Zhu Xiao-Mei

Pianiste sino-française installée à Paris, interprète mondialement reconnue de Jean-Sébastien Bach, Zhu Xiao-Mei a fait des Variations Goldberg l’œuvre d’une vie et d’un exil.

SOMMAIRE

La pianiste Zhu Xiao-Mei de trois quarts, les mains jointes devant elle, dans une salle sombre
Zhu Xiao-Mei à La Folle Journée de Nantes, en 2009.
Photo : Pymouss, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Zhu Xiao-Mei 朱晓玫 est une pianiste sino-française née en 1949 à Shanghai. Établie en France depuis 1984, elle compte parmi les interprètes de Bach les plus admirées de sa génération.

De Pékin aux camps de rééducation

Formée dès l’enfance au Conservatoire de Pékin, Zhu Xiao-Mei voit ses études brisées par la Révolution culturelle. Envoyée près de cinq ans dans un camp de rééducation aux confins de la Mongolie-Intérieure, elle parvient, avec des complicités, à continuer de travailler le piano à l’insu de ses gardiens, puis achève sa formation à son retour à Pékin.

L’exil et l’installation en France

Elle quitte la Chine en 1980, poursuit ses études au New England Conservatory de Boston auprès de Gabriel Chodos, puis s’installe en France en 1984. Elle y mène dès lors une carrière internationale et enseigne au Conservatoire national supérieur de musique de Paris jusqu’en 2014.

Bach, l’œuvre d’une vie

Zhu Xiao-Mei s’est imposée comme une interprète majeure de Jean-Sébastien Bach, en particulier des Variations Goldberg, qu’elle a jouées plus de deux cents fois en concert et enregistrées à trois reprises, en 1999, 2007 et 2016. Son jeu, salué pour sa sobriété et sa clarté, lui a valu une reconnaissance particulière du public français.

La reconnaissance en France

En 2007, elle publie un récit autobiographique, La Rivière et son secret, qui relie l’expérience des camps à sa découverte de Bach ; l’ouvrage reçoit le Grand Prix des Muses en 2008.

Partager cette page