Carte 3D : La Cité interdite, bâtiment par bâtiment
Sept cent cinquante-trois mètres de large, neuf cent soixante et un de long, un seul axe du sud au nord. On entre en bas à gauche par la porte du Midi, on ressort en haut à droite par la porte de la Prouesse divine. Touchez un bâtiment : son nom chinois, sa romanisation, sa traduction, son type de toiture, sa hauteur et — pour ceux que le musée du Palais documente — sa date et sa fonction.
Sans JavaScript, la maquette reste entière et tous les bâtiments qu'elle nomme mènent à leur fiche, plus bas : les soixante-douze fiches, la hiérarchie des toitures et la liste des noms sont dans cette page, en clair.
Au sud de la cité, la porte du Midi ouvre le chemin de l’axe impérial. Ses pavillons dominent l’entrée monumentale et annoncent la solennité des grandes cours.
L’architecture de cette porte dessine un vaste U. Depuis ses terrasses, le pouvoir impérial se donnait à voir : c’est ici que commençait l’approche ritualisée des palais. Dans cette maquette, les deux ailes encadrent l’entrée au sud.
Le pavillon principal, neuf travées sur soixante mètres, est encadré de quatre pavillons d’angle à toiture pyramidale — d’où son surnom de « tour des cinq phénix ».
massif maçonné de 12 m ; la hauteur du pavillon qui le couronne n’est publiée nulle part hauteur publiée
Époque
Dynastie Ming
Fonction
Entrée cérémonielle
Emprise au sol
8 030 m²
Nom anglais
Meridian Gate
Source
dpm.org.cn/explore/building/236454 — soubassement de 12 m ; pavillon principal de 9 travées sur 60,05 m et 25 m de profondeur, 重檐庑殿顶 ; quatre pavillons d’angle en 重檐攒尖顶. La hauteur TOTALE n’est publiée nulle part : celle du pavillon est ici une convention.
Après la rivière aux Eaux d’or, cette porte révèle la vaste cour du palais de l’Harmonie suprême. Elle marque une nouvelle étape dans l’approche du cœur cérémoniel.
Les portes successives rythment la progression du sud vers le nord. La porte de l’Harmonie suprême sépare la cour traversée par les ponts de la grande esplanade des cérémonies.
Toiture
重檐歇山顶chongyan xieshan ding
Hauteur
23,8 m au faîtage hauteur publiée
Époque
Dynasties Ming & Qing
Fonction
Accès à la grande cour
Emprise au sol
2 013 m²
Nom anglais
Gate of Supreme Harmony
Source
zh.wikipedia.org/wiki/太和门 — 23,8 m ; 9 travées ; 重檐歇山顶 (dpm.org.cn/explore/building/236439).
Dressé sur ses terrasses de marbre blanc, le plus majestueux des palais incarne le pouvoir impérial. Son toit doré domine le cœur cérémoniel de la Cité interdite.
La salle du trône. Grandes cérémonies et rituels d’État ; l’empereur y recevait les félicitations de ses sujets. Elle a porté trois noms : Fengtian sous les Ming, Huangji sous Jiajing, Taihe depuis les Qing — et le peuple l’appelait la salle du Trône d’or.
Le palais s’inscrit sur l’axe central du complexe, derrière une immense esplanade. Ses terrasses superposées, ses colonnes rouges et sa toiture à double avant-toit composent une architecture destinée à exprimer la dignité impériale.
Onze travées sur 63,96 mètres, 72 colonnes dont la plus haute fait 12,70 mètres, et dix figurines sur chaque arête du toit : aucun autre bâtiment de Chine n’en porte autant.
26,92 m au faîtage, 35,05 m avec la terrasse de marbre hauteur publiée
Construit
début du XVe siècle, ère Yongle
Refait
incendiée quelques mois après son inauguration ; l’édifice actuel est une reconstruction de l’ère Kangxi (1662-1722)
Époque
Dynasties Ming & Qing
Fonction
Grandes cérémonies
Emprise au sol
2 655 m²
Nom publié par le musée
Hall of Supreme Harmony Taihe dian
Source
dpm.org.cn/explore/building/236465 — corps 26,92 m, 35,05 m terrasse comprise ; 11 travées sur 63,96 m, profondeur 37 m ; 重檐庑殿顶 ; dix bêtes de faîtage, cas unique en Chine.
Notice du musée du Palais : intl.dpm.org.cn/hallsinfo/374.html.
Un pavillon plus intime entre deux grandes salles. Son plan presque carré apporte une pause dans la succession monumentale des trois palais de la cour extérieure.
L’antichambre. L’empereur s’y arrêtait pour recevoir l’hommage des officiels avant d’entrer dans la salle de l’Harmonie suprême, et y examinait les textes des sacrifices et les instruments aratoires avant les rites agraires.
L’Harmonie du Milieu occupe la position centrale dans le groupe des trois grandes salles. Sa silhouette compacte contraste avec les volumes allongés de l’Harmonie suprême et de l’Harmonie préservée.
Plan carré de trois travées, 580 mètres carrés, toit pyramidal à boule dorée : la seule des trois grandes salles à ne pas avoir de faîtage.
Toiture
攒尖顶zanjian ding
Hauteur
20,9 m au faîtage, 29,03 m avec la terrasse de marbre hauteur publiée
Construit
début du XVe siècle, dans le plan d’origine
Refait
plusieurs incendies et reconstructions, dont la source ne donne pas les dates
Époque
Dynasties Ming & Qing
Fonction
Au centre des trois palais
Emprise au sol
694 m²
Nom publié par le musée
Hall of Central Harmony Zhonghe dian
Source
dpm.org.cn/explore/building/236464 — 29 m au total ; plan carré de 3 travées, 580 m² ; 单檐四角攒尖顶 à boule dorée. La source ne dit pas si la terrasse est comprise ; la maquette suppose que oui, et le 太和殿 ne ferait sinon pas le plus haut des trois.
Notice du musée du Palais : intl.dpm.org.cn/hallsinfo/367.html.
Dernier des trois grands palais de la cour extérieure, l’Harmonie préservée prolonge l’axe cérémoniel vers les quartiers privés de la famille impériale.
Vestiaire de cérémonie de l’empereur sous les Ming. Sous les Qing : mariage de Shunzhi, résidence provisoire de Shunzhi puis de Kangxi, banquets du Nouvel An — et, à partir de 1789, l’examen du Palais tous les trois ans, la dernière épreuve du concours mandarinal.
Les trois grandes salles forment un ensemble cohérent sur leurs terrasses. Au nord de l’Harmonie préservée, la composition de la cité évolue vers les palais de la cour intérieure et des espaces plus resserrés.
Neuf travées sur cinq, 1 240 mètres carrés. Sa terrasse porte la dalle de marbre sculptée de dragons de 16,57 mètres que l’empereur franchissait en chaise, sans y poser le pied.
21,4 m au faîtage, 29,53 m avec la terrasse de marbre hauteur publiée
Construit
achevée au début du XVe siècle
Époque
Dynasties Ming & Qing
Fonction
Troisième grande salle
Emprise au sol
1 443 m²
Nom publié par le musée
Hall of Preserving Harmony Baohe dian
Source
dpm.org.cn/explore/building/236434 — 29,50 m au total ; 9 travées sur 5, 1 240 m² ; 重檐歇山顶. Même réservé que pour la salle de l’Harmonie parfaite au sujet de la terrasse.
Notice du musée du Palais : intl.dpm.org.cn/hallsinfo/368.html.
Ses tuiles étaient vertes à l’origine — c’était le palais du prince héritier, et le vert est la couleur de l’est et du printemps. Elles sont passées au jaune en 1536, quand la salle est devenue une annexe de l’empereur.
Toiture
歇山顶xieshan ding
Emprise au sol
1 554 m²
Nom anglais
Hall of Literary Glory
Source
dpm.org.cn/explore/building/236531 — 单檐歇山顶. Tuiles VERTES à l’origine, palais du prince héritier ; passées au jaune en 1536 quand la salle devient annexe de l’empereur (zh.wikipedia.org/wiki/文华殿).
Au-delà des grandes cours, la Pureté céleste ouvre l’ensemble des palais intérieurs. Ici, l’architecture rapproche la vie impériale du centre politique de l’empire.
Résidence de l’empereur jusqu’à Yongzheng, puis salle des affaires courantes et des grandes fêtes. Le cercueil impérial y était déposé avant l’inhumation. C’est ici qu’était cachée, au-dessus du trône, la boîte scellée portant le nom de l’héritier.
La Pureté céleste appartient au groupe des trois palais de la cour intérieure, avec le pavillon de l’Union et la Tranquillité terrestre. Leur disposition prolonge la symétrie rigoureuse de l’axe nord-sud.
À l’extrémité nord des palais intérieurs, la Tranquillité terrestre répond à la Pureté céleste. Son nom évoque l’équilibre symbolique du ciel et de la terre.
Résidence de l’impératrice à l’origine. Sous les Qing, deux usages sans rapport dans le même bâtiment : les sacrifices chamaniques, et la chambre nuptiale impériale — deux jours pour chaque empereur marié ici, de Kangxi à Xuantong.
Le pavillon de l’Union se trouve entre la Pureté céleste et la Tranquillité terrestre. À proximité, les jardins offrent une transition vers une composition plus végétale, ponctuée de pavillons et de rochers.
Trente et un mètres au total. Depuis la colline de Charbon, en face, c’est la seule vue d’ensemble du palais.
Toiture
重檐庑殿顶chongyan wudian ding
Hauteur
31 m au total, dont un massif maçonné de 12 m hauteur publiée
Emprise au sol
2 138 m²
Nom anglais
Gate of Divine Might
Source
dpm.org.cn/explore/building/236456 — 31 m au total ; 重檐庑殿顶. La hauteur du seul massif n’est pas publiée : la maquette lui applique les 12 m mesurés au 午门.
Après Yongzheng, le véritable centre du pouvoir : cabinet de travail et chambre de l’empereur, audiences, lecture des mémoires. C’est dans sa salle est que Cixi et Ci’an ont gouverné « derrière le rideau », et là qu’a été décidée l’abdication de Puyi.
L’un des six palais de l’Ouest, résidence de consorts. Cixi y a vécu pendant sa régence ; la véranda arrière du bâtiment voisin servait de scène d’opéra.
Toiture
歇山顶xieshan ding
Emprise au sol
348 m²
Nom publié par le musée
Palace of Eternal Spring Changchun gong
Source
Aucune cote n’est publiée pour cet édifice : sa hauteur et son type de toiture sont dessinés selon la règle générale.
Notice du musée du Palais : intl.dpm.org.cn/hallsinfo/376.html.
Résidence d’impératrices et de concubines. Cixi y recevait l’hommage des concubines, et y a reçu en 1884 les félicitations de la cour pour ses cinquante ans.
Toiture
歇山顶xieshan ding
Construit
1417
Refait
rebaptisé sous Jiajing (1522-1566) ; il s’appelait auparavant Wan’an gong
Emprise au sol
348 m²
Nom publié par le musée
Palace of Earthly Honour Yikun gong
Source
Aucune cote n’est publiée pour cet édifice : sa hauteur et son type de toiture sont dessinés selon la règle générale.
Notice du musée du Palais : intl.dpm.org.cn/hallsinfo/377.html.
Résidence de concubines sous les Ming et les Qing. Cixi y a vécu jeune et y a mis au monde le futur Tongzhi ; pour ses cinquante ans, des odes de longévité ont été gravées dans les galeries.
Toiture
歇山顶xieshan ding
Emprise au sol
348 m²
Nom publié par le musée
Palace of Gathered Elegance Chuxiu gong
Source
Aucune cote n’est publiée pour cet édifice : sa hauteur et son type de toiture sont dessinés selon la règle générale.
Notice du musée du Palais : intl.dpm.org.cn/hallsinfo/373.html.
Trois niveaux de toiture, et pas de la même couleur : le niveau bas est en tuiles vertes bordées de jaune, le niveau médian en tuiles jaunes bordées de bleu.
Toiture
重檐攒尖顶chongyan zanjian ding
Emprise au sol
479 m²
Source
thepaper.cn/newsDetail_forward_17163055 — toiture à trois niveaux : le niveau médian est en tuiles JAUNES à bordure bleue, le niveau bas en tuiles VERTES à bordure jaune.
Vingt-sept mètres et demi du socle à la boule. Le dicton lui prête « neuf poutres, dix-huit colonnes, soixante-douze arêtes » ; le relevé en compte soixante-seize, et le dicton reste un dicton.
dpm.org.cn/explore/building/236522 — 27,5 m du socle à la boule ; toiture composite à faîtages croisés. Le dicton « neuf poutres, dix-huit colonnes, soixante-douze arêtes » est un dicton : le relevé en compte 76.
Les quatre tours d’angle ne figurent pas dans le levé — elles appartiennent au mur, qui les porte. Elles sont ici posées sur les quatre angles mesurés de l’enceinte.
Ses clous de porte sont rangés huit par neuf et non neuf par neuf : un nombre pair, yin. C’est par cette porte que sortaient les cercueils impériaux.
Toiture
重檐庑殿顶chongyan wudian ding
Hauteur
massif maçonné de 12 m ; la hauteur du pavillon qui le couronne n’est publiée nulle part hauteur publiée
Emprise au sol
2 138 m²
Nom anglais
East Glorious Gate
Source
dpm.org.cn/explore/building/236502 — 重檐庑殿顶 ; 5 travées. Ses clous de porte sont rangés 8 par 9 et non 9 par 9 : un nombre pair, yin — c’est par là que sortaient les cercueils.
La Cité interdite est le palais des empereurs de Chine sous les deux dernières dynasties, les Ming puis les Qing. Achevée en 1420 sur l’ordre de l’empereur Yongle, elle a été la résidence et le siège du pouvoir de vingt-quatre souverains jusqu’à l’abdication du dernier, Puyi, en 1912. Son enceinte mesure 961 mètres du nord au sud et 753 de l’est à l’ouest, soit 72 hectares protégés par un mur de dix mètres de haut et une douve de cinquante-deux mètres de large1. Tout s’y ordonne sur un seul axe, celui de Pékin même : on entre au sud par la porte du Midi, on ressort au nord par la porte de la Prouesse divine.
Son nom chinois, 紫禁城, se lit « cité pourpre interdite ». Le pourpre n’est pas la couleur des murs, qui sont rouges : c’est celle de l’Enclos pourpre, la région du ciel autour de l’étoile polaire où siège, dans l’astronomie chinoise, l’empereur céleste. Le palais terrestre en est le reflet, et il est « interdit » parce que nul n’y entrait ni n’en sortait sans l’autorisation de l’empereur2. La fiche du guide consacrée à la Cité interdite raconte le reste — l’architecte, les tuiles jaunes, les briques d’or, les dragons de bronze.
Comment elle est organisée
Deux cours, l’une derrière l’autre. La cour extérieure, au sud, est celle du pouvoir : après la porte de l’Harmonie suprême et ses cinq ponts de marbre, une esplanade de plus de trois hectares mène aux trois grandes salles, posées ensemble sur une terrasse de marbre blanc à trois niveaux, haute de 8,13 mètres3. La salle de l’Harmonie suprême est la salle du trône, la plus haute et la plus large du palais — 26,92 mètres au faîtage, onze travées3 ; la salle de l’Harmonie parfaite, petite et carrée, servait d’antichambre ; la salle de l’Harmonie préservée accueillait les banquets et, à partir de 1789, l’examen du Palais, dernière épreuve du concours mandarinal4.
La cour intérieure, au nord de la porte de la Pureté céleste, est celle de la vie : le palais de la Pureté céleste, résidence de l’empereur jusqu’à Yongzheng, puis salle des affaires courantes ; la salle de l’Union ; le palais de la Tranquillité terrestre, chambre nuptiale impériale sous les Qing4. De part et d’autre, les six palais de l’est et les six palais de l’ouest logeaient impératrices et concubines. C’est dans l’un d’eux, la salle de la Culture de l’esprit, que le pouvoir s’est réellement exercé après Yongzheng, et que l’abdication de Puyi a été décidée4. Tout au nord, le jardin impérial et ses pavillons ferment l’axe avant la porte de sortie.
Les tours d’angle — la silhouette la plus photographiée du palais, au-dessus de la douve, à voir de l’extérieur au couchant.
La visite, en pratique
Le sens de visite ne change pas : on entre par le sud, par la porte du Midi, on ressort par le nord, par la porte de la Prouesse divine, et on ne revient pas en arrière. Comptez une demi-journée pour l’axe central seul, la journée si l’on entre dans les cours latérales. Depuis la porte de sortie, la colline de Charbon, en face, offre la seule vue d’ensemble du palais — celle de la fiche de la porte nord.
Les horaires, les jours de fermeture, les tarifs et la réservation changent ; ils ne sont pas écrits ici pour ne pas être faux dans six mois. Ils sont sur le site du musée du Palais, en anglais5 — relevé le 10 septembre 2026, la réservation y était en ligne et le lundi jour de fermeture.
Le musée du Palais
Depuis 1925, la Cité interdite est un musée — le musée du Palais, qui en assure la restauration et publie, bâtiment par bâtiment, les dimensions et les types de toiture repris dans les fiches de cette carte1. Les palais impériaux des Ming et des Qing sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 19876.
Pour aller plus loin
Cité Interdite — la fiche principale : l’architecte, les murs et les toitures, les briques d’or, les dragons de bronze
Vie à la Cité Interdite — la vie de cour : les audiences derrière le rideau, le dernier empereur, les concubines
Carte 3D : la Chine en miniature — l’autre carte en relief du site : quatorze lieux du pays, de la Grande Muraille à Taïwan, chacun à faire tourner sur lui-même.
Les toitures, et pourquoi elles se comptent
En architecture impériale chinoise, la forme du toit n'est pas un choix d'architecte : c'est un rang. Un édifice ne porte pas la toiture qui lui plaît, il porte celle à laquelle il a droit. C'est ce qui rend la maquette lisible — la hiérarchie de la Cité interdite se lit sur ses toits avant de se lire sur ses murs.
庑殿顶wǔdiàn dǐng
quatre pans
Le rang le plus élevé. Sous les Qing il est réservé aux palais impériaux et aux temples de Confucius : un fonctionnaire, même du premier rang, n'y a pas droit.
歇山顶xiēshān dǐng
croupe et croupion
Le rang immédiatement inférieur : quatre pans dont les deux petits côtés s'arrêtent à mi-hauteur sur un pignon triangulaire, la shanhua. C'est le plafond des demeures de fonctionnaires de rang élevé.
攒尖顶zǎnjiān dǐng
pyramidal
Réservé aux plans carrés ou ronds : pavillons de jardin, tours d'angle, salles du milieu. Il se couronne d'une boule dorée, le baoding.
硬山顶yìngshān dǐng
deux pans
Le rang le plus bas, et de très loin le plus répandu : c'est le toit des galeries, des dépendances, des cuisines et des logements. Neuf bâtiments sur dix dans l'enceinte.
盝顶lù dǐng
toit plat à bandeau
Un toit PLAT cerné d'un bandeau de tuiles en pente. Forme rarissime : dans toute l'enceinte, la salle de la Paix impériale est le seul grand édifice à le porter.
L'ordre communément retenu, du plus haut au plus bas
重檐庑殿顶double avant-toit, quatre pansSalle de l’Harmonie suprême, palais de la Pureté céleste, portes du Midi et de la Prouesse divine
重檐歇山顶double avant-toit, croupe et croupionSalle de l’Harmonie préservée, porte de l’Harmonie suprême
单檐庑殿顶simple avant-toit, quatre pans
单檐歇山顶simple avant-toit, croupe et croupionSalle de la Culture de l’esprit, salle de la Gloire littéraire, salle de la Prouesse militaire
攒尖顶pyramidalSalle de l’Harmonie parfaite, salle de l’Union, pavillons du jardin impérial, tours d’angle
悬山顶 / 硬山顶deux panstout le reste
Le double avant-toit surclasse toujours son équivalent simple. Cet ordre n'est pas publié comme une liste par le musée du Palais, qui ne donne que les définitions séparées : il est repris de sources concordantes de vulgarisation, dont certaines intervertissent le pyramidal et les deux pans. Il est donné ici comme l'ordre communément retenu, pas comme un texte de loi.
Un détail qui dit le reste : le nombre de figurines alignées sur l'arête du toit décroît avec le rang — neuf au palais de la Pureté céleste, sept au palais de la Tranquillité terrestre, cinq sur la plupart des douze palais latéraux. La salle de l'Harmonie suprême en porte dix, et c'est le seul bâtiment de Chine dans ce cas.
La vidéo ne charge rien tant qu'on ne la lance pas : la vignette est une image de la page, pas un lecteur. La chaîne, la langue et la durée sont annoncées avant le clic — sept de ces dix documentaires sont en chinois.
13 photographies prises par des membres de chine.in. Elles ne sont pas rattachées à un bâtiment, et c'est délibéré : ouvertes une par une, elles montrent des esplanades, des détails de toiture et des bronzes que rien, dans le cadre, ne permet de nommer à coup sûr. Une légende s'écrit d'après l'image, jamais d'après son titre.
Les esplanades
photothèque de chine.inphotothèque de chine.inphotothèque de chine.inphotothèque de chine.inphotothèque de chine.in
Le détail des toitures
photothèque de chine.inphotothèque de chine.in
Les bronzes et le jardin
photothèque de chine.inphotothèque de chine.inphotothèque de chine.inphotothèque de chine.inphotothèque de chine.inphotothèque de chine.in
Huit autres photographies de la photothèque répondaient à « Cité interdite » et ne sont pas ici, chacune pour un motif vérifié en ouvrant le fichier : l'une montre le temple du Ciel — toiture ronde bleue, épi doré —, deux la place Tiananmen, qui est hors les murs ; viennent ensuite un portrait de rue sans un mur du palais dans le cadre, un bâtiment de pierre à coupoles occidentales, en chantier, que rien ne situe dans l'enceinte, un bouddha doré dans une vitrine de musée, la photo d'un panneau explicatif entièrement en chinois, et une compagnie de militaires au pas dont on ne voit du lieu qu'un avant-toit.
Les bâtiments nommés, dans l'ordre du parcours
Cette liste rend la page utilisable sans JavaScript et indexable : chaque nom est un lien vers sa fiche.
Musée du Palais, dpm.org.cn/platform_detail/99459 (dimensions de l’enceinte) et dpm.org.cn/Uploads/pdf/6157/T00132_00.pdf (mur) ; douve : dpm.org.cn/explore/building/236508.
UNESCO, whc.unesco.org/fr/list/439, et musée du Palais, intl.dpm.org.cn (présentation).
Musée du Palais, dpm.org.cn/explore/building/236465 (salle de l’Harmonie suprême, terrasse, figurines) ; dalle de la terrasse : news.qq.com/rain/a/20210905A03R7T00.
Édition internationale du musée du Palais, notices intl.dpm.org.cn/hallsinfo/368, 369, 371 et 372.
intl.dpm.org.cn/visit.html — horaires, fermetures, tarifs et réservation, à consulter au moment du voyage.
UNESCO, whc.unesco.org/fr/list/439 — Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang, inscrits en 1987.
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