Quand les chinois cesseront de rire, le monde pleurera

José Frèches qui préside le Pavillon France de Shanghai 2010, écrivain à succès, ancien conservateur des musées nationaux nous offre, en amoureux de la Chine et de ses habitants, un essai lucide au titre surprenant sur un pays qui est devenu en moins de trente ans la troisième puissance économique mondiale : "Quand les chinois cesseront de rire, le monde pleurera" (voir dans la boutique).

Pour avoir vécu en Chine souvent et longtemps, l'auteur nous fait découvrir un aspect de la civilisation chinoise qui ne peut que nous rester étranger : l'importance du rire. Les chinois rient aux éclats en toutes circonstances pour un oui ou pour un non, et le rire est le fondement social des relations humaines, « la suprême politesse » en dépit du poids oppressant de la multitude et des défis alimentaires et écologiques de survie ! « Compte tenu de leurs conditions de vie, si les chinois avaient un comportement de type occidental, le pays serait en ébullition. »

Connaissez-vous ce livre ? Qu'en pensez-vous et que pensez-vous du sujet ?

10 réponses

  1. laoshi

    Tout ceci est très intéressant et j'espère pouvoir prendre le temps de lire ce livre.

    Personnellement, c'est une des choses qui m'a le plus étonnée et littéralement émerveillée en Chine : la grâce du rire ! Evidemment, je ne comprenais pas grand-chose à ce que je voyais et à ce que j'entendais alors mais j'ai tout de suite aimé la généreuse gaieté de ce peuple si pauvre encore pourtant (c'était en 96). On riait partout à Pékin, sur les marchés, dans les ateliers, dans les restaurants.... J'ai retrouvé avec bonheur cette grâce du rire chez deux jeunes chinois rencontrés cet été à Paris. Le rire m'a semblé beaucoup moins présent à Shanghai et à Hong-Kong et j'espère que les Pékinois n'en auront pas perdu l'habitude en découvrant les "joies" du capitalisme !...

    Je crois qu'en perdant notre capacité de rire (toutes les études le montrent, les Français rient de moins en moins), nous avons perdu beaucoup de notre humanité : le rire, n'est-il pas " le propre de l'homme" ?

  2. michelem

    Tout à fait d'accord avec vous, Laoshi. C'est vraiment un trait caractéristique des Chinois que je connais.C'est un peu déstabilisant au départ, nous pouvons croire que l'on se moque de nous ...Mais c'est contagieux aussi, et certains malentendus linguistiques se sont souvent terminés dans de grands éclats de rire .C'est vrai aussi qu'à Beijing, les gens sont souvent très "rigolards" (dixit mon mari)

    Avez-vous remarqué que le rire est souvent présent dans les feuilletons que nous suivons sur CCTV ???

    Je vais essayer de lire ce livre (un de plus sur ma liste !!!).Merci du lien, Daweide

    J'aime bien aussi l'expression "Mieux vaut en rire qu'en pleurer"

  3. kiki

    Bien étrange que cette attitude que je découvre. Dans ma région, la communauté asiatique est loin de rire aux éclats devant tout le monde. C'est une communauté très discrète. Je vais essayer de lire le livre. Mais je trouve que le titre se rapproche des propos qu'on prête à Napoléon "Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera".

  4. TINTIN 66

    Je ne connais ni le livre, ni l'auteur mais je suis assez d'accord avec le titre du livre.
    Comme vous si j'ai le temps et je le trouve en Chine (ce n'est pas chose gagnée) je le lirai avec curiosité..

    enfin,ne dit on pas aussi "rire jaune" ,
    est ce aussi a cela que José Frèches fait allusion ?

  5. michel

    Comme le rappelle judicieusement Laoshi "le rire est le propre de l'homme". Il est le seul dans la Nature à rire et surtout sourire (le nec plus ultra) hors les ricanements mécaniques de certains autres mammifères.
    Par ailleurs, je ne pense pas que les Chinois puissent un jour cesser de rire... Ils sont beaucoup trop sérieux pour cela....;)
    Les gens les plus souriants qu j'ai cotoyés en Asie sont les Indonésiens... Un vrai bonheur.
    Quant à José Frèches, tout ce que j'ai pu lire de lui est clair, fluide. C'est un auteur "simple" dans l'acception positive du mot, très plaisant à la lecture.

  6. laoshi

    Je viens de lire l'article que CI consacre à José Frèches ; je me disais bien aussi, je connais ce nom... mais ayant peu de mémoire en la matière, je n'avais pas fait le rapprochement avec Les chevaux célestes , un livre qui ne m'a pas du tout convaincue du point de vue littéraire (style et intrigue)....

    Je suppose (et j'espère) que l'auteur est plus à l'aise dans l'essai que dans le genre romanesque. Je l'ai déjà entendu parler de la Chine et c'est sur la foi de ce que j'avais entendu alors que j'avais acheté le livre.

  7. David Houstin

    Oui tu as raison Laoshi... de toute façon je ne suis pas fan des romans sur la Chine à la française...

  8. michelem

    A mon tour de méler les titres ...
    J'ai failli confondre "Les chevaux célestes" de José Frèches(que je n'ai pas lu) avec "Le pays des chevaux célestes " de Chris Jensen, roman qui retrace l'épopée de Zhang Qian dans un style dense et documenté que j'avais beaucoup aimé.

  9. kiki

    Je me disais aussi connaître cet auteur. En effet, il a écrit aussi "il était une fois la Chine, 4500 d'histoire". Ce livre permet un survole historique et moderne de ce puissant et beau pays.

  10. Anonyme

    je n'ai pas lu ce livre mais je me demande s'il ne fait pas surtout reference, non pas au rire franchouillard que l'on peut rencontrer lors de situations cocasses, mais au rire qui sauve la face, celui que les chinois utilisent pour se sortir de situations embarrasantes et qui exaspere tant leurs interlocuteurs etrangers (qui ont l'impression de passer pour des cretins).
    Ce rire, qui n'est pas de la moquerie, prend profondement racine dans la culture locale et pose bcp plus de probleme de comprehension pour le non-initie (de meme que pour l'initie d'ailleurs, c'est pas toujours facile a digerer).
    enfin, ce n'est p.e pas le theme du bouquin.

Ce forum est conservé en archive : il n'est plus possible de publier de nouveaux messages.

Partager cette page