Quel a été pour vous votre plus beau film chinois (ou film étranger sur la chine), celui qui vous a le plus touché ou le plus intéressé?
41 réponses
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laoshi Il y en a beaucoup ! L'un des premiers qui m’aient bouleversée, c’est sans doute le film de Zhang Yimou, Epouses et concubines, dont l’époustouflante beauté se conjugue avec l’histoire bouleversante des femmes chinoises à travers le drame vécu par l’une d’elles. Les rapports entre les sexes, les rapports entre les femmes devenant des louves les unes pour les autres parce qu’elles sont assujetties à la même oppression économique et sociale, sont analysés avec une grande finesse, sans manichéisme, avec, en filigrane, le scénario d’un conte de fées cruel qui court tout au long du récit. Le film existe en DVD, je vous le conseille à tous si vous ne l'avez pas encore vu !
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lililele C'est amusant, moi aussi c'est un film de Zhang Yimou, Vivre, que je conseille également à voir absolument(y)
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michelem J'ai adoré aussi "Epouses et concubines",pour ces complexes rapports de pouvoir et de séduction entre femmes .Je ne l'ai vu qu'à la TV, hélas ...
De Zhang Yimou,j'ai beaucoup aimé aussi "Pas un ne manque" peut-être parce que j'enseignais encore lorsque je l'ai vu et que la mission confiée à une jeune élève me semblait relever de l'impossible.Lion d'or à Venise en 99,un portrait d'une école de village à voir !!! -
laoshi Pas un ne manque m’a beaucoup touchée également et pour les mêmes raisons que vous. Je l’ai vu en DVD comme Une Femme chinoise que je vous recommande aussi à tous.
C’est l’histoire d’une femme toute simple mais opiniâtre qui ne supporte pas l’injustice faite à son mari et qui va remuer ciel et terre pour obtenir réparation. Gong Li est superbe dans ce rôle de paysanne obstinée en butte à tous les échelons de la bureaucratie. « Montée » en ville, dans un monde dont elle ignore tout, elle ne renonce devant aucun obstacle. Ce qui m’a le plus frappée dans le film, c’est l’ambiguïté du pouvoir bureaucratique qui s’exerce paradoxalement comme une sorte de bonhomie répressive ou de répression bonhomme. Curieusement, le peu de temps que j’ai passé en Chine, j’ai ressenti exactement la même impression en voyant les surveillantes de quartier, apparemment de braves grands-mères, à l’affût du moindre incident sur les trottoirs…. -
Stardust Pour moi, c'est In the mood for love de Wong Ka Wai, avec Maggie Cheung et Tony Leung. Toute la mentalité chinoise avec tous ses non-dits sont là, toute la subtilité et la discrétion d'un amour impossible...
Il a fait aussi un autre très beau film: My Blueberry nights avec Norah Jones et Jude Law, un romantisme sublime...
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michelem Laoshi, j'ai beaucoup aimé aussi "Une femme Chinoise".L'entêtement et l'obstination de Qiu yi est impressionnant .Gong Li y est époustouflante .Une sacrée artiste !!!Malheureusemnt, comme la plupart du temps, je ne l'ai vu qu'en DVD ...C'est le problème des villes de province où ,si par hasard un film Chinois est programmé, il ne faut pas attendre car il ne reste jamais longtemps à l'affiche ...
PS En bas de la maison où nous habitions à Beijing, il y avait aussi trois retraitées ,assises sur de petits tabourets, qui "surveillaient" les allées et venues des résidents en tricotant (des collants pour l'hiver )Cela me rassurait quant à d'éventuelles intrusions ,et mon vélo était bien gardé !!! ;)
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TINTIN 66 mon film prefere est "Balzac et la petite tailleuse chinoise"
l'histoire raconte "qu'en Chine, durant la Révolution culturelle, les adolescents Ma et Luo, deux fils d'intellectuels, sont envoyés en rééducation dans un village montagnard de l'Empire du Milieu. Un jour, ils font la connaissance du vieux tailleur et de sa petite-fille, une jolie couturière illettrée. Tombant amoureux de la petite tailleuse, Luo décide de l'instruire en lui racontant les films nord-coréens qu'il voit avec Ma à la demande du chef du village. Peu après, la jeune fille avoue aux garçons que le binoclard, un rééduqué dont les parents sont des écrivains connus, possède une valise remplie de romans étrangers. Tous trois décident alors de voler les livres interdits.
Grâce aux romans de Balzac que lui font découvrir Ma et Luo, la petite tailleuse s'éveille peu à peu à la liberté..."供稿: Dai, Sijie, Perront, Nadine, Zhou, Xun, Chen, Kun, Liu, Ye, Films Séville
作者声明: réalisation, Dai Sijie ; scénario, Dai Sijie, Nadine Perront语种: French
排页: 1 DVD (126 min.) :
主题: Chine — Histoire — 1966-1969 (Révolution culturelle)pour en savoir plus sur la distribution du film
http://cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/imprime.php?pk=79122pour en savoir plus sur le roman tire du film
http://fr.wikipedia.org/wiki/Balzac_et_la_Petite_Tailleuse_chinoiseje vous propose aussi de consulter la cinematheque chinoise sur le lien pour ceux qui voudraient en decouvrir d'autres.
https://chine.in/forum/chine-ma-cinematheque-asiatique_3483.htmlp.s : j'aime ce film parce que , comme la petite tailleuse chinoise, je me suis evade et senti ce parfum de liberte en lisant Balzac,notamment "le lys dans la vallee".
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Anonyme Bonjour,
J'ai, moi aussi, beaucoup apprécié les films cités par les participants au forum mais il en est un que j'ai découvert il y a déjà une vingtaine d'années et qui a été le déclic qui m'a poussé à m'intéresser au cinéma chinois, c'est "Mariage d'enfant". J'ai vu ce film à la Télévision belge (RTBF), lors qu'une quinzaine ou d'un mois consacré au cinéma chinois, avec, entre autres, "Un été chez grand-père" et "Ode à la jeunesse", des films datant des années 1985 et peut-être un peu oubliés aujourd'hui devant les chefs-d'oeuvre de Zhang Yimou ou de Dai Sijie. Ma compagne, qui est chinoise, est allée récemment en Chine et a fait différents magasins sans trouver la trace de "Mariage d'enfant". Quelqu'un parmi vous aurait-il une copie de ce film? A l'époque où je l'ai vu, je n'avais pas encore d'enregistreur de cassettes... et cela fait des années que je recherche, désespérément, à trouver une copie de ce film. Bien que présenté comme un "film typique de la propagande de la RP de Chine" (sic), ce film était une pure merveille, avec des images d'une beauté à couper le souffle. C'est l'histoire d'un petit garçon qui est marié à une jeune fille beaucoup plus âgée que lui, comme cela se passait dans l'ancienne Chine, pour des raisons économiques, et l'arrivée de l'Armée communiste de libération va bouleverser les anciennes moeurs et conduire le petit garçon a demander le divorce de sa "soeur aînée" pour que celle-ci puisse enfin vivre l'amour avec la personne de son choix (un paysan courageux, mais illettré). Je serais particulièrement reconnaissant à qui pourrait m'aider à identifier l'auteur (dont j'ai oublié le nom) et à trouver une copie, même sur cassette VHS, de ce beau film. Un immense merci. -
Natchenka Un film assez récent que j'ai particulièrement apprécié : Getting Home de Zhang Yang (2007) avec Zhao Benshan dans le rôle principal.
Suite à une promesse, un ouvrier chinois doit trouver divers moyens pour ramener son ami décédé auprès des siens (à savoir à l'autre bout de la Chine...). Il s'agit d'une épopée terrestre présentant des situations riches en émotions diverses (la relation avec la mort, la solitude, le partage, le nivellement des classes sociales chinoises). Ce qui est sur, c'est que ce film ne m'a pas laissée indifférente.
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ckdeux Mon film préféré est " Les 3 Royaumes ".:D
En effet :
- Scénario linéaire, on suit le déroulement du film sans difficulté.
- Dialogue simple, ce qui permet de mieux comprendre les événements.
- Voix off, ce qui permet de raconter, donc de ne pas trop déformer l'Histoire.
- Costume magnifique.
- Décor grandiose.
- Montage et trucage extraordinaire, exemple le vole de pigeon.
- Effets spéciaux spectaculaires, exemple quand les bateaux brûlent.
- Scéne de bataille époustouflant.
- La cerise sur le gateau, c'est un film poétique.;) -
Stardust Moi aussi, j'ai bien aimé les 3 Royaumes, les scènes de batailles sont vraiment quelque chose.
Il y a aussi 'Aigre-douce' de Li Ang, le réalisateur de Brokeback Mountain. C'est un AS pour traiter la question homosexuelle. Aigre-douce est une comédie légère qui traite la question avec beaucoup d'humour. Par contre, j'ai fini mon paquet de mouchoirs avec Brokeback Mountain.
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Enigmus "Les 3 royaumes" était un peu long quand même, une grande bataille de 3h, mais j'ai trouvé ça pas mal, ma copine a trouvé ça moyen mais elle était contente de retrouver une épopée historique qu'on lui avait enseignée plus jeune (ça m'a rappelé un peu "la cité interdite". C'est très beau mais un peu vide (juste un peu). "In the mood for love", très très bon, comme la suite "2046", très planant! "Lust caution" est aussi un bon film avec de très belle images...et scènes osées! J'ai aussi apprécié "épouses et concubines"... tiens en fait j'en ai vu quelques un quand même! :)
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laoshi Je vous suis très reconnaissante, Lilele, d’avoir proposé cette discussion. Comme vous, j’ai adoré Vivre !, de Zhang Yimou, qui est décidément pour moi un cinéaste exceptionnel.
Puis-je vous demander, à vous qui êtes d’origine chinoise, de m’éclairer sur quelques-unes des questions que je me pose sur ce film magnifique.
Pendant longtemps, je me suis demandé quel sens avait le nom du héros, Fù Guì ; je n’avais pas les moyens, alors, de faire quelque recherche que ce soit sur Internet et de déchiffrer les idéogrammes et je n’étais même pas sûre de bien identifier les tons. J’y parviens maintenant un tout petit peu mieux et je viens de découvrir que Fù Guì 富贵signifie "richesse et noblesse", ce qui résonne évidemment très ironiquement avec son existence de déclassé, de joueur invétéré ruinant sa famille et la condamnant à la plus triste des existences. C’est littéralement parler par antiphrase !
Mais sachant que les Chinois adorent jouer sur les homophones (comme en témoignent les dialogues comiques appelés "xiàngshēng" 相声, sorte de jeux de calembours à la chinoise), je me demande si ces jeux de mots virtuels n’ajoutent pas un sens symbolique au film.
Une scène, en particulier, m’a frappée : c’est la scène dans laquelle Jiazhen, la femme de Fu Gui, apporte des raviolis en offrande à son fils décédé car "fù" signifie aussi "père" et "guì" signifie aussi "s’agenouiller". Or il se trouve que Fù Guì doit littéralement venir s’agenouiller sur la tombe de son fils car c’est lui qui, par malheur, est responsable de cette mort : en renvoyant sans ménagement son enfant à l’école - transformée en centre de production de mauvais acier lors du "grand bond en avant"-, il l’a condamné à cette mort accidentelle. Or le mot "raviolis", en chinois, s’écrit avec la clef des aliments à laquelle on ajoute le signe du père sous un toit et celui de fils : 饺子 ! être un bon père, n’est-ce pas donner à sa famille la sécurité d’un toit et d’une nourriture abondante ? Fù Guì, en père dispendieux, a fait tout le contraire et c’est dans son fils qu’il est en quelque sorte puni.J’ai aussi été frappée par une autre image, celle du père que Fù Guì justement qui brandit sa canne contre son gredin de fils. Là encore je me demande s’il faut y voir une allusion intentionnelle au signe fù, 父 "le père", qui s’écrit avec deux cannes croisées brandies, symbole frappant, pour ainsi dire, de l’autorité ancienne du père de famille.
Je pense que pour les cinéastes de la génération de Zhang Yimou, privés de culturelle littéraire et de la fréquentation des textes par la Révolution culturelle (lui-même a été déporté à la campagne pendant trois ans puis a dû travailler dans une usine textile pendant sept ans au lieu de poursuivre ses études), la "lettre" est devenue, comme dans la tradition savante, objet de vénération. La formidable "danse" des idéogrammes, lors de la cérémonie d’ouverture des JO, mise en scène par ce même Zhang Yimou, me semble aller dans ce sens. C’est pourquoi je pense que l’écriture idéographique donne une clef d’interprétation esthétique et sémantique supplémentaire au film Vivre !
Je crois que cette référence au père fouettard de la Chine ancienne est très significative. Car les pères, par l’autorité excessive dont ils ont longtemps fait preuve envers leurs fils, les ont précipités dans les bras d’une révolution qui, au lieu de secouer la tutelle ancestrale, allait détruire une culture dans laquelle ils voyaient exclusivement le symbole de l’oppression, l’une des "quatre vieilleries", comme on disait alors.
Parmi les "vieilleries" auxquelles s’attaquait la Révolution culturelle figurent en bonne place, évidemment, les arts traditionnels, qu’il s’agisse de l’opéra, comme l’a montré Chen Kaige dans son admirable Adieu ma concubine ou, comme le montre ici Zhang Yimou, les ombres chinoises.
Or il est évident que les ombres chinoises, qui seront finalement le seul gagne-pain de Fù Guì, sont aussi une métaphore du cinéma de Zhang Yimou lui-même, d’autant plus que le mot "cinéma", en chinois, n’est autre que 电影 "diàn yǐng", "ombres électriques". Une scène du film montre justement Fù Guì distrayant ses camarades soldats, au front, avec ses ombres projetées sur un drap que transperce tout à coup dune baïonnette, belle métaphore, là encore, de la liberté artistique et de la liberté tout court bafouées par les autorités maoïstes et post-maoïstes.
Le mutisme de la petite Fengxia, la fille de Fù Guì, me semble enfin une métaphore de la Chine bâillonnée après le printemps de Pékin (Vivre ! date de 1994). Le titre du film prend alors tout son sens car 活着, Vivre !, c’est aussi "être debout", le contraire justement d’être à genoux "guì" 跪.
Voilà, peut-être est-ce une interprétation totalement inepte, je ne sais pas ; merci, si vous le pouvez, de prendre le temps de me dire ce que vous en pensez, vous-même Lilele, ou bien tous ceux qui ont la chance de bien connaître la langue et la culture chinoises.
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michelem J'avais beaucoup aimé le livre de Dai Sijie et j'ai adoré le film qu'il en a tiré .Zhou Xun est merveilleuse dans ce film,Chen Kun est très beau ...L'histoire de ces jeunes qui partent se "rééduquer "à la campagne mais qui vivent cette intégration avec humour et apportent avec eux la culture se regarde avec beaucoup de plaisir.
C'est un des rares films Chinois que j'ai pu voir sur grand écran !!! Et que je revois avec plaisir en DVD ...
Savez-vous s'il est désormais autorisé en Chine ??? -
hermes vaste sujet...
shanghai blues de Tsui Hark. une comédie tellement drôle, et pourtant, et pourtant, la critique affleure à propos des anciens combattants réduits à la mendicité, du rôle omniprésent des truands dans le monde du spectacle,et les concours...et puis il y a vraiment des scènes d'anthologies. Et puis la musique est super.
Adieu ma concubine de Chen Kaige.
Jiang Hu/the bride with the white hair/ de Ronny Yu. Avec le couple le plus fou du cinéma mondial (oui oui), les siamois maudits. Une histoire pleine de folie, de poésie, dans laquelle les serviteurs du bien semblent bien intolérants, le héros bien lâche et superficiel, les monstres remplis de haine comme il se doit, ou droit, francs et humains comme on s'y attend moins, encore qu'avec un rôle joué par Brigitte Lin on puisse s'attendre à tout.
Tigre et dragon de Ang Li. Parce que c'est l'un des seul Wu Xia Pian moderne vraiment réussi. Et puis que tout est une réussite de toute façon.
Jade goddess of mercy de Ann Hui. Un film magnifique, une peinture de la Chine intéressante, le portrait magnifique d'une femme tiraillée par son devoir, son cœur, ses désirs, pourtant honnêtes (la femme pas ses désirs !!), une Zhao Wei au sommet de son art et un Nicolas Tseu toujours aussi beau mais aussi très troublant en homme violent et pervers. Un chef d'œuvre voilà.
The east is red de Tony Ching Siu Tung. Oui je sais on dit que c'est le moins bien de la trilogie des Swordsman, mais c'est le plus dingue. De toute façon je n'ai pas trop apprécié le 1, et le 2 c'est vrai est très bien, mais le 3 est dingue, alors je l'aime beaucoup.
Butterfly de Yan Yan Mak. Deux histoires d'amour en reflet ; une ratée au temps de Tian an men, une en train de se construire, mais aboutira-t-elle ou la jeune femme (Josie Ho) succombera-t-elle là encore à la morale. Réflexion politique, sociale. Un film très humain, dommage que les scènes d'amour soient quand même un peu ridicule (sensuelles mais en sous-tifs !!).
Chongking express de wong kar wai...un petit bijou d'humour, une Wang Fay hilarante et touchante. Quel bonheur que le temps fut si mauvais sur le tournage des cendres du temps...Très intéressant film par ailleurs.
Pour Zhang Yimou, j'aime mais je lui reproche d'être toujours à la limite du grand film...Il manque toujours une étincelle. J'ai regardé très intéressée "Vivre" mais j'ai trouvé qu'il n'y avait aucune émotion dans ce film. Mon préféré c'est "Épouse et concubine", celui-là est captivant.
oh et puis il y a plein de films géniaux aussi
A world without thiefs
Sunset Sunrise
Histoire de fantôme chinois 1 et 3 (le 2 est débile)
Le roi Singe
Chinese odyssée 2005 (génial de fantaisie et de poésie)
etc...
etc...Arf il y en a trop !!
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lililele [align=justify]En réponse au message de Laoshi :
Vous m’impressionnez laoshi, je n’avais jamais poussée ma réflexion sur le film à ce point. Vous avez fait des études en littérature ou civilisation chinoise? Il est certains que Zhang Yimou, qui est originaire de Xi’an (tout comme moi(cn)) et qui est vrai autodidacte, n’a pas eu l’influence de l’école « officielle » et c’est d’ailleurs ce qui fait toute son originalité aujourd’hui par rapport aux cinéastes de sa génération.
Votre interprétation est très intéressante, en effet comme beaucoup de chinois, l’influence littéraire est certaine et les interprétations que vous donnez des clefs du film se tiennent (pour être honnête je ne les avait pas trouvée pour la plupart:$). Par contre, il faut que je regarde le film de nouveau (ça fait quelques années que je ne l’ai pas vu), car je ne me souviens plus de la scène de la canne^o).
A votre interprétation littéraire des scènes du film, je mettrais pour ma part plus en valeur l’humanité et l’émotion qui se dégage du héros (au passage je trouve que Ge You n’a pas eu par la suite la carrière qu’il méritait:'(), qui représente aussi tous les gens de sa génération qui ont eu leur vie brisée par les évènements mais qui n’ont pas cesser de continuer à vivre.
Pour ma part, ce film a été un vrai choc émotionnel car il me renvoyait à mes parents et ma famille, par rapport à une période vécue et que j’ai découverte par la suite. C’est plus en cela que le film m’a touché car il fait référence à la génération précédente, celle de mes parents, qui ont sacrifiés et soufferts bien plus que nous ne le feront jamais, pour leurs enfants.
Ce qui m’a marqué dans ce film, c’est donc cet hommage à cette génération, qui malgré tout ce qu’elle a souffert, à continué à vivre et être debout, même si elle à dû se courber parfois en attendant des jours meilleurs.
Ce qui montre que Vivre est un grand film, c’est que nous en avons tous des lectures différentes : littéraire, émotionnelle, politique…etc[/align]on ne peut pas dire ça de tous les films....
PS : mon pseudonyme c’est lililele et non Lilele, ce n’est qu’un pseudonyme mais on a ses coquetteries:p ;)
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laoshi Excusez-moi Lililele, d’avoir écorché votre pseudonyme, surtout après ce que je viens d’écrire sur le sens de la "lettre" des mots !
Non, je n’ai pas fait d’études de littérature ou de civilisation chinoises. Comme je l’ai dit ailleurs, j’apprends seulement le chinois en autodidacte et j’essaie de comprendre ce que je vois à partir des éléments que je découvre dans mon apprentissage de la langue… mais ce n’est pas toujours facile.
Ce que vous dites de l’humanité du film est très vrai et je comprends votre émotion ; c’est aussi celle que j’ai ressentie à Pékin où la jeune femme qui nous servait de guide avait vu ses parents souffrir de la terrible répression qui s’est abattue sur les intellectuels pendant la Révolution culturelle. Son père, professeur d’art et d’esthétique, avait été envoyé au Laogaï, tandis que sa mère, physicienne, n’avait pas été inquiétée : la Chine ne pouvait tout à fait se passer de ses savants mais le Parti s’employait à faire taire ses artistes rebelles. Néanmoins, pour que ses enfants échappent à la condamnation qui frappait leur père, cette femme avait dû "tirer un trait" sur son mari… Affreux dilemme qu’ont alors vécu tant de pauvres gens ! A l’époque où nous l’avons rencontrée, ses parents vivaient nouveau ensemble après des années de séparation.
Ce qui m’a également beaucoup plu dans le film, c’est que Zhang Yimou donne à certaines scènes la couleur de ses souvenirs d’enfant indépendamment de leur réalité politique ; je pense, en particulier, à la scène des cantines populaires. Dans une lecture politique, ces cantines seraient purement et simplement dénoncées comme une insupportable atteinte à la liberté individuelle puisqu’elles allaient de pair avec l’interdiction de faire sa propre cuisine et avec la confiscation des woks et autres ustensiles recyclés en mauvais acier dans des bas-fourneaux improvisés. Dans le film de Zhang Yimou, elles sont signe de communauté festive, de joie et d’abondance.
Même impression lorsque le jeune homme qui épousera Fengxia vient avec une bande de gardes-rouges réparer le toit de la maison de son futur beau-père. Leur bande marchant d’un pas décidé installe immédiatement la peur dans le regard du spectateur qui connaît un tant soit peu cette période : il se demande quelle nouvelle catastrophe va s’abattre sur la famille et voilà que ces jeunes gens se mettent paisiblement à l’ouvrage avec un sens aigu de la solidarité et de la générosité…
C’est cette absence de manichéisme qui fait aussi la beauté du film et je souscris pleinement à ce que vous dites : pour moi, une œuvre, qu’elle soit littéraire, picturale ou cinématographique, est d’autant plus réussie qu’elle autorise plus de lectures différentes. Je suis heureuse de voir que celle que je propose n’est pas totalement inepte.
Il y a encore beaucoup de films dont j'aimerais parler et beaucoup que je voudrais voir en lisant ce qu'écrivent ici les uns et les autres. Je vais chercher à voir s'ils sont disponibles en DVD. Je ne sais pas pourquoi, justement, Vivre ! est absent du catalogue des vidéos disponibles de Zhang Yimou. Est-ce pour des raisons idéologiques ? Je demande en vain à chaque fois que je vais à la FNAC ou autre magasin de ce genre. Il y a bien longtemps que j'ai vu le film et j'aimerais vraiment moi aussi le revoir.
Merci encore de votre réponse, Lililele !
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lililele De rien, c'est un plaisir d'échanger avec quelqu'un comme vous :)
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hermes le DVD de Vivreexiste...mais pour le trouver, à par aller en Chine !
mais il y a la Mule...jusqu'en octobre...après c'est Hadopi !!...enfin en France.
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laoshi *-)Merci pour l'info, Hermès, mais je ne connais pas La Mule (je suppose que c'est un site de téléchargement ?), je vais continuer mes recherches !...
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michelem Je pense qu'il doit s'agir de eMule ...Effectivement un site de téléchargement ...Oh le vilain !!!
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TINTIN 66 ;)c'est vilain et en plus irresponsable de souligner un site de telechargement de films.
nous ne sommes pas encore en etat de censure totale mais ce n'est pas parce que "le chien n'aboie pas qu'il dort".
mefiance donc aux propos tenus ou retenus sur le forum.
moralite : ne jouons pas au jeu de l'ane avec la mule;)
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N.A. La mule n'est pas un site de téléchargement mais un logiciel de téléchargement de type P2P. Vous savez la bête noire de notre président. Il va sans dire que télécharger des films en P2P est interdit en France. Et pas avec hadopi mais depuis plus longtemps que ça. Ceci dit le P2P n'est pas interdit en lui même. Lorsque vous faites windows update, vous faites du P2P.
En Chine... Bin, c'est une autre histoire... "Lire un livre, ce n'est pas le voler". A vous de retrouver qui a dit ça. -
laoshi Parmi les films que j’ai le plus aimés, il y a, bien sûr, Adieu ma concubine, de Chen Kaige.
Une chose m’a toujours intriguée dans ce film : lorsque les deux apprentis acteurs recueillent le bébé qui dénoncera ensuite son père adoptif, c’est une petite fille que l’on voit à l’écran. Or, devenu adolescent, cet enfant sera… un garçon. Comment expliquez-vous, si vous pouvez le faire, cette étrange désinvolture par rapport à la logique cartésienne censée être la nôtre ?
Cette question m’est revenue en mémoire à la vue des feuilletons que je regarde depuis quelque temps sur CCTV (j’en suis au troisième !) pour tenter d’améliorer ma connaissance de la langue chinoise. Sans doute les auteurs de feuilleton travaillent-ils rapidement, sans doute les traductions ne sont-elles pas toujours correctes et mon niveau de chinois est-il insuffisant pour que je sois bon juge mais il me semble qu’il y a souvent des incohérences. Ceci a-t-il quelque chose à voir avec cela ? Pensez-vous que les Chinois soient moins soucieux que les Français de la logique (ou du moins de ce que nous concevons comme logique) ou bien y a-t-il une explication rationnelle à cet étonnant changement de sexe dans le film de Chen Kaige ?
Quelqu’un peut-il m’aider à résoudre cette énigme ?
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Xuxa Laoshi, vous pouvez trouver le film Vivre sur www.alapage.com mais il est cher our alors sur www.amazon.fr où la version chinois/anglais est abordable.
La plupart de mes films préférés ont déjà été cités à part "Jasmine Women" de Hou Yong avec Zhang Ziyi, Joan Chen....
J'adore le goût de l'esthétisme de beaucoup de grands films chinois, c'est vraiment un régal pour l'oeil! -
laoshi Merci pour l'info, Xuxa !
Répugnant à télécharger illégalement des oeuvres cinématographiques ou autres, j'avais moi-même repris mes recherches et trouvé les offres américaines ou d'occasion dont vous parlez. L'offre Alapage est vraiment trop chère mais les offres américaines me semblent abordables. J'espère seulement que mon lecteur sera capable de lire les DVD NTSC...
En tout cas, Vivre! est un tel chef-d'oeuvre que je ne comprends décidément pas pourquoi il est définitivement épuisé en France.
Merci encore !
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N.A. Pour les lecteurs DVD, ce n'est pas le format qui compte, comme pour les cassette vidéo, mais la zône. Les DVDs américains n'ont pas la même zône que les DVD Francais. Et un lecteur de salon Francais récent ne peut pas lire des DVD américains. En France, c'est zone 2, les E.U, c'est la zone 1. A moins de le dézôné et même le dézonage lorsqu'il est réalisable, est limitée.
voir:
http://www.le-homecinema.com/faq-zone-dvd.php
Avez vous songé à xuesheng? -
Xuxa Pas de quoi, Laoshi. C'est vrai que sans lecteur de DVD spécial, le DVD des USA ne marchera pas. Si la version chinoise vous suffit ou si vous comprenez un peu l'allemand, vous pouvez aller sur www.amazon.de. Le DVD s'appelle tout simplement "Leben" et ne pose aucun problème dans les autres pays européens.
Vous pouvez peut-être aussi tenter de faire une recherche sur le site de PriceMinister. -
laoshi olivierkrb Avez vous songé à xuesheng?
Joli mot que « xuesheng », et que j’aurais volontiers adopté si je n’avais voulu rendre hommage, à travers mon pseudonyme, au grand écrivain chinois Lao She avec lequel rime fortuitement le nom de ma fonction en chinois.
Mais être « laoshi » n’exclut pas d’apprendre des autres, bien au contraire ! Rassurez-vous, je mesure tous les jours mon ignorance et je suis toujours reconnaissante à ceux qui m’apportent quelque connaissance. Merci donc pour ces précisions techniques.
Merci aussi à Xuxa pour ce nouveau tuyau mais je ne parle par allemand (encore moins que chinois) et mon chinois est tout à fait insuffisant pour que je puisse me passer des sous-titres !
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laoshi Vivre, le chef-d'oeuvre de Zhang Yimou, va enfin être réédité en DVD à la fin du mois.... Depuis le temps que je l'attends !....
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FREDI excellente nouvelle !
je pense que cela fait longtemps que beaucoup l' attendent....
j' ai l' honneur et l' avantage de le posséder déjà (parmi bien d' autres films chinois...) en version française.... -
michelem Merci pour l'info, Laoshi.
Le roman de Hu Jia dont Zhang Yimou s'est inspiré pour réaliser ce film est offert pour tout abonnement à "BOOKS" en ce moment . -
TINTIN 66 désolé pour ces rebonds du coeur....mais tout le monde aura compris que vivre...est un éternel recommencement....
allez j en remets une couche ( j espére celle là simple et pas dupliquée)
Vivre, de Zhang Yimou....On suit une vingtaine d'années de l'histoire de la Chine, depuis la victoire communiste jusqu'à la Révolution Culturelle en passant par le Grand Bond en Avant, au travers des mésaventures de Fugui, un fils de bonne famille ruiné. Ge You joue à la perfection ce personnage lunaire, qui ne comprends pas vraiment ce qui se passe autour de lui, mais qui s'adapte finalement très bien....

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Brunus J'ai vu il y a quelques temps déjà un superbe film chinois, qui date de 2006 mais qui est largement passé inaperçu en France et que j'ai vu en 2009 : "Le dernier voyage du juge Feng" (titre français)
La fiche AllocinePremier long métrage de Liu Jie, il ne passe je pense que dans les salle d'art et d'essais.
Un article de blogL'histoire du film se déroule dans le Yunnan dans les années 2000, et c'est simplement la vie d'un fonctionnaire de justice, le juge Feng, qui se déplace de villages en village pour arbitrer, rendre la justice.
Il y a quelque chose d'un juge Bao, chez le juge Feng, à ceci près que ce dernier n'est pas un Mandarin mais un modeste fonctionnaire.
Le film est presque un documentaire sur la vie des minorités ethnique (les Moso dans le film) de la région du Yunnan.Bien sur j'adore "les trois royaumes", "HERO", "La légende des poignards volants" et "Tigre et Dragons", tout autant que "Balzac et la petite tailleuse", mais ce film de Liu Jie dont je vous parle m'a touché profondément.
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laoshi Merci de nous donner cette référence, Brunus, il existe en DVD, je vais le commander !
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Brunus laoshiMerci de nous donner cette référence, Brunus, il existe en DVD, je vais le commander !
Je vous dis trop rarement merci Laoshi, pour l'attention que vous portez à mes contributions à ce forum. Vous ne regrettez pas cette acquisition, enfin je l'espère. Ce film est assez rare pour être un sujet de discussion à lui seul, sur le contenu et sur la rareté d'une telle œuvre.
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laoshi J'ai lu le long entretien avec le cinéaste dont vous donniez le lien ; ce genre d'information est précieux pour tous ceux qui s'intéressent à la Chine : j'ai immédiatement commandé le DVD, je vous dirai ce que je pense du film dès que je l'aurai vu...
Du coup, j'ai vu que le Cerf volant bleu, que je n'arrivais pas à me procurer, était à nouveau disponible (à la FNAC). J'en garde un souvenir ébloui, je vous le recommande aussi.
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Brunus Ha merci ! Je ne connaissais pas ce film, je vais me le procurer.
Pour ce type de film, impossible de compter sur les réseaux parallèles. On y trouve facilement les derniers blockbusters hollywoodiens, mais pour ce qui est du cinéma d'auteur...c'est le néant. -
laoshi J’ai regardé Le Dernier Voyage du Juge Feng hier soir ; je n’ai pas été déçue, en effet ! Le film tient du documentaire autant que de la fiction et l’on découvre là une Chine dont la plupart d’entre nous sans doute ne verront jamais rien. Des routes improbables, des vallées si encaissées qu’elles semblent devoir à jamais être oubliées des hommes et où vivent des paysans d’un autre âge dans une sorte de temps immobile, des chemins de muletiers où il vaut mieux ne pas s’endormir en marchant si l’on ne veut pas finir dans un précipice.
Il y a quelque chose d’émouvant à voir que l’Etat chinois n’abandonne pas totalement à elles-mêmes ces populations figées dans la tradition même s’il ya là aussi une évidente volonté de l’Etat d’affirmer sa domination sur les minorités ethniques qui se soucient de la ligne officielle du Parti comme d’une guigne ! Il est plus émouvant encore de voir à quel point un modeste fonctionnaire, qui, pourtant n’a rien à attendre d’une charge aussi ingrate, s’investit dans la mission « civilisatrice » qui est la sienne.
Avec une intelligence aiguë des mentalités paysannes, le juge Feng trouve les mots et les gestes qui permettent de dénouer les conflits, au grand dam de son nouvel assistant, un jeune homme tout frais émoulu de la faculté de droit qui mettrait les communautés villageoises à feu et à sang en appliquant les textes à la lettre. Car le Parti a décidé que les intermédiaires ethniques qui jusqu’alors étaient employés comme des supplétifs de la justice d’Etat seraient désormais remplacés par des fonctionnaires dûment recrutés. La vieille compagne de travail du juge, une femme de l’ethnie moso qui lui servait jusqu’alors d’interprète, de greffière et surtout de négociatrice hors-pair, est donc renvoyée à son village et à son costume traditionnel tandis que le jeune magistrat, lui aussi issu d’une minorité ethnique, celle des Yi, croit pouvoir imposer la norme juridique qu’il a apprise à la ville sans médiation et sans compromis. Tout imbu de sa « modernité », symbolisée par la télévision et la parabole qu’il apporte en cadeau de mariage à sa fiancée, il ne sait plus rien de la coutume que doit supplanter la loi ni des mentalités avec lesquelles il faut composer pour rendre efficacement la justice dans un tel contexte.
Que le cochon d’un paysan ait saccagé la tombe des ancêtres de son voisin et voilà la victime prête au meurtre ; appliquer brutalement la loi, c’est la vendetta assurée entre communautés pour des générations ! Pour convaincre le propriétaire du cochon sacrilège qu’il doit réparation à son voisin, le juge Feng, en Salomon moderne, va amener le cochon de la victime dans l’enclos de celui-ci pour qu’il lui rende la pareille…. Que deux belles-sœurs se disputent un pot de grès et le juge le casse devant elles non sans leur donner de quoi en acheter un nouveau chacune… Tout cela, évidemment, n’est pas très conforme aux normes juridiques de l’Etat moderne ! La sanction juridique, la punition des coupables, n’est pas exigible des Moso : que je juge retrouve son cheval doit lui suffire, qu’il n’imagine pas en plus qu’on va lui livrer les voleurs ! On n’entre pas chez les Moso, tout fonctionnaire d’Etat qu’on soit, sans se prêter au rituel d’aspersion par lesquels sont accueillis les Yi de temps immémorial et, tout athée que soit le dogme communiste, il faut bien composer avec les exigences des victimes exigeant une cérémonie réparatrice au temple !
Or, par un étrange jeu de miroirs, le réalisateur inscrit la démarche du juge Feng, et donc de l’Etat, dans la longue durée dont relèvent les coutumes et les mentalités en question : une même crainte superstitieuse entoure l’emblème de l’Etat, une simple plaque de métal frappée d’étoiles et peinte aux couleurs du drapeau chinois, et les moulins à prière et autres images sacrées des Moso ! il faut voir avec quelle révérence religieuse le juge traite le fameux emblème, nouvel avatar du sceau impérial ! Pas question qu’il soit recouvert d’un objet profane comme la parabole du jeune magistrat ! Pas question qu’il penche à gauche ou à droite même s’il est suspendu à un simple tas de bois ! Et quand il est volé avec le cheval, c’est de drame ! Le juge Feng risquerait sa vie pour l’arracher aux marécages dans lesquels l’ont jeté les malfaiteurs… Quand enfin le totem sacré de la Chine communiste est récupéré, une cérémonie qui fait irrésistiblement penser à la manière dont l’Eglise catholique a recyclé à son profit les cultes païens anciens, voit chacun venir faire acte d’allégeance à l’emblème sacré, le touchant comme on touche une icône ou une pierre sacrée pour obtenir la grâce divine !...
Voilà, j’espère vous avoir donné envie, à mon tour, de voir ce film qui nous fait pénétrer dans l’intimité des minorités ethniques du Yunnan et dans un temps immémorial, aussi profond que les vallées vertigineuses qu’il nous fait découvrir… Merci encore à Brunus de nous en avoir révélé l’existence !
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ckdeux Des films chinois primés au Festival de Cannes :
Vivre ! est un film du réalisateur chinois Zhang Yimou. Sorti en 1994, Grand Prix au festival de Cannes en 1994.
Voiture de luxe est un film sino-français de Wang Chao, sorti en 2006. Il a obtenu le prix « Un Certain Regard » au Festival de Cannes 2006.
Millennium Mambo est un film taïwanais et français réalisé par Hou Hsiao-hsien, sorti en 2001. Il a été présenté dans la sélection officielle du Festival de Cannes en 2001.
Le Maître de marionnettes est un film taïwanais réalisé par Hou Hsiao-hsien, sorti en 1993. Il a obtenu le Prix du Jury au Festival de Cannes
Les Démons à ma porte est un film chinois réalisé par Jiang Wen, sorti en 2000. Il a obtenu le Grand Prix au Festival de Cannes 2000
L'Empereur et l'Assassin est un film historique chinois réalisé en 1998 par Chen Kaige. Il a gagné le Grand Prix Technique au Festival de Cannes 1999 et a été sélectionné pour la Palme d'or
In the Mood for Love est un film hong-kongais réalisé par Wong Kar-wai, sorti en 2000. Il a obtenu le Prix d'Interprétation Masculine au festival de Cannes 2000 pour Tony Leung Chiu-wai, ainsi que le Prix de la Commission Supérieure Technique.
Happy together
Shanghai Triad est un film chinois réalisé par Zhang Yimou, sorti en 1995. Il a obtenu le Grand Prix du Festival de Cannes en 1995.
Nuits d'ivresse printanière est un film chinois de Lou Ye présenté en mai 2009 lors de la sélection officielle au Festival de Cannes 2009, où il a obtenu le Prix du Scénario.
Judou est un film chinois de Zhang Yimou, sorti en 1990. Il a été en lice pour la Palme d'or au 43e Festival de Cannes.
Adieu ma concubine est un film chinois de Chen Kaige, sorti en 1993. Il a obtenu la Palme d'Or et le Prix FIPRESCI de la Critique internationale au Festival de Cannes 1993.
A touch of sin pour le prix du scénario remis au chinois Jia Zhangke, 2013.
Ilo Ilo, c'est le Singapourien Anthony Chen qui a reçu la Caméra d'or , 2013.Statistiques :
- Réalisateurs :
Zhang Yimou (3), Hou Hsiao-hsien (2), Chen Kaige (2), Wong Kar-wai (1), Jiang Wen (1), Wang Chao (1), Lou Ye (1) , Jia Zhangke (1), Anthony Chen (1).
- Actrices et Acteurs :
Gong-Li (5), Maggie Cheung (1), Tony Leung (1), Shu-Qi (1), etc .....
- Pays :
Chine (7), co-production avec la France (2), Taiwan (1), Singapour (1), Hong-Kong (1).
- Prix :
Grand Prix (3), Un Certain Regard (1), Prix de Jury (1), Grand Prix Technique (1), Prix du Scénario (2), Prix Fipresci et Palme d'Or ( Adieu ma concubine, 2 Prix ) , Prix de Commission Supérieure Technique et Prix Interprétation Masculine ( In the Mood for Love, 2 Prix ), Caméra d'Or (1). -
Anonyme "La Divine" de Wu Yonggang avec la splendide et émouvante Ruan Lingyu.
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