Hikvision

Société chinoise fondée en 2001 à Hangzhou, Hikvision est le premier fabricant mondial de matériel de vidéosurveillance. Elle est devenue l'un des cas les plus marquants des sanctions américaines appliquées aux entreprises chinoises de l'intelligence artificielle.

SOMMAIRE

Enseigne HIKVISION en lettres rouges et blanches fixée au sommet d'un immeuble de bureaux entièrement vitré, sous un ciel bleu
L'enseigne Hikvision au sommet d'un immeuble de bureaux vitré
Photo Raysonho @ Open Grid Scheduler / Grid Engine, CC0, Wikimedia Commons

Origine et gouvernance

Hikvision est une société chinoise fondée en 2001 à Hangzhou, dans le district de Binjiang. Elle est née par essaimage du 52e institut de recherche de la CETC. Hu Yangzhong, ingénieur de cet institut, en est le cofondateur et le président.

Activités

Hikvision fabrique du matériel de vidéosurveillance : caméras, enregistreurs, systèmes de contrôle d'accès, et des logiciels d'analyse d'images. Depuis quelques années, elle se présente comme un acteur de l'« AIoT » et développe ses grands modèles d'intelligence artificielle, baptisés Guanlan, qu'elle intègre dans ses produits.

Cotation et résultats

Hikvision est cotée à Shenzhen depuis le 28 mai 2010, sous le code 002415.

Pour l'exercice 2025, la société publie les résultats suivants :

  • Chiffre d'affaires : 92,51 milliards de yuans, en hausse de 0,01 %.
  • Bénéfice net : 14,20 milliards de yuans, en hausse de 18,52 %.
  • Ventes à l'étranger : 27,22 milliards de yuans, soit 29,42 % du chiffre d'affaires.
  • Recherche et développement : 11,75 milliards de yuans, soit 12,70 % du chiffre d'affaires.

Sanctions américaines

Au-delà de son métier, Hikvision est devenue un cas d'école des sanctions américaines appliquées aux entreprises chinoises de l'intelligence artificielle. Trois mesures, prises par trois administrations différentes, s'appliquent à la société, et elle figure en outre sur la liste 1260H du Pentagone.

  • Entity List du département du Commerce, inscrite le 9 octobre 2019 : elle soumet à autorisation préalable les exportations, réexportations et transferts de technologies vers la société, avec une présomption de refus pour la plupart des articles.
  • Covered List de la Commission fédérale des communications (FCC), ajoutée le 12 mars 2021.
  • Liste NS-CMIC du Trésor, inscrite le 3 juin 2021 et dont l'effet a pris cours le 2 août 2021 : elle vise les investissements en titres de sociétés chinoises jugées liées au complexe militaro-industriel.

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