Mariage avec les morts : glauque ou romantique ?

Bien que plus qu'initié à la culture chinoise, j'avoue qu'avant de lire cette information sur CI, je ne savais pas que se marier avec des morts était une pratique culturelle courante...

L'article en question est Un chinois épouse sa petite amie décédée.

Que pensez-vous de cette pratique ? Selon vous c'est glauque ou romantique ?

Personnellement, j'ai du mal à m'y faire... Et je ne pourrais pas passer le reste de ma vie sans trouver une autre compagnie ! :$

12 réponses

  1. Daniel.C

    Bonjour,

    Je trouve cela romantique, pour répondre à la question ;

    Mais je trouve aussi cela triste pour cet homme (du point de vue occidental). Il est vrai que nous n'avons pas du tout la même conception de l'Amour ni de la vie familiale que les asiatiques.

    Lililele nous expliquerait tout ça bien mieux.

    C'est une belle leçon d'Amour et d'abnégation ;
    Mais, j'espère pour lui qu'il ne restera pas veuf trop longtemps !!!

  2. Anonyme

    Cela va faire plaisir à ta copine!!!8o|

    C'est une question de mentalité, de principe de vie, et bien évidemment de la force de ton Amour.
    Je suis persuadée qu'il existe des amours tellement forts que ni même la mort ne peut détruire, et nulle autre personne ne peut remplacer, dans ce cas uniquement, le marriage après décès peut être nécessaire pour le survivant.

    Par contre, si c'est juste pour quelques mois ce n'est pas la peine!!!

    Malheureusement, dans le monde actuel, les Hommes sont trop égoistes, et pas assez courageux, pour pouvoir supporter la solitude assez longtemps. :(

  3. Daniel.C
    Rui.SMalheureusement, dans le monde actuel, les Hommes sont trop égoistes, et pas assez courageux, pour pouvoir supporter la solitude assez longtemps. :(

    Tout à fait !;)

  4. lililele

    Je pense que bien que traditionnellement plus pragmatiques que les occidentaux, les chinois(es)sont aussi plus êxtrêmes dans leurs sentiments et dans leurs actes : nous avons parfois un côté extrême, passionné et jusqu'auboutiste dans nos actes...ce genre d'union en est de mon point de vue un exemple concret.

  5. michelem

    Juste une petite précision ,le mariage post-mortem existe aussi en France ,même s'il est rare et qu'il relève d'une décision de justice . Récemment un homme a épousé la femme de sa vie qui venait de décéder d'un cancer fulgurant . Je crois que c'est une preuve de respect d'une parole donnée ,et de beaucoup d'amour .Que cette "union " soit éternelle ,est un autre problème ,car je ne sais si un divorce est envisageable dans ce cas ?

  6. Stardust

    A part l'amour, le mariage post-mortem a aussi un côté pragmatique (oui, je ne suis pas chinoise pour rien!), il permet au survivant d'obtenir le statut de veuf/veuve et de bénéficier de tout ce dont il/elle a droit. Parmi les 10 soldats français morts en Afganhistan, il y en avait un qui avait prévu de se marier l'année prochaine. Le gouvernement a parlé d'autoriser le mariage post-mortem dans ce cas précis.

    En Chine, il y a une croyance comme quoi l'âme d'un célibataire est condamnée à errer dans l'éternité. Dans certains villages, on pratique le mariage post-mortem, le plus souvent entre deux morts pour que leur âme se reposent en paix. J'ai parlé au présent parce que cette croyance et cette pratique existent toujours.

    Récemment, la police chinoise a arrêté des criminels qui kidnappaient des jeunes filles pour les tuer et les marier à de jeunes gens décédés. Il semblerait que les familles ignoraient le meurtre en croyant simplement que les jeunes filles étaient décédées. Sans commentaire.

  7. DjeremLAO

    C'est plus que romantique ce qu'à fait cet homme c'est une véritable preuve de fidélité envers la fille qu'il aimera toujours .

  8. michelem

    Stardust ,votre histoire ,si elle est véridique ,est horrible . Je n'arrive pas à croire que des croyances puissent mener à des actes d'une telle cruauté .
    C'est à rapprocher du "sati" indien où la femme devait se jeter vivante dans le bûcher de son défunt époux .
    Je suppose que la tradition laisse les âmes des jeunes filles mortes célibataires errer sans fin ...

  9. Daniel.C
  10. Daniel.C

    Aimer, ce n'est pas regarder l'un l'autre,
    c'est regarder ensemble dans la même direction.

    - Antoine de Saint-Exupery - (w)

  11. Daniel.C

    Ministère des solidarités, de la santé et de la famille.

    Le mariage est un acte public, juridique et solennel par lequel un homme et une femme s’engagent l’un envers l’autre dans la durée, devant et envers la société, pour fonder ensemble un foyer. En se mariant, les époux font ensemble une double démarche.

    Ils acceptent et reconnaissent l’institution du mariage et la loi commune qui la régit, mais en retour, ils demandent à la société de reconnaître l’existence et la valeur de leur engagement mutuel et de leur assurer la protection de la loi. Le mariage civil, qui n’est pas une simple formalité administrative, ne commence et ne s’achève pas le jour de la cérémonie.

    Le droit de se marier et de fonder une famille est considéré comme un droit fondamental de la personne (article 12 de la Convention européenne des droits de l’homme).

    Jusqu’à la Révolution française, seul le mariage religieux était reconnu. Les registres paroissiaux tenaient alors lieu d’état civil.
    La loi du 20 septembre 1792 instaure le mariage civil, enregistré en mairie, qui devient le seul valable aux yeux de la loi. Il doit précéder toute cérémonie religieuse. Le non-respect de cette règle est constitutive d’un délit.

    Dès lors, et quelle que soit sa religion d’appartenance, il faut passer devant le maire avant de pouvoir se marier religieusement.

    En 1804, le Code civil napoléonien définit les conditions du mariage qui figurent toujours au titre V, Livre I du Code civil.

    Il faut attendre le XXème siècle pour voir disparaître le texte selon lequel « le mari doit protection à sa femme et la femme obéissance à son mari ». Les réformes engagées essentiellement depuis 1970 ont abouti à une reconnaissance de l’égalité entre époux dans leurs rapports respectifs, à l’égard des tiers et vis à vis de leurs enfants et se sont efforcées de veiller à la pacification des relations conjugales et familiales...

    Le droit de se marier et de fonder une famille est considéré comme un droit fondamental de la personne (article 12 de la Convention européenne des droits de l’homme).

    Jusqu’à la Révolution française, seul le mariage religieux était reconnu. Les registres paroissiaux tenaient alors lieu d’état civil.
    La loi du 20 septembre 1792 instaure le mariage civil, enregistré en mairie, qui devient le seul valable aux yeux de la loi. Il doit précéder toute cérémonie religieuse. Le non-respect de cette règle est constitutive d’un délit.
    Dès lors, et quelle que soit sa religion d’appartenance, il faut passer devant le maire avant de pouvoir se marier religieusement.

    En 1804, le Code civil napoléonien définit les conditions du mariage qui figurent toujours au titre V, Livre I du Code civil.

    Il faut attendre le XXème siècle pour voir disparaître le texte selon lequel « le mari doit protection à sa femme et la femme obéissance à son mari ». Les réformes engagées essentiellement depuis 1970 ont abouti à une reconnaissance de l’égalité entre époux dans leurs rapports respectifs, à l’égard des tiers et vis à vis de leurs enfants et se sont efforcées de veiller à la pacification des relations conjugales et familiales...

    Source : http://www.mariage.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=15

  12. Stardust

    Bonjour Michelem,
    Oui, mon histoire est véridique, je l'ai lu dans la presse de Hong Kong, je n'ai rien inventé. Moi aussi j'ai été tellement choquée et horrifiée que je n'arrive pas à croire.

    Bonjour Daniel,
    Savez-vous que avant mai 68, une femme mariée avait besoin de l'autorisation de son mari pour ouvrir un compte bancaire?
    Ca nous paraît incroyable aujourd'hui, pourtant, c'était il n'y a pas si longtemps.

Ce forum est conservé en archive : il n'est plus possible de publier de nouveaux messages.

Partager cette page