idée de trouver un kiné pour me remettre. Tout au long de la séance je n'ai pas tout compris les discussions en chinois mais Mi lui s'est beaucoup amusé. Une chose est sure, les massages traditionnels Chinois ne sont pas pour moi, je ne renouvellerai pas.  Un petit tour en métro et nous sommes de retour à Casa Fiesta comme hier, cette fois ci en compagnie de Virginie qu'on a déjà rencontrée, venue passer la soirée avec nous. On parle de tout et de rien en abordant parfois des sujets sensibles. Lorsqu'on évoque le parcours de Mi pour venir en France quelques petites distensions surgissent. Je crois que je n'ai pas la même perception que les autres de la vie, de la Chine et par moment je me sens ailleurs différent. Je ne sais pas si ce voyage je le vis à fond mais en tous cas je m'accroche, je découvre beaucoup de chose et j'apprend, bref j'essaye de suivre. Je pense à ma vie, mon travail, mon chat, mon quotidien, bref à la France. Nous arrivons à la moitié du voyage. Bonne nuit.

  35. dreamers85

    Coucou! Milles excuses aux lecteurs mais j'ai abbatu 140 heures de boulot en 15 jours avec mon métier de fleuriste et du coup je prendrais du temps que demain pour publier la fameuse grande journée que beaucoup attendent. Bon réveillon à tous et à demain.

  36. laoshi

    Bravo et merci pour la richesse et la gaîté naturelle de votre récit ! Le costume chinois vous va à ravir. Bonne année à vous et à Mi.

  37. dreamers85

    Là voila enfin cette grande journée du 24 septembre avec l'arrivée à Changsha. Ce qui suit est bien arrivé mais si je vous le raconte c'est toujours dans le but du partage. Vous pouvez réagir mais j'aimerais qu'on évite les jugements. C'est arrivé et tout n'était pas dépendant de ma volonté. Bonne lecture et je vous informe que nosu en somme à la moitié du voyage.

    14éme jour – Avion, hôtel de luxe, boite de nuit et folie. - 24 Septembre – Shanghai / Changsha

    Les lignes qui vont suivre ont été écrites dans un état peu recommandable à une heure indue de la nuit. Je vais raconter la journée et surtout la nuit qui va suivre tel que je les ai vécus. Attention, certains de nos faits et gestes peuvent choquer , il n'est pas recommandé de vivre les mêmes instants. Cela peut heurter la sensibilité des plus jeunes. 

    Levé tôt comme à l'accoutumée, on boucle les valises. Aujourd'hui Mi et moi prenons l'avion pour Changsha, les filles nous rejoindront dans trois jours. Le petit déjà' avalé nous filons pour Jia Hui. Nous repérons l'endroit ou nous prendrons la navette pour l'aéroport. Nous postons les premières cartes postales, nous cherchons encore un peu cette maudite pièce de climatiseur et en route pour la tour Jinmao.Une des nombreuses et impressionnante tours de Shanghai, nous aurions bien aimé monter toucher le ciel mais c'est bien trop cher donc finalement nous rentrons à l'hôtel pour récupérer nos valises. Bien en avance à l'aéroport, nous patientons longuement avant un voyage en avion plutôt sympathique sur une compagnie Chinoise. Lorsque nous arrivons vers 18H, il fait déjà noir. Nous avons un peu de mal à retrouver les cousins de Mi venus nous chercher. Je décide alors de donner des surnoms ou des numéros aux cousins afin de mieux m'y repérer et surtout incapable de prononcer et retenir leurs prénoms chinois. En voiture, c'est cousin1 surnommé «gros ventre» qui conduit. Son fils que nous surnommerons pascal un peu plus tard est âgé d'une vingtaine d'année. Il fume en voiture laissant les cendres tomber au sol et sur ma valise et lorsqu'il crache, la moitié retombe à l'intérieur. Nous quittons la route principale pour de petits chemins qui nous mène à un restaurant de style guinguette. Déjà 6 ou 8 personnes sont attablées autour d'une grande table ronde. D'autres cousins et amis arrivent nous sommes jusqu'à 18 personnes assises autour sur de petites chaises en bambou. Je me demande un peu ce que je fais là et si la chaise ne va pas craquer. Après que Mi eu fait les présentations d'usage, je comprend alors que le voyage va prendre une autre tournure. Désormais, Mi me traduira le sens des conversations mais ne pourra pas tout me dire et passer d'une langue à l'autre sans cesse. Sur la table de 13 plats à l'arrivée nous en sommes à une vingtaine, la bière est commandée au carton de 12 bouteilles et les «Gambé» s'enchainent. Lorsqu'une personne trinque en face à face avec une autre, il est de bon ton de boire sa bouteille de bière en entier comme le Chinois qui vient de trinquer avec moi. Me sentant un peu isolé, je décide de goûter aux mets locaux. Un plat à la sauce rouge m'intrigue. Mi me sert dans mon bol qui me sert d'assiette, il pique un cure-dent de chaque coté de ce morceau et m'invite à croquer vite et fort dedans.  Mes yeux pleurent, la fumée sort des narines, je transpire j'ai chaud de tout mon corps, je ne comprend même pas que c'est bien du serpent qu'il vient de me faire manger. Le piment est tellement présent et tellement fort que je ne sais même pas le goût du serpent. Mi m'explique que le Hunan est une des régions du monde ou l'on mange le plus de piments. Dans les plats en petits morceaux, mais aussi en sauce ou en purée comme condiment. C'est pas gagné pour moi sensible à la nourriture piquante. D'un coup Mi me dit que les bons usages sont d'offrir des cigarettes aux hommes présents, nous partons à la voiture. Pascal le petit cousin est déjà en train de maltraiter ma valise à la recherche de cigarettes Gauloises ou Sobranies de couleurs. Une fois trouvées et données, je ramasse mes affaires et les rejoint à table. Nous buvons et mangeons jusqu'à exploser. Alors que la plupart des plats sont encore à moitié plein, Cousin 3 (le riche) paie avec un ami une fortune pour ce repas, nous sommes habitués à dépenser environ 5 euros par personne mais là c'est bien plus cher. On me demande de monter devant dans son superbe 4X4 dernier cri de marque allemande. Je m'inquiète de nos valises mais on m'informe qu'elles sont déjà dans le coffre et lorsque je veux mettre ma ceinture, cousin2 appuie sur un bouton qui la range et Mi me dit qu'en Chine ce n'est pas la peine, je dois faire confiance au chauffeur et au véhicule. C'est éméché et accompagné de ses amis qu'il se gare devant les grandes portes de l'Hopesky Hôtel. Un Hôtel de luxe, un immeuble illuminé ou rien que la réception et les salons d'accueil me paraissent gigantesques. La clope au bec, cousin 3 commence à négocier le prix de la chambre tout en faisant du grain à la réceptionniste. Je m'affole et un peu à l'écart, j'explique à Mi que nous n'aurons pas les moyens de payer. Qu'importe me dit’ il, c'est offert par son cousin. Un groom, carrément canon et que je surnomme «le p’tit mignon» arrive avec son chariot doré et nous prend nos valises. Nombreux dans l'ascenseur nous rejoignons le 11ème étage et lorsque nous découvrons notre chambre c'est l'émerveillement. La chambre est déjà plus grande que  notre pièce de vie chez nous en France. Deux grands lits s'offrent à nous, un bureau, un gros fauteuil et son repose-pieds, une commode surplombée d'une immense télévision, je me crois d'ailleurs dans un film et ma tête tourne encore un peu de toutes ces bières.Sauf que nous ne sommes pas seul, des cousins et amis investissent aussi la chambre. L'un se dessape légèrement et se couche dans un lit, l'autre étale ses chaussures sales sur le repose-pieds, les mecs fument et la moquette épaisse tout comme les plantes servent de cendrier. Le frère de cœur qui est aussi le meilleur ami de Mi nous rejoint, nous l'appellerons Rudy. Boissons et autres écorces de fruits à chiquer qu'ils crachent ensuite au sol. Mi bien européanisé ramasse autant qu'il peut tous ces déchets sous les sourires amusés des Chinois. Ils sont en train de pourrir notre chambre. Ils ouvrent même nos valises et fouillent dedans, c'est pour voir avec quoi voyage les européens? Ils sont prêts à se partager les bouteilles d'alcool et autres parfums qui sont prévus pour la famille de Mi mais finissent par laisser tomber le contenu de nos bagages. Enfin certains partent et alors que je pense que la journée se termine, Mi m'informe que Rudy souhaite nous emmener au bar. Mal habillé, en baskets et sentant la sueur, j'essaye d'esquiver mais trop tard nous sommes dans le taxi. Il s'arrête devant un bâtiment en centre ville plein de lumière. Nous montons quelques marches et là, la nuit de folie va commencer. Rudy s'adresse à un employé qu'il connait et j'apprendrais plus tard qu'il l'embauche pour être notre accompagnateur pour la soirée. Nous suivons ce joli garçon vers une première salle et lorsque nous fendons la foule, je reste stupéfait par le spectacle qui se déroule sous mes yeux. Un homme, chinois bien sur, à qui il ne reste plus que le pantalon se fait fouetter à coups de ceinture par une jeune femme plus que légèrement vêtue. Autour de la scène c'est la liesse. Je me demande ou nous sommes tombés et Rudy voyant mon visage qui se décompose intime l'ordre à notre guetteur de changer de salle. Nous rentrons donc dans une autre salle tout aussi grande. Tels des VIP, ils délogent quelques clients pour nous trouver une table. Je suis déjà impressionné par tout ce monde, le volume sonore m'étourdit. Une table haute en pierre bien conçue avec de petites cases pour les verres en dessous  est déjà bien garnie. J'en fait l'inventaire: Un cendrier, des gobelets retournés qui couvrent chacun 5 dés, un gros pichet, deux plus petites carafes, des mouchoirs. Une fois hissé sur la banquette, Rudy sort une liasse de billets et commande la première tournée. J'ai l'impression qu'il a plus d'argent dans les poches que nous en avons pour l'ensemble du voyage. 500Y et rapidement un service royal arrive. Un fût de 5 litres de bière, un plat de fruits variés et bien taillés, des coupelles de viandes séchées pimentées. Un rituel commence. La bière est d'abord versée sur des glaçons qui remplissent le grand pichet, puis elle passe du pichet aux deux carafes et enfin nous est servi dans des verres qui ressemblent à ceux de la cantine dans mon enfance. L'accompagnateur est carrément craquant, il effectue tout ça avec délicatesse c'est son job. Nous trinquons, les premiers verres glissent tout seul lorsque Mi me dit qu'il va dans le Hall pour téléphoner. Rudy s'est éclipsé aussi et je me retrouve seul avec cet accompagnateur. Il entreprend alors de veiller à tous mes besoins. Pas le temps de chercher une cigarette, il me les offres une à une sans jamais avoir besoin de sortir mon paquet. Il m'allume la clope à chaque fois et veille bien évidemment à remplir mon verre sans cesse. D'une délicatesse inouïe, il arrête à ma table différents membres de la discothèque pour à chaque fois trinquer avec moi. Un videur, une serveuse et autres connaissances. Je suis un peu mal à l'aise et j'ai déjà la tête qui tourne. Quand il parle, le bruit étant assourdissant il met sa main devant sa bouche pour bien diriger le son vers ses interlocuteurs et ne pas laisser passer de microbes. Enfin je pense. Les fêtards de la table d'à coté me happe pour être pris en photo avec le touriste. Mi revient enfin et Rudy avec, j'ai du boire une dizaine de verres et fumer autant de cigarettes. J'ai reconnu la mélodie d'un joyeux anniversaire et je suis surpris par ces petites dames qui équipées d'un balai et d'une pelle font le ménage au sol entre les clients. La soirée se poursuit c'est l'abondance dans tout, alcool, bouffe, clopes. La bière m'oblige à me rendre aux toilettes. Avec Mi pour guide, je traverse toute la salle et me retrouve dans un couloir ou les entrées pour les espaces cabinet sont nombreuses. C'est mixte? Peu importe. Je n'ai pas fini de me laver les mains que déjà quelqu'un nettoie le lavabo. Nous essayons de retourner à notre table mais là, un défilé de plateau nous détourne vers un nouvel espace. Tels des VIP, on nous a dégoté un carré avec des banquettes et une plus grande table ou s'alignent déjà des bières par douzaine et de nouveaux grignotage. J'explique que le paquet de cigarettes que tout le monde cherche est dans ma poche et qu'il n'a pas été volé donc pas la peine de commencer à faire scandale. Mon reflexe d'européen c'est de ne rien laisser sur la table pour ne pas que cela disparaisse mais ici apparemment c'est rare que les gens se servent de ce qui n'est pas à eux. Bref, nous sommes assis et deux jolies jeunes filles arrivent. Je ne les connais pas mais je me rappelle que Rudy a fait signe du V de la Victoire avec ses doigts un peu plus tôt. En fait c'était plutôt le signe du nombre 2 et nous nous retrouvons donc avec deux jeunes filles de compagnie, chacun la nôtre. Nous sommes en chine personne ne sait que Mi et moi sommes un couple et c'est donc tout naturellement que nous sourions aux arrivantes. Elles prennent place chacune près de nous, je ne suis pas à l'aise. Elles nous invitent à jouer avec les fameux gobelets et les dés. Je comprend assez vite la règle mais c'est surtout un jeu à boire et je suis déjà un peu ivre. Je me concentre pour ne pas perdre et faire boire la mienne.Lorsque nous avons assez joué, elle propose maintenant de jouer au Chifoumi ( pierre ciseaux papier) je m'exécute et c'est encore pour boire. Plus elle se rapproche plus je questionne Mi sur le comportement à avoir. J'ai bien compris que ces demoiselles sont des entraîneuses pour ne pas dire des .....  Rudy se lève et nous demande de le suivre et comme un échappatoire, on s'exécute. Arrivés au toilettes, il nous fait rentrer dans une des cases. C'est hallucinant, que faisons nous trois mecs debout autour d'un chiotte turc? Il sort alors un sachet de poudre et commence à plier des billets rouges. Je suis en panique, cette situation dépasse l'entendement. Nous sommes en Chine au beau milieu de la nuit et alcoolisés, et maintenant voilà que ce sont des substances interdites. Je suis invité à prendre une ligne d'Amphét' mais je refuse catégoriquement. J'ai peur et je prétexte être fragile du cœur. Mi bien poliment s'exécute ne voulant pas vexer son frère de cœur. Pour moi c'en est trop. Nous retournons nous assoir, je n'en peux plus. Drogue, alcool, P...., clopes etc., je demande à partir, il est plus d' 1H du matin. J'arrête un taxi et je suis mis devant alors que mes deux chinois défraîchis se placent à l'arrière. Je ne comprend rien de ce que dit le chauffeur mais nous sommes ramenés à l'hôtel avec une pause imprévue, Rudy a une envie pressante et intime l(ordre au chauffeur de s'arrêter et d’attendre. Lorsque nous traversons le hall, Mi n'est plus jaune ou blanc mais limite vert, je suis inquiet et les effets de l'alcool chez moi se dissipent. L'ascenseur s'ouvre et là Bam! Mi commence à vomir tripes et boyaux. Tel un frère et sans hésiter Rudy tend les mains pour récupérer le vomi, je n'en crois pas mes yeux. 11Ème étage les portes de l'ascenseur s'ouvrent, Rudy vide ses mains au dessus du cendrier et nous rejoignons notre chambre. Je pense alors à l'épaisse moquette des couloirs. Je trouve la carte d'accès à notre chambre et j'abandonne Mi sur le lavabo de la salle de Bain. Je remercie Rudy pour la soirée tout en lui faisant comprendre qu'il est temps de nous laisser. Je couche Mi qui me semble être une épave. C'est surréaliste, la soirée que nous venons de vivre dépasse tout ce que j'aurai pu imaginer dans ma vie. Jamais, je n'aurai pu côtoyer le luxe et la folie à ce point. Nous avons flirté avec l'interdit, nous avons cassé les codes, sommes nous allés trop loin? Je réussis à écrire mon journal mais je sais que j'aurai du mal à me relire. 3H, enfin je me couche.

  38. dreamers85

    Bonjour et Bonne année à tous ceux qui suivent nos aventures.

    Après la journée et nuit incroyable racontée plus haut, nous continuons le voyage avec une journée à Changsha. Bonne lecture

    15éme jour –

    Cousins, quartiers populaires et copains. -

    25 Septembre – Changsha

    Grasse matinée après la nuit de folie hier soir. On se prépare doucement et on vient nous chercher pour aller au restaurant. Le cousin 2 nous invite dans un restaurant assez classe ou nous sommes installés dans une salle privative. Nous serons cinq: cousin 3, cousin gros ventre, Rudy, Mi et moi. Le menu est choisi sur des Ipad en guise de carte. 13 plats dont une assiette de morceaux de pastèque sont déposés sur le grand plateau tournant et je n'y coupe pas: les pieds de poulets. Je tourne le plateau plusieurs fois pour esquiver mais le cousin 3 au troisième passage sous mon nez insiste. Ce n'est pas des cuisses ou des pattes entières mais bien le pied avec les doigts et l'ergot. Là ils sont propres, bien nettoyés et cuisinés c'est cuit, les ongles sont coupés. Imaginez ma tête. Je met en bouche ce mets nouveau de couleur blanche. C'est horrible, j'essaye de mastiquer mais le goût et la texture sont impossibles. Sentiment de cartilage, d'os, de gélifiant. Je garde une dizaine de minutes en bouche, souriant et détournant la conversation. Je ne peux pas avaler ça, je le sors discrètement dans une serviette en papier. Cousin 3 entreprend d'ouvrir la bouteille de cognac XO que nous lui avons offert pour le remercier de tant de générosité. Il le goûte et sert ça comme du vin, le repas se fait donc au cognac et à la bière pour moi, là encore nous fumons de nombreuses cigarettes tout au long du repas. C'est quand même un peu difficile ce midi de trinquer toutes les 5 minutes après la nuit passée. Déposés près d'un bureau de poste de Changsha, nous allons chercher un grand carton qui servira à la confection de notre colis que l'on s'envoie en France. Nous marchons jusqu'à l'hôtel. On fait déplacer le service de chambre pour obtenir une connexion internet et avoir des bouteilles d'eau. Nous prenons un taxi et direction les quartiers populaires. Je ne sais pas trop comment appeler ou décrire cet endroit. Mi appelle ça les marchés. Prenez des barres de petits immeubles pas très hauts, 3 étages en comptant le rez de chaussée assimilé en Chine au premier étage, à chaque pièce vous y installez une échoppe, un commerce. C'est un peu comme si j'ouvrais les portes de mon garage et que je décidais que c'étais mon magasin. Chacun sa spécialité, certains vendent tout ce qui est en plastique, bassines, sièges et autres bacs de rangements, d'autres font du petit électroménager, plus loin des climatiseurs ou bien un autre réparation de scooters... bref, au travers de ces allées bien parallèles nous déambulons et Mi retrouve de la famille. Moi je suis dévisagé, observé, je me demande si ils ont déjà vu des étrangers. Rudy qui nous accompagne donne 200 Y à une jeune fille qui lui présente son bébé. On cherche encore la pièce du climatiseur pour le tonton de Flo mais sans succès.  Nous avons rendez-vous de l'autre coté de Changsha, Rudy nous colle dans un faux taxi dont il a négocié et payé la course par avance. Arrivés avant les amis d'école de Mi, nous rechargeons un peu en crédit nos portables et on achète du scotch pour l'envoi du carton de souvenirs. 5 Amis d'enfance de Mi arrivent. On avancent dans la rue et nous prenons place sur le trottoir autour d'une table. En guise de nappe, un plastique pas plus épais que les sacs à fruits et légumes et de couleur rose. Les chaises sont des fauteuils de jardin en plastique rose. Mi et ses amis échangent, discutent et rigolent, je ne comprend pas le moindre mot et du coup je me plonge dans l'envoi de textos. La soirée est longue car je ne suis pas attiré par les plats posés sur la table et je ne me sens pas intégré aux retrouvailles. Mi paye le repas pour les 7 personnes et là encore gros gaspillage, nous quittons la table et les plats sont moitié plein. On me demande ce que font les jeunes en France quand ils se retrouvent pour la soirée. Je parle des bars, des cinémas, bowling et autres soirées entre amis mais finalement ils décident d’aller dans un club de billard. Après quelques parties, nous marchons longuement. Une promenade en groupe qui passe par un supermarché Wall-Mart alors que la soirée est bien entamée. Pas vraiment d'au revoir, nous sommes que tous les deux avec Mi et rentrons à l'hôtel. On se douche car là encore je suis suant et on se prépare à sortir. Finalement c'est annulé, je me pose donc dans ce gros fauteuil aux allures de trône et là je commence à écrire. 2H30 d'écriture entre ce journal et les cartes postales plus un peu de jeu sur la tablette et préparation du carton pour l'envoyer. 1H du matin passé, nous nous couchons.

  39. dreamers85
    laoshiBravo et merci pour la richesse et la gaîté naturelle de votre récit ! Le costume chinois vous va à ravir. Bonne année à vous et à Mi.

    REPONSE :Bonne année à vous aussi Laoshi et bonne lecture. ;-)

  40. dreamers85

    Est ce les fêtes qui vous calment? aucune réction sur le 14ème jour et l'arrivée à Chngsha et la nuit de folie. Aucun commentaire sur le 15ème jour... Bon nous continuons le voyage avec le 16 ème jour en espérant toujours vous intérresser et animer un peu mon topic sur le Forum. Bonne lecture!!!

    16éme jour - Famille et colis  - 26 Septembre - Changsha

    Réveil en speed, le frère de Mi est arrivé à Changsha. Moi qui rêvait de prendre un gros petit déjeuner au restaurant de l'hôtel c’est foutu. On se rend en taxi dans les quartiers populaires et on le retrouve avec un ami, une longue journée commence.1er arrêt dans un appartement magasin qui appartient à la cousine 2 et son mari. On fait la connaissance d'une de leur fille, une petite brunette sympathique et très dégourdie. Je suis en nage, on m'assoie face à un ventilateur. Nous buvons un thé et à peine sec on file voir d'autres membres de la famille dans le quartier et acheter de l'alcool que le frère de Mi veut ramener au village. Dans ce magasin on me prend pour un Russe alors que je m'intéresse pourtant au vin Français. A chaque fois le même scénario, on nous fait asseoir sur des sièges disparates et plus ou moins solides, on nous donne à boire et à manger des arachides à éplucher et des graines de tournesol. Des cigarettes qu'on nous offre encore et toujours, mes poumons n'en peuvent plus. 

    Nous voyons aussi un vendeur de viande de plein air,  Lol il débite des morceaux de porcs sur son billau à l'arrière de son vélo....A midi, la petite cousine nous emmène au resto. Des supers raviolis frits qui sont supers bons, et aussi un plat de taro violet font parti des nombreux plats commandés. Je me demande aussi comment manger un œuf dur car je n'arrive pas à l'attraper et le tenir avec mes baguettes.2 litres de bières, c'est mon fois qui n'ne peut plus. Déjà des heures que je suis Mi sans rien comprendre, c'est dur pour moi mais le principal c'est qu'il soit heureux et cela se voit sur son visage. Les chinois ne se disent jamais vraiment bonjour ou au revoir. On enchaîne à nouveau les échoppes des quartiers populaires. Mi me laisse même un moment seul le temps d'aller retirer de l'argent et se renseigner des billets de train pour rentrer à Pékin à la fin du voyage. La journée me semble une éternité. Nous repassons à l'hôtel, direction La Poste. Une employée aimable et patiente nous explique le fonctionnement et nous dit que les douanes françaises sont compliquées et que notre colis n'est pas sûr d'arriver ou dans le meilleur des cas dans 3 mois et peut être ouvert. C'est un transport en bateau qui peut être couplé à l'avion. Elle regarde l'intérieur du colis en fouillant un peu puis le ferme et le scotche. Je commence à remplir le bon pour l'envoi mais mon nom, prénom et adresse sont trop long pour rentrer dans les cases. Mi une fois de plus assure et rempli un nouveau bon avec ses coordonnées, coût de l'opération colis: 263 Y. Pendant ce temps je compte la centaine de timbre qu'elle accepte de nous vendre. 6Y par enveloppe et parfois jusqu'à 7 timbres pour les atteindre. Pour les cartes déjà écrites et prêtes à poster, elle me met à disposition un petit pot de colle et un pinceau pour faire tenir les timbres. Dans 20 jours, mon courrier inondera les boites aux lettres de mes amis et famille. Plus d'une heure à la poste et c'est reparti. Marche, Taxi et nous sommes à nouveau dans sa famille. De cacahuètes en cigarettes l'après-midi se passe. Dur de ne rien comprendre, le rhume et la fièvre me font plus subir que vivre pleinement ces moments là. Je m'ennuie, heureusement ma petite sœur m'appelle pendant une bonne demi heure au téléphone et ce lien avec la France est toujours bon. Vers 18H30, cousin 1 (gros ventre) nous invite au resto juste de l'autre coté de la rue. Je n'en peux plus, 5 litres de bière et la bouffe qu'il faut goûter par politesse. J'ai tellement envie que Mi soit fier de moi. Je feins juste une allergie au poisson pour ne pas en manger. Nous retournons chez eux pour le début de soirée. Je suis un peu perdu, Changsha c'est la capitale du Hunan mais là je découvre les classes populaires et je suis surpris de l'écart de niveau de vie entre cousin gros ventre et son frère. Chez cousin gros ventre, ils vivent à trois générations dans le même appartement et le magasin est tenu par sa belle-fille. La fille de cousin gros ventre n'a que 19 ans et elle est déjà maman, d'ailleurs là aussi je remarque qu'elle est restée en pyjama pour aller au resto. Chez eux c'est sommaire, pas de décoration, des piments qui sèchent à même le sol, des chiottes turcs dans ce qui doit aussi être la salle d'eau, rien d'extraordinaire, juste de la simplicité et de la joie de vivre. Les chinois se contentent de ce qu'ils ont. Nous avons vu beaucoup d'enfants aujourd'hui, je me suis souvent senti observé, épié voir dévisagé dans ces quartiers. Nous rentrons à l'hôtel dans notre luxueuse chambre. Un désaccord surgit, je veux absolument me rendre dans un bar ou un lieu gay à Changsha mais Mi ne veut pas et prétexte ne pas connaître. Finalement, on se couche. Le sommeil nous prend lorsque cousin4 téléphone pour nous annoncer qu'il arrive dans ¾ d'heure à notre hôtel. On se relève et se prépare à sortir. Finalement il ne vient pas et n'est pas joignable. Je met à profit ce temps d'attente pour écrire encore mes cartes et ce journal. Quelle journée encore, je suis naze.

  41. dreamers85

    Nous continuons le récit avec de nombreuses photos. Je vous laisse apprécier....

    17éme jour - 

    Retrouvailles, galères, visites et KTV!

    - 27 Septembre –

    Changsha

    Mi debout 6H30, Alex 7H. On profite enfin du petit déjeuner compris dans nos nuits d'hôtel. Une vraie salle de restaurant avec de nombreux buffets. Même avec de la bonne volonté je comprend que je ne pourrais pas goûter à tous les plats qui nous sont offerts. Les grands plats aux formes de soucoupe volante proposent de la viande, une autre partie du buffet offre des salades et autres crudités, un endroit pour les pains et aussi des boissons chaudes et froides à volonté. Mi me dit que nous pouvons aussi aller prendre des plats cuisinés chauds que des cuisiniers cuisent à la demande sous nos yeux, et bien sur des tas de fruits à dispo. Moi je fais un vrai festin: Nouilles sautées, jambon cuit, lard, saucisses de poulet, pain beurré, café, jus de fruits et fruits du dragon. Je me suis un peu gavé mais c'est du pur bonheur. 

    Suite à une mauvaise communication, nous comprenons alors que les filles sont déjà arrivées à l'aéroport de Changsha une heure plus tôt que celle ou nous pensions les récupérer. Nous repassons par notre chambre, Rudy le frère de cœur arrive et nous partons dans une course folle pour les récupérer. En France, il aurait perdu 10 fois son permis. Lignes blanches, dépassement par la droite, bandes d'arrêt d'urgence et lorsque le feu est rouge, il se déporte et emprunte le passage pour piéton alors que nous sommes en voiture et que des véhicules peuvent arriver de coté. Je rajoute qu'il téléphone en roulant et il a même réussi à manger un bol de nouilles pratiques avec des baguettes , une fois fini les déchets ont simplement étés jetés par la fenêtre. Moi comme dans le film Taxi, je me retiens de ne pas vomir quand la voiture s'arrête. Une heure environ avec pause à la station service mettre de l'essence et nous retrouvons Véronique et Florence. Elles ont l'air fatiguées mais contentes de nous retrouver. Nous retournons plus calmement vers l'hôtel et nous les laissons s'installer dans leur chambre d'un appart-hôtel louée au coin de la rue du notre. Les galères commencent. Mi reçoit un appel de la réception lui indiquant que seulement trois nuits ont été réglées et que  si nous souhaitons dormir ce soir dans notre chambre il faut aligner d'autres billets. Le cousin3 a du négocier 3 nuits et non pas 4. Nous mangeons au même endroit qu'hier soir avec les cousins de Mi, Rudy et les filles. Les piments sont présents dans tous les plats, ça pique et je ne sais pas comment je vais pouvoir tenir. 

    Les galères continuent, nous essayons d'acheter des billets pour pékin dans un ticket-office mais on nous annonce qu'il n'y a plus une place disponible dans aucun train en direction de pékin pour les dates du 5,6 et 7 octobre. Comment faire pour rentrer à pékin car le 8 c'est retour en France. Bon, on va gérer tout de front. Nous retournons à l'Hopesky et laissons les filles découvrir notre superbe chambre pendant que je boucle les valises, fourrant tout et n'importe comment dans les bagages. A notre tour nous prenons une chambre pas très cher au même appart-hôtel que les filles et une fois nos affaires juste déposées direction la grande gare de Changsha. 

    Rien à faire, on fait la queue patiemment 3 guichets de suite et chaque fois la même sentence: aucun billets. On tente le marché noir, avec les nombreux vendeurs mais les tickets sont nominatifs normalement et là même les vendeurs n'arrivent pas à nous trouver quoi que ce soit. On verra plus tard, on réfléchit tout en prenant un bus pour le mont Yuelu. Nous commençons l'ascension mais je m'essouffle vite et d'un commun accord nous prenons une navette, un espèce de minibus ouvert pour atteindre le sommet. Un peu de marche, quelques photos mais rien d'exceptionnel à ce site surtout par temps de brouillard. Heureusement dans la navette qui nous redescend, le chauffeur est plus sympathique, ralentit pour que l'on prenne des photos et nous laisse peu avant la sortie découvrir quelques jolies vues. Une petite glace et nous sortons du site. Comprenant la difficulté de trouver un taxi, nous nous postons chacun à un coin du carrefour et la quête d'un taxi se fait très longue. Sans succès nous prenons finalement le bus, debout et serrés, on entreprend de descendre sur ce qui forme une ile dans Changsha. Entre deux bras de fleuve, une partie de la ville est très active. Des commerces, des travaux surtout et aussi des vestiges d'une manif anti japon avec des bâtiments aux vitres cassées et les stigmates de violents heurts. Nous marchons vraiment longtemps avant d'enfin trouver un taxi. Alors qu'on s'engouffre dedans tous les 4, j'aperçois un vrai magasin de fleurs. Un fleuriste à l'occidentale qui me semble fait partie d'un réseau de transmission. Mais trop pressé et malgré l'envie je ne prend pas le temps de rentrer dedans ou d'admirer plus les fleurs. 

    On se rend directement au restaurant ou cousin 3 et des amis à lui nous attendent depuis une heure. Les chinois mangent tôt. 19H on les retrouves mais le repas ne durera qu'une heure et demi, en effet il a fait la fête la veille et n'est pas très en forme, il s'excuse mais ne viendra pas faire la fête avec nous ce soir. En partant, nous rigolons encore lorsque Mi nous signifie que l'amie du cousin porte un sac Fion. 

    Un petit débriefe du restaurant: Poulet noir (la peau et les os sont noirs et moi je trouve ça petit pour un poulet),raviolis, intestins de porc, bière, clopes, et bien sûr piments partout encore. Rentrés à l'appart-hôtel à pied, nous prenons la décision d'acheter des billets d'avion pour pékin. Après avoir vérifié qu'il me reste des sous sur mon compte en France, j'utilise ma carte Visa pour régler les 364€ que coûtent les billets qui nous ramènerons à Pékin le 5 Octobre. Un tâche sur le sol m'intrigue, dans la précipitation j'ai placé le gel nettoyant pour le visage de Mi ouvert et la tête en bas dans la valise. Le flacon est vide, mon nouveau costume, un jean et la valise sont souillés. Pas grave, on se laisse pas abattre. Une douchette mais c'est forcement moins bien que dans le grand hôtel et hop c'est reparti. Un taxi nous dépose devant un KTV. C'est le nom des Karaokés en Chine, il y'en a partout et les chinois sont très friand de ce genre de soirée. Des petites salles privatives avec des tubes fluo, un grand écran ou défilent les paroles des chansons choisies sur la console, une table pour poser les verres et les grignotages qu'on a achetés et bien sûr deux micros. Nous payons pour une heure puis une autre mais nous aurions mieux fait de prendre directement le forfait soirée. 500Y la soirée pour nous quatre mais quelle éclate. J'ai découvert que Mi chante très bien et à vraiment un joli brin de voix. On s'est tous les 4 bien amusés et lâchés. 

    Nous rentrons à pied, inconsciemment je dois être en train de m'habituer à marcher. Un peu d'Angry Bird sur la tablette et je commence à écrire ma journée. Mi s'est endormi devant une chaîne de télé locale. Dans la salle d'eau, des bébêtes courent sur les murs mais ça me fait sourire. Le principal c'est que les billets d'avion pour rentrer à Pékin soient achetés. A force des clims et des ventilos, j'entretiens ma crève. Les taxis fenêtres ouvertes qui alternent avec la sueur des efforts physiques, tout est réuni pour rester un peu malade. Klaxon, clopes, bière, j'en peux plus, allez bonne nuit, je dors.

  42. dreamers85

    Bonjour!

    Nous sommes le 9 Janvier et Hier soir mon ordinateru à rendu l'âme.
    Impossible de l'allumer, rien ne répond et aucun signe de vie. Je suis bien embété car comme de bien entendu, je n'ai pas fait de sauvegarde de quoi que ce soit et tous mes documents, mes images et mes musiques sont prisonniers de cette carcasse informatique. Je dois donc suspendre temporairement mon récit jusqu'à nouvel ordre. Je suis à angers chez ma maman et mon beau-père va ce soir essayer de désosser la bécane pour récupérer ce qu'il peut. De mon coté j'envisage d'achjeter un nouvel ordinateur en fonction du prix. Donc patience tout le monde. j'espère pouvoir vite continuer le récit. Je suis joignable par tel et je vais continuer d'emprunter les ordis de mes proches dans les jours à venir. Merci de votre compréhension.

  43. dreamers85

    Voilà! j'ai acheté iun nouveau PC et mon beau-père à réussi à sauver mes données de l'ancien ordinateur. Je peux donc continuer le partage et je publie le 18ème. J'ai beaucoup d'émotions en relisant ces lignes car c'est l'arrivée à Maotangzhen chez les parents de Mi et je découvre ses origines. C'est aussi la clé et beaucoup de réponses pour moi à son comportement ses réctions et son moide de vie. Je remercie encore Véronique et Florence d'avoir partagé ces moments là avec nous car c'était un réel soutien de pouvoir communiquer en Français lorsque Mi lui vivait pleinement ses retropuvailles. Bonne lecture et n'hésitez pas à commenter et réagir. Désolé il y a peu de photos car pas pensé à sortir l'appareil au moment ou nous vivions autant d'émotions.

    18éme jour – En route vers ses racines.- 28 Septembre – Changsha/Maotangzhen

    Pour la première fois je n'écris pas le soir mais au matin du 29 septembre. Je ne pensais pas un instant vivre une journée pareille avec de telles émotions. On se lève, j'ai mal dormi. Le lit était vraiment dur comparé à l' Hopesky Hotel, je suis toujours malade et la clim. Pendant la nuit n'a rien arrangé.Je suis d'humeur chafouine et on se dispute un peu avec Mi. Nous bouclons les valises en prenant soin cette fois de mettre les produits d'hygiène sous plastique. La porte 1022 ne veut plus se fermer, nous descendons payer notre nuit et faire état de cet imprévu.Mi et moi prenons un faux taxi, les filles prennent un vrai et nous rejoignons le quartier populaire ou habitent les cousins. Nous faisons halte dans l’échoppe familiale avant de manger un repas à emporter de fast-food du roi du poulet. La famille de Mi est tellement prévenante. Boissons, grignotage, ils sont toujours prêt à faire le nécessaire pour notre bien-être. Une heure plus tard, c'est l'heure du bus. Nous attendons près d'une barrière rouillée, un gros car s'avance dans ce marché, les commerçant rangent un peu leurs affaires et rentrent un peu les stores. Je suis stupéfait de voir un tel engin s'aventurer à cet endroit. Mi nous informe que nous allons devoir monter dans le bus sans s'occuper de nos valises. Cousin gros ventre et sa belle-fille sont allés en éclaireur et sont déjà dans le bus pour nous réserver des places. Lorsque les portes s'ouvrent c'est la cohue, les gens se précipitent, crient et s'empoignent presque pour avoir une place. Pris dans cette folie, nous nous retrouvons assis dans le bus. Florence contre la vitre et moi à ses cotés, Véronique et Mi derrière nous. Plus un seul siège disponible et les gens continuent de monter. Je m'inquiète de nos valises mais Mi me dit que sa famille s'est chargé de les mettre en soute au milieu des volailles, sacs de riz et autres bagages. Un bus prévu pour une cinquantaine de personne et même sans compter je vois que nous sommes plus de 60. les moins chanceux sont debout, des mini tabourets en plastiques passent pour asseoir les gens dans l'allée centrale. Nous sommes serrés, je me demande si l'espace entre les sièges n'est pas plus petit qu'en France. Les passagers écrasés et enchevêtrés, bref prêt à dégueuler le bus démarre. Un homme en chaussette passe de repose-bras en repose-bras, parfois il marche et monte un peu sur les gens, il lui manque un bras et il parle fort. Mi essaye de me rassurer et me signifie que cet homme compte le nombre de passagers. Une grosse dame chinoise au pull vert entre en scène, je la surnomme la poissonnière. Dehors depuis le début du chargement, elle rentre dans le car et à son tour parle fort j'ai le sentiment qu'elle crie et qu'elle fait la loi. Le bus roule en marche arrière sur une bonne distance et tout doucement lorsque enfin nous retrouvons le sens de circulation et les rues principales de Changsha, 30 minutes pour sortir de ce quartier, guidé par la poissonnière et d'autres acolytes. Je demande à Mi combien de temps va durer ce calvaire. Mon pied est coincé entre le siège avant et les personnes entassées dans l'allée. 2H30 me répond t'il. Tellement mal installé, je ne peux pas bouger, pas question de prendre la tablette pour jouer ni de faire quoi que soit. J'ai peur que l'on arrive pas au bout du trajet, j'ai peur que nos valises ne soient plus dans les soutes à l'arrivée, que faisons nous quatre touristes dans ce moyen de transport local. Bien sur, tout le monde parle en chinois et très fort. Certains sont assis à trois voir quatre avec enfant sur des sièges pour deux. Le bus s'arrête à plusieurs reprises pour monter encore quelques passagers alors que peu descendent et ça c'est tout au long du trajet. La grosse dame pousse les gens pour récupérer les 60 Kuai du trajet par personne. Au final plus de 4 H de bus ou je vois une maman changer son enfant et laisser la couche sale et lingettes au sol, des hommes manger et mettre les déchets au sol dont le jus qui coule sous les sièges et assis devant nous, un jeune chinois en costume s'autorise à fumer fenêtre ouverte , nous sommes bon pour le vent et les cendres. Je garde un très fort souvenir de ce voyage en car, je suis pétrifié tout le long du trajet. Après l'autoroute, nous traversons des villes et villages plus ou moins gros. Les routes sont sinueuses et parfois nous ne voyons même plus le bord de la route mais que du vide depuis nos fenêtres, le commun des automobilistes ne s'y risquerait guère mais notre car lui ne recule pas. Je prend quand même le temps de regarder les paysages, c'est déjà tellement différent de la ville. Des constructions ou des démolitions, des rez de chaussée qui font boutique, des rizières, des champs, des travaux, ou sommes nous? Je n'ai plus de repères, nous sommes loin de nos standards européens. Arrivés dans ce que j'appelle un bourg, le bus qui commence à se vider, s’arrête. Nous descendons du car, je suis complètement perdu. Debout au milieu d'un carrefour, Mi et les filles récupèrent les valises. Moi je ne comprend rien, c'est déjà un début d'attroupement. Ils ne doivent pas voir souvent de blanc, certains enfants en ont même jamais vu. Ils nous regardent, parfois s'approchent, je ne sais pas comment réagir.Mi abrège cette situation et nous ordonne de monter dans une voiture. Les 3 grosses valises sont mises debout dans le coffre qui reste ouvert, nous sommes 3 avec nos sacs derrière et Mi se met passager avant avec un gosse et une valise. Le chauffeur est un proche ou un ami de la famille, je ne sais pas. Lorsque je m'exclame qu'il me manque ma valise, bagage à main, Mi pointe du doigt le scooter qui nous précède, dessus, son frère, sa belle soeur, leur bébé et ladite valise. Nous roulons un peu plus de 10 minutes sur des routes, chemins en lacet qui nous enfoncent dans la montagne. Ce n’est pas un joli bitume mais plutôt de grandes plaques de ciment alignées d'une largeur peu évidente pour que s'y croisent des voitures. Je suis comme dans un état second lorsque la voiture s’arrête dans la cour. Je n'ai même pas prêté attention au monsieur debout au bout du chemin (c'est le père de Mi). Trop centré sur mon état pitoyable, trempé de sueur, fatigué et courbatu par ce voyage, je sors du véhicule. Nous avons rejoint ce que j'appelle un hameau, les maisons sont dispersées à différentes hauteurs de la montagne, je crois que je n'ai jamais vu ça, je ne sais pas bien ou je suis mais peut-être au fin fond de la Chine. Pendant les 6 ou 7 kilomètres qui nous séparent du bourg j'ai vu au sol de grand tapis recouvert de riz et aussi des piments qui sèchent au sol. Je suis totalement dépassé par ce que nous vivons. Nous rentrons dans cette maison sommaire. Un bâtiment de plein-pied divisé en 6 pièces. Les murs sont en parpaing tout juste lissé de ciment, le sol est lui aussi en ciment brut, aucune décoration, peu de mobilier, je suis vraiment surpris de découvrir la maison ou mon amoureux à grandi. La maman de Mi arrive enfin dans la pièce et alors que ce sont les retrouvailles entre une mère et son fils qu'elle n'a pas vu depuis trois ans, c'est moi qui craque et m’effondre. C'est très fort comme moment, pas d'embrassades ni de câlins, elle se tient face à lui, le sourire et les yeux embués, il n'y a pas de larmes pour eux. Elle le touche légèrement à la taille et lui dit qu'il a changé un peu, cette maman à ses yeux qui pétillent de fierté de joie et de bonheur, Mi reste égal à lui même et agit comme s'il n'était parti que quelques jours et c'est sur mes joues que les larmes coulent. Peut-être trop sensible, je n'arrive pas à contenir mes émotions. Mi ne comprend pas pourquoi je pleure et pense que c'est du aux nouvelles conditions de vie du voyage pour les jours à venir. Un peu remis, nous découvrons les pièces qui nous servent de chambre. La notre, aussi brut d'aspect est composé d'un point d'eau dans le coin, d'un bureau fait de quelques contreplaqués assemblés, d'une armoire assez massive et du fameux lit. Prenez un encadrement de lit, enlevez les lattes et mettez un fond en bois, déroulez une natte composées de petits carrés de bambous et vous obtiendrez le lit local. Se retrouver comme ça dans un endroit si sommaire, découvrir les racines de Mi et les origines de son enfance décuplent mes émotions. Il y a tellement d'intensité dans ces moments. C'est peu-être trop pour moi, ou trop d'un seul coup. Je ne réalise pas encore ce que vont être les prochains jours. Nous offrons une partie des cadeaux, politesse française pour les gens qui nous reçoivent. Mi m'avait bien dit que sa maman ( qui porte la culotte) préférerait de l'argent, mais elle ouvre son paquet et nous remercie pour le parfum puis le range. Je pense qu'elle ne le portera peut-être jamais alors que moi je pensais faire bien avec mon N°5 de Chanel, symbole de luxe à la française. On ne change rien, échange de cigarettes et début des visites de courtoisie aux maisons voisines, forcement des proches ou des cousins de Mi. Nous sommes toujours bien accueillis, on nous propose des petites chaises en bambou, on nous offre du thé à boire, des arachides et entre deux sourires aux enfants, nous prenons des photos. 18H30, la nuit tombe, Mi a demandé à sa maman de laver du linge. Ma petite valise cabine entièrement remplie de linge sale se retrouve étendue, caleçons et chaussettes compris dehors dans le vent des montagnes. C'est très drôle car ils ont des cintres très grands ou l'on peut poser une serviette sans la plier. Bref des mètres de fil alignent nos vêtements aux tailles et couleurs différentes. Nous passons à table. Une table carrée ou nous nous nous serrons à 8 ou plus. Plats sur la table et chacun son bol et ses baguettes. Le riz est à disposition dans son cuiseur. L’écuelle d'oignons et de viande préparée sans piments pour nous me ravit. Un autre plat contient du brocolis, une autre de la courge géante en morceaux, etc. Coté boisson l'alcool de riz ne passe pas pour moi, c'est tellement fort pour moi. Les filles elles en boivent un peu.Retournés dans la pièce principale nous nous installons devant le grand écran et nous regardons Astérix et Obélix mission Cléopâtre qui passe en Français sous-titré chinois., incroyable au fin fond de nulle part. On fume des clopes, on mange des fruits et nous jouons avec Zhou Long le neveu de Mi âgé d'un an et demi. Pour info, les toilettes turques et la douche sont dehors ou plutôt dans le prolongement de la petite construction ou nous avons mangé sur le coté de la maison. Les toilettes, c'est un carré de faïence pas plus grand qu'une feuille A4 posé au milieu de la terre avec une planche en bois en guise de porte. La douche c'est comme une cabine en béton ou seul le flexible et la pomme de douche indique que c'est bien là que nous devrons nous laver. Il est l'heure de se coucher, nous rejoignons notre chambre, je me demande si je vais tenir le coup avec des conditions de vie aussi sommaires, précaires et même dans mes souvenirs de scoutisme et camping, je ne me rappelle pas avoir vécu ça. Après que tout le monde soit passé au point d'eau pour se laver les dents, la maman de Mi vient discuter avec son fils un long moment, Mi m'indique que je peux me coucher, un peu gêné, je me met discrètement en calbut et me glisse sous la couette. La maman de Mi à décidé que nous allions dormir tête bêche. Personne ici n'a l'air de savoir ce que sont des homosexuels et donc je ne cherche pas à contester le mode de couchage, après tout j'ai de la chance je dors avec Mi et personne ne se pose de question.Une longue, même très longue nuit s'annonce. Il n'y a pas de volets et elle sera ponctuée de nombreux réveils.

  44. David Houstin

    Les grands hôtels avec buffets à volonté et les grands restaurants, ce n'est pas ce qui manque à Changsha même si c'est bien plus cher que la moyenne. Par contre on peut aisément y manger des plats "occidentaux" comme des morceaux de viande de boeuf en outre !

    Changsha est devenue ma ville d'adoption, alors au cas où tu repasserais dans le coin, fais moi sigen qu'on se rencontre !

  45. TINTIN 66

    Alex,

    De vos ailes de géant,vous avez su prendre votre envol
    tel un cygne sur la Chine à l' ouvrage
    vous nous faites partager vos rêves ,altier éole
    votre amitié,votre amour et votre curiosité au passage.

    Vous savez aussi saisir des opportunités
    De France , il est doux de voyager
    de ce concours , vous voulez être le premier
    à nous faire découvrir la suite de votre journal ,O combien merveilleusement contée !

    bonne chance et merci encore pour ce partage,
    bonne année 2013 à vous 2, Mi et vous .

  46. dreamers85
    DaweideLes grands hôtels avec buffets à volonté et les grands restaurants, ce n'est pas ce qui manque à Changsha même si c'est bien plus cher que la moyenne. Par contre on peut aisément y manger des plats "occidentaux" comme des morceaux de viande de boeuf en outre !

    Changsha est devenue ma ville d'adoption, alors au cas où tu repasserais dans le coin, fais moi sigen qu'on se rencontre !

    REPONSE :

    Cher Daweide, d'abord merci pour ton message car même si je sais que j'ai des lecteurs assidus j'ai plaisir à lire et discuter sur les réactions des forumers.

    Donc, je me rend compte seulement maintenant qu'effectivement nous n'avons pas découvert tout Chnagsha. En effet j'étais déjà un peu perdu de me retrouver en Chine et c'est Mi qui gérait tout. pendant les 4 jours puis lors du passage au retour, nous avons simplement vu les mêmes quartiers, celui du grand hotel Hopesky qui m'a marqué et les quartiers populaires. L'hotêl Aviation  au retour était pas mal non plus mais je crois que nous devrons retourner en Chine pour redécouvrir le pays, et bien sur passer par Changsha pour voir ses cousins et faire ta rencontre. 

    Dans les écrits à venir, je parle du restaurant Leduc ou nous avons mangé. Tout ça pour dire que moi ça me fait beaucoup de bien de voir des compatriotes et ça me reconne un peu de repères vu que je ne parle pas Chinois et que Mi est avec les siens.

    Donc Changsha comme je l'ai déjà dit je ne sais plus ou, c'est surerment une de mes étapes préférée du voyage passé. Je n'imagine même pas retourner en Chine sans y retourner. et puis c'est sur la route come on dit pour aller chez les parents de Mi. donc un jour je suis sur qu'on se verra!

  47. dreamers85
    TINTIN 66Alex,

    De vos ailes de géant,vous avez su prendre votre envol
    tel un cygne sur la Chine à l' ouvrage
    vous nous faites partager vos rêves ,altier éole
    votre amitié,votre amour et votre curiosité au passage.

    Vous savez aussi saisir des opportunités
    De France , il est doux de voyager
    de ce concours , vous voulez être le premier
    à nous faire découvrir la suite de votre journal ,O combien merveilleusement contée !

    bonne chance et merci encore pour ce partage,
    bonne année 2013 à vous 2, Mi et vous .

    REPONSE :

    Merci Tintin pour cette prose si joliment tournée. Je prend ça comme un compliment et vous en remercie.

    Je rebondis rapidement car je suis un amoureux des mots et de mes 30 ans j'aime me laisser aller à l'écriture. Je m'autorise donc à décortiquer un peu votre texte.

    L'envol, des ailes de géant, je n'étais plutôt qu'une fourmi dans ce pays mais c'est vrai qu'il m'a fallu dépasser beaucoup d'appréhension avant de partir faire ce voyage et je me suis souvent dépassé une fois là-bas.
    Le cygne, je ne sais pas, bien souvent le vilain petit canard, le rebelle ou dumoins celui qui ne veut pas rentrer dans le rang qui n'aime pas être conventionnel.  Je fais allusion à mon choix d'être avec un homme ce qui souvent encore peut déranger. BrefMerci pour le cygne.

    Ensuite comme je le dis depuis le début, ce journal est avant tout un partage. Je suis heureux de pouvoir participer au concours et bien entendu je serais ravi de gagner mais c'est avant tout le plaisir de pouvoir exprimer ce que j'ai vécu au travers des mots.
    J'ai plaisir lorsque les gens comprennent ou ressentent ce que nous avons pu vivre là-bas avec mon conjoint.  
    Pour moi beaucoup de découvertes et de dépassement de soi mais aussi de l'émotion, des surprises bref un voyage qui change ma vie. Pour Mi c'est bien sur un retour aux sources bien que pas assez long (4 jours sur 1 mois de voyage) et c'est aussi sa manière par son comportement de me montrer la façon dont il tiient à moi et me faire comprendre son comportement, ses réactions, son fonctionnement.

    Bref Merci, Merci, Merci Tintin pour votre gentil et joli commentaire. Bonne année à vous aussi et à vos proches .

    Merci aux lecteurs et suivez la fin du récit il reste une petite dizaine de jours à publier.

    parc eque la Chine est une découverte et que ce voyage aura changé l'être que je suis, jamais je n'oublierais ou me lasserais de vivre et raconter encore et encore cette histoire de notre grand voyage.

     alex - dreamers85

  48. dreamers85

    Si jusqu'à présent vous avez suivi notre périple et vous avez constaté à quel point j'avais le coeur léger ou comment les sourires et la notion de plaisir avait pris place, et bien le 19 ème jour vous raconte une journée ordinaire à la campagne mais raconte aussi le mal-être et le manque de France auquel j'ai été confronté et je dis souvent qu'en Chine j'ai vécu toutes les émotions, là ce sont les moins bonnes. Bonne lecture et Merci encore aux lecteurs assidus. J'espère vous faire voyager et ressentir un petit peu de ce que l'on a vécu là-bas.

    19éme jour – 

    La chute, l'enfant et les larmes.- 

    29 Septembre – Maotangzhen

    La nuit a été rude, le lit était tellement dur et je ne suis pas habitué à dormir tête bêche avec mon amoureux. Vers 2H du matin j'ai eu envie d'aller aux toilettes mais dans un environnement inconnu ce n'est pas si simple, je me suis levé j'ai traversé la chambre puis la pièce principale avant de me trouver bloqué devant la porte, sans bruit et dans l'obscurité j'ai ouvert le verrou puis j'ai traversé la cour et enfin trouvé le lieu d'aisance. Bref 7H, il fait jour et tout le monde se lève peu à peu, la maman de Mi est déjà au taquet. J'hésite un peu pour me doucher et j'opte pour la douche en claquettes pour ne pas poser mes pieds sur le béton. Mes affaires sont posées sur une fine planchette de cageot et un rideau protège cette porte mal fermée. Une fois propre et habillé, j'avale un bol de soupe avec des nouilles, particulier comme petit-déjeuner. Une camionnette est arrivée dans la cour et je propose mon aide pour décharger de lourds blocs de terre. A quoi cela va servir? Je me pose dehors sur une chaise et j'écris ce journal de bord que je vous livre aujourd'hui. La maman de Mi m'apporte à manger un espèce de pain précuit fourré au sucre et au sésame ainsi que des fruits. Ensuite, nous partons en promenade. Florence, Véronique, Mi, son Frère avec son fils dans les bras qu'il va porter tout au long de la ballade et moi. L'excursion devient une épreuve de force pour moi, je ne suis pas sportif et je ne suis pas habitué à faire de la marche, en plus ça grimpe entre les plateaux des rizières. Nous faisons quelques haltes ici et là, on ne s'assoit pas mais Mi et son frère saluent des gens qu'ils connaissent et échangent quelques mots. Trempé par la sueur et à bout de souffle je m'extasie pourtant de la beauté des paysages et je cueille par ci par là des fleurs dans cette végétation abondante et sauvage.Au bout d'un moment, nous atteignons un magnifique petit temple perdu dans la montagne. Il n'y a personne d'autres que nous à cet instant et je tombe littéralement sous le charme. Des bouddhas bien sur avec des offrandes, dans le coin un tambour, dehors de l'encens qui finit d'embaumer l'air. Cet instant est juste magique. Nous prenons des photos à notre aise et reprenons le chemin du retour. Je marche en premier et par sursaut de courage je prend un peu d'avance sachant que je serai vite rattrapé. Les chemins sont étroits et lorsque je me retourne un peu pour voir mes compagnons , c'est là que le sol se dérobe sous mes pieds. Je tombe de ma hauteur et roule jusqu'au plateau plus bas. Ce n'est pas très bas et pourtant le temps de la chute suffit à me ramener les images de mon accident de voiture en 2001. Je n'ai rien de cassé et je ne suis même pas sonné, j'ai juste eu tellement peur. Je suis là étendu et j'ai perdu l'appareil photo dans la chute. Je me relève assez vite et mesure le ridicule de la situation. Mes vêtements sont terreux, je fouille dans les herbes et retrouve l'appareil photo, commence alors le retour à leur niveau. Je suis un peu défaitiste, comment un gros comme moi va pouvoir remonter à leur niveau? Les paysans du coin eux doivent bien le faire puisque le riz à été coupé à mes pieds. Je décide alors de m'accrocher aux herbes , Mi et son frère, à genoux m’attrapent par les coudes et dans un dernier élan je me hisse à leurs pieds. Enfin à leur niveau, un peu par fierté, je préfère reprendre la route. Nous rentrons à la maison. Un voisin sourit en regardant mes vêtements sales, les chinois seraient ils moqueurs? Je me change et rejoint tout le monde pour le repas.Non pas que ce soit mauvais, mais je n'en peux déjà plus de cette cuisine si différente. Je mange car mon corps réclame mais je n'éprouve que peu de plaisir car la nourriture est si différente de mon quotidien. En plus dans cette région beaucoup de piment dans les plats et nous mangeons uniquement avec des baguettes. Complètement cassé, je me pose un instant sur notre lit pour écouter de la musique, un peu de chinoise et surtout Lara Fabian mon idole, ça me fait du bien d'entendre sa voix et me retrouver dans ses textes. Le sommeil m'emporte, je ne m'aperçois même pas que Mi est passé éteindre la tablette. Après 2H de sommeil, on me tire du lit pour aller voir les hommes du village affairés autour de l'étang qui se vide depuis la fin de matinée. Comme une grande baignoire, un petit tourbillon se forme près du trou qui évacue l'eau. C'est pas gagné, ce n'est pas un petit trou d'eau et je pense que ça va durer un moment. C'est pendant cette opération étang que je comprend l'intérêt que me porte un enfant du hameau. Je crois que c'est seulement pour jouer avec l'Ipad qu'il me colle, mais en fait il en est tout autre. «Cheu Wan San» (c'est le nom et prénom que j'avais compris) est un enfant de neuf ans, il vit chez sa grand mère quelques maisons plus haut dans le hameau. Son père a du partir travailler à la ville et il le voit rarement. Sa mère est parti avec un autre homme, donc c'est sa grand mère qui l'élève. Là c'est les vacances et lorsqu'il a vu les laowaï arriver, c'était comme si il voyait des extra-terrestres ou le père Noël. Ce jeune garçon n'en revenait pas que je sois si rond avec un gros ventre. A cet instant il ne me lâche plus. Il soulève mon polo pour voir mon ventre, me tripote les bras, c'est presque gênant comme situation et puis il me parle. Il me regarde toujours droit dans les yeux quand il me parle en chinois. Notre rencontre est récente et je ne parle que Français mais peu importe, Mi n'est pas toujours présent alors il nous reste le langage des signes.Je ne peux pas expliquer mais cet enfant a peut-être trouvé un référent masculin en moi et moi je crois que je m'attache à lui, il réveille un désir enfoui, celui d'un jour être père. Revenons à nos poissons. Nous les observons les pieds dans la vase. Parfois la vase et l'eau au dessus des genoux, ils ramassent et pêchent les poissons à l'aide de petites nasses, de filets et autres sacs en plastique épais. Le frère de Mi en attrape même à la main. Je ne sais pas si ce sont des carpes car je n'ai pas de formation en poissonnerie mais ce sont de très gros poissons. Mi les redescend au fur et à mesure à la maison, il passe à coté de moi avec aussi un énorme crapaud. Je ne sais pas si on l'a mangé ou ce qu'il est devenu d'ailleurs. Il fait noir, les filles ont du mal à prendre des photos, nous préférons rentrer à la maison et nous rendre utile. Nous gonflons quelques ballons que nous accrochons aux grilles des fenêtres en vue du mariage. Par moment aujourd'hui j'ai rencontré de petits moments d'ennui, comme à chaque fois depuis le début du voyage, je me réfugie dans la chambre avec la tablette. L'heure du dîner arrive. Mon corps et mon esprit refuse. Je sature de ce voyage, de cette bouffe. La fatigue, le manque et le mal-être prennent le dessus. Je mange sans plaisir, Mi m'invite à quitter la table puisque je ne suis pas capable de garder le sourire. C'est très important pour les chinois cette notion de face. Je ne peux pas en tant qu'invité me comporter comme ça.La tension entre moi et les autres s'installe doucement. Cheu Wan San qui a du sentir mon mal-être est remonté chez lui chercher un cadeau pour moi, c'est avec son grand sourire et ses mots en Chinois qu'il m'offre deux carrés de chocolat. Cela paraît absurde mais pour moi de manger du chocolat à ce moment et au milieu de nulle part, c'est un peu de réconfort. Je crois vraiment que cet enfant à beaucoup d'instinct, il est très intelligent et j'espère qu'il ira loin.Le père de Mi nous demande de faire nos valises. D'autres invités vont venir dormir chez eux pour le mariage et il a décidé de nous envoyer à l'hôtel dans le village. Arrivés à l'hôtel, je rentre dans un mutisme complet, je ne dis même pas bonne nuit aux filles qui sont déjà dans leur chambre et on s'engueule avec Mi qui me reproche mon comportement du soir. Je suis dans un état un peu second, je craque larmes et sanglots, entre explications et disputes, je suis persuadé d'être au bout du voyage, je me sens au bout de tout, les idées noires m'obsèdent.C'est tard dans la nuit, après avoir fait pleuré Mi que je me calme et m'endors avec encore du chagrin. Le lit est dur, j'ai fini d'écrire ma journée le coeur lourd, demain sera un autre jour.

    La maison des parents de Mi

    Mi et sa grand-mère maternelle

    Paysage

    Paysage

    Vu pendant la promenade

    La fine équipe

    Une vache la patte prise dans une corde le long de la route.

    Zhou Rong le neveu de Mi et toujours la fine équipe.

    Scène de vie ou Rez de chaussée .

    Ciotrouimes pour les poules?

    il y a aussi de belles demures perdues dans la montagne.

    Jolie vue et bruleur d'encens lorsque nous arrivons au temple perdu tout en haut de la montagne.

    La cloche à l'intérieur du temple

    Et le tambour bien évidemment.

    Magnifique Bouddha

    Sacré dénivellé par moments... je pense juste peu de temps avant la Chute.

    L'étang qui a été vidé....

    Sourires...

  49. dreamers85

    Le vingtième jour est plus court, nous sommes à la campagne chez les parents de Mi et au moment ou j'écris ces lignes il est tard et nous devons nous coucher car le lendemain c'est mariage du frère de mi. Je m'excuse par avance si cette journée manque de détails et vous donne rendez vous très vite pour une autre grande journée. A titre perso, suite à une petite intervention chirurgicale pour Mi, mes publications seront un peu espacées. Je vous remercie de votre compréhension et vous souhaite bonne lecture.

    20éme jour –

    De la prière au cochon - 

    30 Septembre –

     Maotangzhen  

    Nous avons dormi à l'hôtel et mon moral est revenu. Je culpabilise un peu de m'être mi dans un tel état et du comportement de la veille.

     Levés à 8H, nous commençons la journée par des petits pains au sucre. Mi est formidable, il n'est pas fâché. Je ne sais pas si c'est les chinois ou seulement lui, mais ce qui est passé doit rester du passé.

    On vient nous chercher avec nos valises au bourg. La journée se passe très calme chez les parents de Mi et alentours. Dans chaque maison ou l'on rentre, un thé nous est servi et on nous propose des graines en tout genre et des arachides. Oncles, tantes, cousins j'ai l'impression qu'ils sont tous parents dans le hameau, et si ce n’est pas le cas alors Mi appelle ça des proches.

     Nous montons même chez la grand-mère maternelle de Mi. Je ne sais pas comment fait cette petite femme pour monter et descendre chaque jour à travers champs pour aller de sa maison à celle de Mi. La maison a un sol en terre et les murs sont de briques et de bois. Même les parents de Mi avec leur maison sommaire ont plus de confort.

    Je mange un gâteau de la lune et nous suivons sa grand mère dans une pièce qui chez nous serait une grange. Nous avons traversé deux pièces sombres avec de vieux meubles et beaucoup de bric-à-brac. 

    Un plateau avec des offrandes est posé sur une petite table, un portrait du grand père est accroché tout là-haut et Mi et sa grand mère entament un rite qui me surprend. Ils font comme des incantations en brûlants des carrés de papier. La fumée passe par le plateau avec la nourriture avant de monter vers le toit. Mi qui n'est pas croyant et ne pratique aucune religion, suit sa grand mère et se prosterne légèrement devant le portrait tenant des bâtons d'encens à la main. 

    Après ce moment particulier, nous regagnons la pièce de vie et mangeons à nouveau graines et cacahuètes. Redescendu chez ses parents c'est l'heure du déjeuner. Je ne suis pas vraiment réjouit mais je garde le sourire pour ne pas renouveler mon comportement de la veille. Je goûte à tout malgré l'abondance des piments.

     De thé en thé la journée passe et c'est là que tout à coup, en passant dans la cour j'assiste à un spectacle ahurissant. Le gros cochon que j'avais vu tranquille dans son box, est tiré par le groin à l'aide d'une corde au milieu de la cour. 3 mini-bancs sont collés et il est couché dessus à la force des hommes.

    D'un grand coup de couteau planté à la gorge, il succombe. Je vous arrête tout de suite, certes c'est impressionnant mais j'avais déjà assisté à la tuerie d'un cochon pendant mon enfance dans la ferme chez des cousins. Le sang à giclé partout, d'abord un peu au sol et sur les vêtements mais rapidement une grande bassine neuve a été posée en dessous pour récupérer le sang.

    L'animal  est ensuite posé sur un lit de paille de riz, il est ébouillanté, de grosses théières d'eau chaude lui sont versées dessus. Il est pelé avec la lame d'un grand couteau puis passé au chalumeau.

    Le traiteur ou plutôt l'homme du village qui s'occupe des réceptions, va ensuite passer des heures jusqu'après la tombée de la nuit à le découper, le vider en prenant soin de bien trier chaque morceau et ne rien jeter même pas le gras car tout sera cuisiné.

    Arrive le repas du soir, les proches et la famille sont réunis dans la pièce principale. Plusieurs tables mais nous sommes au moins trente personnes à boire et manger dans la bonne humeur. C'est la veille du mariage, les parents de Mi s'assoient peu, ils veillent au bien-être de chacun. 

    La journée m'a parue un peu longue. Je fais à nouveau nos valises en prenant soin de mettre les tenues pour le mariage et nous sommes reconduits à l'hôtel. Très vite, on se couche et on dort. 

  50. dreamers85

    Nous sommes Mardi soir, l'intervention chirurgicale de Mi s'est bien passé et il sort demain pour rentrer à la maison et prendre son arrêt de travail ou une partie car les chinois sont dur au mal et veulent travailler sans cesse. Enfin le mien est comme ça. 

    Je vais vous mettre d'abord le récit de la journée du 1er Octobre. Ce jour là dans le village chez les parents de Mi c'était jour de mariage. Le frère de mi s'est marié et Véronique, Florence et moi avons eu la chance de pouvoir partager cette journée avec eux. 

    Je rappelle que c'est un mariage à la campagne, donc très simple.

    Bonne lecture et je vous laisse commenter. les photos suivront dès mon retour en vendée.

    21éme jour -

    Mariage -

    1 Octobre –

    Maotangzhen  

      Levé 5H30. La nuit a été courte mais c'est le grand jour. Nous avons convenu que j'accompagnerai Mi dés le lever et pour toute la journée, les filles quand à elles, quelqu'un viendra les chercher à l'hôtel pour les emmener au hameau.

    Levés, douchés et habillés nous descendons dans la rue. Mi a mit une de ses nouvelles chemises faites sur mesure à Shanghai, il beau comme un cœur. Il m'installe dans la gargote en face mais la dame très fière de ma présence, prend ma chaise et m'installe sur le trottoir devant son restaurant.

    C'est sur que ça ne change pas, les locaux passent ou approchent pour mieux regarder ce blanc intrus du village. Pendant que Mi est parti m'acheter deux pains au sucre, je regarde un homme vider sa remorque dans un bac en ciment. L'eau et les poissons deviennent une poissonnerie de plein air. Plus loin, ça tue des poulets et commence à les plumer. Il est tôt et c'est déjà très animé.

    Le frère de Mi est là, c'est aujourd'hui le grand jour, il va se marier. Son costume est tellement neuf qu'on voit encore les faux plis dus à l'emballage, il est allé chez le coiffeur et un fanion rouge arbore son veston. La voiture est placée devant ce qui ressemble à un fleuriste. Du magasin sortent des fleurs mais aussi des peluches et j'y vois des rayons de jouets. 2 professionnels, 1 homme et une femme sortent de la boutique les bars chargés de végétaux. Ils entreprennent une décoration florale de la voiture. Un cœur de fleurs rouges et feuillage est posé au centre du capot, une autre compo plus petite sur ventouse est mise sur l'avant du toit. Au début des roses sur des petites ventouses sont disposées autour du cœur mais a priori c'est une erreur. Le garçon les enlève et commence à disposer des brindilles vertes en redessinant un cœur plus grand. Le marié, Mi et l'ensemble de la famille s'impatiente et se met à aider. Ils posent les brindilles tout au long de la voiture, de la calandre au coffre. Pour faire tenir tout ça rien de plus simple: du scotch. Les plaques d'immatriculation sont recouvertes de grands autocollants avec des mariés dessinés sur fond rouge et des symboles de double chance statiques sont mis en intérieur du pare-brise. La dernière touche à cette étape qui dure, c'est la pose de deux peluches sur l'avant de la voiture, Mickey et Minnie bien en évidence tenus par plusieurs épaisseurs de tulle rose et un gros nœud. Je n'ai pas voulu aider à la décoration de la voiture, j'ai préféré observer.

    Pendant ce temps alors que le mari de la cousine2 m'offre des pains au sucre, je croque avec gourmandise et ruine ma chemise. Tout le sucre et le sésame se sont étalés de haut en bas de la chemise et attaquent le pantalon. Aucun problème, Mi attrape deux pauvres lingettes dans le coffre du 4X4, essuie dans un sens puis dans l'autre et décrète que l'incident est réparé, ça ira pour la journée.

    Nous montons à bord des véhicules qui composent le cortège et direction chez la Mariée, ou plutôt chez ses parents, un autre hameau à une bonne demi-heure de route. 0 l'arrivée, dans la montée qui mène à la maison, de gros rouleaux de pétards sont allumés et explosent dans un vacarme assourdissant. C'est surement une tradition mais qui moi va me rendre sourd à force.

    Nous découvrons la mariée assez simplement vêtue mais bien sur en rouge comme le veut la tradition. Elle est vraiment jolie et je suis surpris qu'elle soit issue d'un milieu plus favorisé que le marié. Nous rentrons dans cette grande demeure aux colonnes dorées. Le rez-de-chaussée est brut au sol mais c’est très bruyant car tous les habitants du hameau sont là pour le mariage. Nous allons à l'étage ou l'on nous sert du thé. Je me demande si c'est ça le mariage ou quoi. Des grignotages, bonbons, fruits, arachides, etc. Je laisse Mi plus libre, je ne le colle pas et observe beaucoup. La mariée se pose un moment près de nous et discute librement. Elle explique qu'elle est debout depuis 4H du matin et que la journée est loin d'être finie.

    C'est particulier et moins bien ordonné que les mariages occidentaux. Là les mariés déambulent ensemble ou pas au milieu des convives et discutent, trinquent, mangent. On dirait un peu le vin d'honneur à la Chinoise, sauf que je n'ai pas vu trace d'office civil ou religieux.
    Une pause pipi s'impose avec tout ce thé et ça donne l'occasion de découvrir un peu plus cette grande maison.

    Il est à peine 9H quand Mi me parle de petit-déjeuner. Il aurait mieux fait de m'expliquer que nous allons faire un premier repas de mariage chez les parents de la mariée. Lorsque nous redescendons , des tables ont été dressées et des bancs installés. Une centaine de personne s'installe par petits groupes autour de ces tables carrées. C'est le début d'un repas gargantuesque. 23 plats différents pas moins sont posés au fur et à mesure sur la table. A tel point qu'il faut prendre son bol de riz dans les mains ne trouvant plus de place pour poser les derniers plats. Je suis à coté de Mi, assis sur ces bancs pas très large pour deux personnes. Mi me dit que je suis à la table la plus haute, une table importante ou l'on retrouve le père de la mariée, le marié, mais aussi les cousins plus aisés.

    Nous sommes entre hommes mais juste derrière à la table d'à coté, la mariée est là avec sa grand mère et d'autres femmes. En plus de manger énormément, nous buvons aussi beaucoup. Baïjo, Bière, je suis enivré très vite et j'ai beau manger dans tous les plats, ma tête tourne. Je ne veux pas faire mauvaise impression, je préfère me retirer de la table et aller prendre l'air. Les mariés distribuent des paquets entier de cigarettes sur les tables et on pris soin tout au long d'aller trinquer à chaque table. Je manque de sommeil, excès de bouffe et de boisson, tout est réuni pour le malaise et l'envie de vomir mais je me retiens et m'oxygène bien à l'extérieur.

    Petit à petit les gens s'en vont, seuls la famille et les proches restent, nous nous asseyons dehors et commence une longue attente. Bien sur, nous fumons de nombreuses cigarettes mais je me demande ce qui se passe et pourquoi cette attente. Je me lève et j'aperçois les mariés qui font un espèce d'office religieux. Ils sont à genoux face à des représentations sur papiers des anciens, deux cierges sont allumés et beaucoup d'encens. Mi me dit que c'est une forme d'hommage ou de vénération aux anciens. D'ailleurs juste après ils vont saluer chaleureusement les plus vieux présents dont quelques barbus.

    De nouvelles bandes de pétards annonce le départ, il est déjà 11H passé. Le marié demande à un de ses amis de nous véhiculer dans sa voiture située dans les premières du cortège. La fatigue me fait somnoler mais je suis soudain bien éveillé lorsque nous croisons un singulier cortège. Les gens sont vêtus de blancs, il y a comme une fanfare, des dragons au bout des bâtons je suis surpris par ce carnaval. Mi m'explique alors que c'est un deuil. La famille et les proches sont vêtus de blancs et même si c'est un événement triste, la musique et cette mise en scène sont là pour accompagner l'âme du défunt.

    Nous arrivons enfin chez les parents de Mi. Les filles sont déjà là, le père de Rudy et un ami sont venus les chercher en moto devant l'hôtel. Elles sont assez contente de cette expérience. Lorsque le cortège s'arrête, ce sont à nouveaux des centaines de pétards qui claquent bruyamment. La pétarade est longue et enfume la cour et lorsque les fumées se dissipe, le sol est rouge recouverts des restes de papier.

    La journée mariage continue. Nous sommes dehors, il fait beau et là aussi tout le hameau est présent. Le père de Mi est maire du hameau donc il connait beaucoup de monde. Toutes les générations, des visages, des sourires, des regards, c'est assez fort comme moment. Un thé et des grignotages encore et nous échangeons avec les locaux. Le mari de la cousine2 est fier de nous montrer son travail et d'expliquer la dimension de son entreprise. Il nous offre un joli coffret avec une théière et de petites tasses. Nous sommes conviés à nous mettre à table.

    Dans la pièce principale de la maison 4 ou 5 tables sont disposées,
    1 grande table dans la pièce d'à coté avec que des hommes qui ont l'air d'avoir un statut important, la majorité des invités sont repartis en trois pièces dans la maison voisine. Je sais par le marié que le traiteur à eu 30 tables de réservées et à raison de minimum 8 personnes par table, c'est 240 personnes à nourrir. Je suis avec Flo et Véro ainsi que les deux grands mères et la maman de la mariée à ma table. D'ailleurs je suis le seul homme je en sais pas pourquoi.

    Mi est placé à la table d'à coté avec que des hommes qui doivent être des collègues de la mairie ou bosse son père. A nouveau, c'est un défilé de plats qui sont posés sur notre table. Je n'ai pas vraiment eu le temps de retrouver de l'appétit mais je m'exécute c'est quand même un jour de fête. Mi préfère se lever souvent et faire un peu le service  et surtout remplir les verres et trinquer.

    Nous mangeons bien avec en plus des graines, des arachides et toutes sortes de bonbons. Inutile de préciser que la boisson est à volonté, j'ai compris qu'en Chine il faut avoir un bon foi. Je comprend aussi à quoi ont servi les gros blocs de terre. Le traiteur les a utilisé hier pour monter ses foyers et s'en servir pour la cuisson des plats. Il a disposé en rond les blocs et les a consolidés entre eux avec de la terre glaise, puis il a empilé sur plusieurs niveaux et à mi de grosses pierres cylindriques qui ressemblent à du charbon qui ont brulé mais surtout chauffé les immenses gamelles qui ont servi à cuisiner. L'intégralité du cochon y est passé.

    Hier nous avions mangé seulement quelques morceaux et pas n'importe lesquels. Au moment ou je me demandais ce que pouvais être le morceau spongieux que j'avais en bouche, Mi s'est exclamé fièrement que c'était du poumon de porc. Comme je ne voulais pas garder ce goût en bouche, d'un coup de baguette assez habile j'ais attrapé ce que je prenais pour une rondelle de pomme de terre, mais en croquant j'ai vite compris que c'étais du gingembre. Aujourd'hui sous de gros morceaux de couenne bien gras, on a trouvé des morceaux de porc avec des fruits (des jujubes) et j'en ai mangé aux deux repas.

    Nous avons aussi eu les abats cuisinés différemment d'une maison à l'autre, du poisson dont certainement une partie de ceux récupérés dans l'étang, d'autres volailles toujours servies avec les pieds et la tête, bref un festival des saveurs.

    Vers 16H le repas prend fin, les mariés sont passés de table en table et ont trinqué à chaque fois, des jeux de cartes ont été déposés pour permettre aux gens de jouer et des cigarettes distribuées, plusieurs cartouches quand même. Les gens partent avec chacun leur petit sac rouge offert par les parents des mariés. Nous en recevons un dont je découvrirais le contenu plus tard. La belle sœur de Mi, la mariée lui donne deux «rumbao» Ces enveloppes cartonnées rouges ou les invités glissent de l'argent avant d'offrir aux mariés. C'est drôle car nous en avions offert une avec 200Y et finalement on se récupère 400Y.

    Nous passons le reste de l'après midi dans la cour plantés sur des chaises ou faute de pouvoir discuter j'observe. Mi  est parti je ne sait pas ou, il a bien bu encore et c'est normal que je le laisse s'amuser et partager du temps avec les siens. Et puis j'ai mon p’tit bonhomme qui vient par moment me tenir compagnie. Il est obsédé par mon ventre et ne se prive pas de soulever ma chemise pour le toucher. Je me suis pris d'affection pour lui, je sais qu'il est rentré dans ma vie tel un petit frère ou un fils, je sais que je ne l'oublierai jamais.

    Assez de rêveries, le marié qui a troqué sa chemise pour un polo m'appelle et me fait signe de le suivre. «Ya-li-ke-se, come on» Alex, vient! C'est comme ça que je me retrouve dans une des trois pièces ou le festin terminé, le traiteur pour récupérer ses tables et ses bancs à tout mis au sol. Les nappes qui contiennent la vaisselle en plastique les déchets, les baguettes et milles saloperies sont là à même le sol et un long travail de nettoyage commence. A plusieurs, armés de pelles et de balais, nous passons une heure à déblayer, nettoyer et emmener les déchets au brulis près des poules à l'autre bout de la cour.

    C'est bizarre je n'imaginais pas une fin de mariage comme ça, je suis plus habitué au bal avec musique, buffet et soupe à l'oignon. Aujourd'hui en plus de vivre un mariage à la campagne, nous avons été pris en photos de nombreuses fois, parfois abordé malgré la barrière de la langue pour moi et je sais que la plupart des gens n'avaient jamais vu d'européens, ce qui attire chez eux une curiosité bienveillante.

    La journée s'éternise un peu et le soir nous sommes encore nombreux assis autour des tables déposées dedans et dehors de la maison familiale. La bière coule à flot, je décompresse complètement et me lâche un peu, une longue journée se termine. 

    Pour les photos vous en êtes seuylement à la décoration de la voiture, la suite très bientôt.

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