festival de Chongyang - neuvième jour du neuvième mois lunaire

connaissez vous le festival de Chongyang, neuvième jour du neuvième mois lunaire ?

Le culte des ancêtres, entretenu par de fréquentes et abondantes offrandes, est un pilier de la religion chinoise.
A l’occasion du festival de Chongyang - neuvième jour du neuvième mois lunaire –, qui tombait cette année le 5 octobre , les chinois vont au cimetière, se recueillent, fleurissent les tombes, repeignent les inscriptions, délavées par la pluie et le temps et brûlent des offrandes de papier, comme durant le festival du Qingming au printemps.
La célébration se poursuit souvent par un grand pique-nique en famille sur la tombe afin de signifier que les morts sont toujours présents dans l’esprit des vivants.....

http://www.lepetitjournal.com/culture-hong-kong/culture-hong-kong/86879-culture-les-hongkongais-celebrent-leurs-ancetres.html

2 réponses

  1. Zhou Jianguo

    Bonjour FREDI,

    Oui, bien sûr, 重阳节 est une de nos vieilles fêtes. Permettez-moi de compléter, car chez nous au Nord elle ne se passe pas comme vous le décrivez.

    Le nom : dans le Livre des mutations, neuf est le nombre yang par excellence. Le neuvième jour du neuvième mois, il est doublé : 重阳, « double yang ». D'où aussi le mot 重九, « double neuf ».

    Ce qu'on y fait traditionnellement :


    • 登高, monter en hauteur : une colline, une pagode, aujourd'hui n'importe quelle éminence des environs. C'est le geste central de la fête.
    • boire du vin de chrysanthème 菊花酒 et regarder les chrysanthèmes, qui fleurissent à ce moment.
    • porter sur soi un rameau de 茱萸, une plante odorante, dans un petit sachet, pour écarter le mauvais air.
    • manger le gâteau 重阳糕, dont le nom 糕 sonne comme 高, « haut » : quand on ne peut pas monter, on mange la montée.

    La légende est celle de Huan Jing, averti par son maître qu'un fléau frapperait son village ce jour-là : il fit monter tout le monde sur la hauteur avec du vin de chrysanthème et des sachets de zhuyu, et au retour les bêtes étaient mortes à leur place.

    Le poème que tous les écoliers chinois savent par coeur, de Wang Wei, écrit un neuf-neuf loin de chez lui :
    独在异乡为异客,每逢佳节倍思亲。
    « Seul en terre étrangère, étranger je demeure ; à chaque fête, je pense aux miens deux fois plus. »

    Aujourd'hui, depuis 1989, le neuvième jour du neuvième mois est aussi la journée des personnes âgées, 老人节 : car 九九 se prononce comme 久久, « longtemps, longtemps ». Les écoles vont visiter les maisons de retraite, les entreprises offrent quelque chose à leurs anciens.

    Une remarque enfin, avec tout mon respect : la visite aux tombes que vous décrivez n'est pas la règle partout. Au Nord, on nettoie les tombes au Qingming, au printemps, et le Chongyang est une fête de plein air, presque joyeuse. C'est au Guangdong, à Hong Kong et chez les Chinois d'outre-mer que l'on fait les deux : 春秋二祭, le sacrifice du printemps et celui de l'automne. Le lien que vous donnez vient précisément de Hong Kong, ce qui explique tout.

  2. Nico HK

    Je confirme pour Hong Kong : 重陽節 est jour férié ici, au même titre que 清明. Les deux jours, les cimetières sont pris d'assaut, il y a des navettes spéciales et la police règle la circulation à Wo Hop Shek et à Diamond Hill. On appelle ça 拜山, « aller saluer la montagne », parce que les tombes sont à flanc de colline.

    Et ceux qui n'ont pas de tombe à visiter font quand même la montée : les sentiers du Lion Rock sont noirs de monde ce jour-là.

Ce forum est conservé en archive : il n'est plus possible de publier de nouveaux messages.

Partager cette page