Bon voilà je fais en ce moment un travail sur les jixiangtu.
Bien qu'il ne soit pas encore fini, je vous le poste car j'aimerai être sûre qu'aucune erreur n'y traine.
La lecture est un peu longue, je m'en excuse à l'avance!!
SI vous voyez des erreurs, merci de m'en informer, je veux pas raconter de bêtises!!!
Voilà le "bazar" :)
[align=center]Introduction[/align]
En Chine, on dit que chaque homme fait de la recherche du bonheur et de la chance la quête de toute sa vie. A partir du jour de sa naissance, l’homme se trouve confronté à des problèmes multiples et variés.
La naissance, la sénilité, la maladie, la mort, et les difficultés sont perçues comme des lois inexorables de la vie. Personne n’y échappera.
Dans cette quête de paix, de bonheur, de sécurité et de chance, les chinois s’entourent de mots et symboles porteurs de chance,les “jixiangtu”(吉祥图)
Depuis des milliers d’années, ces jixiangtu furent largement répandus et admirés dans toute la Chine. Un respect profond les entoure.
Cela montre que les symboles liés à la chance ont,encore aujourd’hui,une vitalité forte et un encrage profond dans la culture populaire de masse.
Ils appartiennent à cette culture populaire, d’où ils ont tiré leurs racines.
Considérés comme un art, les jixiangtu continuent de se développer et d’évoluer dans leurs formes et leurs contenus.
La forme du jixiangtu se doit d’être concise et explicite, élégante et de bon goût. Leur contenu peut être très varié et riche de plusieurs sens, parfois avec des “beaux mots”, parfois au travers d’une expression porteuse de plusieurs sens, parfois utilisant les métaphores ou les homophones,ou encore les représentations d’animaux,de plantes,et de divinités.
[align=center]Une autre approche de l’art[/align]
Les termes “art”, “artiste, et “esthétique”n’ont pas le même sens en occident et dans la Chine traditionnelle. Les lettrés cultivaient principalement quatre disciplines artistiques : la poésie, la calligraphie, la peinture, et la musique. En pratiquant ces disciplines, ils avaient pour objet le plein accomplissement de leur humanité et l’établissement d’une harmonie intérieure, accordée aux rythmes de l’univers naturel.
Il s’agit donc là d’une quête morale et mystique, de capter et de transmettre au moyen de l’encre et du pinceau l’influx du “souffle” ( le “qi” ) qui informe monts et fleuves et anime les dix mille créatures. Le peintre se livre à une opération semblable à celle du créateur universel. Il produit un microcosme parallèle au macrocosme, habité d’un même rythme et traversé des mêmes métamorphoses. Il n’imite pas la création, mais l’activité du créateur, et cette communion investit son art d’un caractère véritablement religieux ou sacré.
[align=center]Une certaine écriture[/align]
De par ses fondements, l’écriture chinoise est intimement liée à la pratique artistique, ne serait-ce que dans la calligraphie, art majeur en Chine, mais aussi dans toutes autre forme d’art, part le biais de la symbolique attachée à l’écriture.
Seule la civilisation chinoise a survécu jusqu’à aujourd’hui avec ses caractéristiques principales. Fait unique, elle a gardé une langue en usage depuis plus de six mille ans. Cela est certainement dû au système d’écriture : les caractères, ou idéogrammes, témoins de l’histoire chinoise.
Evolution des caractères chinois
1. Période primitive, de 8000 à 3000 avant J-C. : L’homme s’y exprime d’abord avec des signes conventionnels qui servent d’éléments mnémotechniques, puis avec des dessins qui reproduisent la réalité qui l’entoure, les pictogrammes.
2. Période archaïque, de 3000 à 1600 environ avant J-C. : Elle comprend le moment prédynastique et la dynastie Xia (première dynastie), au cours de laquelle on passe des pictogrammes aux idéogrammes, des symboles directs aux symboles indirects, en comblant le vide que les premiers laissaient devant un concept abstrait.
3. Période historique, de 1600 avant J-C. à 220 (Chute des Han orientaux) : Dix-huit siècle durant lesquels l’écriture définit et complète son évolution : on voit naître les caractères déterminatifs (idéogramme qui précise la catégorie sémantique d’un mot) et phonétiques.
4. Période contemporaine, qui débuta en 1949 avec la fondation de la République populaire de Chine : C’est une période importante pour les interventions effectuées sur la graphie et sur la structure des caractères. Interventions dominées par la préoccupation d’éliminer l’analphabétisme. Les modifications se développèrent conformément à trois directives : la simplification des caractères difficiles mais d’usage courant, l’unification nationale de la prononciation avec le putonghua (langue courante), la transcription des caractères en lettres alphabétiques selon un système appelé pinyin ( = organiser les sons en syllabes).
La version de la mythologie est plus vaste et plus fantaisiste. Dans un commentaire du Livre des mutations (Yijing), un des textes les plus anciens du monde, on lit : “Quand Fu Xi (empereur légendaire) gouvernait tout ce qui existait sous le ciel, il regarda vers le haut et admira les splendides dessins célestes, puis il tourna le regard vers le bas et observa la structure de la terre. Il remarqua l’élégance des formes des oiseaux et des animaux et la variété équilibrée de leurs territoires. Il étudia son propre corps et les réalités lointaines. Après quoi il inventa les huit trigrammes (huit figures de divinations – un mémoire entier pourrait y être consacré!) pour pouvoir dévoiler les transformations de la nature et comprendre l’essence des choses.”Ainsi seraient nés les caractères!
On comprendra assez vite que l’écriture chinoise et intimement liée à une vision à la fois réaliste (le caractère n’est en somme qu’une transcription du visible) mais aussi poétique de par la vision romancée,légendaire de son apparition, et de par la symbolique qui y est associée.
Fu Xi n’est d’ailleurs pas le seul!
Huang Di, qui vécut il y a 4700 ans, est lui aussi considéré comme le père de l’écriture. Le légendaire Empereur Jaune aurait reçu les caractères en don d’un dragon, sorti des eaux du Huang He, le Fleuve Jaune.
Une autre légende attribue l’invention des caractères à Cang Jie, ministre cultivé de l’Empereur Jaune. Celui-ci fut frappé par les traces que laissaient les animaux sur le sol, et tout spécialement les oiseaux. C’est à partir de leurs empreintes qu’il eu l’idée des traits qui composent le caractère.
Enfin, on raconte d’un troisième prétendant qu’il avait reçu le don des caractères en signe de gratitude d’une tortue sauvée de l’inondation. Il s’agit du troisième des Cinq Empereurs légendaires, Yu le Grand.
Dans la Chine actuelle, peu importe la véracité de l’apparition de l’écriture chinoise, celle-ci doit rester une histoire à la hauteur de l’image noble accordée à l’écrit.
Sachant que chaque idéogramme correspond à une seule syllabe et que le chinois est la langue qui compte le plus d’homophones, on sautera vite le pas entre l’écriture, le langage, et le symbole.
Les homophones sont en effet largement utilisés pour transmettre certains sens.
Par exemple, 鹿 (prononcé “lu”,le cerf) signifie 禄 (la richesse); 桃子 (“taozi”, la pêche) évoque 寿 (la longévité); 金鱼 (“jinyu”, le poisson d’or) nous renvoie à 金玉 (l’or et le jade), mais encore 瓶 (“ping”, la bouteille) représente 平 (la paix).
Dans certains cas, un caractère est utilisé pour former une phrase porteuse d’un nouveau sens.
Par exemple, 仙 (“xian”) de 水仙 (narcisse) est utilisé pour former 群仙祝寿, une phrase signifiant les immortels offrant les voeux de bon anniversaire.
De la même façon, 百 (“bai”) de 百合 (le lis) est utilisé pour former la phrase 百年好合, qui signifie un mariage heureux pour cent ans.
Dans d’autres cas, des caractères ou même des phrases peuvent être utilisés et combinées entre eux pour fomer de nouvelles phrases porteuses d’un nouveau sens.
Par exemple, 鹤 (“he”, le crâne),symbole de longvité, et 鹿(“lu”, le cerf, que l’on sait homophone de 禄, la richesse), peuvent être associés pour former la phrase 鹤鹿同春, qui symbolise alors la longévité et la richesse pleines de vigueur comme le printemps.











