Une information qui était presque passée inaperçue. Pensez-vous que l'arrestation et l'intérogatoire de cet artiste français était justifiés ou non?
“Quand je me suis vu au fin fond de la Chine dans une cellule, sans passeport, sans téléphone ni accès à Internet, j’ai commencé à m’inquiéter.” Wilfrid Almendra, sculpteur français, raconte son séjour en Chine aux Inrocks. La scène se déroule à Ordos (Mongolie-Intérieure), dans le nord du pays, une ville construite pour accueillir des déplacés du régime communiste.
Une ville “surconstruite” mais encore vide : “Cest une ville-test pour la surveillance. Il n’y a que des policiers et des caméras”, explique Wilfrid Almendra. Vérifications de passeport en pleine nuit dans son hôtel puis interpellation, le sculpteur doit se soumettre à un interrogatoire de cinq heures, “devant une vingtaine de gradés” rapportent Les Inrocks. Wilfrid Almendra est finalement relâché : les autorités ont compris qu’il n’était ni espion ni journaliste.
“Wilfrid Almendra a au moins la chance de ne pas être chinois”, conclut l’article, rappelant le cas d’Ai Weiwei, cet artiste contestataire arrêté par le régime pour “crimes économiques”.